Faits-divers

Bagarre à St-Benoît : 4 mois de prison ferme ... sans avocat !

Lundi 26 Mars 2018 - 15:12

Ce matin, dans le cadre de la comparution immédiate, Gael.R comparaissait pour violence par personne en état d'ivresse manifeste suivie d'une ITT n'excédant pas 8 jours.


Les faits se sont déroulés le 23 mars à Bras Fusil, alors que les deux protagonistes trainent ensemble, une bagarre sur fond de règlement de compte éclate. Gael.R, 0,90 mg/l d'air expirés relevés deux heures après la bagarre,  s'en prend violemment à Frédéric.L qui buvait avec lui. Le prévenu lui reproche soudainement un "moukatage" quelques jours plus tôt à la gare routière de St-Denis. La victime lui aurait fait une réflexion sur sa manière de se vêtir. 

Le prévenu s'est approché d'un coup en lui disant "tu te souviens de moi, tu te moquais de moi sur la façon de m'habiller". S'en est suivi un déchainement de violence que la victime, assise sur un muret au moment des faits, n'a pu empêcher. Plusieurs coups lui sont portés au visage, entrainant sa chute, suivis de coups de pieds lorsqu'il était au sol. Dans un éclair de lucidité, il s'arrête de cogner et appelle les pompiers. Il lui protège le visage avec un t-shirt et appelle aussi les gendarmes leur signifiant qu'il est l'auteur des faits. Il est interpellé et mis en cellule de dégrisement puis placé en garde à vue.

Accepter ou non d'être jugé sans avocat ?

À la barre ce matin, une autre problématique attend le prévenu : Accepter ou non d'être jugé sans avocat ? En effet, le mouvement de grève des avocats impacte directement les audiences qui sont, soit renvoyées avec le risque de la détention provisoire, soit jugées mais sans defense ! Pour le prévenu, ce sera un jugement sans être défendu. 

La juge, après le rappel des faits, s'interroge surtout sur la raison soudaine d'un tel déchainement de violence. Malgré de nombreuses questions, le prévenu ne peut l'expliquer. En revanche, il est catégorique sur l'absence de poing américain, pour preuve l'état de sa main très abimée à force de cogner sur le visage de la victime. Il n'en sera d'ailleurs plus fait état par la suite. Son casier judiciaire, comporte déjà 7 mentions - malgré ses 21 ans - qui concernent en partie des actes de violences. Pour sa défense, il se fendra d'un "j'étais sous l'effet, j'ai fais une bêtise".

La procureur de la République, afin d'argumenter ses réquisitions, insiste sur les risques de récidives importants ainsi que sur la gravité des faits. Elle requiert 6 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Après quelques minutes de délibération, la sentence sera de 4 mois de prison avec mandat de dépôt. 
Pascal Robert
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1.Posté par noe le 26/03/2018 17:27

Quand on est pauvre , sans fric pour se payer un bon avocat ... la justice vous donne le maximum ! C'est comme ça que ça fonctionne la "justice" chez nous sous les cocotiers ...

2.Posté par Réveillez vous le 26/03/2018 18:48

qui est le plus dangereux...

alcool ou moukatage ..???

3.Posté par Jp POPAUL54 le 27/03/2018 08:24

Comme quoi quand le barreau est en grève...
Les délinquants se retrouvent derrière les barreaux.
Happy end.

4.Posté par une réunionnaise 97410 le 27/03/2018 15:50

C'est sur la dépeche, un réunionnais de 25 ans, dans un « patelin » du coté de Castres qui a fait des siennes dans sa famille.Il a faillit égorger son propre frère lors d'un repas de famille.Il vivait chez ses frères du coté de Castres.
Meme en métropole, c'est pareil.

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