Société

Catastrophe naturelle : Le gouvernement envisage de modifier le système d’indemnisation des agriculteurs

Mercredi 29 Mai 2019 - 15:24

Plus d’un an après le passage de la forte tempête tropicale Fakir, les agriculteurs de La Réunion commencent à percevoir les indemnités de catastrophe naturelle. Un long délai que dénonce Huguette Bello dans une question au gouvernement. En réponse, le ministre de l’agriculture Didier Guillaume à annoncé une réflexion autour d’une possible modification du système d’indemnisation des dégâts " afin de responsabiliser les agriculteurs " et " d’obtenir de meilleurs taux de compensation ".


Huguette Bello :
 
Les délais précédant les paiements peuvent dépasser une année en raison d’une succession de contrôles. En effet, après avoir attendu la fin de la campagne sucrière pour disposer des éléments chiffrés, les planteurs transmettent leurs demandes aux services de la DAAF de la Réunion  qui procède alors à une première instruction. Celle-ci dure, entre deux et trois mois et est suivie d’un nouveau contrôle réalisé, cette fois, par le Ministère des Outre-mer. Suite à cela, le Ministère des Finances effectue ses propres vérifications avant la mise en paiement.
C’est ainsi par exemple, que les planteurs qui ont subi des pertes en cannes à la suite du passage de la tempête Fakir en avril 2018 commencent tout juste ces jours-ci à être indemnisés.
 
Il est évident qu’un tel délai est incompatible avec les exigences imposées par le calendrier agricole. À défaut de trésorerie suffisante pour investir en temps voulu dans leurs champs, les planteurs n’ont plus d’autre choix que d’abandonner la culture de la canne. C’est le scénario que subissent en ce moment même une centaine d’entre eux.
La situation n’est pas plus réjouissante pour les maraîchers.
 
 
La deuxième difficulté concerne les modalités de calcul des indemnités. Réalisée pour chaque exploitant, l’évaluation de la perte est faite en référence à sa production au cours des cinq dernières années. Sont pris en compte non seulement le tonnage mais aussi la richesse en sucre. La récolte de l’année est alors rapportée à la moyenne dite « olympique », c’est-à-dire celle qui exclut la meilleure et la moins bonne des récoltes.
Si la perte de récolte est supérieure à 25 %, le planteur pourra prétendre à une indemnisation. En-deçà, il devra supporter seul les conséquences de la catastrophe naturelle. Ce pourcentage, fixé par circulaire interministérielle, contraint lui aussi de nombreux planteurs à mettre fin à leurs activités.
 
Le point commun entre ces deux difficultés est qu’elles ne sont pas insurmontables. D’où mes deux questions.
 
1- Le délai d’indemnisation ne pourrait-il pas être ramené à des proportions plus raisonnables. Pourquoi en effet doubler les contrôles effectués par les services déconcentrés de l’État par une nouvelle intervention du Ministère des Outre-mer ?
 
2- Le taux de 25% ne devrait-il pas être révisé et diminué de moitié afin de ne pas mettre en danger un trop grand nombre d’exploitations ?
 
Ces questions sont cruciales au moment où le sucre réunionnais doit faire face, avec la fin des quotas, à une concurrence mondiale de plus en plus vive.
 
 
M. Didier Guillaume, ministre de l’agriculture et de l’alimentation :
 
Je vous apporte une première réponse qui devrait vous satisfaire : la tempête Fakir qui s’est abattue l’année dernière sur l’île de La Réunion a causé des dégâts très importants – le maraîchage, l’arboriculture et l’horticulture sont les filières qui ont été les plus touchées. Au regard de la situation, l’état de catastrophe naturelle a été retenu pour quinze communes de La Réunion et le fonds de secours pour l’outre-mer a été mobilisé.
Les paiements correspondant aux indemnisations des exploitants de canne ont été versés dans le courant du mois de mai, selon un calendrier accéléré, conformément à l’engagement pris par la ministre des outre-mer en novembre 2018. Les syndicats agricoles locaux ont d’ailleurs manifesté leur satisfaction aux services de l’État – je les en remercie.
 
Ensuite, une réflexion est engagée au niveau national pour modifier le système d’indemnisation des dégâts liés aux catastrophes naturelles afin, d’une part, de responsabiliser les agriculteurs, et d’autre part, d’obtenir de meilleurs taux de compensation des pertes subies par un effet de levier sur les fonds communautaires. Il faut maintenir les contrôles en veillant à ce qu’ils soient adaptés – il faut, en effet, des éléments d’évaluation objectifs.
 
Le travail engagé, qui associe le ministère des outre-mer et le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, s’inscrit dans un calendrier accéléré. Notre objectif est d’indemniser de la meilleure manière et le plus rapidement possible les agriculteurs, en métropole et dans les outre-mer.
Charlotte Molina
Lu 1274 fois



1.Posté par Jean le 30/05/2019 22:40 (depuis mobile)

Ferme out bouche Bello arrête fait cinéma, personne i écoute à ou , ou radote prends la retraite allez veille ti enfants si on nena.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie

Dans la même rubrique :
< >