Politique

Ces Réunionnais qui votent à l’étranger

Dimanche 7 Mai 2017 - 14:17

Ils sont nombreux à s’être installés à l’étranger, mais ces Réunionnais du monde ne se désintéressent pas de la vie politique française pour autant.


L'affluence au bureau de le première circonscription consulaire avait fait parler d'elle, avec une file d’attente de plusieurs pâtés de maison et au minimum trois heures d’attente pour déposer son bulletin dans l’urne.
 
"A ce tarif-là, tu ne votes pas blanc !"
 
La circonscription réunit pas moins de 57.000 inscrits. "A ce tarif là, tu ne votes pas blanc!" ironise Gaëtan, installé à Montréal depuis deux ans. "Il fallait s'inscrire sur les listes des français établis à l'étranger auprès du consulat avant le 31 décembre dernier. Beaucoup feront procuration en France" explique Gaëtan.
                                                                                                                      
 



"Une fierté d’être français"
 
Estelle, arrivée à Montréal il y a peu témoigne : "Le jour du vote, j’ai été impressionnée par cette incroyable mobilisation et on a tous ressenti cette fierté d’être français. Malheureusement, notre droit de vote a été mis à mal… Certains d’entre nous ont dû attendre près de 3 heures pour pouvoir voter et d’autres n’ont même pas pu exercer leur droit de vote.

Je suis allé voter avec un couple d’amis et leur bébé et nous étions dans la ‘file famille’. L’attente a quand même été de 2 heures, autant que dans la file normale… D’autres familles étaient dans le même cas et j’ai vu des gens se décourager et partir car leurs enfants commençaient à pleurer ou trop s’agiter. On a discuté avec d’autres français pour passer le temps, on a partagé nos opinions politiques et nos vies d’expatriés. Finalement, ces heures d’attente n’ont pas été totalement gâchées."

Jérôme, originaire du Tampon a voté pour la première fois à Montréal.
Jérôme, originaire du Tampon a voté pour la première fois à Montréal.
Jérôme, originaire du Tampon,a quitté la Réunion il y a dix ans. Il explique : "avoir voté pour une première fois à Montréal, c'était épuisant. Avec un seul bureau de vote c’est normal que ça soit aussi long ." Il croise maintenant les doigts en attendant les résultats définitifs.
 
Une angoisse partagée par Martin, de Saint-Denis qui a plutôt mal vécu la campagne présidentielle à distance. "ll n’y a pas eu de débat sur les réelles questions, et beaucoup d'angoisse et de désarroi en fait. Les attaques sur les journalistes, media, les mensonges éhontés, les affaires…" la distance lui permet au moins de pouvoir prendre du recul en attendant les résultats.
 
Lionel, installé au Québec depuis bientôt 10 ans a d’ailleurs fini par se décourager pour le premier tour, après s’être rendu à plusieurs reprises dans la file d’attente. Il n’a d’ailleurs pas été le seul découragé, car seuls 22.234 inscrits avaient voté le 22 avril  à Montréal. Pour le deuxième tour, les choses se sont mieux déroulées et il a pu voter.

Le vote pour les français avait lieu ce samedi 6 mai, au collège Stanislas, établissement français du quartier Outremont, où se trouvait le seul site de vote de la région montréalaise.
 
L’organisation des 24 bureaux de votes installés a été optimisée pour ce second tour, même si l’attente s’est fait sentir, avec plus de deux kilomètres de file d’attente sous une pluie battante.
Laurence Gilibert - laurence.gilibert@zinfos974.com
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1.Posté par folever le 08/05/2017 06:10 (depuis mobile)

Me suis toujours demande pourquoi les nionnais migraient vu comment leur Pei était superbe de che magnifique et s' ils étaient aussi maltraites que ceux qui venaient a la reuniin?

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