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Assises Education prioritaire: Des "pseudo concertations" pour la FSU

Lundi 4 Novembre 2013 - 11:48

Assises Education prioritaire: Des "pseudo concertations" pour la FSU
Dans le cadre de la refondation de l'éducation prioritaire, le rectorat organise les Assises de l'Education Prioritaire qui se tiennent actuellement au Parc des expositions de Saint-Denis. Ces assises visent les établissements concernés par le dispositif Eclair (Programme des écoles, collèges et lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite) mis en place par l'Education nationale.

Des assises que ne digèrent guère les syndicats. Premier a les boycotter, la CGTR Educ'action. Parlant de consultation "bidon" et "tronquée", le syndicat précise qu'il ne prendra pas part à ces assises. La FSU a décidé de venir écouter les rendus des discussions menées dans les établissements concernés par le programme Eclair le 3 octobre dernier. Mais d'ores et déjà, le syndicat se dit très critique.

"Il faut savoir qu'à toutes les étapes de ces discussions, les acteurs essentiels ont été écartés. Nous avons été conviés jeudi dernier seulement. Cette méthode, cette manière de faire est l'illustration de la gestion de ce dossier", explique la secrétaire départementale de la FSU, Marie-Hélène Dor. Pour la FSU, le programme Eclair a été mis en place "au forceps" et le syndicat réclame depuis le début le placement de la Réunion en zone globale d'Education prioritaire. "Le dispositif est contesté pour des raisons pédagogiques, sociales et éthiques. On nous empêche de nous prononcer (…). On entend des discours formalisés mais on ne nous laisse pas parler (…). La déréglementation, l'expérimentation sans garantie d'efficacité de ce dispositif est consternant. C'est une insulte à la population", poursuit-elle.

Pour Marie-Hélène Dor, ces assises sont des "pseudo concertations". "On a choisi d'intervenir ici mais c'est verrouillé", souligne-t-elle.

Se pose la question des travaux menés dans les établissements. "Les discussions ? Nous n'avons aucun moyen de vérifier la pertinence des remontées. On ne sait pas qui est là, à quel titre et si elles reflètent la réalité", précise Marie-Hélène Dor.

La FSU regrette que les débats tenus depuis ce matin ne soient pas publics. A l'intérieur près de 400 personnes, selon le syndicat, qui dénonce l'absence des professeurs et parents d'élèves principalement concernés par ces assises.
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1.Posté par noe le 05/11/2013 07:12

Jamais content ce syndicat !
"L'avantage d'être intelligent, c'est qu'on peut toujours faire l'imbécile, alors que l'inverse est impossible" Woody Allen.

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