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Alerte requin : La commune de Saint-Paul est une menace pour le lagon


Par Valerie Lucas - Publié le Mardi 10 Décembre 2013 à 10:16 | Lu 24903 fois

Alerte requin : La commune de Saint-Paul est une menace pour le lagon
Situation requin à la réunion

La Réunion est victime depuis quelques années d’une série d’attaques mortelles de requins qui occasionnent une grave crise : La crise requin. Elle a des conséquences graves à de nombreux niveaux : social, économique, touristique, etc

Les éléments permettant de définir les origines de cette crise peuvent être identifiés dans les études récentes traitant du comportement des requins à La Réunion.

Le requin bouledogue est la principale espèce incriminée dans les attaques ayant eu lieu à la Réunion. Il fréquente des eaux d'une profondeur comprise entre 0 et 150 mètres. Il affectionne plus particulièrement les eaux boueuses et plus généralement à forte turbidité: comme les embouchures de rivière après un cyclone, (Brunnschweiler et al.2010), les baies, les estuaires, les lagons et les fleuves d'eau douce.

Le requin-bouledogue a davantage des habitudes littorales que les autres espèces : « il remonte les fleuves et peut pénétrer dans des lagunes peu profondes dans quelques décimètres d’eau » commente Bernard Séret (chercheur à l’IRD) dans un article de « science avenir ».

Dans un article intitulé : « La Réunion: La dégradation de l'île favorise les attaques de requins » paru dans l’EXPRESS le 15/07 (disponible sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/) ce même biologiste marin affirmait que « les requins bouledogues peuvent se développer même en milieu aquatique altéré. Cette espèce peut être très dangereuse pour l'homme et attaque fréquemment en eaux troubles, ce qui est le cas dans les estuaires pollués. Ils viennent parfois près des plages à une profondeur d'un mètre d'eau à peine. »

Dans les résultats du programme CHARC mené par l’IRD, il est fait mention de la présence de bouledogues face aux embouchures de ravines. Cette présence peut s’expliquer par les apports d’eau douce et ce qu’elles transportent. La pollution par les eaux douces pourrait être une hypothèse à la présence de ces espèces de requins. Si les lieux et les conditions idéales de reproduction de ces requins ne sont pas encore bien connus à La Réunion, il a été constaté que les femelles sont susceptibles de mettre bas au niveau de zones sableuses peu profondes (débouché de ravines et le long de plages largement ouvertes sur l'océan), où les jeunes grandissent ensuite. Le programme CHARC doit contribuer à mieux connaître leurs habitudes et les facteurs jouant sur leur comportement.

Ce programme CHARC fait aussi état du fait qu’à La Réunion, deux requins juvéniles de 50 à 60 centimètres ont été observés dans la ravine sud de Saint Leu. Un mois plus tard, leurs tailles ont été estimées à 70-80 centimètres.

Il faut dire que le fait qu’il puisse vivre en eaux douces, et à faible profondeur, met le requin bouledogue au contact des humains de façon beaucoup plus fréquente que tous les autres requins réunis.

Philippe Mespoulhé Docteur des Universités en biologie marine, étudie depuis de nombreuses années les interactions des requins avec l'homme. Dans un article paru dans le Monde du 9/05/13,il émet quelques pistes de réflexion sur cette recrudescence d'attaques jusqu'alors peu ou pas du tout évoquées dans les différentes tables rondes et organisations installées depuis que cette "crise requin" a débuté sur l'ile.

« Les causes d'une attaque sur l’homme sont évidemment multifactorielles. Un facteur dont personne ne parle est la houle australe (chère aux surfeurs l'hiver) qui racle littéralement les fonds entourant notre ile à plus de 150 mètres de fond, chamboulant des mois de sédimentation terrigènes et organiques, « mémoire des exactions polluantes » de l’Homme, finissant de mettre en éveil tous les sens du requin jusqu'en surface.

