Courrier des lecteurs

Baisse des contrats aidés dans les écoles : Tribune libre du bureau du SAIPER

Lundi 21 Août 2017 - 10:33

Baisse des contrats aidés dans les écoles : Tribune libre du bureau du SAIPER
Contre - visite ministérielle

Certaines communes ont fait le choix d’ouvrir leurs écoles aux élèves le 18 août  pour éviter une trop grande honte au ministre de l’éducation venu en visite, espérant peut-être ainsi pouvoir obtenir les contrats aidés nécessaires à la bonne marche des établissements scolaires. Ce gage de bonne foi n’a toutefois pas encore porté ces fruits, le ministre de l’éducation étant resté muet sur de quelconques engagements de la part du gouvernement.

Pourtant, seuls ces contrats permettent que les écoles soient nettoyées quotidiennement. Sans eux, les cours, les toilettes et le vidage des poubelles ne seront assurés que partiellement. Seuls ces contrats permettent également, dans la majorité des communes, que les directeurs puissent bénéficier d’une secrétaire pour l’aide à la direction et que les élèves à besoins particuliers soient correctement accompagnés.

M. le ministre qui se targue pourtant d’être un homme de terrain l’a largement ignoré, visitant des écoles choisies et donc prêtes, avec des enseignants briefés, bref dans des conditions qui ne reflètent qu’une partie de la réalité.

Dans certaines écoles en effet, le bâti scolaire est si dégradé que les mesures gouvernementales, qui imposent l’ouverture de salles pour accueillir les classes dédoublées, contraindront les mairies à le faire au détriment même de la sécurité des élèves.

Il est fort regrettable que M. Le ministre n’ait pu visiter ces écoles qui ressemblent à des hangars, pour lesquelles les inspecteurs ferment les yeux concernant la sécurité en acceptant que ces classes dédoublées se fassent parfois dans des chambres de logement de fonction, au mépris de la plus élémentaire des sécurités.

Outre ces difficultés majeures, se pose la question du matériel disponible pour les élèves : mobilier, livres… qui ne peuvent être fournis sans financement.

L’an prochain, le dédoublement des classes pour les 21 collèges rep + et les 24 collèges rep ne pourra se faire, car même en supprimant les PDMQDC, les UPE2A, les RASED, voire même les remplaçants,  le nombre d’enseignants restera insuffisant ; l’augmentation des élèves dans les autres classes ne pourra être compensée et l’augmentation du nombre de décharges ne pourra être comblée faute d’exploser le chiffre de 14 000 enseignants nécessaires au seul dédoublement.  Et la question du bâti scolaire ne pourra suivre, l’existant ayant déjà beaucoup de difficultés à accueillir actuellement les élèves.

Peut-on imaginer une entreprise qui prévoirait un projet sans l’affecter d’un financement ? Ce serait la faillite assurée. Seul un ministre de l’éducation et son président pensent qu’il suffit d’y croire !
Le bureau du SAIPER
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1.Posté par Dan Run le 21/08/2017 12:23

Au bureau du SAIPER , peut être que la solution de l'emploi dans l'éducation nationale passerait , semble t-il par la fin des 53 % de la sur rémunération afin de les affecter aux vrais contrats services et non aidés ?

La vie est belle ...

Le malheur des uns fait le bonheur des autres.
Voltaire
Artiste, écrivain, Philosophe (1694 - 1778)

2.Posté par JORI le 21/08/2017 13:08

A lire ce communiqué, normalement et pour des raisons de sécurité évoquées, il n'y aura pas de rentrée scolaire cette année. Qu'on se le dise. Qu'on se demande aussi comment nous faisions il y a une trentaine d'années quand ces fumeux emplois aidés n'existaient pas?. Étions nous en péril dans nos classes?. Avions nous, des écoles flambant neuves partout sur l'île?. Ce communiqué n'est il pas aussi un support de revendications d'une corporation uniquement?. Car en fait le financement tant décrié dans ce communiqué n'est il déjà pas apporté, et à priori sans effet sur le chômage, par l'Etat, donc le contribuable, qui finance à hauteur de prés de 80% je crois ces emplois??. Ne faudrait il pas plutôt repenser la façon de fonctionner de nos écoles?. Tout le personnel déjà existant est il toujours présent et travaille t il les heures pour lesquelles il est payé?. On prétend que l'organisation dans une entreprise c'est 80% de la réussite. Qu'attend on dans nos écoles??.

3.Posté par KLOD le 21/08/2017 15:20

le travail des emplois aidés n'est pas à remettre en cause , on le sait , c'est leur utilisation sur des postes permanents et l'hypocrisie politique qui va avec . mais bon , on le sait tous.

4.Posté par GIRONDIN le 21/08/2017 20:41

2.Posté par JORI
Bien dit !

5.Posté par Kayam le 21/08/2017 23:41

- Avoir une secrétaire dans une école primaire est de la gestion du rectorat. La mairie ne "s'en occupe pas", à c'qui se dit...

- Une secrétaire embauchée sous contrat aidé, ayant de l'expérience et des qualités professionnelles, remplace aisément une qui est titulaire de son poste : pendant son absence, pendant ses déplacements, etc...

