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Santé

Chirurgie des cancers digestifs sans autorisation: Dans le viseur, l'ARS se justifie


Mise en cause dans la presse pour avoir fermé les yeux sur cinq ans d'opérations illégales pratiquées à la clinique des Orchidées, l'ARS répond que l'autorisation donnée a posteriori traduit "une régularisation en cours des activités effectuées sans autorisation, sous réserve d’une stricte conformité aux exigences de qualité et de sécurité des soins".

Par Nicolas Payet - Publié le Mercredi 18 Décembre 2019 à 11:21 | Lu 2508 fois

Chirurgie des cancers digestifs sans autorisation: Dans le viseur, l'ARS se justifie
Pointée du doigt dans la presse pour avoir permis pendant cinq ans à la clinique Les Orchidées (du groupe Clinifutur) de réaliser des opérations de chirurgie des cancers digestifs sans autorisation au détriment des hôpitaux, l'ARS justifie son avis favorable délivré a posteriori, le 14 octobre dernier.

"Cette décision, prise en conformité du Projet Régional de Santé, répond aux besoins de santé de la population. Elle s’inscrit dans une coopération souhaitable [...] entre les établissements publics et privés de La Réunion", assure l'agence de santé pour qui "cette décision traduit une régularisation en cours des activités effectuées sans autorisation, sous réserve d’une stricte conformité aux exigences de qualité et de sécurité des soins."

En juin 2018, trois établissements disposaient d’autorisation de chirurgie des cancers digestifs sur la zone Ouest-Sud : le CHU de La Réunion, site Sud, le CHOR (ex- CH Gabriel Martin) et la Clinique Durieux, indique l'ARS. "Cette dernière a connu une baisse importante de son activité de chirurgie des cancers digestifs, la positionnant en dessous des seuils minimaux garantissant une technicité suffisante des équipes. Cette situation a conduit l’ARS à retirer cette autorisation, devenue alors disponible pour un autre candidat." 

Des opérations sans autorisations, une situation qui n'est pas propre à La Réunion

Lors d'une période de dépôt des candidatures, "le dossier de la Clinique Les orchidées, seule candidate, et seul établissement de la zone Ouest-Sud en capacité de solliciter cette autorisation, a été déposé dans le respect de la procédure, et satisfaisait aux conditions pour bénéficier d’un accord", ajoute l'ARS, avant d'indiquer : "Antérieurement, 2 établissements publics (CHU et CHOR) et 1 établissement privé (Clinique Durieux) disposaient des autorisations de chirurgie des cancers digestifs pour la zone Ouest-Sud. Cette répartition entre public et privé est donc maintenue avec l’autorisation de la Clinique Les Orchidées."

Selon l'agence de santé, plusieurs établissements de La Réunion, publics ou privés, réalisent des chirurgies des cancers sans disposer des autorisations requises. "Cette situation n’est pas propre à La Réunion ; elle a été mise en lumière lors des travaux préparatoires au PRS. C’est également le cas pour le plus gros établissement public de santé de La Réunion, dont l’activité de chirurgie des cancers du sein, pratiquée sans autorisation valide depuis plusieurs années, est en attente de régularisation dès lors que le dossier présentera toutes les garanties de conformité".

Une réforme du cadre réglementaire des autorisations de traitement des cancers est conduite au niveau national, pour une mise en œuvre en 2020. "L’ensemble des activités de traitement des cancers sera revu à cette occasion, afin que chaque établissement soit alors en stricte conformité", poursuit l'ARS qui, face au développement des cancers, "souhaite permettre que chaque établissement, remplissant les conditions de qualité et de sécurité des soins, dispose du cadre régulier d’autorisation de son activité, et que le libre choix des patients soit préservé".




1.Posté par JD974 le 18/12/2019 11:57

Voilà un ton assez différent des autres journaux !

2.Posté par Au JORI la "choose de MACRON" le 18/12/2019 14:14

"cette décision traduit une régularisation en cours des activités effectuées sans autorisation, sous réserve d’une stricte conformité aux exigences de qualité et de sécurité des soins."
......................................

A postériori, 5 ans après, on peut attester que ces exigences de qualité et de sécurité ont été respectées ?

C'est se moquer du monde.....D'autant que l'ont sait que dans cette clinique, il n'y a pas de plateau technique post-opératoire et quand cas de problèmes, la clinique fait appel au SAMU et direction l'hôpital de St Paul.

C'est de l'irresponsabilité.......

3.Posté par Kreol974 le 18/12/2019 17:39

L'ARS de la Réunion..... pffff, il parait qu'ils travaillent pour notre santé...foutu baratin... ils ferment les yeux à chaque fois....

