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Blog de Pierrot

Après la Grèce, la France ?


Par - Publié le Jeudi 29 Avril 2010 à 11:03 | Lu 5663 fois

Tous les projecteurs sont actuellement braqués sur la Grèce. Faut-il aider ce pays à s'en sortir alors qu'il est seul responsable de la situation dans laquelle il se trouve, ayant même régulièrement menti et dissimulé la vérité sur ses déficits à ses partenaires? Faut-il le sortir de la Zone Euro? Faut-il exiger qu'il diminue le nombre de ses fonctionnaires et leurs salaires, au risque de mettre le pays à feu et à sang?

Mais de se focaliser sur la Grèce, et sur le Portugal et l'Espagne, permet d'éviter de se poser les mêmes questions sur la France.

Même si notre situation n'est pas aussi catastrophique, elle est loin d'être reluisante.

C'est François Fillon lui même qui déclarait il y a peu que "les caisses sont vides", tandis que le déficit public ne cesse de se creuser. Comme plusieurs autres pays européens, la France reste très loin de la limite fixée par les traités européens d'un déficit public inférieur à 3 % du PIB. Selon l'Insee, au 31 mars dernier le déficit public a atteint 7,5 % du PIB en 2009 et la dette 77,6 % du PIB à 1 162,6 milliards d'euros… Le ministre du Budget François Baroin a promis que la réduction des déficits serait la "pierre angulaire" des réformes à venir. De bonnes intentions qui ont permis à la France de voir sa note AAA maintenue par l'agence de notation Fitch… Très loin donc des BBB- de la Grèce.

Et pourtant... Tous les ministres du Budget ont répété la même chose depuis des décennies, ce qui n'a pas empêché le déficit de se creuser d'année en année, explosant même son record l'année dernière.

Mais après tout, pourquoi s'affoler, puisque nos gouvernants, tout comme ceux de la Grèce il y a encore quelques mois,  ne cessent de nous répéter : "Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien"...


Pierrot Dupuy
Pierrot Dupuy est le fondateur de Zinfos974. C’était le 1er septembre 2008… Aidé d’une petite... En savoir plus sur cet auteur

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99.Posté par Vivien DURIEUX le 06/06/2010 10:35

"Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien"...

Jeudi 29 Avril 2010 - 11:03
Pierrot Dupuy

98.Posté par Ulysse le 18/05/2010 11:23
Il parait que la la dernière blague des traders c'est : "You have liked the PIGS (Portugal, Ireland, Greece and Spain), you will love FUK them (France, United-Kingdom)".
(source : www.jovanovic.com)

6 juin 2010 pour célébrer la libération de BAYEUX première ville de France à être libérée du NAZISME, un "architecte kamikaze", selon un responsable de la DDE de St-Denis comme "Emile ZOLA de l'architecture" selon son avocat à LA REUNION dénonce devant l'EUROPE la corruption, dans un mémoire fini à BAYEUX à NOËL 2008, les abus des Droits de l'Homme, les dénis de Justice rappelant ceux en 1934 !?

Crise conduisant à la démission du Gouvernement dans l'affaire Alexandre STAVINSKY, dont nous avons un remake, avec "THE KARARY GATE" ,devant conduire à la démission du Chef de l'Etat exigé par BAND ZOT TOUT LA RES PUBLICA en créole de BOURBON, ayant le Bourdon y compris du Palais BOURBON, pratiquant l'OMERTA sur la lettre du 26 mars 20010 de Me Christine LAGARDE, comme Ministre de l'Economie faisant un déni de Justice en refusant à la Commission du Palais BOURBON d'enquêter sur "THE KARACHI GATE" d'un com-plot faussement attribué à mon confrère architecte Oussama BEN LADEN, un 8 Mai 2002, D Day de la victoire sur les NAZIS!!!!??? Alors qu'O.B.L. était mourant ou déjà mort comme son mouvement AL KAIDA, engendré comme le HAMAS par la CIA et le MOSSAD se félicitant du 11 septembre 2001, PEARL HARBOURG de la III guerre mondiale !!!??

98.Posté par Ulysse le 18/05/2010 11:23

Il parait que la la dernière blague des traders c'est : "You have liked the PIGS (Portugal, Ireland, Greece and Spain), you will love FUK them (France, United-Kingdom)".
(source : www.jovanovic.com)

97.Posté par Vivien DURIEUX le 15/05/2010 17:58

Poste 41 très intéressant: François Asselineau , sorti de la botte de l'ENA a été invité de Radio Notre Dame, a notamment été interrogé sur la crise grecque, la crise de l’euro et la crise de la “gouvernance européenne” , à écouter son (enregistrement audio):http://u-p-r.fr/?p=941.

CAMBRONNE a raison:" La France est foutue", les KAOÏSTES, au Panthéon fort intéressant, ayant raison:

Dieu est Amour, Justice et Progrés.

Hors la France par le Code Napoléonien nie le parjure ,alors la recherche de la vérité est la base de toute justice, faisant que nous sommes sur le déclin depuis le régicide de Louis XVI de BOURBON.

BENOIT XVI "par amour de la vérité" sa devise ignore "Que se taire c'est trahir" Martin LUTHERKING et se tait sur le 11 et 21 septembre 2001 (wwwReOPen911.info) aux USA et en France!!!????

v.durieux@ool.fr

96.Posté par FAIVRE DANIEL le 13/05/2010 11:23

La situation des plus pauvres,retraités ou chômeurs âgées de plus de 50 ans a qui ont veut faire croire que les caisses sont vides, oui les caisses sont toujours vides quand il s'agit de donner aux plus pauvres qui ont travailler plus pour gagner moins, mais pour distribuer des milliards aux autre pays,ou faire des cadeaux aux milliardaire,a tous les plus riche, cadeaux a tous les ministres,les membres du gouvernement qui dépense notre argent sans compter, tous les Députés,Sénateurs, les Maires,et tous les autres élut qui gaspille des centaines de millions d'euros chaque années, tous ces élus qui préfère laisser mourir les plus âgées qui ne peuvent plus se soigner, toutes ces administrations qui sont gérer par des incapables,qui sont responsable de la misère sociale.

95.Posté par Vivien DURIEUX le 11/05/2010 13:20

Prêter à 5% à la Grèce en tirant sur la planche à billet, comme le fait Claude TRICHET, Directeur de la Banque Européenne, en tirant sur la planche à billets,c'est quasiment certain, n'être jamais payé de retour, et le retour certain à l'inflation, de la république de Weimar que connut le Reich allemand (Deutsches Reich), entre 1919 et 1933 et en France avec l'affaire Alexandre STAVINSKY à la chute du Gouvernement en février 1934!?

Avec in fine une guerre mondiale, commencée le 11 et 21 septembre 2001 aux USA et en France!?

94.Posté par Pierre Frederic Dupuy le 10/05/2010 21:51

93. Si j'ai bien compris votre post, vous parlez du système d'assurance contre les fluctuations de taux de changes utilisant les marchés de produits dérivés (partiels de macroéconomie des marchés financiers ce matin, je suis encore un peu dedans) ? Il me semble que ce système ne permet de se prémunir que contre les variations à court terme, non? Là le débat est sur une variation de long terme des taux de changes.De même l'inflation sous jacente est moins pertinente (mais demeure une donnée) dans le cadre d'une politique monétaire volontariste. En gros on se situerait dans le côté "taux de changes fixes" du triangle d'incompatibilité.

Ouais, je fais mon kakoo, mais je comprends que la moitié de ce que je raconte, je vous rassure.

93.Posté par Prof d'éco le 10/05/2010 21:34

Post 92 Il faudrait aussi tenir compte du différentiel d'inflation sous-jacente entre les deux monnaies: Il peut se compenser par des positions croisées sur les marchés obligataires, qui permettent, en jouant sur les différences de taux et sur le terme , de se couvrir des variations erratiques sur les marchés de matières premières ( les fameux Swaps , basés sur l'algorithme des flux de Fecht )
A condition de jouer le taux de change dans l'autres sens, il devient possible de stabiliser les variations de ses prix de revient dans des écarts-types ne dépassant pas 2 à 3%

92.Posté par Pierre Frederic Dupuy le 10/05/2010 20:40

Tiens, d'ailleurs, j'y pense mais baisse de l'euro favorable à l'industrie, pas sûr. L'industrie française étant essentiellement à ma connaissance une industrie de transformation , elle importe ses matières premières. Du coup une baisse des taux de change renchérit ses intrants. Donc, pour des industries de transformation où la valeur ajoutée par l'industrie française est inférieure à la somme des valeurs des matières premières utilisées, boum, le produit sort plus paradoxalement plus cher qu'avec un euro plus fort.

Démonstration: pour un objet valant 100 euros dans lesquels 80% sont issus du produit importé avant transformation (métal, pétrole, tout ça) et 20% sont issus de la transformation en France. Une baisse de 20% du cours de l'euro donnera une hausse de 20% des 80 issus des marchés étrangers (80/5+80= 16+80=96) et une baisse de 20% du coût de la transformation en France (qui est donc de 20 euros ce qui donne un coût de la transformation en France de 20-20/5=20-4=16) pour un coût total de 96+16=112 donc supérieur de 12% et donc une perte de compétitivité prix.

