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Courrier des lecteurs

Ce n'est pas la planète qu'il faut sauver : c'est nous


Par Dr Bruno Bourgeon, président d'AID - Publié le Dimanche 3 Avril 2016 à 14:49 | Lu 741 fois

Ce n'est pas la planète qu'il faut sauver : c'est nous
On se berce d'illusions si l'on pense atteindre les objectifs du traité de Paris, surtout quand on se souvient qu'il a été fixé par des personnes dont les convictions environnementales sont suspectes et dont l'agenda ne dépasse en général pas l'horizon de la prochaine élection. Nos sociétés, si elles ne s'adaptent pas à la nouvelle donne énergétique sous l'effet d'une prise de conscience écologique, devront de toute façon le faire sous la contrainte économique de la raréfaction des ressources fossiles. Parce qu'en 2100 on ne trouvera pas l'équivalent de 320000 milliards de kWh sous terre. A la fin c'est la géologie qui gagne.

Au fil des dernières années, se sont multipliées les campagnes pour "sauver la planète" :
   - ne mangeons plus de viande car une vache élevée, c’est x hectolitres d’eau, y tonnes de CO2, z flatulences et éructations remplies de méthane.
   - préférons le vélo à l’auto sur les petits trajets.
   - isolons bien nos maisons et ne les chauffons qu’à 19°C.
   - préférons des appareils électro-ménagers moins gourmands en électricité ou des ampoules à basse consommation.
   - recyclons nos déchets.
   - lavons nous moins souvent et nos vêtements aussi.
   - consommons local.
   - sortons du capitalisme...

Ce n’est pas la planète qu’il faut sauver en agissant ainsi, mais bien l’humanité et, plus précisément, notre style de vie très confortable : en effet, la majorité des humains ne mange pas de la vache tous les jours, ne roule en voiture, ne chauffe pas leurs maisons, n’ont ni grille-pain, ni mixers, ni machines à laver ni smart phones. Pour être très clair : la planète n’est pas à sauver parce qu’elle n’est pas en danger. Si certains considèrent que nous sommes dans une nouvelle ère géologique, l’anthropocène, marquée par la capacité de l’homme à bouleverser son écosystème, le polluer, modifier la composition atmosphérique, détruire massivement des espèces et des ressources naturelles, créer des tremblements de terre, la planète n’en a cure. Pour la simple raison qu’elle a connu des révolutions bien plus marquées, des changements climatiques drastiques, cinq grandes extinctions de masse, des hivers nucléaires liés aux supervolcans, des perturbations orbitales, des bombardements de météorites ou d’astéroïdes, des glaciations incroyables, des dislocations de continents, et qu’elle s’en est remise. La vie a toujours repris ses droits même lorsque, il y a 250 millions d’années, 96 % des espèces marines avaient disparu et 70 % des vertébrés terrestres.

Parce que le système planétaire s’adapte. Dans le cas du dérèglement climatique, la planète retrouvera, dans quelques siècles, dans quelques millénaires, un équilibre. Il sera bien loin de celui que nous connaissons et nos descendants risquent d’y laisser des plumes : parce que les extrêmes climatiques seront plus fréquemment atteints, parce que les villes côtières seront fragilisées par la montée des océans quand elles ne disparaîtront pas, parce que l’accès aux ressources naturelles de base telles que l’eau potable et la nourriture sera nettement plus problématique voire source de conflits, parce que les services rendus par la nature seront réduits en raison de la perte de biodiversité.

Invoquer la sauvegarde de la planète pour inciter les gens à un mode de vie plus respectueux de l’environnement est une falsification. Ne pas expliciter qu’en ayant dépassé les limites de notre biosphère, nous mettons en péril la survie de notre propre espèce, s’avère une manière de fermer les yeux sur nos responsabilités et sur les défis qui nous attendent. C'est interposer la planète entre nous et nos actions, comme pour les masquer. En somme une façon étrange de nous extraire de notre écosystème et d’oublier que nous constituons l’une des “cibles” de ces changements. C’est bien l’humanité qu’il faut sauver. La planète, elle, se sauvera toute seule.

Dr Bruno Bourgeon, président d’AID
http://www.aid97400.re




1.Posté par copieur le 04/04/2016 07:41

Monsieur Bourgeon vous devriez éviter de recopier les articles parus dans le Monde et de les publier dans la presse locale en y ajoutant simplement votre signature. Il suffit de comparer "votre" premier paragraphe avec le dernier de cet article paru il y a quelques jours dans la grand quotidien national pour apprécier le caractère personnel de votre travail :
http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2016/03/31/demographie-energie-climat-lequation-explosive/://

2.Posté par Bourgeon Bruno le 04/04/2016 09:56

A copieur : Vous avez parfaitement raison et j'assume ce "recopiage", qui n'en est pas tout à fait un, mais l'essentiel dans mon propos est de faire passer localement l'information. Je n'ai pas prétendu en un travail personnel, mais je prétend être un vecteur d'autres. Tout le monde a droit à l'info, y compris les non lecteurs du Monde.

3.Posté par Zozossi le 05/04/2016 21:55

Merci de votre vigilance, "copieur".

La réponse du réchauffiste Bourgeon vaut son pesant d'or dur!
Il signe et s'attribue donc évidemment la paternité de ce pensum polit-cor.

Mais, pris la main dans le sac, il ose écrire qu'il "n'a pas prétendu en un travail personnel" (solécisme dont on lui reconnaîtra bien volontiers la paternité).

Un comble!

Mais voilà qui éclairera ceux qui seraient tentés d'ajouter foi à ses resucées mal digérées.

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