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Courrier des lecteurs

Bois-d’Olive, petit quartier… trop ou pas assez tranquille ?


- Publié le Lundi 19 Décembre 2016 à 10:09 | Lu 587 fois

Bois-d’Olive, petit quartier… trop ou pas assez tranquille ?
Les divers quartiers se transforment, chacun à sa façon. Certains, autrefois invivables, ont perdu leur mauvaise réputation. D’autres deviennent invivables avec des gangs qui s’installent, venus d’on-ne-sait-où !

Un de mes meilleurs potes avait construit sa maison, voici quelque 40 ans, dans un quartier tranquille de Saint-Louis. Aujourd’hui, il ne rêve plus que d’aller au Piton-des-Neiges. Ou alors qu’on lui prête quelques grenades à fragmentation pour ramener l’ordre chez et autour de lui.

Je n’ai pas les mêmes soucis.

J’habite à Bois-d’Olive, dans les parages du lycée. Le coin n’est pas pire qu’un autre. Il serait même plutôt avenant, habité par quantité de braves gens bataillant dur pour s’en sortir. Ouvriers, fonctionnaires, employés du privé et… une grosse majorité de chômeurs ; tout un petit monde coloré, animé, très sympathique.

Ceux que j’appelais « les voyous de l’escalier » voici quatre ans, ont disparu. Au travail ? en taule ? au cimetière ? En tout cas, les escaliers ont retrouvé leur belle sérénité.

Il reste juste deux ou trois connards, à la cervelle en ti-pois-rond-pourri, qui font vrombir leur tire-con (pardon, leur mob) ou leur bagnole, croyant être admirés alors qu’ils passent pour de sinistres imbéciles.

Ce que tous regrettent très fort, dans mon environnement proche, est la disparition en six mois de deux petits commerces de proximité, la boulangerie et un petit snack Chemin-Bœuf. Deux petites boutiques où l’on était très bien servi et dispensant de prendre le bus po aller rôde le pain ou le journal.

Le boulanger avait installé des tables sous sa véranda. Squattées par des voyous, voire des lycéen(ne)s mettant leurs paturons sur les tables sans consommer. Cela a fait fuir les clients normaux et le chiffre d’affaire. Fermeture après des mois de résistance passive.

Ne pouvait-il virer les incongrus ? Non : ils avaient menacé de foutre le feu. Dommage ; même les amateurs de musique (mettons de désordre, plutôt) musique boum-tchic-boum-tchic-boum, ont mis une sourdine.

Faut-il donc qu’un quartier soit bruyant, survolté, insécurisé, pour qu’il vive ?

Jules Bénard




1.Posté par jr BOYER le 19/12/2016 14:13

Bois d’Olive ! En l’écrivant ainsi, c’est notre culture qui est mise à l’honneur car tout simplement respectée.
Ce n’est pas évident pour tout le monde sachant que le nom de ce quartier porté sur les panneaux pour l’annoncer, sauf un, je répète, sauf un et le nom de son lycée, sont écrits avec un s à Olive! Il en est de même pour les divers Bois de Nèfle ou Bois de Pomme.
Quand j’ai l’occasion, et c’est le cas, j’essaie d’apporter ma petite contribution au respect de notre patrimoine culturel.
Nos anciens ont toujours donné aux arbres fruitiers le nom de son fruit. Les cocotiers, avocatiers, pêchers, vigne, manguiers, néfliers, citronniers, bananiers et j’en passe étaient inconnus.
Par contre ils étaient fiers de leurs pieds de coco, de zavocat, de pêche, de raisin, de mangue, de bibasse, de citron, de figue et j’en passe.
En France il y a au moins un nom de fruitier écrit sur ce modèle, peut être parce qu’il n’y a jamais poussé et que le nom « exotique » s’est alors imposé. On ne dit pas un letchier, mais un letchi. Si alors on dit un pied de letchi, va-t-on mette un s à letchi ? Bien sûr que non car letchi n’est pas ici fruit mais arbre. Tout comme olive, pomme et nèfle précédés de bois ne sont pas des fruits mais eux aussi des arbres. Alors pourquoi ces bois d’olive, bois de pomme, bois de nèfle ont-ils un s ici ? On est plus couillon que le métro alors que nos anciens ne l’étaient pas ?
Nous avons le bois d’olive blanc. Ce n’est pas le fruit qui est blanc, non, c’est l’arbre.
Nous avons le bois d’olive noir. Ce n’est pas le fruit qui est noir, non, c’est l’arbre.
Nous avons le bois d’olive gros peau. Ce n’est pas le fruit qui a gros peau, non, c’est l’arbre.
Nous avons le bois de pomme appelé aussi pomme maron. Ce nom vient du minuscule fruit qui pousse sur son fût et qui ressemble à une pomme. Peut-on remplacer bois de pomme ou pomme marron par pommier ? Non sûrement pas.
Revenons à notre patrimoine pour enlever un doute. Si en métropole le letchi poussait et qu’on mettait bois devant letchi comme on le fait pour un bois de chênes ou un bois de sapins, là il faut absolument mettre un s car bois signifie forêt. Cette signification n’a jamais existé chez nos anciens et encore maintenant. Si elle existait on aurait alors dit un bois de bois de pomme, un bois de bois de nèfle, un bois de bois d’olive, et l’arbre pomme, l’arbre nèfle, l’arbre olive doivent être sans s.
Où sont nos défenseurs du créole ? Qui sont-ils en réalité ? Sûrement pas ces créateurs de charabia, mais vous et moi qui le faisons vivre le plus simplement du monde.
Qui peut sensibiliser les maires de St Pierre (Bois d’Olive), de Salazie (Bois de Pomme), de St Denis (Bois de Nèfle), de St Paul (Bois de Nèfle), de St Leu (Bois de Nèfle), de St Louis (Bois de Nèfle) pour qu’ils écrivent correctement ces noms de quartiers qui méconnaissent notre héritage ?
Monsieur le maire de Saint Denis peut-il enlever le s sur les panneaux de Bois de Nèfle sachant qu’il a pu créer un aberrant Sin-ni ?