Alors certes, je doute qu'il y ait une industrie française où les différents coûts sont aussi déséquilibrés en notre défaveur. Cependant, là encore, ça mérite une étude plus approfondie avant de tirer des conclusions.

91.Posté par Pierre Frédéric Dupuy le 10/05/2010 18:08

89. Favorable à l'industrie oui mais pas nécessairement à l'équilibre des comptes! C'est tout mon propos: si on baisse le cours de l'euro, il faut s'attendre au surenchérissement des importations et selon la vitesse auquel un monte et l'autre diminue (qui n'est pas la même), on peut se retrouver avec un déficit plus important qu'au départ! De plus, une baisse rapide du cours d'une monnaie peut être extrêmement pénalisante dans la mesure où les économies nationales sont spécialisées: l'industrie est partie, on ne va pas la faire renaître du jour au lendemain en baissant simplement les taux. Du coup, pour certains produits (au pif, le textile) , les ménages resteront captifs de l'offre étrangère le temps que le tissu industriel se reconstruise, ce qui ne se fait pas en un jour (les savoirs faire, tout ça, ça ne s'invente pas comme ça) . Enfin, il faut être attentif à la devise dans laquelle sont libellés les créances et dettes du pays, c'est à dire de la Nation comme du secteur privé. Imaginons un instant que les dettes du pays soient majoritairement libellées en dollar et ses créances en euros. Une diminution des cours signifie donc que comme nous paierons nos dettes en euro , nous devrons acheter des dollars en plus grand nombre: ainsi si un euro passe de 2 dollars à 1 dollar et que la dette est de 1000 dollars, sa valeur en euro passerait de 500 euros à 1000 euros. Dans le temps inverse, si les créances du pays sont libellées en euro auprès de pays étrangers commerçant en dollar, elles perdront de la valeur (la moitié de leurs valeurs, dans l'exemple) . On peut rapidement ruiner un pays comme ça. Il y a énormément de facteurs à prendre en compte, on ne peut pas se contenter de dire "la baisse de l'euro c'est bon pour les exportations, youplaboum!" . Ca peut au contraire, selon les circonstances, être le coup de grâce dont l'économie n'a pas besoin. Il faut très clairement des études nettement plus poussées.

90.Posté par Vivien DURIEUX le 10/05/2010 17:36

C'est pathétique que le Président BARACK donne des leçons sur l'EURO à Angela MARKEL avec les USA spéculant conrte l'€ avec un $, tirant sur la planche à papier, d'un tigre en papier ,que sont les USA, l'année du tigre de métal, année de guerre dans l'astronomie Chinoise!?

Ayant commencée au nouvel an Chinois du tigre de métal, par l'attaque en AFGHANISTAN,par l'OTAN ,dont la Grèce et la France sont les FRENCH PODLES, des USA!?

La Grèce comm la France, en état de faillite, étant incapable,s comme le Royaume des Pays Bas, d'organiser des élections législatives, sur notre engagement en AFGHANISTAN, où Alexandre le Grand s'était arrêter et où l'OTAN et ses FRENCH-POODLES come les SOVIETS vont subir une défaite méritée

89.Posté par Caton2 le 10/05/2010 12:25

P.F. Dupuy. Vous savez bien que ce n'est pas aussi simple. L'augmentation des exportations est un signal encourageant pour la production industrielle et la croissance. La baisse de l'euro nous aide à sortir de la crise. Malheureusement, le pouvoir d'achat des français sera affecté par l'augmentation des prix du pétrole (payé en dollars), qui plombe nos importations.
En ce qui concerne le nombre de fonctionnaires par habitant, il convient de comparer également les tendances. La France ne cesse d'augmenter son nombre de fonctionnaires, dont l'énorme majorité est statutaire. Ce n'est pas le cas de l'Allemagne (plus de fonctionnaires sous contrat) et tendance constante à la réduction de leur nombre. Dans cette comparaison il convient d'éliminer les extrêmes (pays nordiques pas si loin que ça de la France en proportion de leur population) et le Royaume Uni, qui n'a pas la même "philosophie" en termes d'emplois publics.

88.Posté par Tcherno-Bill le 10/05/2010 08:57

Les balances commerciales dénoncent les importations excéssives

87.Posté par Pierre Frédéric Dupuy le 09/05/2010 22:21

85. - Oui mais à combien en sont les importations? Si leur coût croît plus vite que la valeur des exportations, on l'a dans le c*l
- certes mais le même rapport par rapport aux pays scandinaves ne donnerait pas la même sensation... N'oublions pas aussi que la forte implication des pouvoirs publics dans l'économie française explique en bonne partie la très forte productivité du pays et donc son intérêt pour les capitaux étrangers (la France est l'un des pays au monde qui en draine le plus... Dans le top 3 il me semble) .

86.Posté par l'idiot international le 09/05/2010 21:46

Exportons des fonctionnaires en Allemagne!

85.Posté par Caton2 le 09/05/2010 19:59

83. Deux éléments de réflexion:
1/ à 31,4 milliards d'euros, les exportations (de la France) restent inférieures de 15% à leur pic d'avant-crise (36,9 milliards en février 2008) mais elles n'en sont pas moins à leur meilleur niveau depuis décembre 2008, reflétant la reprise des échanges mondiaux et aussi la baisse de l'euro qui favorise les ventes hors de la zone euro (source Reuters);
2/ en France, population 65 M/h, 5,2 M de fonctionnaires. En Allemagne, population 82 M/h, 4,9 M de fonctionnaires (source iFRAP/Sciences Po).

84.Posté par Kanto le 09/05/2010 19:21

Quand le renard surveille le chat, les souris ont trop peur pour oser danser !

83.Posté par Pierre Frédéric Dupuy le 09/05/2010 18:34

81. - je ne suis pas persuadé, à titre personnel, qu'une baisse de l'euro améliorerait les choses pour la France. Pour une raison toute bête: hors zone euro, notre balance commerciale est bénéficiaire, il me semble. C'est en intra zone euro qu'on perd du pognon parce qu'on importe énormément des pays de l'Est. Du coup, ça serait un pansement sur une jambe de bois.

- le problème de la question de la dépense publique en France est qu'elle est toujours biaisée. Certains Etats ayant une dépense publique comparable s'en sortent fort bien; La question n'est donc pas tant "y a t'il trop de fonctionnaires en France?" (par rapport à quoi, d'ailleurs? C'est quoi le niveau optimal de dépense publique?) mais "à quoi sert la dépense publique?" . Dit autrement: des fonctionnaires pour faire quoi? Le vrai problème, en France, est que pour faire plaisir à des intérêts corporatistes (et je ne parle pas seulement des grosses entreprises mais aussi des syndicats) on a mené des politiques publiques qui marchaient sur la tête: on a tout fait pour sauvegarder l'emploi ouvrier en introduisant le travail précaire et en donnant des aides à l'embauche de bas salaires (et là, bonjour l'effet d'opportunité! ) sans mener de réelle politique de reconversion de l'appareil productif. C'est à dire qu'on a mis des millions pour subventionner la voiture ou l'acier (et ainsi sauver l'emploi des milliers d'électeurs qui allaient avec) alors qu'on aurait dû investir dans la recherche, dans l'éducation, dans la haute technologie. Certes, une génération aurait pas mal souffert mais ça vaut mieux que de sacrifier toutes les suivantes! Il faudra un jour expliquer aux français qu'on ne peut pas concurrencer les chinois, les mexicains ou les slaves sur les emplois à faible valeur ajoutée... Si on a un travailleur sur deux qui est fonctionnaire, ok, mais qu'il travaille dans l'enseignement, dans l'éducation, ... Moi je pose la question: a t'on vraiment besoin d'un ministère des sports?

82.Posté par l'idiot international le 09/05/2010 18:24

La situation de la France n'est en rien comparable à celle de la Grèce, les deux pays ne se trouvent pas situés au même endroit, les populations qui les composent y sont différentes. Contrairement aux apparences, qui sont souvent trompeuses et parfois source d'erreurs, le système économique non plus n'y est pas le même, sans parler de la langue qui est plutôt incompréhensible pour qui ne la pratique pas.Nos situations ne sont pas convergentes car trop centripèdes ( la fameuse loi de lewis )
Il sera difficile de trouver des solutions à ce problème dans de telles conditions...

