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Faits-divers

Armée d’un couteau, d’un manche d’aspirateur et de galets, elle sème la panique dans la Maison départementale de St-Leu


Ce jeudi, Thérèsa, jeune mère de 4 enfants a été jugée pour violences avec armes, menaces de mort réitérées et dégradations. Le 21 juillet 2020, elle avait débarqué comme une furie dans le service d’aide sociale à l’enfance et avait grièvement blessé plusieurs des agents.

Par - Publié le Jeudi 28 Avril 2022 à 20:38

Armée d’un couteau, d’un manche d’aspirateur et de galets, elle sème la panique dans la Maison départementale de St-Leu
Les faits racontés ne laissent pas de doute sur la violence de la scène. La veille, Thérèsa avait déjà appelé la Maison départementale (ancien GUT) énervée d’avoir à nouveau reçu une convocation suite à un signalement pour deux autres enfants. 

6 mois auparavant, la mère de famille avait été suivie par les services de l’aide sociale à l’enfance pour son aîné. Au téléphone, elle menace. Le lendemain, alors qu’elle ne se rend pas à la convocation, le père des enfants a la mauvaise idée d’enregistrer l’entretien et de lui faire écouter. Thérèsa entre dans une colère noire, rappelle le service d’aide sociale à l’enfance et met ses menaces à exécution. Elle s’empare du manche en fer de son aspirateur, d’un couteau et de galets et débarque à la Maison départementale de Saint-Leu comme une furie.

La dame à l’accueil reçoit des jets de galets, deux éducatrices spécialisées qui tentent de la raisonner sont elles aussi menacées et sont la cible des jets de galets. 

Quand Thérèsa tombe sur l’éducatrice spécialisée qui l’a accompagnée il y a peu, l’explosion de violence se fait encore plus destructrice. Thérèsa la poursuit jusqu’à son bureau qui s'est refermé derrière elle. L’éducatrice spécialisée terrifiée se réfugie sous son bureau mais la mère incontrôlable tente de la déloger à coups de tuyau d’aspirateur. Finalement elle parvient à lui attraper les cheveux d’une main et de l’autre poser la pointe du couteau de cuisine d’une vingtaine de centimètres juste au niveau de son cou. 

Blessé aux mains, au bras et mordu

C’est à ce moment que le directeur et une employée parviennent enfin à entrer dans le bureau. Tous deux tentent de faire entendre raison à Thérèsa. En vain. Ne pouvant attendre davantage l’arrivée des gendarmes, l’homme essaye de maîtriser la mère de famille en furie. Cette dernière ne se laisse pas faire. Elle le blesse au bras et aux mains avec son couteau mais le mord aussi également tandis que l’autre agent tente de lui faire lâcher le couteau. 
 
"À l’époque, je n’étais pas dans mon état normal", Thérèsa n’en dira pas beaucoup plus face au tribunal correctionnel de Saint-Pierre. Elle assure ne garder que des souvenirs très flous des faits. Sa garde à vue a en effet dû être levée en raison de son état psychologique. Thérèsa a été hospitalisée durant un mois avant d’être à nouveau entendue puis poursuivie et incarcérée. Les premières expertises psychiatriques font état d’une abolition du discernement et d’un délire de persécution. 
 
L’éducatrice spécialisée qui a le plus subi le déchaînement de violences de Thérèsa est la seule à avoir trouvé la force d’assister à l’audience. "Pour moi, elle savait très bien ce qu’elle faisait. Elle est arrivée avec beaucoup d’armes, s’y est pris à l’avance et a proféré des menaces", témoigne-t-elle. En revanche, la victime ne s’explique pas les raisons de cet acharnement. Le suivi avec son fils s’était pourtant bien passé.

Un préjudice financier estimé à plus de 600.000 euros

Ce déchaînement de violence a laissé un profond traumatisme chez les agents de la Maison départementale. 24 ont été en arrêt maladie, 10 en accident de travail. Certains n'ont toujours pas repris leur poste deux ans après les faits. 
 
"L’éducateur spécialisé est en première ligne de la misère sociale. Son but est de développer des alternatives au placement ", tient à rappeler l’un des conseils des parties civiles. 
 
Le Département s’est également constitué partie civile estimant son préjudice financier à plus de 600.000 euros pour le moment. 
 
"C’est tout un service public qui a été dévasté et un raz de marée qui n’a pas diminué", s’inquiète le parquet qui préfère s’appuyer sur une deuxième expertise psychiatrique penchant davantage pour une altération du discernement. Thérèsa serait "plus dans des ruminations que dans un délire". Rappelant les 21 jours d’ITT délivrés à l’éducatrice spécialisée et le casier de la prévenue portant 3 mentions dont la dernière en 2018 pour des violences sur ses enfants, le ministère public a requis 4 ans de prison dont 3 avec sursis probatoire face à une Thérèsa impassible. 

