Société

CHU Réunion: Des suppressions de postes pour combler le déficit ?

Mercredi 23 Novembre 2016 - 07:34

Le CHU Réunion pourrait supprimer entre 210 et 350 postes d’ici à 2020. Face au déficit beaucoup plus important que prévu en 2016, de l’ordre de 26 millions d’euros, la direction de la structure hospitalière va présenter le 13 décembre prochain devant le Comité interministériel de performance et de la modernisation de l’offre de soins (Copermo) un plan de retour à l’équilibre. Un retour à l’équilibre qui n’est pas prévu "avant 2020" nous apprennent nos confrères du JIR dans leur édition de mardi.
 
Si pour le directeur du CHU Réunion, Lionel Calenge, interviewé dans les colonnes du Quotidien, "la solution au problème du déficit chronique du CHU se trouve dans une réorganisation de ce dernier", pour les syndicats, ce serait plutôt la "mauvaise stratégie" en œuvre depuis plusieurs qui serait à l’origine du déficit du CHU.
 
Une réunion se tiendra lundi prochain au CHU en conseil de surveillance pour présenter ce dossier aux syndicats, et la décision définitive devrait intervenir au mois de janvier.

Les syndicats brandissent déjà la menace d’une grève dès mardi s’ils estiment que les emplois de leurs collègues sont trop menacés, termine Le Quotidien.
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1.Posté par Lili le 23/11/2016 08:30

ce n'est pas avec 176 titularisations non plus qu'ils vont y arriver

2.Posté par Pierre Balcon le 23/11/2016 08:34

Et qui était aux commandes lorsque ce déficit abyssal s'est creusé et qui était son adjoint .
Déficit maquillé qui plus est puisqu'il a doublé entre la remise initiale de comptes et leur contrôle ( passé de 11 M€ à 20 M€) .
Et que sont devenus nos deux lascars ? Il sont bénéficié de promotions . l'un au nom de notre préférence régionale bien aimée.
Qu'on fait les organismes de contrôle ( ARS, préfecture notamment ? ) .Rien
La, construction de l’hôpital de St Paul qui générera près de 200 M€ d'investissement et 100 M€ par an de fonctionnement est elle de nature à améliorer la situation ? Non bien sûr ! Elle l'aggravera lourdement !
Qui paiera au final l'addition ? les malades .

Ne vos inquiétez pas pour nos élus qui siègent aux conseils de direction desdits établissements . Ils ont les moyens d'aller en métropole au premier bobo.

On est dans le même scénario qu'à Saint Louis .

C'est de ce système d'irresponsabilité généralisée que La France meurt .

Il faut que les citoyens reprennent le contrôle .

3.Posté par Zeb Du Raël le 23/11/2016 08:43

Une bonne décision pour combler ce déficit hélas dû à beaucoup de gaspillage, suppression de la surrémunération pour tous ces nantis, ça permettra de sauver quelques emplois, ayez du courage Messieurs les élus, et autres décideurs,

4.Posté par GIRONDIN le 23/11/2016 09:14

Le patron est de l'ancienne équipe donc co responsable !

Je demande au CRIFORT de réagir. 1 posté contre 200?



5.Posté par Pierre Balcon le 23/11/2016 09:22

C’est peut-être une chance pour les malades, mais l’arrivée sur le marché de nouveaux traitements va plomber les comptes de l’Assurance-maladie et indirectement ceux des hôpitaux qui sont en première ligne : les nouveaux traitements contre le cancer ou l’hépatite C sont en effet extrêmement coûteux , dépenses qui viennent s’ajouter à celles , elles mêmes très élevées , du traitement du SIDA .

Le laboratoire BMS vient ainsi de développer un nouveau traitement contre le cancer , l’Opdivo . Cette immunothérapie coûte de 66.000 à 79.200 euros pour une année de traitement .

Pour l’instant l’Assurance maladie , qui n’a plus les moyens , s’est limitée à soigner quelque 8.100 patients et la facture est déjà lourde puisqu’elle dépasse 500 millions d’euros par an pour la collectivité.

De la même manière, pour soigner une hépatite C, l’Assurance maladie doit débourser plus de 41.000 euros par an.

Le défi d’un égal accès aux soins , une vraie égalité réelle celle là , est donc considérable pour les prochaines années .

