Courrier des lecteurs

André Oraison : Barack Obama, Prix Nobel de la paix ?

Dimanche 4 Février 2018 - 09:45

André Oraison : Barack Obama, Prix Nobel de la paix ?

    Quand Barack Obama s’est vu décerner le prix Nobel de la paix en 2009 « pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationale entre les peuples », ce fut l’étonnement général et même l’incompréhension dans la Communauté internationale. Devant le jury d’Oslo, le président des États-Unis fut d’ailleurs le premier à exprimer sa surprise d’être lauréat : « J’aurais tort d’ignorer la controverse considérable que votre décision généreuse a soulevée » notamment « parce que je suis au début et non à la fin de mes efforts sur la scène mondiale ».

    La question mérite alors d’être posée : comment a-t-on pu attribuer un prix aussi prestigieux à un chef d’État qui n’était en fonction que depuis quelques mois et plus précisément depuis le 20 janvier 2009 ? Le vendredi 9 octobre 2009, le jury d’Oslo avait-il le don de deviner dans les boules de cristal norvégiennes ou dans le marc de café scandinave les futures actions réussies du président américain en faveur de la paix ? Pour beaucoup de diplomates, juristes internationalistes, politologues et autres spécialistes en géopolitique et géostratégie, tous par définition rationalistes, comme pour 81 % des citoyens américains interrogés, ce prix Nobel était tout simplement prématuré et donc injustifié à un moment précis où la superpuissance américaine était directement confrontée à plusieurs conflits plus ou moins importants et aux issues incertaines dans plusieurs régions du monde, dont deux ouverts sur le continent asiatique : en Irak et en Afghanistan.

    Faut-il rappeler pour mémoire qu’avant Barack Obama, trois présidents des États-Unis avaient déjà obtenu le prix Nobel de la paix ? Mais dans les trois cas, le prix a été décerné à la suite d’actions concrètes et décisives d’un chef d’État dans le domaine du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Theodore Roosevelt a ainsi obtenu le prix Nobel de la paix le 10 décembre 1906, au cours de son second mandat, pour ses efforts de médiation dans la guerre russo-japonaise de 1904/1905 et le règlement des différends internationaux par des moyens pacifiques et notamment par le recours à la Cour permanente d’arbitrage de la Haye (CPA). Thomas Woodrow Wilson s’est vu décerner le prix Nobel de la paix le 20 novembre 1919 – pratiquement à la fin de son second mandat – pour son rôle déterminant au cours de la Première Guerre mondiale et dans la création de la Société des Nations (SDN) qui est l’ancêtre de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Quant à Jimmy Carter, il a obtenu le prix Nobel de la paix le 11 octobre 2002  – bien après la fin de son unique mandat fixée au 20 janvier 1981 – pour ses efforts inlassables en vue du règlement pacifique des différends internationaux, l’épanouissement de la démocratie, la bonne gouvernance et le respect des droits de l’homme partout où ils sont menacés. Ce prix Nobel de la paix vise notamment à saluer dans la personne d’un président démocrate le rôle de l’habile médiateur des accords-cadres de Camp David du 17 septembre 1978 et du traité de paix israélo-égyptien de Washington du 26 mars 1979 qui met fin à l’état de guerre entre l’État d’Israël et l’Égypte.

    Est-ce à dire que le président démocrate Barack Obama ne méritait pas lui aussi de recevoir le prix Nobel de la paix ? Certes, au cours de sa double mandature qui s’étend du 20 janvier 2009 au 20 janvier 2017, les réussites du président américain sont aussi nombreuses que ses échecs, au plan international comme au plan intérieur. Au plan interne, par exemple, il n’a pas réussi à limiter les armes à feu dans son pays. Mais il a fait adopter le mariage homosexuel en 2015.

    Néanmoins, on peut penser que le prix Nobel de la paix aurait pu lui être décerné à la fin de son second mandat présidentiel dès lors que des résultats positifs militent en faveur de cette solution et sont incontestables, tout particulièrement dans la région de l’océan Indien. Mais d’ores et déjà et sans avoir les dons divinatoires de l’astrologue Germaine Soleil, on peut être certain – a contrario – que l’actuel président républicain Donald Trump ne pourra en aucun cas prétendre à une telle récompense : le spectacle affligeant qu’il offre à l’ensemble de la Communauté internationale depuis son investiture est une humiliation permanente pour les États-Unis et leurs ressortissants.