81.Posté par Caton2 le 09/05/2010 18:02

Ozak, P. F. Dupuy. Je suis avec intérêt votre débat. Juste quelques remarques:
-la baisse de l'euro n'est pas forcément une mauvaise chose, en ce qui concerne nos exportations;
-il est impossible de revenir en arrière, en ce qui concerne l'UE, sauf à ruiner nos économies nationales;
-oui il y a diverses pistes pour réduire le déficit de la France de manière conjoncturelle (impôts directs, indirects, réduction de certaines dépenses), vous les évoquez fort bien. Je crois que ça ne sera pas suffisant. Nous n'échapperons pas à des réformes structurelles, notamment en ce qui concerne le poids trop grand de la fonction publique dans nos dépenses. La Grèce est une caricature de la France à cet égard. Mais il n'est pas besoin d'aller chercher le mauvais exemple hors de nos frontières. Regardons simplement notre chère île...

80.Posté par Pierre Frédéric Dupuy le 09/05/2010 15:55

79.

- Une hausse de l'imposition ne toucherait pas nécessairement d'abord les plus pauvres. Tout dépend de comment est monté l'impôt. Par exemple, un impôt sur les mouvements financiers internationaux sortants pour les particuliers. Ou une taxe lourde sur l'immobilier non habité. Et il est paradoxal de critiquer les délocalisations qui permettent une baisse des prix et de critiquer une taxe qui permettrait de ramener ces productions en France en faisant monter les prix... A un moment, il faudra vous décider.

-excepté que les pays de l'Est ne ramenaient pas que leur corps. Ils amenaient des ressources, des marchés, de l'influence. Notez d'ailleurs que vous reprochiez à la problématique de n'être qu'économique et soudainement , quand l'expansion se fait pour des raisons politiques (sécuriser la frontière est de l'Europe contre la Russie), ça vous paraît néfaste. De plus, l'ouverture vers l'Est a été un mauvais calcul pour la France (on y perd régulièrement des parts de marché, alors que la France en gagne sur les pays émergents du reste du monde) mais a été un bon calcul pour d'autres pays (Allemagne, certains pays scandinaves, ... ) . Sur une stratégie européenne, on ne peut pas se limiter à penser franco-français.

- Vous rigolez ou quoi? Un contrat signé reste signé, quoi qu'il arrive , et en cas d'annulation les Grecs auraient de toute façon dû passer à la caisse avec des pénalités. Le seul contrat qu'on a en cours avec les grecs et qui sera maintenu c'est un contrat pour 15 hélicoptères super puma pour 400 millions d'euros. Or on va leur prêter 6,3 milliars dont 3,9 rien que cette année! Et définissez un peu business pour voir, vu que vous semblez considérer que la chute de l'euro et des nations en fait partie. Or , la chute de l'euro c'est mauvais pour tout le monde sans parler de la banqueroute d'un Etat pour ses citoyens...

- le problème c'est que vous ne calculez absolument pas si ces 10% sont liés au train de vie des politiques et des très hauts fonctionnaires. 10% d'économie, ça peut être prélevé partout: immobilier, petits fonctionnaires pléthoriques dans certaines administrations, ...

-

79.Posté par OZAK le 09/05/2010 03:24

77.Posté par Pierre Frédéric Dupuy le 09/05/2010 00:11

... Ensuite, il existe encore un certain nombre de possibilités pour augmenter l'imposition ou diminuer les dépenses. Je pense par exemple à une hausse de la TVA ou à des taxes écologiques à la vente. Ou à la suppression d'administrations ne servant à rien.

Réponse: augmenter l'imposition ? Certes mais cette augmentation ne concernera qu'une tranche de la population, celle aux revenus moyens qui n'a pas les moyens de bénéficier des niches fiscales. Si on prend l'exemple de la Reunion, nombre de foyers sont non imposables.
Diminuer les dépenses ? On en revient à mon argument de la " gabégie publique"
Hausse de la TVA ? La consommation ralentira quoiqu'on en dise et cette augmentation taxera les bas revenus.
Supprimer certaines administrations ? Le politique ne va pas se priver de postes où placer ses amis. Regarder SARKO il avait promis un gouvernement restreint. Résultat: moins de ministres mais explosion des secrétaires d'Etat, des commissions etc...

.....Soyons honnête: ce n'est pas tant ça qui a coulé l'Europe que le manque d'ambitions. Lorsque l'on a ouvert aux pays de l'Est notamment, certains pays (Allemagne en tête) ont refusé d'augmenter le budget européen. Du coup, même budget pour plus de gens= un rattrapage économique qui ne s'est pas fait. De ce fait, les pays de l'Est se sont lancés dans une course à la surenchère libérale pour attirer le pognon dont ils avaient besoin. Certes, leurs budgets n'étaient pas très catholiques. Ceci étant dit, on les a par la suite incité à tricher et à se mettre dans des positions économiques dangereuses de cette façon.

Réponse: L'entrée dans la CE c'est comme un mariage: qu'est-ce que le candidat met dans la corbeille de la mariée. En l'espèce, rien. C'était même à l'Europe de financer leurs développemenst. Je me souviens d'un débat de responsables Européens qui laissaient entendre que ces pays vont coûter plus chers qu'ils ne vont en rapporter. Un exemple, la Roumanie quasi moyennageuse. Il faudra des milliards d' euros pour que le niveau de vie soit comparable au pays de l'Ouest, alors même que dans la zone euro primitive, il y a du retard dans nombre de domaines ( ex: on finance en Roumanie , Pologne des élevages de porcs, qui viennent ensuite concurrencer nos éleveurs français qui du coup perçoivent des subventions. Idem pour la fraise espagnole, et en italie ou la mafia se gave des subventions faute de contrôles européens. Vous me direz que ces pays ne peuvent donner ce qu'ils n'ont pas. Je réponds " Accepterez vous de créer une société quelconque avec un associé qui n'apporte que son corps ?" Non et bien en politique c'est possible car le politique s'en fiche: c'est le contribuable qui paie pendant que politique prend un peu plus de pouvoir. Le but poursuivi était surtout de "faire sortir" un peu plus ces pays de l'influence de la Russie.

......Bah, vu le tarif auquel on les fait payer, c'est presque intéressant pour nous. On emprunte à environ 3% si je ne m'abuse et on se fait rembourser à 5%. Du coup, on se met deux points dans les poches. Et le plan d'économies mis en place peut rapporter suffisamment de pognon. L'important, c'est qu'il soit appliqué.

Je ne retiens que votre dernière phrase: au regard de ce que l'on demande à la Grêce de sacrifier, il y a plus de risques que l'on ne soit pas payé. Et il se dit que la France a été contrainte de donner cet emprunt à condition que la Grêce hônnore ses contrats d'achats d'armes avec la France. Voyez qu'il n'y a pas de morale. C'est du bizness. Si la Grêce coule elle entraîne avec elle des banques, des pays ( emprunts, contrats etc...), l'Euro en prend un coup ( le dollar redevient la valeur de référence).

.....- enfin, sur le train de vie de l'Etat, j'aimerais sérieusement savoir à combien ça nous mène, mis bout à bout. J'ai dans l'idée que ça ne fera qu'une goutte d'eau dans le déficit mais bon... leur référence)


Eh bien çà fait un sacré tas d'euros. Nous dépensons près de 420 millirds d' euros pour des recettes de 270 milliards ce qui donne un déficit annuel de 150 milliards. A elle seule la charge de la dette est de 43 milliards d'euros. 10% d'économies dans tous les ministères couvriraient la charge de la dette. Il y a du nettoyage à faire.

78.Posté par Vivien DURIEUX le 09/05/2010 02:01

"Se taire c'est trahir" Martin LUTHERKING de la Grande Louisiane, sous une marée noire, ayant raison tout comme le gros blanc de l'île Bourbon:

Raymond BARRE disant sur son lit de mort à ses fils, comme agrégé d"économie, conseiller international dans des pays ne connaissant pas la crise que:

"Bien des coups de pieds aux culs se perdaient dans les microcosmes de la politique politicienne" et que "Le déclin de la France n'est pas inexorable"!?

Malheureusement personne au Palais Bourbon, ni à STRASBOURG où Mme Eva JOLY , Députée Européenne soit disant anti corruption , a été élue Députée anti corruption le 8 juin 2009 ou Mme Huguette BELLO élue le 8 octobre à la Mairie de ST-Paul n'en a cure, comme Députée de l'île Bourbon au Palais Bourbon!?

Devant conclure comme CAMBRONNE ,que:

"La France est foutue" GUENST KAPOUT" en ce 8 Mai 2010!?

" Où on ne nous dit pas tout" Anne ROUMANOFF!,/

70.000 Français Musulmans et Chrétiens étant massacrés à SETIF le 8 Mai 1945, comme CANNES 2010 va le faire savoir INCH ALLAH AKBAR , mais en étant ALZHEIMER que 10.000 Français Musulmans, Chrétiens et Juifs ont été massacrés le 5 et 6 juillet 1962 à ORAN!?

77.Posté par Pierre Frédéric Dupuy le 09/05/2010 00:11

73.

- "S'agissant d'une faillite éventuelle de la France, certes elle peut se renflouer par ses biens, mais combien de temps pourra t-elle tenir étant donné que son outil de production est quasi délocalisé ?"