Le risque est grand dans ces conditions , pour contenir l’évolution des dépenses, de voir les nouveaux traitements réservés à un nombre limité des malades .

Inutile de vous dire que le choix est déjà fait et que les établissements d’outremer ne figurent pas en tête dans la file d’attente .

Et c’est à ce moment là que nous apprenons que de graves fautes de gestion ont plombé les résultats de nos établissements hospitaliers : hier c’était Saint Benoît , aujourd’hui c’est toute la maison qui brûle .

Oh bien sûr on nous répondra que ces médicaments innovants sont hors des budgets des établissements.

Cela n’est vrai qu’en théorie ! Dans les faits ce n’est pas comme cela que ça se passe. La bonne gestion des hôpitaux est un des critères de leur sélection parmi les bénéficiaires des traitements innovants . Et à ce compte là La Réunion ne figure évidemment pas parmi les meilleurs élèves .
En plus ils ont un argument de poids : le nouveau traitement , comme tous les traitements innovants , ne présente qu’un efficacité marginale et ne constitue donc pas une panacée.

D’ailleurs remarquez l’assourdissant silence de nos élus sur la question . Qu’ils nous disent par exemple combien de malades ont bénéficié de l’Opdivo depuis 2014 , date de sa mise sur le marché !

C’est pas grave il y a plein de stocks de thérapies obsolètes à écouler


6.Posté par cmoin le 23/11/2016 09:23

Et c'est un réunionnais qui est à la tête.
Ou sont ceux qui disaient qu'un réunionnais serait compétent et préserverait l'emploi?

7.Posté par ZembroKaf le 23/11/2016 10:03

8h d'attente environ aux urgences de Saint Pierre...on veut supprimer des postes !!!
Un courrier médical "urgent" minimum 10/15 jours...les secrétaires sont débordées...on veut supprimer des postes !!!
A Saint Pierre, pour "niquer" le CHD, le trio TAKRomanens/Barau (avec la bénédiction des syndicats)...ont construit le coûteux PFME du Sud...alors que l'établissement croulaient déjà sous les dettes !!!
Aujourd'hui le CHU paye les mauvaises décisions politiciennes des décideurs de l'époque TAK et compagnie !!!

8.Posté par SITARANE le 23/11/2016 13:41

La santé n'est plus qu'un business quand on voit le nombre d'intervenants pour une pathologie....Explosion du nombre des sous traitants : kiné, psy, ortho, diététiciens et autres éducateurs........Sans oublier les autres charlatans des "médecines alternatives"...............La Réunion , le nouvel eldorado sanitaire.....

9.Posté par Soins bananiere le 23/11/2016 13:44 (depuis mobile)

Si on laisse les clinique deleflie raffler les activités rémunératrices..faut pas s étonner du déficit..le scandale est à ce niveau. Pas à celui que l'on voudrait nous faire croire..

10.Posté par Ma sonnerie le 23/11/2016 14:59

comment expliquer la bonne santé d'un établissement privé (clinique deleflie) et un établissement déficitaire..?

comparons les chiffres ?

11.Posté par titi974 le 23/11/2016 16:06

Bientôt se soigner cela sera pour ceux qui ont de l ' argent les autres on les laissera crever comme des chiens à l'identique des états unis c'est cela qu 'ils veulent nos chers politiciens tu as du fric on te soignes tu en a pas tu passes ton chemin l 'esprit de solidarité n 'existe plus le profit , les intérêts passent avant tout... et les vrais responsables de la stratégie ils payent quand eux pour leurs erreurs.....

12.Posté par Pierre Balcon le 23/11/2016 16:31

La concurrence du privé ! Encore un alibi que nous sortent les goochistes de service et des services comptables !

Jusqu'en 2004 le financement des hôpitaux était assuré par une dotation globale forfaitaire versée à chaque établissement.
Depuis cette date , les modalités de financement des hôpitaux ont été profondément bouleversées pour les activités de médecine, chirurgie et obstétrique (MCO).
La grande majorité des ressources hospitalières dépend désormais du nombre et de la nature des actes et des séjours réalisés. Certaines d'entre elles - comme les missions d'intérêt général, les activités d'urgence ou les prélèvements d'organes - continuent cependant de bénéficier d'un financement forfaitaire.

