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Patrimoine

Ancienne prison Juliette Dodu : Le préfet reçoit une délégation militante pour la sauvegarde du bâtiment


Par JDB - Publié le Mercredi 6 Mai 2015 à 07:11 | Lu 3828 fois

Le Préfet de La Réunion a reçu ce lundi 4 mai une délégation composée du Crefom Réunion (conseil représentatif des français d'Outre-Mer), du « Collectif pour la mémoire de la prison Juliette Dodu » et d’Historun, conduite par Richel Sacri, délégué régional du Crefom. Au cœur des discussions : le devenir de l'ancienne prison Juliette Dodu.
 
«L'arbitrage du représentant de l’état a été sollicité, afin d’obtenir une clarification et des informations fiables sur l’avancement de l’opération, l’Etat étant en effet toujours propriétaire du site», explique Richel Sacri.
 
Le Préfet a donc fait un point sur l'avancement du projet de transformation du bâtiment. Le bailleur social SHLMR a été retenu suite à un appel d'offres. Justement, pour le Créfom le projet choisi pour cette bâtisse chargée d'histoire «ne doit pas se résumer qu’à la construction de logements de commerces et bureaux, il doit intégrer la part mémorielle de ce lieu.»
 
La délégation a donc insisté au cours des discussions avec le Préfet «pour que ce lieu de mémoire soit sauvegardé comme témoignage matériel des événements qui ont marqué l’histoire de La Réunion à l’époque de l’esclavage et de l’engagisme.»
 
L'Etat a donc demandé qu’une «évocation historique du patrimoine immobilier puisse être conservée» dans le cahier des charges dédié à la vente du bâtiment. «Toute la nuance tient dans cette rubrique du cahier des charges, qui précise par ailleurs que rien ne pourra se faire sans fouilles archéologiques préalables», souligne Richel Sacri.




1.Posté par Denise Fontaine le 06/05/2015 10:03

Il ne s agit pas de logements commerces et bureaux seulement, il s agit de transformer un lieu de mort en un lieu de vie.
Et d oublier et de faire oublier avec le temps , le soleil, l air, des arbres, que ce fut un lieu de souffrances pour beaucoup d hommes de femmes et d enfants faisant la queue pour venir visiter leurs proches dans ce bâtiment. Eux ont besoin d oublier ces horreurs.Dommages collatéraux marqués a vie.
Pour ne pas oublier l esclavage, il y a d autres lieux, d autres pages de mémoire.
Et si cela etait vraiment necessaire, une simple plaque suffirait à le commemorer, avec une inclusion (fresque) dans le béton de la facade, qui pourrait d ailleurs faire l objet d un concours dans les ecoles ou collèges. Ou nos artistes.
Penchez vous plutôt sur nos esclavages modernes, qui, eux, portent atteinte a l intégrité de la population reunionnaise, comme le rhum charette par exemple, ....., le manque de culture, qui prend d ailleurs sa source dans notre histoire, n est ce pas? L esclavage en fait partie, mais ce n est pas un lieu ou peu iront qu'il faut faire, cela devient élitiste ou touristique, il faut agir a la source, en faisant prendre conscience de celle ci des le plus jeune âge.
Si vous voulez vraiment agir, c est là qu il faut le faire.
Commemorer l esclavage, oui, mais a quoi bon si notre esclavage moderne est pire que l ancien, avec un devenir exponentiel? Et vous avez chaque jour des infos en direct, pas besoin de fouilles archéologiques!
Ne pas oublier le passé, est essentiel pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.
Mais travailler sur le vivant, pour prévenir des crimes et souffrances à venir, doit être une priorité aujourdhui.
La vous pourriez vraiment agir, informer, prevenir, proteger les générations futures.
La vous feriez oeuvre utile.

