Océan Indien

COI : Une réunion pour définir un projet de sécurité alimentaire dans l'Indianocéanie

Mardi 19 Mars 2013 - 14:04

Du 25 au 27 mars, la Commission de l'Océan Indien tiendra une réunion à l'Hôtel Les Roches Rouges à Mahajanga (Madagascar) qui portera sur la sécurité alimentaire et sur l'investissement dans la production agricole dans la zone. Voici le communiqué de la COI:


COI : Une réunion pour définir un projet de sécurité alimentaire dans l'Indianocéanie
"L'agriculture est un secteur important de l'économie nationale pour les cinq pays membres de la Commission de l'océan Indien (COI) mais  elle est confrontée à l'existence de nombreuses contraintes liées aux changements globaux (changement climatique et perte de biodiversité) et aux crises alimentaire et énergétique. Ce contexte a mis en exergue la nécessité pour les pays de l’océan Indien (OI) de développer leur autonomie alimentaire en favorisant leurs complémentarités au niveau de leurs économies agricoles sur certaines filières clés.

Diverses études ont été réalisées, elles confirment que le potentiel est énorme et localisé à Madagascar avec 90% des terres arables de la COI. Le projet visera à augmenter la production de riz, de maïs, d’oignons et de grains à partir de trois régions susceptibles de satisfaire aux besoins des autres îles. Les trois régions d'intervention identifiées à Madagascar sont : Sofia, Vakinankaratra et Menabe.

En organisant la production agricole de la Grande Île, il est tout à fait possible d'approvisionner la région de l'OI et même au-delà.
Les thèmes abordés lors de cette réunion sont les axes principaux du futur projet sécurité alimentaire : promotion de la coopération régionale, intensification agricole et gestion des connaissances, commercialisation et enfin, communication.
 
Cette réunion réunit la majorité des professionnels de l’agriculture dans l’océan Indien, plus de 120 personnes seront présentes dont : le Ministre malgache des Affaires étrangères, le Ministre malgache du commerce et le Secrétaire général de l'agriculture de Madagascar, le Président de la Fédération des chambres de commerce et d’industrie de Madagascar, le FIDA, l’Union européenne.

Les axes du futur projet (7 ans) seront définis, les expériences seront partagées et des actions seront formulées pour assurer la sécurité alimentaire de  l’Indianocéanie.

Une conférence de presse se tiendra à la COI début avril pour présenter les avancées concrètes du futur projet et les futures actions de la COI."
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1.Posté par J-L GAJAC le 20/03/2013 10:22

Il semble plus logique, plus économique et plus solidaire que les pays aisés de l'Océan Indien fassent travailler Madagascar en lui achetant ses produits plutôt qu'à l'Inde qui est plus loin et qui, elle, dispose des marchés alentour.
Il serait plus logique aussi de cesser de faire venir de Métropole tant de produits hyper chers qui enrichissent de façon abusive la grande distribution, s'ils peuvent devenir disponibles sur place.

Mais il faut payer aux Malgaches un prix équitable qui permette de développer ce pays et éviter encore et toujours d' exploiter les ressources agricoles de ce pays en enrichissant à millions des sociétés étrangères sans scrupules, comme c'est déjà le cas pour les prothèses dentaires ou à plus grande échelle pour les ressources minières, pour le seul profit de quelques sociétés et de nos populations déjà riches.
Gageons que dans ces réunions, les appétits sans limite de certaines sociétés bavent d'envie sur les juteux profits qu'elles pourraient faire sur le dos des nouveaux engagés malgaches.
Complémentarité, ok, mais si c'est pour enrichir encore une poignée de gens et apporter encore des avantages aux populations riches de l'Océan Indien en pillant la force de travail des malgaches avec la complicité de politiciens achetés et vendus, çà ne fera pas avancer ce pays.
Espérons que le prochain gouvernement, qui aura enfin la possibilité d'avoir les mains libres que lui confèrera la légitimité des urnes, ne bradera pas la force de travail des malgaches à des compagnies étrangères sans scrupules après avoir lui-même touché ses commissions des mafias politico-ambassado-économiques étrangères.
Il faut que Madagascar renégocie les contrats de braderie de ses ressources minières et ne signer que des nouveaux contrats gagnant-gagnants qui permettent le développement, afin d'éviter de profiter de piller le "grenier" de l'Océan Indien.

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