Longtemps. Pour deux raisons: d'abord parce que malgré les délocalisations, le chômage n'a pas réellement augmenté massivement. Certes, il y a beaucoup à dire sur les chiffres officiels, mais passons, puisque l'important n'est pas là: d'abord, il faut noter que le PIB français a continué à croître donc ses rentrées d'argent aussi. Ensuite, il existe encore un certain nombre de possibilités pour augmenter l'imposition ou diminuer les dépenses. Je pense par exemple à une hausse de la TVA ou à des taxes écologiques à la vente. Ou à la suppression d'administrations ne servant à rien.

- "S'agissant de l'europe, l'élargissement s'est faite trop vite et on y a admis des pays dont l'économie "n'était pas trop catholique" mais on a fermé les yeux car "ceux qui ont le pognon" voulaient le plus vite possible d'une part, un marché commun à leurs bottes et d'autre part "un autre marché" à l'Est avec pleins de consommateurs à conquérir. Le politique quant à lui, voyait dans cette grande europe, l'occasion de créer un bloc politique pouvant faire jeu égal avec les USA mais encore une fois il s'est trompé sur la loyauté de certains candidats ( fidèlité aléatoire - cas de la pologne qui a trahi les européens en s'engageant en Irak aux côtés des USA -, budgets menteurs etc...). "

Soyons honnête: ce n'est pas tant ça qui a coulé l'Europe que le manque d'ambitions. Lorsque l'on a ouvert aux pays de l'Est notamment, certains pays (Allemagne en tête) ont refusé d'augmenter le budget européen. Du coup, même budget pour plus de gens= un rattrapage économique qui ne s'est pas fait. De ce fait, les pays de l'Est se sont lancés dans une course à la surenchère libérale pour attirer le pognon dont ils avaient besoin. Certes, leurs budgets n'étaient pas très catholiques. Ceci étant dit, on les a par la suite incité à tricher et à se mettre dans des positions économiques dangereuses de cette façon. Quant à la guerre en Irak, je rappelle quand même que le positionnement franco-allemand était une exception en Europe et que nombreux étaient les pays, même membres de l'Union depuis longtemps, qui se sont engagés dans cette guerre.

- "En tout état de cause, on s'est fait berné et on va payer cher. La France emprunte pour aider la Grêce mais ce pays pourra t-il payer ses emprunts étant donné qu'elle n'arrive déjà pas à honorer ses dettes ( ces emprunts ne serviront qu'à payer des dépenses de fonctionnement) ? Tout cela c'est un poker menteur. "
Bah, vu le tarif auquel on les fait payer, c'est presque intéressant pour nous. On emprunte à environ 3% si je ne m'abuse et on se fait rembourser à 5%. Du coup, on se met deux points dans les poches. Et le plan d'économies mis en place peut rapporter suffisamment de pognon. L'important, c'est qu'il soit appliqué.

- enfin, sur le train de vie de l'Etat, j'aimerais sérieusement savoir à combien ça nous mène, mis bout à bout. J'ai dans l'idée que ça ne fera qu'une goutte d'eau dans le déficit mais bon...

76.Posté par Pierre Frédéric Dupuy le 08/05/2010 23:56

Tenez, pour ceux qui s'inquiètent de l'endettement de la France: savez vous que la France a un taux d'endettement publique rapport du PIB non seulement en dessous de la moyenne européenne mais également en dessous d'autres "grands Etats" tels que la grande donneuse de leçons allemande? Savez vous que les analystes économiques s'accordent à dire qu'il faut modifier le traité de Maastricht pour y intégrer l'endettement privé car le cas espagnol a prouvé qu'un pays pouvait être non endetté mais avoir une situation économique bancale si sa population est trop endettée? Or savez vous que l'endettement privé en France est également en dessous de la moyenne de la zone euro? (http://www.senat.fr/rap/r08-342/r08-34231.html) Savez vous aussi que la France bénéficie d'un très gros avantage par rapport à la plupart des autres pays: sa dette est essentiellement détenue par des épargnants français?

75.Posté par OZAK le 08/05/2010 23:43

Post 23 à OSAK et Boyer :
Je repète : je ne suis pas sarkozyste. stop. faut pas mélanger l'aspect bling bling qui alimente et fait vendre les revues people avec l'état des finances de la France qui date.

Ben oui que çà date. JE répète que les politiques sont tous des voleurs d'espoir. Ils promettent des jours meilleurs mais seuls les leurs sont meilleurs. Le but c'est de s'insatller au pouvoir, d'y mettre ses amis "leviers" et de servir les tenants du capital. Il serait aveugle de croire que c'est le politique qui gouverne un pays: c'est le pognon et celui qui détient le pognon et ce type d'individu ignore l'intérêt général.

S'agissant d'une faillite éventuelle de la France, certes elle peut se renflouer par ses biens, mais combien de temps pourra t-elle tenir étant donné que son outil de production est quasi délocalisé ?

S'agissant de l'europe, l'élargissement s'est faite trop vite et on y a admis des pays dont l'économie "n'était pas trop catholique" mais on a fermé les yeux car "ceux qui ont le pognon" voulaient le plus vite possible d'une part, un marché commun à leurs bottes et d'autre part "un autre marché" à l'Est avec pleins de consommateurs à conquérir. Le politique quant à lui, voyait dans cette grande europe, l'occasion de créer un bloc politique pouvant faire jeu égal avec les USA mais encore une fois il s'est trompé sur la loyauté de certains candidats ( fidèlité aléatoire - cas de la pologne qui a trahi les européens en s'engageant en Irak aux côtés des USA -, budgets menteurs etc...).

En tout état de cause, on s'est fait berné et on va payer cher. La France emprunte pour aider la Grêce mais ce pays pourra t-il payer ses emprunts étant donné qu'elle n'arrive déjà pas à honorer ses dettes ( ces emprunts ne serviront qu'à payer des dépenses de fonctionnement) ? Tout cela c'est un poker menteur.

Pour conclure, il est plus que manifeste que le train de vie de l'Etat français plomble nos finances et l'exemple vient d'en haut ( voyages de SARKO à l'étarnger, en province - plus de 800 flics pour le protéger-, dépenses de l'Elysée, des ministres - qui louent des avions privés puis quand c'est mis sur la place publique, le peuple n'a droit qu'à leurs excuses-

La gauche, la droite tous s'entendent: le clanisme l'emporte ( ainsi Miterrand et Balladur ont soumis heureux, aux parlementaires en liesse ( étant généralement élu local) la fameuse loi d'amnistie les lavant de toutes les magouilles commises.

De même, ils ont voté mains jointes le quinquenat , comme çà terminé la consultation de mi-mandat. En fait, les politiques ne poursuivent qu'une seule stratégie: comment éviter d'être contrôlés ( la dernière idéee de SARKO de réformer les chambres régionales des comptes procède de cette volonté). Je me souviens qu'une fois, un contrôleur financier ( un dans chaque ministère chargé de contrôler et d'avaliser les dépenses) avait tiqué sur une dépense - volonté expresse du ministre-, l'estimant ne pas répondre aux régles de comptabilité publique. La réponse n'a pas tardée: muté par son ministre des finances et remplacé par un fonctionnaire moins scrupuleux.

74.Posté par Caton2 le 08/05/2010 20:12

Anonyme. Même si j’adhère, encore une fois, à l’essentiel de votre analyse, je ne crois pas que « les replis sur soi, d'ordre identitaire, éthique, confessionnel ou même corporatiste, d'aujourd'hui, illustrent parfaitement le refus de fractions de la population à agréer cet effondrement programmé ». Je pense qu’au contraire ces comportements participent de la désintégration des valeurs communes des différentes civilisations qui ont permis la conquête de notre planète par l’homo, pas si sapiens que ça. Ces civilisations avaient des différences de croyances religieuses, de philosophie, voire d’organisation sociale, mais elles avaient un fonds commun fait de recherche de connaissance, de pratique de la raison, d’organisation à l’échelle des territoires que leurs conquêtes les obligeaient à gérer. Désormais, la planète terre est conquise, les nations ont défini des frontières terrestres. Mais ces frontières terrestres sont désormais obsolètes. L’économie, gérée par des ordinateurs de plus en plus puissants est devenue mondiale et instantanée. Même les traders sont dépassés par la vitesse de déplacement des capitaux d’un coin de la planète à l’autre. Ces capitaux sont-il russes, chinois, américains, européens ? Au départ oui. Mais ensuite ? Les valeurs "travail" et "technologie" ne sont plus les clefs de voûtes de l'économie. L'ère de l'ingénieur "roi" modèle de nos sociétés industrielles est finie, L'économie se joue au casino de la bourse. Ce sont avant tout les intérêts économiques d'un nombre minoritaire d'humains qui désormais décident du destin de ce monde. Des intérêts dont on se demande même s'ils obéissent à une volonté de conquête ou de domination des nations tellement ils paraissent plus circonstanciels que stratégiques. Des intérêts qui permettent aux pays riches de rémunérer grassement leurs politiques, leurs élites du monde économique industriel et juridique, les hauts fonctionnaires et les cadres, d'assurer un niveau de vie général relativement élevé à tous, et de maintenir en état de survie les « pauvres » grâce à des revenus garantis et des aides sociales. Des intérêts qui, moyennant de confortables commissions données aux roitelets des pays du tiers monde permettent d'exploiter les richesses des pays pauvres, sans aucune contrepartie pour la population vivant en dessous du seuil de pauvreté. Cette conception de l'organisation du monde a effacé de notre modèle social le peu d'humanisme qui y subsistait. Le vide créé est tel que s'y développent aisément tous les comportements identitaires, éthiques, confessionnels, corporatistes, qui, surtout dans leur forme extrémiste ou sectaire, ont le mérite, aux yeux de leurs adeptes, d’être structurants, voire rassurants.
De toutes les idéologies laïques fédératrices , seule prospère l'écologie, qui arrive à mobiliser à peu près autant à droite qu'à gauche, et qui fédère la plupart des jeunes de nos sociétés riches et « évoluées ». Je note qu’il s’agit d’un mouvement qui est fondé sur la critique de ce qui a été fait par l’homme jusqu’à présent. L’idéal de vie de l’écologie passe donc avant tout par un refus. Rien à voir avec l’esprit de découverte et de conquête qui a, dans le passé, caractérisé le développement humain. Je ne porte pas de jugement sur le bien fondé des multiples visions de l’écologie. Je remarque simplement que l’heure est à s’interroger sur notre développement, non à aller encore de l’avant, comme le propose cette folle société du « fric virtuel ». Pendant ce temps là, les trois quarts de l’humanité se démerdent avec un dollar par jour et encore. Cherchez l’erreur !

