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Bac : Un taux de réussite record, pour la première fois devant la métropole

Mardi 13 Juillet 2010 - 15:30

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Pour la première fois, les résultats de l’Académie de La Réunion sont supérieurs aux résultats nationaux. Le taux de réussite, toutes séries confondues est de 86% à La Réunion contre 85,4% sur le plan national.

Le recteur Mostafa Fourar adresse ses plus vives félicitations à tous les lauréats mais aussi à leurs parents et à tous les personnels de l’Académie: "Cette réussite est aussi le résultat d’un travail collectif qui doit se poursuivre. Elle est enfin le symbole de notre ambition pour la jeunesse réunionnaise".

9.414 candidats se sont présentés aux épreuves du baccalauréat à la session de juin 2010 et 8.093 d’entre eux ont décroché leur précieux diplôme. Le taux de réussite académique progresse de 0,7 point par rapport à 2009. C’est le meilleur taux jamais atteint à La Réunion.

Cette progression s’accompagne d’une augmentation de 2% du nombre de bacheliers alors que le nombre de candidats est stable. Le taux de réussite académique atteint un niveau record au baccalauréat professionnel avec 89,2 % de reçus, ainsi qu’au baccalauréat technologique (82,1%). En revanche, le taux de réussite est en baisse au baccalauréat général (87,1 %). La session de juin 2010 a conduit 57,2 % d’une génération au baccalauréat contre 56,8 % en 2009.

Le baccalauréat général : 87,1 % de reçus

Sur les 4.528 candidats présents au bac général à la session de juin 2010, l’académie compte 3.942 diplômés. Avec 87,1 % de reçus, le taux de réussite académique perd 2,6 points par rapport à juin 2009, où il avait atteint un niveau supérieur à la moyenne nationale (89,7 % contre 88,8 %).

- La série ES connaît la plus forte baisse (83,6% soit -3,9 points).
- Avec 83,5 % de reçus, la série L perd 2,2 points.
- Le taux de réussite de la série S se maintient au-dessus de la barre des 91%. Pour mémoire, le taux de réussite avait atteint un niveau record de 93,3% en juin 2009 et supérieur de 3,7 points à la moyenne nationale.

Le baccalauréat technologique : 82,1 % de reçus

2.920 candidats se sont présentés au baccalauréat technologique cette année (2.397 ont réussi). En progressant de 2,9 points, le taux de réussite (82,1%) franchit pour la première fois dans l’académie la barre des 80%.

Par rapport à juin 2009, c’est la série Sciences et technologies de la santé et du social qui réalise les meilleurs résultats, en termes de taux de réussite (83,8 %) et de progression (+11,6 points).
A noter les moins bons résultats de la série Hôtellerie (89,5%, -6,5 points) par rapport à juin 2009 mais ne sont concernés que très peu de candidats (19).

Le baccalauréat professionnel : Taux de réussite historique avec 89,2%.

Sur les 1.966 candidats présents au bac professionnel, 1.754 sont à présent diplômés. En deux années, le taux de réussite au bac professionnel a progressé de près de 18 points.
En 2010, il s’élève à 89,2% et se situe pour la première fois bien au-dessus du taux de réussite national (85,4%).

Le brevet se maintient au dessus de la barre des 80%

Le diplôme national du brevet a été attribué à 10.349 candidats à la session de juin 2010. Le taux de réussite est cette année de 80,3 % (contre 80,2 en juin 2009).
Parmi les admis, 60 % ont obtenu le diplôme avec mention assez bien, bien ou très bien c’est-à-dire avec une moyenne supérieure ou égale à 12/20 (contre 58 % en 2009).
Le taux de réussite de la série collège est de 81,4%, un niveau jamais égalé par le passé dans l’académie. En revanche, la série professionnelle, qui ne représente que 13 % des candidats, affiche un taux de réussite de 78,1 %, en baisse de 5 points par rapport à la session 2009.
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1.Posté par bwarouz le 13/07/2010 16:06

bien mais combien de bacheliers sur une classe d'age par rapport à la métropole ???

2.Posté par HD le 13/07/2010 16:17

"De la poudre aux yeux"
Il a été expressément demandé aux profs correcteurs de l'indulgence dans leur notation.
Cela a été dénoncé dans les colonnes du courrier des lecteurs du Jir et ici même . Tout cela pour que Mustapha Fourar puisse se gargariser des "bons résultats de son académie" devant Luc Chatel qui se gargarisera des bons résultats du travail de son ministère depuis les nouvelles réformes mises en œuvre.

3.Posté par enseignant lucide le 13/07/2010 16:21

Merci Moustapha, grâce à toi on fait mieux qu'en France (métro); mais quelle est la valeur du BAC de maintenant? Combien échoue lors des 2 premières années en FAC? Combien auront un emploi dans ces lauréats?
Que ce soit dans le général ou le professionnel, les profs sont mal considérés s'ils ne font pas passer leurs élèves: des pluies de bonnes notes, une tolérance accrue face à l'orthographe, une construction syntaxique...
Merci aux profs qui aiment le travail bien fait et pas les contrefaçons et qui au risque de se faire taper sur les doigts disent quand ce n'est pas BON.

