Zot Zinfos

Cafeco 213 : "Disons adieu à la croissance"

RDV à "L’ArbraDélis’" Mardi 26 Janvier 2016, de 18h à 20h30, 1 Place Sarda Garriga (Barachois) Tel 0262 56.96.22.

Repas partagé ensuite pour ceux qui désirent continuer à échanger

Samedi 16 Janvier 2016 - 23:53

Présentation et débat par Bruno Bourgeon

Cafeco 213 : "Disons adieu à la croissance"
La croyance en la croissance est ce qu’il y a de plus enraciné chez les économistes, les politiques, la population, les médias. C’est-à-dire la croyance dans le fait que sans croissance, il n’y a pas de progrès, qu’elle est indispensable, nécessaire ; et donc, qu’il faut la poursuivre… On est condamnés ou on va régresser. C’est une croyance extrêmement forte, partagée par tout l’échiquier politique.

Mais voilà, la crise est passée par là, et ce qui était une interrogation minoritaire il y a deux ou trois ans l’est moins. Elle trouble les organisations, les appareils, les institutions. Pourra-t-on se séparer d’une addiction à la croissance ? Si on abandonne l’idée des économistes que nous devons continuer à réaliser des gains de productivité, à mécaniser, à industrialiser, à automatiser, et qu’on se dit que ce n’est pas de plus de quantité dont on a besoin mais de plus de qualité, de durabilité, de ce qu’on produit ; pas seulement la durabilité écologique mais la durabilité sociale, la haute qualité sociale, alors c’est bon pour l’emploi.

L’écologie n’est pas l’ennemie de l’emploi contrairement au productivisme. Si demain il n’y a pas de croissance en quittant le régime productiviste, alors il y aura de l’emploi Une nouvelle approche économique sans croissance, basée sur des méthodes de productions douces dans de nombreux domaines, permettrait de créer des richesses et des emplois avec beaucoup moins de dégâts causés aux populations et à la nature.

Insistons sur le caractère social qu’une telle réorientation écologique comporterait. Il n’est pas possible d’envisager de transformation écologique et sociale sans considérer les temporalités nécessaires pour y parvenir. Les exigences de court terme liées au fonctionnement actuel de l’économie capitaliste en sont les principales entraves. Il nous faut penser une planification de l’économie sur des périodes longues de plusieurs décennies.

Ce soir, AID renoue avec ses habitudes, dans une conférence qui fait logiquement suite à celles sur les indicateurs économiques, sur le film "Sacrée Croissance" de Marie-Monique Robin, sur l’impossible découplage pollution-production. Nous analysons la pensée de Jean Gadrey, économiste, professeur émérite à Lille 1, objecteur de croissance, et auteur d’un blog sur le site du mensuel "Alternatives économiques".

Et Bonne Année à tou(te)s !

Dr Bruno Bourgeon, président d’AID
Pour aller plus loin : www.aid97400.re
JMT97400
Lu 335 fois



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie

Dans la même rubrique :
< >