2.Posté par Jules Bénard le 20/12/2016 08:41

à jr Boyer :

Vos courriers patronymiques sont passionnants.

Pour votre information : les panneaux indiquant l'entrée "des" Grands-Bois, au Sud de Saint-Pierre, portent deux orthographes : un S à "Grands" dans un sens, pas de S dans l'autre.

Je préfère continuer d'écrire "Grands-Bois" car il me semble bien qu'à l'origine, il s'agissait DES Grands-Bois. Mais si on me prouve une erreur de ma part, je corrigerai, cela va de soi.

Une chose me choque et concerne l'orthographe d'usage : la plupart des nouveaux panneaux indicateurs de rues ou de localités oublient généreusement le trait d'union. Qui plus est, on trouve deux graphies : le prénom en minuscules, le nom en majuscules. Exemple : rue Pierre Raymond HOAREAU, ce qui fait trois fautes en un seul mot, un record vous en conviendrez.
Il faut écrire : rue Pierre-Raymond-Hoareau, ou alors PIERRE-RAYMOND-HOAREAU. Les deux termes du nom doivent être de la même graphie car on ne met pas de trait d'union entre termes écrits différemment.

Je sais bien que mes propos, tout comme les vôtres, vont faire ch... bon nombre de lecteurs qui n'en ont rien à secouer. Nous avons une excuse, étant vous et moi attachés au non-massacre de notre langue française.

Bien cordialement.

3.Posté par Pif le yinch le 20/12/2016 18:19

2.Posté par Jules Bénard
"Il faut écrire : rue Pierre-Raymond-Hoareau, ou alors PIERRE-RAYMOND-HOAREAU. Les deux termes du nom doivent être de la même graphie car on ne met pas de trait d'union entre termes écrits différemment."

Salut.
Pour quelle raison ?

4.Posté par Jules Bénard le 21/12/2016 17:07

à posté 3 "Pif le yinch" :

Parce que c'est une pratique de "l'orthographe d'usage", laquelle est une des divisions de notre langue française au même titre que le vocabulaire, la grammaire, la conjugaison, la dissertation, la rédaction, la prosodie, la métrique, et j'en oublie certainement.

Je vous concède que cela peut paraître dépassé en cette époque où l'on voudrait niveler la langue par la base. Ce qui arrangerait bien les affaires de ceux qui sont infoutus de l'apprendre. Je vous accorde aussi que notre langue est difficile mais les transformations ne se sont JAMAIS accomplies par voie de textes, lois et réglements. C'est l'usage qui commande. Voire le récent débat à propos des ¨, des ^etc.

Notre langue est complexe, mais qu'est-ce qu'elle est belle aussi. Tout comme notre langue créole quand elle est parlée kom ki fo !

Bien cordialement.

5.Posté par Pif le yinch le 21/12/2016 20:12

4.Posté par Jules Bénard

OK, merci d'avoir répondu, mais je sais toujours pas pourquoi on doit mettre des tirets là où à la base il n'y en a pas.

Si on veut honorer Jules Bénard, on va nommer une rue "rue Jules-Bénard". Drôle de manière d'honorer quelqu'un, que de traficoter la façon d'écrire son nom !

Quant au fait de tout mettre soit en minuscules, soit en majuscules : pour "Jules Bénard", pas de problème, parce qu'on distingue facilement le prénom du nom.
Mais il y a des noms de famille qui sont également des prénoms. J'ai eu un pote qui avait pour nom de famille "Jean-Pierre", par exemple (véridique). Il y a aussi des noms et prénoms d'origine étrangère, et on ne sait pas toujours où est le prénom et où est le nom.
Pour ces raisons, je trouve bien plus logique de mettre le nom en majuscules et le prénom en minuscules.

6.Posté par Pif le yinch le 22/12/2016 18:12

Youhou, Jules, t'es où ? Tu boudes ?

7.Posté par Pif le yinch le 23/12/2016 14:16

Bon. Peu importe la ou les raisons pour laquelle Jules ne me répond pas.

Tout le monde aura capté le sens de ma démarche : s'inscrire en faux contre le conservatisme "par principe".
Valable également pour le progressisme "par principe".

C'est l'usage qui transforme la langue ? Eh bien dans le cas des noms de rue, l'usage serait peut-être de conserver telle quelle l'orthographe du nom de ceux qu'on veut honorer, ce qui à mon avis serait pur bon sens.
Dans ce cas, que vienne la loi qui remettra les pendules à l'heure ...

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