Il est clair également que la qualité des eaux et des rejets en général est aussi un facteur à prendre en compte à l'échelle des communes de l'ouest concernées.
Ainsi, l’habitat des requins bouledogues juvéniles est défini par une zone côtière peu profonde et/ou dans un estuaire où ils restent jusqu’à l’âge adulte (âge à première maturité), habitat que l’on nommera par la suite « nurserie » (Bunnschweiler et al., 2010).
ll est donc scientifiquement prouvé que les rejets d’eau douce dans la mer au niveau des passes, favorisent la sédentarisation des requins bouledogues.
La présence des requins bouledogues est avérée à proximité des cotes de La Réunion. Leur sédentarisation au niveau des passes du Lagon (passe de l’Ermitage et de Trois Bassins) est aussi une réalité.
Cette présence et les attaques qui en ont découlées ont eu des conséquences terribles en termes humains mais aussi sur le plan touristique et économique.
Les conséquences de cette crise

Depuis les premières attaques de requin la fréquentation touristique de l’Ile et des plages de l’ouest a marqué un net recul. Les plages de pleine mer (Boucan Canot, Les Roches Noires ) sont désertées par les touristes et les locaux. Les activités sportives aquatiques (Surf, Kite, plongée, etc..) ont vu leur nombre de pratiquants très nettement diminuer. Tout ceci n’est pas sans conséquence économique à l’échelle locale (on note globalement une chute de 4% de la fréquentation touristique par rapport au chiffre du deuxième trimestre 2012 avec un impact plus fort dans l’ouest et le sud). Cette diminution impacte les structures d’hébergement mais aussi toutes les structures de restauration de plage. D’autres secteurs économiques sont touchés avec notamment la fermeture de la majorité des écoles de surf, la diminution d’activités des commerces d’activités aquatiques (surf shop, surf wear, plongée et apnée, etc…)
Une « sortie de crise » est elle envisageable ?

Avons-nous connu le pire de la crise et peut on espérer une amélioration à moyen terme de la situation ? Malheureusement, il est à craindre que des projets d’aménagements des ravines, portés par la commune de Saint Paul, prolongent et empirent gravement la situation.

La commune dans son Programme d’Action de Prévention des Inondations(PAPI) prévoit de réorienter les ravines de l’ouest vers uniquement deux exutoires : la Ravine Ermitage et la Ravine de Trois Bassins. Pour accueillir cette augmentation considérable des débits d’eau, il est prévu un recalibrage total des ravines de l’Ermitage et Trois Bassins, avec endiguement en béton des 3 faces du cour d’eau.

Cet aménagement implique la disparition totale des berges naturelles, de la flore et de l’ensemble des écosystèmes qui s’y développe. La filtration naturelle opérée par cette flore (jacinthe, nénuphars, roseaux et bambous) contribue à limiter les rejets de polluants dans le lagon. Sur les berges de ces ravines, une faune dont certaines espèces sont protégées par arrêté ministériel, s’est développée : Courlis Corlieu, Poules d’eau, Hérons Striés, tilapias, etc..

La commune, pour justifier le projet de réorientation des ravines et d’endiguement, met en avant la nécessite « de restaurer l’équilibre et de libérer les champs d’expansion de crues ». Cependant, dans la plus grande incohérence, les autres projets d’aménagement de la commune grignotent inexorablement ces champs d’expansion des crues dont la vocation est de capter et infiltrer une partie des précipitations afin de diminuer les rejets par les ravines (voir article sur zinfo974 du 14 octobre 2013 « préserver, restaurer les champs d’expansion des crues »). Sans surface d’expansion suffisante en amont, les débits rejetés dans le lagon vont augmenter dramatiquement et se concentrer à uniquement deux endroits du lagon : la passe de l’Ermitage et celle de Trois Bassins.

Quant la commune parle de transparence dans la tournure que prend ce projet, un certain nombre s’interroge sur l’absence de réunion d’informations, sur la rétention d’informations.
Les délibérations du conseil municipal du 26/11/2013 de Saint-Paul, stipule que « le recours à la procédure de déclaration d’intérêt général permet à la commune : de faire participer financièrement aux opérations les personnes qui ont rendu les travaux nécessaires ou qui y trouvent intérêt ». Il est donc vraisemblable que ce projet s’accompagne d’une augmentation les impôts locaux.