Les coûts sont détaillés, afin d'identifier les différentes activités de l'hôpital.
Ce mode de financement des hôpitaux s'appelle la "tarification à l'activité" (T2A), car il s'appuie sur l'activité réalisée.

La notion de budget est remplacée par l'état prévisionnel des recettes et des dépenses, car ce sont les produits de l'activité qui déterminent les ressources de l'hôpital.
Les établissements (hôpital ou maison de retraite) sont autonomes dans leur gestion, mais soumis aux contrôles exercés par les pouvoirs publics (agence régionale de santé, chambre régionale des comptes...).
Le budget hospitalier est, en moyenne, consacré :

pour 67% aux dépenses de personnel,

pour 15% aux achats de médicaments et de dispositifs médicaux,

pour 9% aux autres achats,

pour 9% aux amortissements et aux frais financiers (bâtiments, matériel...).

Sauf à considérer que cette tarification aurait été faite par des imbéciles le cadrage des dotations est fait de la manière la plus objective possible .

Le problème du CHU de La Réunion est lié à deux éléments : la dérive de la masse salariale ( notamment à cause de l'indexation des salaires des hospitaliers ) et les mauvaises performances des équipes et équipement .
Le construction de nouvelles unités à Saint Benoît et bientôt à Saint Paul aggravera les déséquilibres parce qu'elle provoquera une sous utilisation des matériels et des personnels dispersés dans des activités non optimisées. En caricaturant , pour être rentable un bloc opératoire devrait travailler en 3 huit avec des équipes rodées Au minimum il faudrait que le bloc soit actif en continu sur 10 h . Ici on en est resté à la médecine de grands papa et les hôpitaux ne sont que des mouroirs dont beaucoup ressemblent à la "cour des miracles" . Et c'est ce modèle que défendent nos élus . Lisez les déclarations d'H Bello pour défendre "son" hôpital de proximité de Saint Paul
Le rattachement de notre hôpital à un groupement régional avec Mayotte ne va pas arranger les choses . On nous ramène au moyen âge !
Ce qui est scandaleux c'est l'impunité totale dont bénéficient les responsables !
Demain en effet à ce compte là le secteur privé absorbera l'activité parce qu'il sont plus performants ( équipe rodées et efficaces , chirurgie ambulatoire , outils dernier cri , robotisation ) .Voyez ce qui se passe à Marseille . Il arrivera exactement ce qui est arrivé à nos universités .
Est ce cela que nous voulons ?
Alors réveillons nous et basta la préférence régionale , si non allons se faire soigner à Maurice où la cardiologie est au top mondial !
Le mahorais viendront pallier la clientèle réunionnaise qui aura déserté . C'est déjà le cas d'ailleurs .

13.Posté par Vu d'en haut..rien de nouveau le 24/11/2016 14:07 (depuis mobile)

Mais non balcon...le marché n est tout simplement pas reparti egalitairement et oui..le privé ne surremunere pas..sauf les actionnaires et les médecins..

14.Posté par Pierre Balcon le 24/11/2016 16:32

à post 13
Merci d'argumenter par des données chiffrées qui démontreraient
- que les produits d'exploitation sont plus favorables aux établissements privés qu'aux établissements publics
ou
- que leurs charges d'exploitation et d'investissements sont plus faibles .

Tout le reste n'est que propagande.

15.Posté par Marcel fauchin le 28/03/2017 20:24

Il y a eu un directeur du GHSR il y a quelques années qui a créé de nombreux emplois fictifs n'a fait aucune prison, et n'a pas eu d'amende exemplaire pour ses méfaits (Mr à les bras longs semble t-il). A ce jour,des soignants et soignantes perdront leurs emplois alors que de nombreux services sont depuis des années en pénurie de personnel,arrêts maladies non remplacés,et les contrats précaires sont renouvelés,le tout avec des menaces tacites de se faire virer si on "dit ce qu'on pense" des difficultés de travail ou de la gestion qui en est faite ... Ou est la justice la dedans???? On paye pour ce monsieur et lui n'est en rien inquiété de cela puisqu'il a été remplacé par d'autres directeurs par la suite.Je ne le remercie pas pour ce qu'il a fait,il nous a légué une bien belle "précarité d'emploi" qui a des consequences personnelles importantes ... signé:un soignant indigné.

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