Blog de Pierrot

Beaucoup d'interrogations autour des journées réunionnaises de l'insuffisance chronique

Mercredi 28 Février 2018 - 22:28

Beaucoup d'interrogations autour des journées réunionnaises de l'insuffisance chronique
Demain jeudi 1er mars et le lendemain, le vendredi 2 mars, se tiendront à Saint-Gilles les Bains "Les journées réunionnaises de l'insuffisance rénale chronique" organisées par l'Aurar "sous le haut patronage de l'ARS Réunion".

Le nom est ronflant et le programme est alléchant, avec notamment la présence du Pr Alexandre Loupy, un Réunionnais qui est devenu une des références mondiales de la greffe rénale, des témoignages de patientes greffées et différentes interventions de médecins ou de professeurs sur des sujets manifestement intéressants pour les personnes concernées.

Donc, aucun problème, me direz-vous...

Si, quelques uns quand même.

D'abord, on peut s'étonner du "haut patronage" de l'ARS. Quand on se remémore les accusations formulées par Jacques Tillier pratiquement tous les samedis matins sur les "connivences" existant entre l'AURAR et l'ARS, on aurait pu s'attendre à un peu plus de discrétion de la part de cet organisme public. D'autant que François Maury, son directeur, qui prononcera le discours d'introduction jeudi matin aux côtés de Marie-Rose Won Fah Hin, est donné sur le départ. On aurait pu penser qu'il aurait eu d'autres chats à fouetter, ce n'est manifestement pas le cas. Et ça ne peut que renforcer les suspicions de "copinage" entre certains responsables de l'AURAR et l'ARS, dénoncés par Jacques Tillier.

Parmi les autres intervenants figurent deux médecins du CHU, mais qui sont partiellement rémunérés par l'AURAR. Encore la preuve d'un mélange des genres qu'on a du mal à comprendre. Ils pouvaient difficilement refuser...

On peut également s'interroger sur le fait qu'une telle manifestation soit organisée par un organisme privé, l'AURAR, alors qu'en métropole elles ne peuvent l'être que par des structures universitaires.

Mais le fond du problème est ailleurs. Comment le directeur du CHU, Lionel Callenge, a-t-il pu accepter d'être partenaire de ces "Journées"? S'est-il vu forcer la main par son adjoint, Patrick Gras, au civil ancien mari -apparemment redevenu le compagnon- de Marie-Rose Won Fah Hin, la directrice de l'AURAR?

Comment se fait-il que le service de néphrologie du CHU, qui est en déficit du fait de sa petite taille, ne pratique pas de dialyses, une activité très rentable, alors même qu'il dispose de toutes les autorisations nécessaires pour le faire, laissant deux organismes privés, l'AURAR et dans une moindre mesure le groupe Clinifutur se partager les millions de bénéfices?

Faut-il voir là encore une intervention de Patrick Gras, le directeur général adjoint du CHU, pour protéger les activités fort lucratives de sa femme?

Autant de questions qui ne peuvent malheureusement que jeter un voile obscur sur ces "Journées réunionnaises de l'insuffisance chronique", un sujet pourtant très important, particulièrement à la Réunion, et qui aurait mérité d'être traité dans un climat moins entaché de suspicions...
Pierrot Dupuy
Lu 1967 fois



1.Posté par Ma sonnerie le 01/03/2018 07:24 (depuis mobile)

Ah enfin tu commences à t'interroger sur l'aberration du secteur sanitaire privé sur une île...c'est bien..tu progresses!

2.Posté par GIRONDIN le 01/03/2018 07:41

....... et qui aurait mérité d'être traité dans un climat moins entaché de suspicions.......

Merci d'apporter votre contribution

C'est moche d'être à la ramasse du jir journal intime de robert.


Reste à nous parler de l'ex arda#, Hydrô Réunion ?
Les 20 salariés ? Repris ?

# association Réunionnaise pour le Développement de l’Aquaculture😜

3.Posté par Pro no stick le 01/03/2018 18:42 (depuis mobile)

2.
Aquaculture..faut.voir du coté des chinois proche de didier...?

4.Posté par ZembroKaf le 02/03/2018 11:09

Comme mon post n'est pas passé hier...!!!
Faut-il voir là encore une intervention de Patrick Gras, le directeur général adjoint du CHU, pour protéger les activités fort lucratives de sa femme?

Copinage...ménage...pauvre CHU "Péi" abandonné par les politiques, ses directeurs, ses syndicats (qui pensent rien qu'à eux) ses médecins..qui picorent ailleurs...L'ex ARH (ancêtre de l'ARS) l'ARS ont toujours favorisé les cliniques privés...dont un groupe en particulier...du Nord...Ouest !!!
je ne parle même pas de la "cancérologie" au CHU de Saint Denis...à l'abandon...tout simplement...celui du Sud...survie....pendant ce temps...dans le privé...ça carbure !!!
L'AURAR, plutôt ses dirigeants ont trouvé le bon filon pour se mettre plein dans les poches au détriment des malades !!!