4.Posté par enseignant lucide le 13/07/2010 16:24

Quelle est la différence entre les enseignants de terrain et les administratifs (rectorat, inspections)?
Les uns ont des élèves, les autres ont des statistiques!

5.Posté par sudiste le 13/07/2010 18:31

zinfos a t il les pourcentages admis, assez bien, bien et très bien,? je ne trouve pas l info ailleurs

6.Posté par le Congo chez Tintin le 13/07/2010 19:48

Il est urgent que les cours dans l'EN pei soient faits en Kreol kzw par des enseignants locaux non chasseurs de prime et de soleil pour que cesse cette odieuse inégalité lol !

7.Posté par Tika2 le retour le 13/07/2010 20:27

Aaah! mon dié séniér, tout y dévir ! set ané, lo blan déor lé pli kouyon kréol ? Lo kaf la ni pli fité lo blan ? Et né na in blan en France i kour kom in kaf ! Aaah mon dié séniér tout' y dévir...lo kaf la asé kouri li lomens kalkil a li?

8.Posté par l'observateur le 13/07/2010 20:59

soyons lucides sur les 9400 candidats si on note normalement que 35% auraient le bac.donc 6000 redoublants. donc il faudrait 240 terminales suplementaires pour les caser. impensable !!!ca couterai trop cher et il faudrai repousser les murs des lycées pour creer ces classes. donc la solution 'est de donner le bac a presque tout le monde.ils ont le bac et l'etat a accompli sa mission.apres? mais aprés demerdez vous aller faire quelques mois a la fac et rejoignez ensuite la cohorte des sans emplois galerez jusqu'a 26 ans pour avoir le r m i ou rsa pour les mecs les filles pourront bien avant suffit de faire un enfant ! voila le realité de ces beaux pourcentages

9.Posté par Tikaf le 13/07/2010 21:27

Indépendemmant de la question du bac, la vraie question est : serions nous (génétiquement) plus bête que la moyenne nationale ? Plus soumis ? Plus complexé ? Inférieur ? Plus con ? Plus naïf ? Plus paresseux ? Plus lent ? Plus gauche ? Plus idiot ? J'en passe et des meilleurs des synonymes ...

10.Posté par Profencolère le 14/07/2010 10:49

Ce taux de réussite est vide. Il n'y a strictement rien derrière, si ce n'est la récurrente pression de la hiérarchie sur les enseignants, surtout les plus fragiles, pour qu'ils notent le plus large possible. Les commissions d'harmonisation et les délibérations sont une vraie cour des miracles. Mais il faut relativiser un point : c'est aussi le cas en métropole. Je le sais pour l'avoir vécu et pour avoir des échos très inquiétants de collègues (de lycée et de Faculté) métropolitains. Cette année, dans le désordre :
un élève à 6 de moyenne générale tout son lycée, que ses professeurs ne sollicitent jamais pour une lecture en classe car on sait qu'il a du mal à lire, qui finit avec la mention assez bien ;
le correcteur qui arrive en délibération et entend des notes qui ne correspondent pas à son propre listing ;
le redoublant avec des appréciations calamiteuses sur son comportement, que le jury du 2nd tour rattrape malgré ses mauvais résultats à l'oral, parce qu'on ne veut plus de lui ;
l'examinateur du 2nd tour qui demande au candidat combien il lui manque de points, sans l'interroger, et les lui donne ;
la collègue psychologiquement fragile à qui on ne donne plus la moindre responsabilité pédagogique, mais qu'on maintient chaque année dans l'équipe des correcteurs du bac car on sait qu'elle ne lira même pas les copies et mettra 15 à tout le monde, etc...
Et vous trouverez les mêmes situations dans n'importe quelle académie métropolitaine. Là dessus, vous ajoutez les règles qui changent chaque année et qu'on découvre au moment des jury, comme le caractère automatique du rattrapage en jury quand le candidat a eu une bonne appréciation (le fameux avis très favorable pour le bac) du proviseur dans son livret scolaire. Or, aucun proviseur ne veut s'emm... avec çà et met la meilleure appréciation à tout le monde (certains utilisent même un tampon, pour pouvoir le donner à leur secrétaire).
Les collègues finissent par renoncer, à force de se heurter à un mur. Les plus courageux se couchent, un peu, dans leur notation, tout en continuant le combat au moment des délibérations, car ils savent que si leur moyenne de correction est trop basse, ils ne seront plus mobilisés les fois d'après de toute façon. On ne gère plus des élèves et leur réussite, mais des flux, des places dans des bâtiments trop exigus. Et là dessus ajoutez les règles d'orientation postbac, qui envoient des inadaptés dans les filières valorisées et sélectives, tout en en écartant les plus méritants qui se retrouvent sur le carreau ensuite. Ce pays est foutu !

11.Posté par Tikaf le 14/07/2010 20:44

Bon bin, c'est bien gentil de gloser sur la qualité du bac...tout le monde sait bien que le bac n'a plus grande valeur puisque pratiquement tout le monde l'obtient...sauf les S avec mention très bien et plus...Mais après les années colonialistes savamment entretenues du complexe d'infériorité...s'ouvre enfin les années d'ouverture d'esprit...

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