- Le but d'un contrat aidé est d'avoir un poste + valorisant quelque soit son domaine de travail... et c'est pour cela qu'il se donne à plus de son maximum pour effectuer ce qui lui est demandé. Mais malheureusement, au bout de deux ans (durée légale) il retourne à la case départ ; c'est-à-dire sans tremplin qui lui permette d'aller plus haut. Malgré tous les efforts accomplis et faits pour être remarqué. Par contre il peut entendre "C'est vraiment du bon boulot que tu fais..." Afol pa !

- Les personnes employées sous contrat aidé méritent amplement plus et il serait bien qu'elles aient de l'avenir habillé dans un autre vêtement, par exemple : 3 mois de reconnaissance professionnelle jugée sur le travail effectué, l'adaptation au poste, les relations au sein de l'établissement et si c'est concluant pour les deux parties (employeur-employé) : être dirigé vers un poste + stable et plus rémunérateur. Il faut arrêter aussi avec le piston : les méritants sont les moins gagnants.

Pour finir, je ne sais pas ce que veut dire SAIPER, PDMQDC, les UPE2A, les RASED. Ce n'est pas facile de détailler des sigles quand on est plein texte, alors que si vous mettez entre () la signification... J'ai pas envie de cliquer sur le dico. La prochaine fois, p'tète ?

6.Posté par L'Ardéchoise le 22/08/2017 17:52

Que je sache, les directeurs (directrices) d'écoles maternelles et/ou primaires bénéficient de décharges ( de partielles à complètes selon le nombre de classes) pour effectuer différents travaux et tâches administratives , recevoir les parents et veiller au bon fonctionnement de l'institution.
Leur adjoindre une secrétaire n'est pas au programme de l'EN !!!

7.Posté par Kayam le 22/08/2017 22:40

Si la mairie ne propose pas de contrat aidé secrétariat
Si le rectorat ne s'en occupe pas non plus,
Qui emploie les secrétaires dans les écoles primaires alors ??

8.Posté par PATRICK CEVENNES le 23/08/2017 09:31

fukcd473
5.Posté par Kayam le 21/08/2017 23:41
PDMQDC = Plus De Maitres Que De Classes (c'est le bastringue qui ne fonctionne pas du tout)
RASED = Réseau d'Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté
UPE2A = Unité Pédagogique pour Élève Allophone
SAIPER = Syndicat alternatif (comme le courant mdr!) des instituteurs et Professeurs des Écoles de la Réunion

A lire

9.Posté par Kayam le 23/08/2017 16:26

Merci 8. Lé bon d'savoir pou la culture générale. Si demain mwin na in concours pou paC, é y d'mande kossa y ve dire, grâce à ou, ma gainlle 2-3 poin en +

10.Posté par Nivet Alain le 23/08/2017 20:35

L'Ardéchoise, parmi mes dix postes exercés dans l'Education Nationale, il se trouve que j'ai été aussi Directeur d'un groupe scolaire. Groupe composé de trois écoles, soit 500 élèves, soit un petit collège. Bien sûr j'étais en décharge complète. Et je ne compte pas les personnels de cantine et ATSEM à noter, et les parents d'élèves à recevoir. Alors, pour le bon fonctionnement de cette lourde tâche, le Directeur a besoin d'une secrétaire rémunérée par la municipalité puisque ce sont ses prérogatives. L'EN n'a rien à voir là dedans.

Cordialement,
A.N.

11.Posté par PATRICK CEVENNES le 23/08/2017 22:57

fukcd473
10.Posté par Nivet Alain le 23/08/2017 20:35
En clair, Patron d'une PME. Donc quoi de plus normal d'avoir un service administratif pour vous aider dans cette lourde tâche. Ils n'ont jamais bossé de leur vie, celles et ceux qui ne cessent de critiquer.

12.Posté par L'Ardéchoise le 25/08/2017 00:11

Alain, vous citez un cas très particulier (groupement scolaire) où la tâche est ardue, et la présence d'un secrétariat nécessaire ;
Mais combien de "petites" écoles et leurs directeurs ou directrices réclament une secrétaire pour un travail qu'ils(elles) peuvent effectuer lors des décharges ?
Chaque cas et à étudier, et doit avoir sa raison d'être .
Je sais parfaitement que ce n'est pas l'EN qui décide, mais d'aucuns donnent l'impression de vouloir l'incriminer, non ?
@ +, avec plaisir !

13.Posté par Nivet Alain le 25/08/2017 17:01

L'Ardéchoise, vous avez que je vous adore pour votre honnêteté intellectuelle. Prenons les petites écoles non pourvues de décharge : le ou la directrice, sans secrétaire,a le téléphone dans sa classe pour répondre aux doléances. Ceci pendant le temps de classe au détriment des élèves. SI un incident intervient durant le déroulé de la journée de classe tant au niveau de la cantine, de parents d'élèves ou autre, le Directeur, seul, doit être disponible et régler le problème au détriment de sa classe. Bref, ne pouvant être au four et au moulin au détriment de ses élèves, la secrétaire est nécessaire.
Moi qui ai passé une grande partie de ma vie d'enseignant en Inspection, je milite en faveur des ATSEM, indispensables, des secrétaires de direction et autres personnels municipaux.
Les évènement du Tampon, ce jour, montrent bien que le dysfonctionnement des écoles relèvent bien de la municipalité, et que les parents l'ont bien compris.

A.N.

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