4.Posté par Logique le 18/12/2019 23:19

Les explications sont tellement fumeuses que je m'étonne qu'ils osent s'exprimer de la sorte. Faut croire qu'ils prennent les réunionnais pour des demeurés. D'accord avec l'analyse de Jori.
Donc demain matin n'importe quel charlatan peut se livrer à une escroquerie pour vu qu'il ait respecté la qualité et la sécurité des soins. On se demande à quoi servent ces bons à rien ? Même pas capables d'éradiquer les vecteurs responsables de la dengue, du chik. Si la régularisation des actes illégaux se basent sur les mêmes critères d'efficacité qu'ils nous démontrent par leur incurie crasse, alors Deleflie n'a aucune crainte à avoir.
Je crois que les cocotiers rendent ces gens plus que des Jean-foutres, si toutefois ils ne souffraient pas dès le départ d'une de ces tares qui leur vallent d'être affectés dans le bled. Quand Paris cessera de nous prendre pour un repaire de demeurés, peut être que nous hériteront de personnes convenables, intègres, ayant le sens de l'État et de son service.
Tous quand ils arrivent plongent dans la combine du genre je fais embaucher ma femme et/ou j'accepte les enveloppes et en retour je renvoie l'ascenseur en couvrant les turpitudes des généreux donateurs.
Combien de personnes sont victimes des insuffisances de ces corrompus ?
Légalement les actes illégaux ne doivent pas être pris en charge par la CGSS. Faut croire que ce côté là il y a des pourris qui ont laissé faire. La CGSS se montre intransigeante avec les petits tricheurs: taximan, infirmiers..., mais elle se comporte différemment avec les délinquants en col blanc. Pourquoi ?
La Fontaine a déjà affirmé depuis fort longtemps que "suivant que vous serez puissants ou misérables les jugements de cour vous rendront blancs ou noirs.
Quand le créole exprime la chose en disant "la justice l'est makro" il dit la même chose que La Fontaine mais de manière plus concise. Comment les démentir avec de telles preuves de corruption sous le nez ?

5.Posté par ZembroKaf le 19/12/2019 08:21

Et si il y aurait eu un grave problème ???
on parle du CHU site de Saint Pierre là :
chirurgie des cancers du sein, pratiquée sans autorisation valide depuis plusieurs années, est en attente de régularisation dès lors que le dossier présentera toutes les garanties de conformité".

Pas d'autorisation...en attente de garanties !!!
En attendant que "le chauffeur" est son permis...il conduit...sans..et sans assurance !!!
L'ARS Réunion...se croit encore au temps des COLONIES...on peut tout faire ICI...iles"regardent ailleurs"...il faut que cette "entité étatique"...s'occupe vraiment de la SANTE...et non d'aller "bouffer"...chez "LE PRIVE" !!!

6.Posté par Dr anonyme le 19/12/2019 08:32

Comparer les cliniques et les hôpitaux est nécessaire mais avec de bonnes informations.

D'abord les hôpitaux de la Réunion ne sont pas des vrais CHU. En effet ceux-ci doivent assurer les cours en faculté de médecine du début à la fin. Pas de fac=pas de CHU !

Les CHU - même ceux de la Réunion qui n'en sont pas - ont pourtant trois missions difficiles:

1- enseigner toutes les professions de santé ce qui dépasse les simples cours et justifie que de nombreux médecins dans le public soient en apprentissage surveillé comme les internes, les stagiaires. et aussi un terrain de stage pour les élèves infirmières et autres aides-soignantes.
Laisser un apprenti opérer sous surveillance est parfois décourageant. Certains des chirurgiens formés quittent le public ne pouvant pas supporter d'enseigner in vivo la chirurgie plus que les trois ans dont ils ont eu le bénéfice.

2- faire de la vraie recherche, pas des comparaisons de médicaments ME TOO. Ici pas le temps pour la véritable réflexion de recherche !

3- accepter les urgences et les cas compliqués y compris ceux qui sont déjà opérés en clinique.

Les cliniques privées ne font pas les urgences ici en tous cas. Elles devraient être obligées ! Je pense que M. DELEFLIE n'y est pas opposé ! Les chirurgiens du privé doivent fonder leur clientèle ou l'acheter, payer leurs loyers de consultations et de bloc opératoire avec leurs honoraires (20 à 50 % selon les cas) tandis que les chirurgiens du public ont tout à leur disposition pour travailler sans rien payer. Seuls les actes privés peuvent donner lieu à redevances dans le service public.

Ce qui est anormal, dans le public c'est que les émoluments des 32 sortes de médecins sont tous identiques en 14 échelons selon l'ancienneté dont les cinq premiers sont trop bas, cause de départs vers le privé. Champion de cardio et biologiste de même ancienneté c'est le même salaire. Ce n'est pas normal !

Les meilleurs élèves du grand patron vieillissant quand ils ont tout appris et même dépassé le patron partent en clinique. Alors qu'il serait logique de les garder payés à l'acte dans leur CHU pour ne pas affaiblir le service public formateur.

Voila un avis d'un ancien qui a servi 15 ans son CHU et pratiqué 45 ans en clinique privée.

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