    Dans le cadre de la promotion du dialogue et de la diplomatie au détriment de la corruption, de la force et de la ruse avec les États de l’Amérique latine qui est « l’ancien pré carré » des États-Unis, le président Barack Obama a contribué en 2015 au rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba, le dernier bastion du communisme sur le continent américain. Lors de son arrivée à La Havane le 21 mars 2016 qui est la première visite d’un président américain en exercice depuis celle du président Calvin Coolidge en 1928, le locataire de la Maison Blanche a voulu tourner une page d’histoire en mettant fin aux derniers vestiges de la « guerre froide » qui opposait les États-Unis au régime de Fidel Castro et avait failli dégénérer en 1962 – à l’époque de John Fitzgerald Kennedy et de Nikita Khrouchtchev – en guerre apocalyptique américano-soviétique à l’occasion des missiles nucléaires soviétiques pointés depuis Cuba en direction des États-Unis. Compte tenu du poids de l’histoire, le rapprochement américano-cubain voulu par Barack Obama est à tous égard un événement qui mérite d’être salué en tant que facteur de paix dans le Nouveau Monde. À titre de comparaison, est-il besoin de préciser que son successeur – Donald Trump – menace déjà de tout remettre en question au motif que l’accord américano-cubain « n’aide pas les Cubains et enrichit le régime » ?  

    Le président Barack OBAMA a surtout contribué à changer de manière significative la donne avec la République islamique d’Iran en incitant cet État à renoncer à l’armement nucléaire. Conclu dans la capitale autrichienne, à la suite d’un marathon diplomatique d’une dizaine d’années, par l’Iran, les 5 membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies et l’Allemagne, l’accord du 14 juillet 2015 est considéré comme un élément positif pour la plupart des États membres de la Communauté internationale, même s’il est loin de résoudre tous les problèmes comme le pensent bon nombre d’observateurs en géopolitique. Cet engagement multilatéral devrait être rassérénant pour les États arabes riverains du golfe Arabo-Persique dans la mesure où il s’inscrit dans un vaste processus de non dissémination des armes nucléaires, notamment dans la région de l’océan Indien, « le nouveau cœur du monde » selon le constat formulé dès 1980 par Philippe Leymarie et qui est, de surcroît, dans un « temps de crise prolongée » ainsi que l’atteste le renouvellement tacite jusqu’au 30 décembre 2036 du bail stratégique consenti aux États-Unis par la Grande-Bretagne sur l’atoll de Diego Garcia. Composé d’une déclaration générale et de plusieurs annexes, cet accord d’une centaine de pages se présente en effet comme un compromis historique qui – pour l’essentiel – « vise à garantir que le programme nucléaire de l’Iran sera mené exclusivement à des fins pacifiques » sur une période allant de dix à vingt-cinq ans, selon les volets concernés par le traité. En contrepartie, l’accord décide la levée de toutes les sanctions qui avaient été imposées à l’Iran par une série de résolutions votées depuis 2006 par le Conseil de sécurité. Entré en vigueur dès le 18 octobre 2015, ce traité figure à l’annexe A de la Résolution 2231, adoptée à l’unanimité le 20 juillet 2015 par le Conseil de sécurité. Dans la mesure où il vise officiellement à empêcher la prolifération des armes nucléaires dans l’océan Indien, une région que les États riverains veulent pour la plupart transformer en « zone de paix » depuis les initiatives prises en ce sens par Indira Gandhi en 1971, la contribution patiente, intelligente et décisive de Barack Obama est un autre événement qui mérite d’être salué dans la mesure où il est un pas non négligeable dans le domaine de la limitation des armes de destruction massive. À titre de comparaison, faut-il une nouvelle fois préciser que son successeur – Donald Trump – menace de tout remettre en question au motif que le traité sur le programme nucléaire iranien conclu avec les autorités de Téhéran serait « le pire accord » jamais négocié par les États-Unis ?