73.Posté par anonyme le 08/05/2010 07:17

68.Posté par Caton2 le 02/05/2010 12:09


Je partage tout à fait votre assertion : "notre société est aussi dingue que notre économie". Peut-être parce que notre société est beaucoup trop structurée au diapason d'une économe néo-libérale. Je reviens de Rodrigues, où des anciens me parlaient de l'entraide et de la solidarité, qui existait autrefois entre voisins, alors que maintenant, le moindre de coup de main se monnaye (ce n'est pas une généralité, il y a des exceptions).


Quant à nos jeunes diplômés, même avec des niveaux d'instructions conséquents, je ne suis pas sûr qu'ils appréhendent réellement ce qui nous attend, surtout ceux issus des cursus socio-économiques, puisque la plupart y ont intégré précisément la pensée néo-libérale, sans trop se poser de questions ; l'individualisme ambiant y étant maitresse, il est logique que la grande majorité finisse par adopter des comportements d'amants attentifs et dévoués.

Un monde meilleur pour ces futurs actifs, cela se résume surtout d'abord au chiffre net qui figurera en bas d'une fiche de paie : le reste, y compris la retraite, ils verront après, lorsque les fantasmes d'envies consuméristes seront satisfaits. Or nous savons que cette addiction a pour vocation de ne jamais rassasier.

Pour ce qui est des autres, soumis en effet au déterminisme social, leurs souhaits sont identiques, puisqu'ils baignent et sont soumis au même formatage d'un bonheur essentiellement matérialiste, mais la lutte est plus ardue : sans réseaux, familiaux et sociaux, ils ne peuvent compter que sur leur ténacité, leur habilité sociale, et leurs curiosités, qui peuvent pourtant s'avérer insuffisantes, lorsque des difficultés inhérentes à leur propre histoire personnelle deviennent insurmontables.


Néanmoins, il me semble, que presque tous, à part certaines individualités marginales (quoique !), ont le sentiment que quelque chose ne tourne plus rond, que notre monde devient ivre, que notre société produit du pathologique angoissant : les générations précédentes, qui avaient vécu les affres de conflits et les enthousiasmes de leurs termes, croyaient encore au progrès, avec tout ce qu'il était supposé entrainer, d'égalité et de prospérités, qu'ils soient ou non des fidèles d'idéologies ou de religions, et leurs parcours ont souvent servi de modèles constructeurs pour leurs enfants ; or, de nos jours, plus aucune valeur, hormis celle de l'argent, n'existe, et ne peut remplacer l'omniprésence de celle-ci : quel avenir durable peut se bâtir sur du sable mouvant, susceptible à la plus petite secousse boursière, de s'évanouir à jamais ?


Il en résulte du cynisme teinté d'égoïsme, un fatalisme déviant, déifiant des règles amorales telles que "la fin justifie les moyens" ou "moi le premier, les autres après" amenant l'acceptation comme choses normales, de conduites autrefois encore contenues par le bon sens ou la simple dignité : la corruption intellectuelle de nos élites, la bassesse de procédés commerciaux, l'étalage sans retenue de vies privées, la marchandisation de tout ce qui peut l'être, jusqu'à l'intégrité intime de l'être humain.


Tout est possible n'est ce pas ? Sous entendu, "no limit" : quelle civilisation peut croitre sans sillons directeurs ? Les replis sur soi, d'ordre identitaire, éthique, confessionnel ou même corporatiste, d'aujourd'hui, illustrent parfaitement le refus de fractions de la population à agréer cet effondrement programmé, et leurs réactions de groupes, y compris celle de la jeunesse, en tant que corps social, suscitent suffisamment de commentaires troublés, pour que nous nous posions enfin les bonnes questions.


A commencer par la première d'entre elles : où allons-nous ?






72.Posté par Apat rate chik le 07/05/2010 17:13

Chikun Prend tes gouttes, détends toi , 2012 c'est dans longtemps.....

71.Posté par chikun le 07/05/2010 16:31

"Dans la Grèce surendettée et non compétitive, les fonctionnaires pléthoriques avaient droit à un 14 ème mois et à une retraite à 53 ans.

"La Grèce, c'est une copie de France en pire", expliquait mardi un banquier d'Athènes à l'envoyé spécial du Figaro, Renaud Girard. : "Des lois pour tout, des avantages inouïs consentis aux salariés du secteur public, des minorités syndicales capables de prendre en otage les monopoles d'Etat dans les transports, une fonction publique hypertrophiée... Ce système, que finançait un endettement toujours plus lourd, ne marche plus".



la menace rose de 2012 reste vive malgré l'indigence crasse des leaders gauchos. Fuir semble donc la meilleure voie, comme le fait Sarkococo qui n'ose pas tailler dans le vif de la gabegie publique socialisante marxiste.'

70.Posté par sam le 05/05/2010 15:25

si le gouvernement français, veut faire des économies, il devrait commencer par le budget de l'élysé, des ministères, de l'assemblé national, du sénat, de la cour des comptes, et de toutes ses voitures de fonctions, vant des s'attaquer au trvailleur!!

69.Posté par Vivien DURIEUX le 02/05/2010 12:39

Après les mensonges de la Grèce à l'EUROPE," YEUX GRANDS OUVERTS" en Arabe Phénicien et fille du Roy AGENOR de PHENECIE, pays de ma grand mère créole comme mon père!?

Que dire des Lycées financés par l'EUROPE passant à LA REUNION de 35.000.000 F à 35.000.000 € et 55.000.000 € à l'exécution , expliquant que la pyramide inversée déménage des caisses avant le 21 Mars où les Français ont dit "SHIT" le mot de Cambronne, dans la langue de la Perfide Albion, pour le premier jour de l'an SHIIT très férié à TRIPOLI fief SHIIT où ma grand mère était née!?

Que dire des mensongee d'un Juge à nos avocats devant l'EUROPE concernant Jeanne FRUTEAU, notre Jeanne d'ARC peï!?

" On ne nous dis pas tout" Anne ROUMANOFF!?

v.durieux@ool.fr

68.Posté par Caton2 le 02/05/2010 12:09

Anonyme, je suis en phase avec votre analyse, largement inspirée des analyses du GEAB. Vous avez raison de souligner que vraisemblablement le pire est devant nous . Mais là où je ne vous suis pas c’est sur l’idée que nos jeunes pressentiraient les bouleversements futurs, qu’ils traduiraient par des dérives incontrôlées et incontrôlables. Je crois qu’il y a un manque d’espoir (no futur) chez les jeunes, qui repose essentiellement sur le constat que la progression sociale est sujette à des paramètres (niveau d’études, lieu de naissance, origine sociale, physique…) bien identifiés, et qu’autrefois on ne médiatisait pas autant . La société est devenue d’autant plus anxiogène pour les jeunes, qu’ on communique trop sur leur destinée et qu’ils sont au centre de tous les débats, comme en ce moment en ce qui concerne la réforme des retraites. Comment les jeunes pourront-ils payer nos retraites ? Avant même qu’ils aient commencé à travailler, on les met en scène dans un futur lointain avec le poids de nos retraites sur le dos. Quelle image enthousiasmante ! Les jeunes sont au centre de l’économie de consommation. Ils sont devenus la cible privilégiée du marketing et de la culture de masse. Le cinéma produit essentiellement pour un public jeune. Ce n’était pas le cas dans les années soixante. En donnant trop d’importance à nos jeunes, on ne leur donne que peu de chance de se construire une conscience.
Car je ne crois pas que les jeunes perçoivent (sauf ceux qui ont un niveau d’études suffisant dans le domaine économique), l’ampleur de la crise économique qui nous attend. Ce qui est vrai, c’est qu’il n’y a plus d’idéologie pour cimenter leur vision d’un monde meilleur. La société moderne, qui valorise l’individu, a ringardisé les valeurs qui permettaient aux âmes jeunes d’espérer échapper au déterminisme, d’espérer dans l’avenir. Les religions, les idéologies matérialistes ne jouent plus leur rôle de lien social. C’est la jungle intellectuelle, où les croyances archaïques, les pratiques religieuses dégradantes trouvent facilement leur place chez des jeunes en total désarroi. Et puis, vous avez raison : lorsque les études se prolongent, elle ne forment plus elles déforment. Combien de jeunes se retrouvent complètement hors jeu dans la société, après de longues et inutiles études ? Qui est coupable ? La société, qui a trop valorisé les études universitaires et oublié « l’apprentissage » ? Les parents, qui ont mis la pression sur ces jeunes ? Les jeunes eux mêmes qui n’ont pas voulu regarder vraiment les débouchés de leurs études ? Notre société est aussi dingue que notre économie.