2.Posté par olivier Montfort le 06/05/2015 11:05

Il eut été judicieux, je pense, de donner, avant toute chose, la possibilité aux Réunionnais de pouvoir visiter ce lieu historique et, surtout, de leur donner ainsi la possibilité de se rendre compte comment la France, un pays dit civilisé, traitait il y a encore peu ses prisonniers. Nous pourrions comprendre comment cette prison était un haut lieu de la réinsertion sociale des prisonniers...La cour européenne avait d'ailleurs, en son temps, qualifié cette geôle de " honte de la république Française".

3.Posté par Marylou le 06/05/2015 12:11 (depuis mobile)

Que recherche le Crefom, fondamentalement.. A voir la composition de la Délégation ...? N''y est pas qui veut? Ceci étant rapprochez-vous donc de D.Fontaine, dont la thèse est pertinente et réaliste..

4.Posté par Souvenir le 06/05/2015 13:00

La prison ça doit rappeler des souvenirs à notre maire de SinDni

5.Posté par Môvélang le 06/05/2015 14:51

''''''L'Etat a donc demandé qu’une «évocation historique du patrimoine immobilier puisse être conservée»'''''
Rien à ajouter!!!!!!!!!!!!!!

6.Posté par PJ le 06/05/2015 17:52

"qui précise par ailleurs que rien ne pourra se faire sans fouilles archéologiques préalables"

C'est pas une obligation légale, ça? Vous ne vous seriez pas faits enfumer?

7.Posté par frida le 06/05/2015 22:11

Ce bâtiment avant d'être une prison est avant tout un bâtiment d'époque, historique qui fait partie de notre histoire. Histoire du peuplement de l'île. Ce vaste bâtiment, construit en 1731 et qui a gardé plusieurs années encore sa fonction initiale - celle de stocker les balles de grains de café de la Compagnie des Indes orientales - accueillait à partir 1739 des bureaux administratifs au rez-de-chaussée et son logement au premier étage. Au début des années 1740, on procéda au transfert, dans une aile du rez-de-chaussée du bâtiment qui faisait désormais office de palais du gouvernement, du conseil supérieur (tribunal civil et pénal sous l’Ancien Régime) et de la prison royale. Pour cette dernière, on réserva un petit local dans lequel on aménagea quelques cellules.
Au titre de l’ordonnance criminelle d’août 1670, la prison royale accueillait les prévenus en attente d’un jugement au “petit ou au grand criminel” mais aussi les “dettiers”, à la demande et aux frais de leurs créanciers, afin de les contraindre à régler leur engagement.
Les esclaves, prévenus d’un “crime grave” (homicides ou vols qualifiés) ou d’un grand marronnage (supérieur à un mois), infractions relevant non pas de la justice domestique mais des tribunaux de droit commun, étaient incarcérés dans un autre établissement pénitentiaire.

Mme Fontaine, bien sûr qu'il y a aussi l'esclavage moderne, encore aujourd'hui des gens luttent pour sauvegarder uniquement leur petit bout de terre. j'ai envie de dire aussi qu'il faudrait que nous REUNIONNAIS soyons un plus solidaire et sauvegardions ce qu'il faudrait sauvegarder parce que ce n'est pas nos élus encore moins les gens de l'extérieur qui vont se préoccuper de notre patrimoine culturel.

Sauvegarder un patrimoine historeique c'est aussi pour que les générations futures connaissent l'histoire de l'île de la Réunion, son histoire et non pas que NOS ANCÊTRES ETAIENT DES GAULOIS.

8.Posté par KLD le 07/05/2015 01:19

soyons Salomon : moitié évocation du passé difficile , moitié lunaparc moderne , lol .

9.Posté par babar run le 07/05/2015 06:41

post@frida....que vous le vouliez ou non....
nos ancetres etaient gaulois pour beaucoup....et aussi malabar chinois cafres malgaches et autres...ce qui ne change rien a l'affaire....

ce qui me désole c'est qu'au lieu de faire un centre de commerce il y aura un HLM a la place.....
je n'aimerais pas être commerçant a proximité......

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