 Lourd traitement médicamenteux 

Son avocate a axé sa plaidoirie sur l’expertise réalisée durant la garde à vue tendant vers une abolition du discernement de sa cliente. La robe noire a également pointé le lourd traitement médicamenteux de Thérèsa. La jeune mère de famille subit également des périodes de dépression, a déjà été suivie et a elle-même été placée en institution durant son enfance. 
 
Le tribunal a finalement lui aussi penché pour l’altération du discernement. Thérèsa est reconnue pénalement responsable des faits qui lui sont reprochés. Les juges sont allés au-delà des réquisitions et ont condamné la mère de famille à 5 ans de prison dont 4 de sursis. Les 6 mois de détention restants sont en revanche aménageables. L’obligation de soins, de réparer les dommages mais aussi l’interdiction de contact avec les victimes et de se rendre à la Maison départementale de Saint-Leu durant 2 ans ont également été prononcés. Les parties civiles ont toutes été reçues et l’audience prochaine sur les intérêts civils fixera la plupart des demandes de dommages et intérêts. D’ores et déjà, Thérèsa est assurée de régler des milliers d’euros de préjudice morale et matériel.


En charge de la région sud de l'île, j'ai la main verte, le pied marin et la tête dans les nuages.... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par HULK le 28/04/2022 23:01

Elle a quand même été capable de faire 4 enfants. C'est bon pour les allocs,non?. est-ce qu'elle avait tout son discernement? En fait, c'est dramatique, notamment pour les enfants. Et si elle avait tué quelqu'un, Le danger était bien réel.

2.Posté par Christophe un admirateur. le 29/04/2022 05:23

C'est très regrettant voire de l'indignation que la direction de ce service et du président du conseil départemental qui ont minimisé cette affaire très grave. Peu de soutien à l'égard du personnel du GUT de St leu malgré les nombreux congés maladie, ils ont été abandonnés seul à leur sort. Que M. Olivier Hoareau quitte son tour d'ivoire et descend sur le terrain. A moins que tous les cumuls de vos fonctions ne vous le permettent pas et ce n'est que normal. Les syndicats sont restés silencieusement muets et attendent patiemment les élections du mois de décembre pour tromper ce personnel. Bon courage à vous tous, soyez courageux et fort psychologiquement.....
Un admirateur.

3.Posté par SERIEUX ?!!! le 29/04/2022 07:20

ET bé, c'est pas mère Théresa !!!!

4.Posté par Une autre tournée ? le 29/04/2022 07:51

" Ce déchaînement de violence a laissé un profond traumatisme chez les agents de la Maison départementale. 24 ont été en arrêt maladie, 10 en accident de travail. Certains n'ont toujours pas repris leur poste deux ans après les faits. "

les technocrates, pour une justification bien argumentée , ça ose tout...

.meme à vous enfermer et vous

faire prter des masques pendant des heures, et vous injecter des produits experimentaux

....mais quand il s'agit de leurs fesses..: pas touche

5.Posté par jon Jaune le 29/04/2022 08:36

C'est rambo le truc

6.Posté par Totoche le 29/04/2022 10:31

En quoi le maire Olivier hoareau peut intervenir sur ce sujet. Travaille t-il au conseil départemental ? Je rêve si c'est vrai. Comment alors peut-il occuper autant de fonctions et d'indemnités qui vont avec ? Vous comprenez le score de l'extrême droite à la Réunion.....Mais lui il a une autre analyse du moment que son poche est bien remplie, il s'en fout du personnel du GUT donc ceux de st Leu.

7.Posté par usager le 29/04/2022 16:27

Toute cette violence que subissent au quotidien les travailleurs sociaux n'est pas prise en considération par les services du département aucune reconnaissance financière des agents qui ont exercé leurs missions pendant tout le confinement....les oubliés du ségur de la santé sont très mal malmenés que ce soit par les usagers, par leur employeur ou par le gouvernement en général c'est honteux !

8.Posté par cheche le 30/04/2022 10:47

24 en arrets de travail,10 en accident de travail.Ca fait un peu beaucoup. Je veux bien pour ceux et celles qui ont été agressées,mais les autres?Certaines n'ont pas repris leur travail 2 ans apres..feignasses,profiteuses..
Elles ont profite de l'occas pour se porter pâle.Pas tres courageuses,quant à leur conscience professionnelle?? et dire qu'il y a encore des toubibs qui distribuent des arrets de travail comme a gravelote.Scandaleux

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