Revenir à la rubrique : Faits divers

“C’est Bernard Dalleau, la victime, qui était en état de légitime défense”

Il était aux alentours de dix-sept heures cet après-midi lorsque trois agents de la force de l’ordre, ont “fait traverser un riverain le tas de gravats” pour rejoindre son domicile.

Ecrit par Jismy Ramoudou – le mercredi 24 septembre 2008 à 21H13

La tension n’était toujours pas retombée au chemin Couturier, à Bras-des-Chevrettes, trois jours après que l’avocat Philippe Cressein ait tiré et blessé, Bernard Dalleau à la poitrine. Nicole, 69 ans, et Gilbert, 51 ans, étaient avec Bernard Dalleau, au moment du fait-divers. Ils racontent. “On n’était pas nombreux trois ou quatre. L’avocat était en train de nous prendre en photo avec son GSM. Bernard lui a dit qu’il existe le droit à l’image et qu’il n’avait pas le droit de nous prendre en photos”. “Il a continué à faire ses photos, tout en rentrant dans sa cour. Il a d’abord menacé Bernard avec son fusil, c’est lorsqu’il s’est saisi d’un jerrycan d’essence que Bernard s’est penché et a saisi d’un galet”. “Tous les riverains ont encore en mémoire, la fois où il a intimidé deux employés de la Cirest venus récupérer des déchets verts, avec son bidon d’essence. Il n’y a jamais eu de suite à cette affaire”. “Et c’est lorsque l’avocat a tiré, la seconde fois, non plus en l’air mais dans sa direction que Bernard a lancé le galet vers l’avocat. C’est Bernard Dalleau qui était en état de légitime défense”, affirment les deux riverains. Bernard Dalleau a porté plainte. Le tas de gravats obstrue toujours le chemin Couturier. Les riverains les plus proches de cette partie de la rue, vivent ce “barrage”, comme une provocation et une humiliation. La présence de la police ce mercredi après-midi a exacerbé un peu plus la colère, l’humiliation ressentie et surtout un sentiment que “les pouvoirs publics accordent une totale impunité à un avocat”. “Tous les riverains ont ce sentiment depuis quelques mois déjà. Car plusieurs faits graves ont déjà eu lieu, des plaintes ont été déposées contre l’attitude et le comportement inacceptables de cet homme de loi. Et une fois encore, la triste réalité nous donne raison”, expliquent des riverains. “Il a tiré sur quelqu’un et il est libre d’aller crier son innocence alors qu’il a visé et tiré sur mon compagnon. Ce dernier fait-divers a déjà permis à quelques victimes de s’exprimer, nous attendons d’autres témoignages”, a indiqué Fabienne Hoareau. “Les riverains du chemin Couturier ont vraiment marre de vivre dans un climat de peur, instauré par une seule personne”, a conclu un autre habitant de Bras-des-Chevrettes. La police municipale de Saint-André, aura encore beaucoup de rondes et de multiples interventions à faire au chemin Couturier, car la moindre étincelle peut mettre le feu aux poudres.

 

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

Agression du personnel pénitentiaire au Port : Le détenu voit rouge suite à la confiscation d’un plant de tomates

Julien L., détenu au centre pénitentiaire du Port, a reçu 30 jours de cachot pour avoir agressé des surveillants le 11 avril lors d’une inspection de cellule où son plant de tomates a été confisqué. Il a jeté une bouteille en verre et utilisé une casserole comme arme contre le personnel d’intervention. Suite à cet incident, qui a nécessité neuf personnes pour le maitriser, il a été condamné à huit mois supplémentaires de prison par le tribunal correctionnel.

Coup de folie dans un restaurant de St-Denis : L’individu armé n’avait pas toute sa tête

Noor-Mohamed M., souffrant de troubles psychiques, a provoqué un incident violent dans un restaurant à Saint-Denis, menaçant des clients avec un couteau et une matraque télescopique. L’altercation s’est poursuivie jusqu’à ce que la sécurité intervienne et que la police l’arrête en état d’agitation extrême. Diagnostiqué avec plusieurs troubles mentaux, il a été condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire, et doit suivre des soins obligatoires.

Accident mortel à Saint-Joseph : Le conducteur placé sous contrôle judiciaire

Le conducteur est soupçonné d’avoir provoqué un accident mortel dimanche matin à Saint-Joseph. Dans un premier temps, une femme s’était dénoncée, mais les investigations ont fait douter les enquêteurs qui pensent qu’elle a tenté de couvrir son fils. Ce dernier a été placé en garde à vue et déféré ce mercredi après-midi au tribunal. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

St-André : En incendiant un véhicule, il met le feu à un immeuble

Guillaume R., 33 ans, a mis le feu à la voiture dans laquelle il avait élu domicile, entraînant l’incendie de deux autres véhicules et la propagation du feu à un immeuble voisin. Après avoir avoué « bêtement » son geste aux policiers, il a été jugé et condamné à 18 mois de prison pour incendie volontaire, malgré des antécédents psychiatriques et des troubles exacerbés par la consommation de substances.