67.Posté par Vivien DURIEUX le 01/05/2010 14:37

Le système mondial TEL QU'IL EST peut effectivement se crasher, mais le progrès surgit parfois du chaos, comme le siècle dernier l'a montré.
http://jean-jacques@lapopste.net

La crise n'est pas mondiale , comme le démontrent le BRESIL, l'INDE et la CHINE mais aux USA et en FRANCE les pots de vin sont 10 fois supérieur en montantsselon Me Eva JOLY devant M COPE et M BADINTER à la TV!?

Résultat une croissance négative ou proche de 0 en France, faisant qu'en 2025 le BRESIL sera la première puissance économique au monde ,suivi de l'Inde et de la CHINE où Raymond BARRE, agrégé d'économie était consulté et écouté, pas comme en France ou "96% des français sont des cons" selon George FRESCHE, Président de SEPTIMANIE, polyglotte ayant raison malheureusement!?

La France n'étant même pas capable d'exiger des élections législatives avant la St Jean 2010 ou d'exiger que M Edouard BALLADUR et M. Nicolas SARKOZY répondent devant la Cour de la République pour crime contre LA RES PUBLICA comme marchands d'armes!?

Notre Direction de la Justice et non Pouvoir Judiciaire le 30.04.10 relaxant Charles PASQUA, pourtant recherché par 2 mandats internationaux d'INTERPOL comme le faisait remarquer Eva JOLY ne recueillant que 15% d'intention des français comme Présidente j'espère avant 2012 si les français ont du harpon en créole de Bourbon!!!!?????

66.Posté par jean-jacques le 01/05/2010 09:21

Anonyme,
votre démonstration est brillante, c'est en effet l'un des scénarios possibles.
J'ai juste envie de dire que le pire n'est jamais sur.
Le système mondial TEL QU'IL EST peut effectivement se crasher, mais le progrès surgit parfois du chaos, comme le siècle dernier l'a montré.

65.Posté par boyer le 01/05/2010 06:50

Les entreprises du CAC 40 vont bien ; elles ont publié des résultats satisfaisants pour l’année 2009, quelques 47 milliards d’euros, en recul tout de même par rapport à 2008, et un chiffre d’affaires en recul, lui aussi, de 20% environ. Elles ont versé aussi beaucoup de dividendes: 56% des bénéfices, c’est beaucoup, c’est beaucoup plus que les années précédentes où le taux de distribution avoisinait les 40%!!!

De plus Copé et Sarkozy ont permit un "allègement" fiscal de 20 milliards d'euro au cac 40 en 2008.

64.Posté par anonyme le 30/04/2010 22:35

62.Posté par jean-jacques le 30/04/2010 18:51


Nous ne connaitrons plus de croissance à 3 % avant u[au moins]u 10 ans. Et c'est un minimum, soyons réalistes.

Sérieusement, j'en suis intimement convaincu.

Plus concrètement, je suis persuadé, conformément à la théorie avancée par le GEAB (un des rares à voir prévu le dernier séisme bancaire), que nous verrons, d'ici 18 à 24 mois, une crise financière pire que celle que nous venons de traverser : selon le graphique du W, nous sommes aujourd'hui sur la phase ascendante du milieu, avec de légères éclaircies, mais la phase descendante sera encore plus glissante que la première.

Et nous aurons d'autant plus de mal à nous en sortir, que les fonds d'investissements (souverains, ou privés) auront déjà été largement employés, que les croissances des pays émergents ne s'en seront pas encore remis, et surtout que les politiques de rigueur actuellement mis en œuvre produiront les mêmes effets, que celui qui a affecté (et continue d'affecter) le Japon depuis sa crise immobilière, du début des années 90.

Les PIGGS sont au plus mal (20% de chômeurs en Espagne !), les BRIC s'essoufflent (la consommation intérieure chinoise stagne, la Russie vogue encore un peu sur la demande de brut malgré son industrie sinistrée, quant à l'Inde ou au Brésil, finies les années d'embellie des exportations insufflant des devises, face à un yuan qui se refuse à une parité monétaire véridique), l'Europe fête bientôt ses 10 ans de l'euro dans la douleur des sacrifices, en commençant par le berceau de ses valeurs démocratiques, et les USA continuent de vivre sur leur grand pied d'un déficit abyssal, qu'ils présupposent pouvoir résorber, en s'appropriant les richesses de pays soumis : voilà le monde tel qu'il est, les yeux grands ouverts, et il est si angoissant, que personne ne souhaite le regarder de visu, craignant d'en avoir la raison ébranlée, incapable surtout, u[pour personne]u, d'en prédire les suites, insoupçonnables et dommageables à l'échelle de l'Humanité.

Seuls nos jeunes, me semble-t-il, plus sensibles, et moins formatés d'idéologies, le pressentent, et leurs dérives, de plus en plus fréquentes, désordonnées et incomprises, ne sont d'ailleurs, de mon point de vue, que des illustrations de leurs ressentis, suffisamment éloquentes pour qui veut seulement les apercevoir.

Quelqu'un disait, ce qui est triste avec les études, lorsqu'elles se prolongent, c'est qu'elles déforment bien plus qu'elles ne forment : nos élites sont les moins à même aujourd'hui, de nous sortir du pétrin qui nous attend, ne nous faisons pas d'illusions.

Demain, dans une société bouleversée et complétement dé-régulée, économiquement et socialement, la priorité reviendra aux choses simples, à commencer par pouvoir se nourrir : vous pouvez sourire, mais beaucoup souffriront de ne pas l'avoir compris.

63.Posté par Pierre Frédéric Dupuy le 30/04/2010 20:11

61. L'ouvrage parle de la disparition des classes moyennes en tant que réalité objective: il s'agit grosso modo de dire que les sociétés sont certes devenues plus inégalitaires mais non parce que les riches se sont considérablement enrichis (ce qui est aussi vrai, mais n'est pas suffisament important pour expliquer l'intégralité du phénomène) mais parce que l'échelon central de la société, là où se dessine le salaire médian, s'est dépeuplé. Les "un peu aisés" sont devenus "pas trop pauvres", les aisés sont devenus "pas trop riches" . Du coup, cette classe moyenne fiscale dont vous parlez n'existe quasiment plus: vous parlez de gens qui sont trop riches pour être aidés et pas assez pour s'en sortir seuls. Mais au final, ce groupe social est en déshérence: depuis 10 ans, ces gens sont soit devenus suffisament riches pour s'en sortir soit trop pauvres pour être considérés comme "moyens". Ils n'existent plus, stricto sensu (même si, dans les enquêtes d'opinions, beaucoup de gens considèrent y appartenir encore)

C'est l'inverse: la langue de bois, c'est prétendre que tout est de la faute des européens. La preuve en est que les traités reconnaissent la nécessité de services publics, désormais. Une bonne partie des privatisations a d'ailleurs été faite non pour répondre aux directives européennes (qui n'en demandaient pas tant) mais par idéologie. La preuve en est que, étrangement, la France continue avec ses déficits sans sanctions ou que la PAC survit aux temps actuels. Mettre ça sur le dos de l'Europe, c'est de la démission politique pure et simple.

Mon propos concernant le maintien de leur efficacité économique était que malgré les pressions européennes, ces pays se sont maintenus via une meilleure spécialisation économique, des efforts fiscaux, des services publics mieux pensés. L'industrie allemande par exemple se maintient à flot en produisant des machines-outils, qui se vendent très bien. Et les français ils sont spécialisés dans quoi? Le nucléaire, qui ne se vend pas et pour lequel on a perdu une bonne partie de notre savoir technique, l'agriculture, le luxe... Sur la question des retraites en revanche, les équilibres financiers ne sont pas du tout le même puisque la situation démographique n'est pas du tout la même. Pour être sérieux dans l'analyse, il faut prendre en compte cette dimension: dans un système de retraite par répartition, ce sont les actifs qui cotisent pour les retraités. Le rapport numérique entre ces deux catégories est donc capital pour déterminer l'équilibre financier du système: un pays de vieux aura énormément de mal à boucler ses fins de mois alors qu'un pays jeune peut se permettre de partir à la retraite plus tôt. Ca ne veut pas dire qu'on ne doit pas réformer mais que la comparaison est ici complètement biaisée.