5.Posté par Gérard Jeanneau le 04/03/2018 09:39

Pierrot des cocotiers et le titilleur du JIR pataugent dans les mêmes affaires.. Ils ont les mêmes clients du samedi... et les mêmes subsides du phénix de la pyramide inversée. Pierrot a fait un beau voyage chez l'oncle Sam pour aller chercher le bel avion d'Air Austral. Il faut tracer sa ligne éditoriale en conséquence !

Il n'y a pas que l'AURAR qui fait des affaires. D'autres cliniques font leur beurre : on y trouve les meilleurs chirurgiens et on n'y reste pas longtemps. La sécurité sociale le sait bien et ne tire pas la sonnette d'alarme comme nos deux zébus bipèdes.

Je vois tournoyer l'hélicoptère sur le toit de la clinique Belledonne qui reçoit les blessés des montagnes. J'ai fait un très court séjour dans ce lieu et on s'est empressé de me relâcher au plus vite. Au total la sécu n'a pas à se plaindre. Et par les temps qui courent, les cliniques vont faire leur beurre.

Ce qui intéresse les cliniques, ce sont les actes lourds; inutile de garder le patient trop longtemps dans son lit avec prises de sang le matin et autres petits actes médicaux. Des actes lourds et qu'on libère au plus vite le lit, voilà la politique des cliniques !

L'AURAR fait de bonnes affaires grâce au mauvais sucre qu'on trouve en abondance dans les boissons sucrées. Le diabète coule des jours heureux sous les cocotiers. On subventionne les planteurs. L'Aurar en récolte aussi les fruits. Elle fait tout naturellement son beurre !

6.Posté par Gérard Jeanneau le 05/03/2018 09:22

Pierrot974 doit sortir de sa lune : dans beaucoup de cliniques, on trouve de grands pontes du public. Tout s'y passe bien. Pas de climat de suspicions. La sécu aime bien la bonne gestion des cliniques.

7.Posté par Bruno Bourgeon le 21/03/2018 09:11

Je ne sais si je puis dire encore une fois, mais là, Pierrot, vous vous fourvoyez lourdement. Je reprends quatre points de votre éditorial :
1°) Vous dites mélange des genres, parce que des néphrologues du CHU ont été invités et ne pouvaient refuser, étant bi-appartenants : payés par salaire à l'hôpital, et par rémunération de vacations à l'AURAR. Ce statut est parfaitement valable, et ceci depuis fort longtemps. Vous dites qu'ils n'auraient pu refuser : c'est inexact. Moi-même néphrologue de l'AURAR, j'ai refusé de participer à cette manifestation, alors qu'au départ j'étais censé en faire la conclusion.
2°) Vous dites organisme privé, pas à même de faire ce genre de manifestations. Là encore, erreur de jugement. Non seulement ce n'est pas la première (voir les Journées de néphrologie de l'Océan Indien organisées par l'AURAR en juin de chaque année), mais si le coeur en dit du CHU d'en faire d'autres, qu'ils le fassent. Lorsque j'étais chef de service au CHD il y a plus de 10 ans, j'organisais chaque année en partenariat avec l'AURAR les Journées de l'insuffisance rénale. Voyez les chroniques de presse d'alors.
3°) Vous dites que le CHU n'a pas à s'associer avec l'AURAR. Je viens de vous prouver le contraire. Et pourquoi lanceriez-vous cet interdit sinon pour en rajouter une couche dans le sens suspicion envers l'AURAR, en cours de jugement je vous le rappelle...
4°) Vous parlez de taille du service de néphrologie du CHU. Premièrement il y en a deux, l'un au Nord, l'autre au Sud? Deuxio, il y a deux centres de dialyse dans ces deux services, de 16 postes chacun, capables de dialyser environ 120 patients, dont le centre de pédiatrie dans le Nord. Vous demander au CHU d'étendre son activité de dialyse? Pourquoi pas? Avec quels moyens, quels néphrologues, quels personnels, quels locaux? Il est légitime que le centre de dialyse hospitalier s'occupe des cas les plus graves et des pédiatriques (typologie lourde et typologie pédiatrique); la séance y est largement mieux rémunérée que les centres de proximité (AURAR ou ASDR). Quels intérêts financiers aurait le CHU de disposer de centres allégés? Ce n'est pas son rôle.

En conclusion : voile obscur sur l'insuffisance rénale, dites-vous? Si vous étiez venu aux Journées, vous auriez constaté la transparence du propos. Je vous soupçonne beaucoup plus de jeter un voile de discrédit et de discrimination sans preuve sur cette activité en général, et sur l'AURAR en particulier.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter