Courrier des lecteurs

Bouftang Sinlé

Mardi 6 Février 2018 - 15:34

Bouftang Sinlé
Kosa i lé bouftang ?

Darborinn anon rouv « LE P’TIT GLOSSAIRE, le piment des mots créoles », Jean Albany la sorti lané 1974. Pa sitelman gro, söman nana inn takon bann mot, bann zespréssion lontan, si té pa lï, té riskab zordï narté fine öblié.

BOUFTANG ou BOUFFETANGUE. Diodon Holocanthus – poisson porc-épic. Ce diodon est épineux (…), à gueule de porc et à peau tachée. Se gonfle d’air et d’eau comme une outre s’il se défend… Être « bouftang », c’est être vaniteux, plein de soi.

Astèr, ni ouv « DICTIONNAIRE KRÉOL-FRANÇAIS RÉNIONÉ » Alain Armand. Liv-la ï tonm parey « Petit Larousse » : toultan lï rès koté ou.
BOUFTANG, BOUTANE, GOUF : N. 1. Tétrodon ; poisson-globe ; diodon. Vit dans les récifs coralliens, a la peau garnie d’épines et se gonfle d’eau lorsqu’il se sent inquiété. 2. (péjor.) Gros homme.

Ni ashèv ek Daniel Honoré « SEMI-LO-MO Dictionnaire d’expressions créoles ». Boug-la la parti koté bann boutik, dann zabitasion, la rant dann ron lö moune les hauts, lö moune les bas, toutsak li la antann, lï la annékri dann liv-la.

BOUFTANG (n) : « Sé in bouftang » : c’est quelqu’un de vaniteux (il se gonfle comme le bouftang, le diodon holocanthus).

Boudïkont, not tour mèt nout grindsèl sï la ké bouftang-la. Pa bözoin partir trap maks soumarine sanm lö patkanar, toutdömoune Larényon i koné Sinlé-la, la-minm plï bel-bel kalité bouftang !

Manyèl
ote.manyel@gmail.com
Zinfos974
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1.Posté par Marie le 06/02/2018 16:28

on peut pas faire mieux dans le genre! c'est très bien bravo on a tout compris!

2.Posté par miro le 06/02/2018 16:58

mi comprends pas out charabia ! quoé ou veu dire ?.... ma note 0 / 10.

3.Posté par Samwinsa le 06/02/2018 17:25 (depuis mobile)

Et en plus, son nom lé aussi le nom un sardine: ROBERT.

4.Posté par République le 07/02/2018 08:32

Manyèl, bouftangs na na partou ! Pas rienk en politic – i dit mèm dans la kiltir ? Mé, lo pli danzéré, sé in politic qui zère nout larzan – fo dégonfle à zot ! Sirtou si lo koko lé vide…

5.Posté par A. HOAREAU le 07/02/2018 13:07

Je pense qu'il est moins risqué (pour Mr DUPUY) de publier ce genre de courrier (illisible !) plutôt que de porter à la connaissance des gens, les manquements et les ERREURS de l'ex DDE !
Monsieur DUPUY, j'ASSUME mes déclarations et je confirme ce qui suit :

Les frasques alambiquées de feu la DDE !
Dans le paquet des incongruités commises par la DDE dans le lit de la ravine « Boucan-Launay », les quatre opérations que je détaille ci-dessous, sont les plus criantes en terme de dégâts et d’insécurité qui en découlent.
1. En 1990, avec l’opération « Les hauts de l’île » : lors des travaux de terrassement, les engins n’ont pas pu retenir les roches qui ont donc dégringolé la pente jusqu’au pied de la cascade en contrebas. Alerté par un ‘observateur infiltré’, j’en informe aussitôt la DDE. Cette dernière, bien après le largage de tout un lot de grosses patates, se pointe enfin sur les lieux pour voir ce qu’il en est. Décision est prise de stopper les travaux ! L’entreprise se voit contrainte de ‘récupérer’ ses roches jugées encombrantes si elle veut redémarrer son chantier. L’énorme hic de l’histoire, c’est que la « récupération » était impossible (au moyen d’une pelle mécanique) à partir du chantier lui-même ; l’entreprise fut donc ‘obligée’ de remonter le lit du torrent en passant par le seul point d’accès possible situé à quelque 200 mètres en aval de la cascade ! Bilan : les 200 mètres de lit vierge ont été chamboulés, déstabilisés ! Bref, un gros massacre pour permettre au contrevenant d’accéder aux cailloux tombés, afin de les … pousser sur les berges !! J’avoue que là, je me suis senti rikiki devant l’énormité de la bêtise humaine, en l’occurrence, celle des ‘pilotes’ que la DDE avait ‘diligentés’ sur place ! … Affaire classée !

Cette anecdote, n’a fait que revigorer l’animadversion que je cultivais déjà à leur égard. Je me disais alors : impossible de faire pire ! Que nenni ! Le même club s’est surclassé en d’autres occasions :
2. En 1992 avec le chantier « des Tourtereaux » : de la même manière que précédemment, les engins ont poussé les blocs de basalte dans la ravine par dizaine de mètres cube, et là aussi, il a fallu un temps fou pour stopper le chantier ! Cette fois encore, les matériaux encombrants sont restés dans le torrent ! … Affaire classée !
3. En 2005/2006, avec le chantier « Minerve/du Rocher » : à deux brasses en aval de la cascade, les grouillots de l’Etat ont collaboré à l’édification d’un mur d’enrochement libre. De par ses grandes dimensions, cet ouvrage implanté en zone rouge, dans une courbe, pied dans l’eau, sans fondation, exigeait l’ouverture d’une enquête publique au préalable ! Problème : l’enquête a eu lieu alors que le mur était pratiquement achevé ! C’est ce petit couac, au cœur de ce colossal amas de matériaux (sans précédent dans le secteur), qui m’a valu un tir à balle rouge, calibre R1 … d’ailleurs, l’arme PPR exhale encore l’odeur âcre de la vengeance ! Mais, avec l’arrêt du chantier, j’ai obtenu ma victoire à la Pyrrhus ! Le mystère plane encore sur les causes de l’abandon de ce chantier, alors que le danger, lui, reste bien présent ! … Affaire ‘chaude’ à investiguer, vu les « têtes à claques » concernées (j’ai des écrits et des noms) !
4. A ces trois grosses boulettes, plus l’attentat sur ma personne, il me faut ajouter le remède stupéfiant que la DDE a privilégié pour recréer le passage des eaux, à savoir le faux curage ! Faute de pouvoir, ou de vouloir, enlever les blocs exogènes, la DDE les a entassés, à coup de pelle, le long des berges, écrasant de ce fait, bon nombre d’arbres qui y poussaient. Plus grave, elle a permis à certains riverains de lier au béton les roches adossées à leurs propriétés, ce qui a eu pour effet de créer par endroits de véritables goulets, accélérateurs de courant.

Ces cas (parmi d’autres) ne constituent que la partie ‘récente’ du processus de destruction du Boucan-Launay ; pour ‘l’ancienne’ il faut plonger dans les années 60/70 pour voir sévir allègrement, et déjà en toute impunité, deux gros propriétaires tordus à souhait ! … C’est « Hyacinthe » qui a révélé brutalement leurs folles exactions, et qui, du coup, a fait de moi un « empêcheur de terrasser en rond » tenace … et maso, car fortement exécré depuis 33 ans, par mes ‘vilipendés’ !

Aujourd’hui, malgré les ‘ponctions’ réalisées par les fortes crues (pour le malheur de Château-Morange), les stocks de roches branlantes constituent toujours un réel danger en cas de crue majeure. Mais, en attendant ‘La prochaine Catastrophe’, la DDE, gestionnaire émérite, n’a pas fini de les gober et de les recracher sur les arbres et bambous environnants.

A. HOAREAU

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