Quant au système "comparable au nôtre" , je ne parlais que des pays scandinaves et par opposition aux systèmes anglosaxons et allemands. Et dans les faits, c'est bien dans ces pays qu'on peut trouver les systèmes les plus proches à nos systèmes de santé, d'éducation, de couverture sociale (en bien meilleurs, celà dit) ...

Enfin, sur le rapport de la Cour des comptes, je n'ai pas dit que la France ne devait pas prendre des mesures. J'ai dit que la France n'était pas dans une situation "catastrophique" et ne fera pas faillite. Comme pour la question des retraites , il y a des éléments sous jacents à l'équilibre financier à prendre en compte: une dette ne s'apprécie par "per se" mais au regard d'une situation économique. Si un pays a une population suffisament riche pour prélever encore un peu, s'il a des biens suffisament importants pour les vendre, il a les moyens de survivre à un haut niveau de dette. C'est précisément le cas de la France. Ainsi, la dette publique française atteindrait 90% du PIB en 2012. Mais de deux choses l'une: tout d'abord il faut noter que la dette publique française est en dessous de la moyenne européenne (67,4% en 2008 alors que la moyenne européenne est à 68,6 en 2006 et qu'elle a vraisemblablement augmenté depuis) . Ensuite il faut rappeler que certains pays (Japon, Italie, ... ) ont des dettes publiques dépassant les 100% du PIB. (164% pour le Japon... )

Bref, je ne dis pas qu'il ne faut rien faire, bien au contraire. Il faut réduire la dette, il faut rétablir l'équilibre du régime des retraites et j'en passe et des meilleurs. Mais il faut raison garder et ne pas sombrer dans le catastrophisme: ne pas faire passer un mauvais rhume pour la peste bubonique. On a encore largement de la marge.

62.Posté par jean-jacques le 30/04/2010 18:51

La France n'est absolument pas en faillite. Tout ceci relève d'une exploitation de la peur par ce gouvernement pour faire avaler au peuple des réformes de cheval!
Avec un taux de croissance de 3%, la plupart des problèmes de finance publique, déficit, Sécu, retraites se résorberaient tous seuls en deux ou trois ans.
La vraie question est donc: Comment relancer la croissance dans l'environnement économique actuel ?

61.Posté par anonyme le 30/04/2010 18:12

58.Posté par Pierre Frédéric Dupuy le 30/04/2010 16:06

Votre optimisme me fait penser à celui des experts, économistes et financiers, avant la crise des actifs toxiques.

Dans un post précédent (41) , vous me dites que les classes moyennes sont une légende urbaine, en me citant l'ouvrage traitant de "l'effet sablier" : n'y est-il pas question plutôt de déclassement ? Qu'importe, les "classes moyennes" dont je vous parlais, ce sont celles de la tranche intermédiaire assujettie à l'impôt sur le revenu : les plus nombreux à payer, et la moins favorisée, en termes de bénéfices en retour, soit d'aides re-distribuées pour les plus faibles, soit de capacités de défiscalisation pour les plus élevées.

Vous énonciez également que les États européens conservent des marges de manœuvre, et sont à même, par exemple, de pouvoir encore protéger les services publics : la privatisation de la poste (entre autres) dernièrement vient précisément infirmer votre propos, et je ne parle pas de la future harmonisation des taux de TVA, pour ne prendre que deux exemples (cf. celui de la restauration rapide, remis en cause, non pas pour des raisons budgétaires, mais pour satisfaire des impératifs communautaires). Entre parenthèses, les politiques, lorsqu'ils s'extraient, trop peu souvent, de leurs langues de bois, sont les premiers à le reconnaitre...

Je finis avec votre réponse à "chikun" : rien de comparable, dites-vous, pourtant, vous disiez vous-même (toujours post 41), que la Suéde et l'Allemagne étaient des exemples ! Alléguant que leurs systèmes étaient similaires aux nôtres : je vous invite à vous informer sur le suivi des chômeurs suédois ou les contrats de travail allemands, et nous en reparlerons.

Un dernier mot encore, qui me semble important, mais que vous n'avez pas relevé (!?!) dans mon post précédent (26) : que pensez vous des conclusions alarmistes du dernier rapport de la Cour des Comptes ? Lorsque ces Sages nous disent que nous connaitront en 2013, une situation financière des plus dangereuses, si nous poursuivons sur la même lancée, croyez-vous qu'ils divaguent ?


L'optimisme a du bon, je n'en disconviens pas, mais il est surtout profitable lorsqu'il est un tantinet mâtiné d'un soupçon de réalisme : ce dont beaucoup de nos dirigeants actuels semblent volontairement, et avec aveuglement, vouloir s'absoudre, avec la belle irresponsabilité de ceux qui empruntent sur le compte de leurs enfants, en hypothéquant leurs avenirs, au seul prétexte de pouvoir jouir des pouvoirs sur le temps présent.




60.Posté par Caton2 le 30/04/2010 18:07

Si on ne réforme pas les retraites, au prétexte que la situation n'est pas aussi catastrophique que ça en France, alors on ne réformera jamais rien dans ce pays. Il n'y a plus de puissances syndicales dans ce pays mais on continue à y parler des "acquis sociaux". Paradoxe, en Allemagne, où les syndicats sont puissants, tous admettent la remise en cause de ces "acquis sociaux". Nous, français, fiers de nos droits, de nos acquis, de notre histoire, de notre niveau de vie, etc, nous sommes déconnectés de la vraie vie, Nous vivons sur une autre planète. Sur la planète terre, il n'y a pas que des pays à "acquis sociaux" il y a des pays où les habitants vivent avec un euro par jour. Français, revenez sur terre!

59.Posté par Martine le 30/04/2010 16:32

Mais qui qui a lu # le jour ou la France a fait faillite#??

58.Posté par Pierre Frédéric Dupuy le 30/04/2010 16:06

57. Situation non comparable. Pour être honnête , il aurait fallu préciser que la France n'est pas autant dans l'urgence que ses voisins car le taux de couverture des retraites par les actifs y est plus élevé (dit autrement: y a moins de retraités en France par actif donc plus de gens cotisent donc y a plus de pognon malgré un taux plus bas) .

57.Posté par chikun le 30/04/2010 14:52

La France est riche ;

Oui, la France est riche de dettes.

Nos voisins travaillent déjà jusqu'à 65 ans et vont passer à 67 ans (Allemagne, Royaume-Uni, Espagne et Pays-Bas). La population vieillit, donc la vie active .....aussi. En outre, notre taux de cotisation "retraite" est déjà le plus élevé d'Europe (29% des salaires contre 18,5% en Suède et 19% en Allemagne)...

Regardons ce qu'à fait notre grand voisin socialiste : Zapatero, qui a régularisé autant de clandestins que sa grande générosité lui a permis d'en trouver, qui a fait monter son taux de chômage à 20%, qui maintenant paye les pays d'immigration pour qu'ils reprennent leurs expatriés (Equatoriens entre autres), le tout avec l'argent des enfants des contribuables de son pays qui ne sont pas encore nés, Zaparero passe quand-même l'age légal de la retraite à 65 ans.

La France serait-elle entourée de pays totalement stupides ?

L'État n'a pas d'argent, il le prend dans la poche des citoyens et le redistribue. Peu de gens ont compris ça et n'arrêtent pas de tendre la main comme si le puits était sans fond.

56.Posté par Logique le 30/04/2010 13:26

Post 53:

Tout ça pour 2012?

