Justice

Amoureux fou mais infidèle toqué : Il cogne!

Vendredi 7 Avril 2017 - 11:58

Correctionnelle jeudi 06-04


J.B. (non, c’est pas moi !) se définit lui-même comme " un homme à femme ". Il en voit une qui lui plaît ? Il la lui faut ! Popaul i lève la tête. C’est plus fort que lui et, apparemment, il ne ment pas. Cet homme du Tampon, 45 ans, était divorcé et s’est entiché d’une belle femme de Bras-Sec, Cilaos. Au début, ça s’est très bien passé. Et puis, chassez le naturel…

Plusieurs fois de suite, il a opéré de nouvelles conquêtes et c’est là que le bât blesse : chaque fois qu’il trouve chaussure à son pied, il reproche à sa copine habituelle, ne pas « être à la hauteur » ! Le pire est que s’il admet son comportement erratique, il avoue ne pas pouvoir l’expliquer .

" Tu me pardonnes ? Mais pardonne-moi, bon Dieu ! "

D’où disputes injustifiées, insultes, engueulades, injures, et pour finir, des coups. C’est lui l’infidèle et c’est qui cogne.

Le hic est qu’il est très fin manipulateur (peut-être sans s’en rendre compte, va savoir) et que chaque fois, il parvient à se faire ré-accepter par la délaissée/engueulée/cognée.

Il revient, l’air penaud et présente sa demande de pardon. Puis « exige » d’être pardonné, avant de pourrir la malheureuse de questions aussi sottes que grenues :

" Tu me pardonnes ? Tu en as trouvé un autre ? Qui est-il ? etc. "

Car bonhomme n’est pas partageur.

Au bout de trois séances de bastons, la pauvre femme a porté plainte, ce qui se comprend et devrait bien en inciter d’autres à en faire autant !

Trop de coups…c’est trop !

Les autorités ont bien dit au coupable qu’il lui était fait interdiction d’entrer en contact avec sa victime. Oui ! Il a compris … mais ne peut s’empêcher de passer outre. Il se rend à Cilaos, où elle habite seule dans une maison isolée : c’est si facile aussi ! Il force sa porte, présente ses désirs, tente même de lui faire l’amour contre son gré. Car elle a fini quand même par comprendre (faut du temps pour ces choses-là) à quel genre de manipulateur elle avait affaire !

Jusqu’au jour où il la frappe pour la 3è fois. Trop c’est trop ! Et la loi s’en mêle, lui intimant de cesser d’aller l’em… pardon : importuner. Il passe outre et est donc placé en détention car " les obligations ne sont pas une option ", a bien tenté de lui dire son contrôleur judiciaire. Tiens, fume !

Cilaos, ville interdite

A la barre, il se fait petit et on sent que ce n’est pas un jeu : il se sait en faute et le reconnaît bien volontiers. Son casier judiciaire est plutôt en sa faveur. 3 condamnations mais jamais pour violences : vol, chèque douteux, conduite beurré.

On apprend que les insultes et injures ne se produisaient que lorsqu’il trouvait une nouvelle conquête. Comme si son ex était responsable de son inconduite. Bref, la malheureuse casquait chaque fois l’inconduite de ce séducteur impénitent. C’est monnaie courante. Placé sous mandat de dépôt pour non respect des injonctions légales, il a eu la veine de choisir un défenseur qui se pose un peu là, Me Bruno Raffi. Pas vraiment comme les autres…

" Puisque vous l’avez sous la main, allez-y, gardez-le donc ! " a débuté l’avocat.

Puis il a déliré sur le fait qu’il s’agissait d’une " histoire de va-et-vient puisque nous sommes dans le domaine amoureux. Il se reprend en main, cet homme (hiatus ou non ?). Il n’arrive simplement pas à résister à la tentation. Même ses sœurs le disent : dès qu’un jupon passe à proximité… Mais le fait qu’il ait plusieurs tantines n’est pas défendu ! "

Le procureur avait demandé 10 mois dont 5 avec sursis. Plus l’interdiction de seulement aller à Cilaos. Grâce à Me Raffi, l’accusé s’en sort avec seulement 8 mois de prison dont 6 avec sursis. Plus l’interdiction de seulement penser au cirque de Cilaos. A fortiori d’y aller.
Jules Bénard
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1.Posté par popaul le 07/04/2017 12:43

le Proc voulait que le volage demeure au gnouf
son baveux a réussi à l'en extraire , non ?

2.Posté par Chang Shin Liao le 08/04/2017 10:32

Je m'inquiète pour Monsieur Jules Bénard.
D'habitude ses articles sont d'une vulgarité absolue. Celui-ci est modéré.

Serait-il malade, mon Julot ?

C.S Liao

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