    Certes, comme tous ses prédécesseurs à la Maison Blanche et malgré son indéniable charisme médiatique, Barack Obama n’a pas réussi à régler l’inextricable contentieux israélo-palestinien. On peut le regretter. Mais il serait faux de croire que le président des États-Unis n’a absolument rien fait en ce domaine. En voici une illustration non négligeable à la fin de son second mandat présidentiel. Le Conseil de sécurité des Nations Unies a en effet adopté le 23 décembre 2016 par 14 voix et une abstention – celle précisément des États-Unis – une résolution 2334 qui condamne en ces termes les colonies de peuplement israéliennes en territoire palestinien occupé : « La création par Israël de colonies de peuplement dans le Territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, constitue une violation flagrante du droit international ». Ainsi, pour la première fois depuis 1980, les États-Unis n’ont pas utilisé leur droit de veto pour bloquer un texte du Conseil de sécurité visant à sanctionner l’État hébreu. Mais ce fait mémorable apparaît – il faut le préciser – comme un ultime « baroud d’honneur » du président Barack Obama et un geste personnel fort en faveur de la cause  palestinienne avant que ne prenne fin son second mandat. Depuis l’entrée en fonction du président Donald Trump le 20 janvier 2017 et pendant toute sa mandature, une résolution analogue n’a aucune chance d’être votée par le Conseil de sécurité. Le Gouvernement américain n’a d’ailleurs pas hésité à mettre son veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité qui – par 14 voix contre une (celle des États-Unis) – entendait condamner la scandaleuse reconnaissance, le 6 décembre 2017, de Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël par Donald Trump, une décision qui implique ipso facto le transfert de l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem et qui, pour cette raison, avait engendré une vague de réprobation dans le monde arabo-musulman ainsi qu’un regain des tensions dans les territoires palestiniens occupés par Israël.

    On peut enfin citer un dernier exemple dans l’océan Indien démontrant la volonté du président américain de se conformer au droit international public en général et au droit international humanitaire en particulier. Avant de mettre l’accent sur l’importance de la base militaire de Diego Garcia pour les États-Unis et la Grande-Bretagne dans une intervention à la Chambre des Communes, le 19 novembre 2013, Mark Simmonds – le sous-secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères – avait tenu à souligner que le Gouvernement de Londres se prononcerait avant le 31 décembre 2014 sur une étude de faisabilité concernant la question de la réinstallation des Chagossiens dans leurs îles natales, y compris dans la partie orientale de Diego Garcia qui échappe actuellement au processus de militarisation. La décision originelle de la Grande-Bretagne prend appui, en droit, sur une décision personnelle prise par le président Barack Obama quelque mois plus tôt. Lancée sur le site de la Maison Blanche, à l’initiative du Groupe Réfugiés Chagos (GRC) d’Olivier Bancoult, une pétition avait obtenu le 3 avril 2012 les 25 000 signatures nécessaires en droit pour permettre au président américain de se pencher sur le drame des Chagossiens. Or, le locataire de la Maison Blanche a répondu le 23 décembre 2012 que les États-Unis ne peuvent pas juridiquement s’impliquer dans cette affaire pour la simple raison que la Grande-Bretagne exerce seule la souveraineté sur les îles Chagos, y compris sur Diego Garcia. Autant dire que les Américains par la voix de Barack Obama se déclarent incompétents, au plan juridique, pour régler le sort des Chagossiens, alors même que les États-Unis – il ne faut pas l’oublier – ont été les principaux responsables de leur déportation entre 1967 et 1973. Ceci étant dit, il est exact que la Grande-Bretagne exerce un droit de souveraineté exclusif sur l’archipel des Chagos depuis sa conquête par les armes au détriment de la France, en 1810. Faut-il en outre préciser que la Haute Cour de Justice de Londres a reconnu aux Chagossiens – outre le « droit de retour définitif » au pays natal – celui de bénéficier de la pleine citoyenneté britannique dans sa décision du 3 novembre 2000 et que ce droit leur a été accordé par le Parlement dans une loi du 22 novembre 2001 ? Si Donald Trump avait eu à donner son avis sur cette question, c’est une autre réponse qu’il aurait donnée. Il aurait répondu que le problème de la réinstallation des Chagossiens dans leur pays d’origine est une question qui dépend d’un accord entre la Grande-Bretagne et les États-Unis : en droit, ces deux États sont en effet liés par le traité de Londres du 30 décembre 1966 qui est un traité de cession à bail stratégique des Chagos, une cession consentie aux États-Unis par la Grande-Bretagne pour une période initiale de 50 ans et reconduite le 30 décembre 2016 pour une période de 20 ans. Nous sommes ainsi convaincus que Donald Trump aurait annoncé qu’il mettrait, sans état d’âme, son veto à la réinstallation des Chagossiens dans leur pays d’origine.