55.Posté par Vivien DURIEUX le 30/04/2010 12:32

Après la Grèce où l’EUROPE a été bien aveugle, puisse l’EUROPE « OUVRE GRANDS SES YEUX » comme son nom l’indique en Arabe Phénicien de ma grand-mère créole du LIBAN, où est née EUROPE dont ZEUS Dieu des Dieux était tombé fou amoureux de « GRANDS YEUX » d’EUROPE, à se métamorphoser en taureau, pour kidnapper EUROPE, fille du Roy AGENOR de PHEINICIE !?
Que l’EUROPE « OUVRE GRANDS SES YEUX » sur « Un Etat en état de faillite, la France » , comme les archives de l’armée Allemande sur Charles de GAULLE, à qui les Allemands en 1915 ont refusé de rendre son sabre, car s’étant rendu sans combattre !?
Français « à la mémoire courte » disait Philippe PETAIN vainqueur de 14-18, ayant promu le Colonel Charles de GAULLE, Général 2 étoiles, après la défaite de 40, où Charles de GAULLE a été le dernier Vice Ministre de la défense, voulant rentrer dans le Gouvernement de Pierre LAVAL !? Philippe PETAIN refusant alors que Charles de GAULLE entre dans un Gouvernement de collaborateurs, où se trouvait déjà un François MITTERRAND, car Philippe PETAIN étant parrain de son fils, Philippe de GAULLE, Amiral de France sans porte avion et bientôt sans Jeanne d’ARC !?
Jean COCTAU a raison de dire « Je préfère la mythologie à l’histoire, car la mythologie sont des histoires fausses qui s’avèrent vraies, alors que l’histoire, sont des histoires vraies qui s’avère fausse »
« YALA YALA » ALLEZ ,ALLEZ , rajoutant « 0 Sœur Emmanuelle d’origine juive comme moi,« FISSA » VITE une pétition sur INTERNET, pour demander qu’ Edouard BALLADUR et son chef de campagne Nicolas SARKOZY soit entendu dans la PAKISTAN GATE et que des élections anticipées législatives soient tenues au Palais Bourbon, avant l’été 2010, sur notre engagement en AFGHANISTAN , où la France n’a pas à être, le FRENCH POODLE ,d’ « Aguirre ou la colère de Dieu » joué par le Président BARACK faisant mieux de s’occuper de la marée noire en LOUSIANNE, vendue quelques 70.000.000 $ aux USA en ayant payé que le 1/7 de LA GRANDE LOUSIANNE allant alors de la FLORIDE à VANCOUVERT !? Lorsque la France vendra ses îles, comme le Grèce, comme le propose la majorité des Allemands, j’espère que les « VEAUX » de français se souviendront de la LOUISIANNE !?

"Se taire c'est trahir" Martin LUTHERKING originaire de LA GRANDE LOUISIANE, allant subir une marée noire, de par la corruption de la BRITISH PETROLEUM de la Perfide Albion ayant fomenté la révolution du 14 juillet 1789 pour que la France ne soit plus rien!? C'est réussi!!!???Mais "le déclin de la France n'est pas inexorable, mais bien des coups de pieds aux culs se perdent dans les microcosmes de la politique politicienne" Raymond BARRE, natif de notre île Bourbon bientot en vente !!!???

54.Posté par Cambronne le 30/04/2010 12:30

Comment ne pas réagir et dire que N.sarkozy et toute sa clique persistent à conserver un voyage politique et économique !!! Comment ne pas allouer qu'ils ont été reçu en grande pompe par le président de la république Chinoise!!! ..
L’on pourra traiter certains Européens d'hypocrite, concernant la crise Hellénique, car nous ne seront jamais les réelles motivations sur l’escapade au frais du contribuable Français pour couper le rubant de l'exposition internationale de Shanghai, ayez cette énergie de dire que l’empire jacobin de France est au bord de la faillite, donner toute une ardeur, en dénonçant les coûts monstrueux de ces multiples voyages si l’on compare avec celui de la Réunion plus de 1 000 000 €, 2 avions et plus de 140 convives, il ya bien un dicton Chinois qui dit ceci « que dans chaque cerises, il y a un noyau, » l’on pourra utiliser un nouveau proverbe Français dans chaque votant Français pour 2012, il y aura certainement une cervelle, la mémoire est revenu pour ces 53 % de français qui se sont trompés comme moi je l’admet .. mes plates Amitiés à Bertel Charly et tous les autres
l'Allemagne préférant préserver ses capacités à vouloir retarder son aide à la Grèce, pour cause d'élections, mais le temps presse, cette aide financière à la Grèce, serait à mon avis l'ultime semaine.. Nous discernerons rapidement , comment ce jeu de "domino" va s’écrouler où tous les jetons tomberont les uns après les autres.. les allemands peuvent être fiers d’avoir la courageuse Angéla Merkel qui a l’art de jouer avec l’horloge forêt noire et pourtant le coucou de Jean-Claude Trichet ne cesse d'avertir le Parlement allemand de prendre une décision rapide avant ce week-end end.. tout comme le pleutre queutard du FMI Dominique Strauss-Kahn, effectivement son but est de rechercher sa place en Europe et en France, trop tard, étant qu’un sbire de N.Sarkozy,
Pourquoi faire confiance aux enquêtes américaines, il faut être vraiment un économiste Européen débile comme Trichet , puisqu'ils ont juré depuis toujours 1 dollard = 1 Euro.... mais c'est ça aussi la pignouferie de presse que l'on veut nous faire gober


53.Posté par Caton2 le 30/04/2010 11:52

Cambronne. La situation de la Réunion serait semblable à celle de Tahiti, si elle était un TOM. La faillite de la France, suggérée par Pierrot, touchera d'abord les Dom. Le constat est vite fait: production quasi nulle, économie artificielle reposant sur un secteur public disproportionné par rapport au secteur privé, inflation des emplois liés au clientélisme, totale dépendance de la France métropolitaine pour les biens d'équipement et les produits de consommation courante. Plus encore, aucune capacité à atteindre rapidement l'autosuffisance en production de nourriture. S'il y a faillite, c'est ici qu'on en ressentira les premiers effets dévastateurs... Tristes tropiques.

52.Posté par LaPulmollVerte le 30/04/2010 11:46

La Grèce a pipé les dés dès son entrée dans l'Union et surtout POUR Y ENTRER !

Qu'il faille aider celle-ci ou non m'importe peux une question bien plus grave se pose.

Qu'on fait depuis des années les offices de contrôles et de régulations de l'Union Européenne ??????

C'est là qu'est la bonne question !

51.Posté par Post 23 le 30/04/2010 09:16

Post 23 à OSAK et Boyer :
Je repète : je ne suis pas sarkozyste. stop. faut pas mélanger l'aspect bling bling qui alimente et fait vendre les revues people avec l'état des finances de la France qui date. stop.soyons sérieux.stop.quand je fais allusion à St Louis, j'imagine et compare les réactions de ceux qui vont morfler.stop. moi y compris.stop.voir manifestations et refus des grecs.stop.
Question : est ce que le français moyen sera capable comme l'allemand moyen d'accepter les contraintes personnelles et financières pour sauver son pays de la crise ? car des pays européens de la zone euro, l'Allemagne avait pris des mesures radicales et se porte bien en regardant les autres (chanter les pieds dans la merde.lol) avec condescendance.
Zahia, burqua, foot ball, Carla, ... les jeux du cirque.... ou d'écran.

50.Posté par Cambronne le 30/04/2010 09:12

Quand les derniers confettis coloniaux de l'empire jacobin a les caisses vides ...

la France a l'art et la manière de regarder les autres quand elle n'est pas capable de surveiller son parking

La Polynésie n'a plus un sou

La collectivité a totalement épuisé ses réserves de trésorerie.
Sa dette s'élève à plus de 700 millions d'euros. Standard & Poor's a dégradé sa note de BBB+ à BBB-.

Le président de la Polynésie française, Gaston Tong Sang, a présenté le 28 avril la situation financière et budgétaire de cette collectivité du Pacifique, marquée par un épuisement total des réserves de trésorerie depuis fin novembre. Alors qu'en janvier 2008 la Polynésie française disposait d'un excédent de trésorerie de plus de 181 millions d'euros, cette manne est épuisée depuis le 23 novembre dernier, a expliqué le président devant la presse.

L'encours de la dette de cette collectivité au 31 décembre 2009 s'élevait à plus de 700 millions d'euros. Dans ce contexte, l'agence Standard & Poor's a d'ailleurs abaissé la notation de la Polynésie française qui est passée de BBB+ à BBB-.

Selon les responsables locaux du budget et des finances qui entouraient Gaston Tong Sang, la crise internationale n'est pas la principale raison à cette situation aux causes "essentiellement structurelles". Le modèle économique polynésien basé sur la consommation des ménages s'est aujourd'hui essoufflé. Les dépenses de fonctionnement liées à l'important personnel de l'administration et à celui de la soixantaine d'établissements publics ont également grevé les finances.

Ces dépenses (qui ont augmenté de plus 83 millions d'euros en 10 ans) correspondent à elles seules à 30% du budget total de la collectivité. Pour tenter de juguler l'hémorragie, les techniciens préconisent, entre autres, une diminution annuelle de 5% de la masse salariale (non remplacement des départs en retraite) ainsi qu'une réduction de 50% sur cinq ans des subventions accordées aux organismes para-publics.

Des privatisations sont également envisagées par le chef de l'exécutif, notamment la compagnie aérienne Air Tahiti Nui ou la chaine de télévision TNTV. "La situation est difficile (...) Il faut réformer et améliorer les services publics. C'est l'objectif que je me fixe ", a expliqué Gaston Tong Sang qui ne dispose plus aujourd'hui de réelle majorité au sein de l'assemblée polynésienne.

Hasard du calendrier, une délégation d'experts de l'Inspection générale de finances et de l'Inspection générale de l'administration est actuellement sur le territoire pour tenter d'élaborer un diagnostic.

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