Faits-divers

Assises: Son squelette retrouvé... mais comment est-il mort?

Jeudi 7 Juin 2018 - 19:24

La famille de Grégory Béraux
La famille de Grégory Béraux
Jean Joël Gardebien est jugé devant la cour d’Assises pour avoir tué, de façon involontaire, son colocataire Grégory Béraux en avril 2015 à l’Entre-Deux. Après plusieurs mois de disparition, le corps du trentenaire, ou plutôt son squelette, est découvert à 50 mètres du domicile au pied d’une falaise.
 
Ce jeudi, le procès a débuté avec les témoignages d’un gendarme de la section de recherche de Saint-Denis et un criminologue, établissant une partie des faits. Une petite partie car les enquêteurs n’ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent.  En effet, après l’alerte donnée par le père de Grégory en métropole, les gendarmes se rendent à la colocation en mai 2015. Les affaires de la victime sont là, intactes. Sa sacoche – qu’il avait toujours sur lui, selon ceux qui le côtoyaient – est dans la cour près du portail. Son colocataire, Jean Joël Gardebien, présente des griffures sur les bras. Des égratignures provenant des branches de la falaise ? Ou de l’automutilation comme il le prétend. Mais dans la maison, pas de sang, ni le moindre signe de bagarre.
 
Plusieurs individus sont alors placés en garde à vue, en décembre. Il s’agit de ceux avec qui la victime aurait eu un litige ou ceux qui l’ont vu lors d’une soirée entre amis le vendredi soir précédent sa disparition. Ce groupe est pour le moins particulier : des cachets, du zamal, de l’alcool, mais aussi de la violence et des relations parfois ambigües entre les hommes. Cédric, l’ami d’enfance de la victime, entendu par la cour, soupçonne d’ailleurs que plusieurs sont impliqués.
 
Mais pourquoi est-ce Jean Joël Gardebien qui se retrouve devant la cour d’Assises ? Ce coloc, connu pour son tempérament colérique, avait vu leur relation se dégrader. Il se serait aussi montré violent avec Grégory dans le passé : un coup de couteau à la main quelques temps avant, entraînant son évanouissement, hospitalisation et un handicap. Il se serait agi d’un "pacte du sang", selon lui, - où deux personnes se coupent et échangent leur sang en signe de fraternité – qui a mal tourné.
 
Et il y a ce coup de fil, au père de la victime, alors que Grégory Béraux est porté disparu. "Est-ce qu’ils ont trouvé le meurtrier ?". "Je lui ai répondu qu’il s’agissait pour l’instant que d’une disparition inquiétante. Puis il s’est plaint de ne plus pouvoir payer son loyer depuis que Grégory est parti", raconte le père à la cour. "Je ne me rappelle plus, j’étais saoul", répond l’accusé.
 
Les aveux d’un toxicomane menteur, crédibles ?
 
Et surtout. Il a avoué, en garde à vue, s’être battu avec Grégory Béraux et lui avoir asséné un coup de poing. La victime ne se serait jamais relevée. Il avait ensuite porté le corps jusqu’au bord de la falaise avant de le balancer.
 
C’est décidé, il s’agit d’un violent. L’affaire bouclée ? Pas tout à fait. Très vite, au début de l’instruction, Joël Gardebien revient sur ses propos. Non il ne s’est jamais battu avec la victime. Il était chez son ex-femme, complétement éméché. "Comment il (Grégory Béraux, ndlr) est arrivé dans la ravine ?" demande le président du tribunal, Michel Carrue. "Mi peux pas expliquer ça", répond l’accusé. "Pourquoi avoir menti alors ?" Depuis deux ans, il dit avoir été "sous la pression en garde à vue". Et puis il ment tout le temps, à propos de tout, cet accro à l’alcool, au zamal et au Subutex, fatigué d’être interrogé. Donc c’est possible.
 
Et comment Grégory a-t-il été tué? Les ossements, qui ne présentent aucune fracture, n'annulent pas la possibilité d'organes vitaux touchés... par une chute, un couteau... Malgré les incertitudes qui perdurent, les éléments suffiront-ils à incriminer Jean Joël Gardebien ? Le verdict est prévu vendredi. 
 
Soe Hitchon - soe.hitchon@zinfos974.com
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1.Posté par môvélang le 07/06/2018 20:38

zotnaka fer venir l'avocat de nordal lelandais et l'équipe qui fait les enquêtes, zot nora réponse à tout , parske bana lékapab voir désssi un leskelet si lavé un viol ou pas et koman loti fiye lémort!!!!!!!!!!!!! !

2.Posté par Eloise le 08/06/2018 08:17

co-locataaire violent, menteur, drogué et alcoolique. Et innocent ?

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