    Ultime réflexion : pour la plupart des juristes internationalistes, le président Barack Obama n’a pas volé son prix Nobel de la paix.


André ORAISON, Professeur de droit international public.

_____

 J. LE MORZELLEC, « Les accords de Camp David (17 septembre 1978) et le traité de paix israélo-égyptien (26 mars 1979) », AFDI, 1980, p. 175-192.

 PH. LEYMARIE, Océan Indien : le nouveau cœur du monde, Paris, Karthala, 1981, 365 p.
 À ce sujet, les monarchies sunnites de la rive méridionale du golfe Arabo-Persique redoutent que la République islamique d’Iran, de religion chiite, désormais moins isolée et surtout enrichie par la vente de son pétrole – une vente désormais autorisée – fasse la démonstration de sa puissance et continue à menacer ses plus proches voisins par le renforcement de ses capacités militaires conventionnelles et le financement des milices chiites dans les pays de la péninsule arabique. L. IMBERT, « Levée des sanctions : l’Iran sort de son isolement », Le Monde, mardi 19 janvier 2016, p. 2-3.

 L. BALMOND, « Iran/Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie (P5). Accord sur le nucléaire iranien, 14 juillet 2015 », Chronique des faits internationaux, RGDIP, 2015, n° 3, p. 649-651.

 G. PARIS, « Les États-Unis isolés à l’ONU sur Jérusalem », Le Monde, mercredi 20 décembre 2017, p. 3.

 D. VIDAL, « La droite israélienne enhardie par la nouvelle administration américaine. Cisjordanie : de la colonisation à l’annexion », Le Monde diplomatique, février 2017, p. 22-23.

 A. ORAISON, « Trump se moque des Nations Unies », Le Quotidien de La Réunion, vendredi 29 décembre 2017, p. 38.

 ANONYME, « Chagos : Londres persiste et signe sur le resettlement », Le Mauricien, jeudi 21 novembre 2013, p. 4.

 ANONYME, « Obama ne viendra pas en aide aux Chagossiens », l’express, lundi 24 décembre 2012, p. 1.
André Oraison
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1.Posté par A mon avis le 04/02/2018 14:03

Barack Obama, Prix Nobel de la paix ?

OUI. Tout à fait justifié à postériori.
Surtout quand on voit le contraste avec son successeur clone intellectuel d'un Kim Jong-un !

2.Posté par Moi président le 04/02/2018 17:47

Quand un président américain décide d'aider les dirigeants afghans à repousser les islamistes d'Al-qaida qui s'aventurent dans leur pays pour terroriser la population, il mérite le prix Nobel de la paix.
Faire la guerre contre les belliqueux, c'est être un soldat de la paix.

3.Posté par bonnet piron le 05/02/2018 13:04

que reste t il de la soit disante politique d obama RIEN RIEN QUE DU VENT e si vous avez des doutes demandez aux PALESTINIENS AUX LYBIENS AUX TUNISIENS AUX SYRIENS ETC ETC ETC

4.Posté par chikun le 05/02/2018 15:55

mon dieu, seigneur, jesus, marie. Le liquidateur de ben laden prix nobel de la paix (rires) faut oser !
Ce monsieur a-t-il toute sa (-)raison ? A mon avis , il doit être surrémunéré pour débiter de pareilles âneries ! :)

5.Posté par Dazibao le 09/02/2018 20:00

2.Posté par Moi président le 04/02/2018 17:47

Quand un président américain décide d'aider les dirigeants afghans ..........

à ce que leur pays devienne le 1er producteur et exportateur de drogue etc....

6.Posté par un barackophile déçu le 14/02/2018 11:28


OBAMA,prix Nobel de l'Imposture



Jamais un prix nobel de la Paix n'a été aussi mal attribué au vu des états de services de l'idole politique du monde libre.

Je suppose qu'ils ont pu exercer sur le comité Nobel des pressions là ou il fallait. Lorsqu'on fait le bilan de ses 2 mandats,l'espoir

suscité au départ était tellement important qu'aujourd'hui,beaucoup de blacks US sont très décus.

Il devait installer une sécurité sociale à la française au bénéfice des plus démunis et ,croyez-moi,il y en a une partie considérable de la

population afro-américaine qui en fait partie, rien n'a été fait.

Il devait conclure rapidement la guerre inutile en Afghanistan.Il l'a fait traîner au maximum(6 ans) et laisse aujourd'hui un pays à feu et à sang

(comme en Irak).

Il devait fermer rapidement la prison de Guantanamo (colonisé sur le territoire de Cuba)avec des combattants afghans que les GI peuvent

torturer en toute liberté et sans le regard inquisiteur de la ligue des droits de l'Homme US.Malgré une promesse électorale de 2008,c'est toujours ouvert après 8 ans de régne.

Il a cautionné les écoutes du monde entier de la NSA,mais surtout de ses alliés européens sous prétexte de lutte contre le terrorisme.

En fait,il s'agit d'espionner ses adversaires commerciaux et les éléments recueillis sont transmis aux multinationales US afin de les aider à

décrocher des marchés.La situation la plus comique de cette violation de la vie privée a été celle de Merkel qui a autorisé Obama

à installer sur son territoire une antenne de la NSA afin de pouvoir mieux espionner toute l'Europe.C'est l'illustration parfaite de l'arroseur arrosé!

Il a donné l'ordre à 4 Etats européens démocratiques que sont l'Italie,le Portugal, l'espagne et la France de fermer leur espace aèrien à l'avion présidentiel bolivien

qui pouvait transporter Edward Snoden,le lanceur d'alerte sur les écoutes de la NSA.Notre président de la république dont la mollesse n'avait d'égal que

sa traîtrise vis à vis de son peuple de gauche s'est aplati à cet ordre qui constitue pourtant une violation des lois internationales de respect d'un

territoire diplomatique qu'est un avion présidentiel au même titre qu'une ambassade.De plus, Notre Mollusque National,sous pression de l'inégalable

obama,a refusé l'asile politique à Snoden et a évoqué ensuite de faire voter une loi de protection des lanceurs d'alerte. Quelle hypocrisie!

Obama s'est permis de sermonner le peuple anglais et l'a menaçé de rétorsions (notamment commerciales) s'il décidait démocratiquement

de quitter l'Europe!Quel mépris vis à vis de la plus ancienne démocratie du monde.Effectivement,la grande-bretagne est le cheval de Troie des USA et

freine des 4 fers tout ce qui pourrait gêner les intérets US.D'ailleurs,c'est un des rares Etats européens qui a refusé de faire partie de la zone euro,mais qui aurait voulu le

co-diriger.C'est le seul Etat européen qui a réussi à se faire rembourser une partie de sa participation à l'aide aux territoires européens les plus démunis

économiquement.La grande-bretagne était un boulet pour l'Europe.Mais,Obama a perdu son pion en Europe par le vote démocratique du peuple anglais.

Obama a financé Israël de plus de 3 milliards de dollars par an en armement.Il a laissé Israël achever le mur de la honte et les extrémistes religieux

coloniser les territoires palestiniens et ce,pour des raisons bassement electoralistes.

Lors d'une interview sur Vox en fin janvier 2015,Obama a dit publiquement que le leadership mondial de son pays nécèssitait "parfois de tordre le bras de Etats

qui ne font pas ce que nous voulons qu'ils fassent" et évoque, sans aucun état d'âme, l'option militaire et autres moyens de pression pour atteindre leurs objectifs.

A son bilan positif,il faut reconnaître que la politique "people" est rentrée à la maison blanche et plaît beaucoup aux citoyens US.Plus sérieusement,je ne vois que

le réchauffement des relations avec Cuba qu'il a,dans la continuité des précédents présidents US, affamé en imposant un embargo de plusieurs décennies et

à l'ensemble du monde.Mais n'est-ce pas plutôt dans le but d'avoir un nouveau territoire d'exportation des produits US?

Obama a trahi les siens en n'améliorant en aucune façon leur situation.Mais,est-ce vraiment étonnant lorsqu'on sait que tous les présidents US ne sont élus

que grâce à l'aide financière des multinationales US? Il est d'ailleurs très largement récompensé par ses amis milliardaires à raison de 200000 $ la conférence

(notre Sarkosy national à 100000 euros fait pitié à côté).



Un barackophile déçu

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