Mais, ce projet d’aménagement n’est pas sans conséquence aussi sur les activités balnéaires de la zone de la Saint Gilles à Trois Bassins.
Les conséquences du projet de réorientation des ravines et d’endiguement.

Accroitre des débits d’eau et les concentrer dans nombre limité d’exutoires présente inévitablement un réel danger pour la qualité de l’eau de baignade dans le lagon et augmente considérablement le risque requin en attirant et sédentarisant l’espèce la plus dangereuse à proximité des dernières zones ce baignade de la cote ouest.
Les photos de la ravine Ermitage prises en amont attestent des détritus qui accumulés dans les lits et qui devraient déjà se retrouver sur notre lagon.

Déverser sans rétention en amont, sans aucune filtration naturelle et avec des débits colossaux fait courir de nombreux risques. Le risque sanitaire est certain avec la dégradation de la qualité de l’eau de baignade par le déversement des déchets accumulés en amont. Les eaux des ravines sont en effet fortement polluées avec la présence de nitrates et d’Atrazine déséthyl (avec un taux de 29,2mg/l, selon les sources même de la commune de Saint Paul dans l’enquête publique datant de mai 2013).

L’impact écologique est potentiellement aussi catastrophique avec la disparition des écosystèmes développés sur les berges naturelles et celle des coraux en proximité des passes.
Comme évoqué plus haut, il faut bien entendu aussi envisager un risque humain avec l’augmentation de la présence de requin potentiellement dangereux dans une zone ou l’activité balnéaire est concentrée (Baignade, kitesurf, planche à voile et surf dans les passes). Les femelles requin bouledogues ainsi que leurs juvéniles vont être attirés par les rejets d’eau de ravines au niveau des passes. Une fois sédentarisés, il est fort probable que ces requins investissent le lagon où ils trouveront un milieu pour lequel ils sont particulièrement adaptés.

Enfin, la conséquence générale est aussi économique car la dégradation du seul espace de baignade autorisé de l’ouest va inévitablement impacter un peu plus la fréquentation touristique de l’ile et mettre en péril les structure d’hébergement et de restauration implantées en bord de lagon.
Alors que faire ?

En premier lieu, force est de constater que la commune de Saint Paul avec son projet d’endiguement de la ravine Ermitage préfère communiquer auprès de 15 000 électeurs potentiels en véhiculant un message fort à caractère électoral comme les inondations de la saline les bains, plutôt que d’argumenter sur la problématique du rejets des eaux dans le lagon de l’ermitage au niveau de la passe, provoquant une augmentation de la population de requins bouledogues dans cette zone et donc dans le lagon.
Les pouvoirs publics, en persistant dans la réalisation de ce projet, ne prennent pas en considération la totalité des risques encourus.

A quel moment la commune de Saint-Paul directement mise en cause concernant la sécurité des usagers de la mer, va-t-elle réagir ? Est-il souhaitable d’attendre que sous couvert de travaux pharaoniques aux visées électorales, des baigneurs soient victimes d’attaques dans ce qu’il reste de plages baignables à la Réunion ? Doit on renoncer définitivement aux apports économiques du tourisme, doit-on résolument en tant qu’habitants de la Réunion renoncer aux plages du lagon ?

La commune de Saint-Paul va lancer l’enquête publique en mairie pour recueillir les avis, les Saint Paulois ne sont pas les seuls concernés dans ce projet.
SI VOUS SOUHAITEZ PRESERVER CE DERNIER ESPACE D’ACTIVITES, MOBILISEZ VOUS LORS DE CETTE ENQUETE PUBLIQUE DE LA MAIRIE SUR LE PROJET D’ENDIGUEMENT DES RAVINES DE L’ERMITAGE ET DE TROIS BASSINS, POUR MARQUER VOTRE OPPOSITION AU PROJET DE REORIENTATION DES RAVINES ET DE LEUR ENDIGUEMENT.




1.Posté par pierre le 10/12/2013 13:05

QUE FAIT LE Parc Marin, LAGON QUI MEURT? REQUIN MANGEUR D'HOMME. DEMISSION.

2.Posté par Meme Bello et la République le 10/12/2013 16:05

Mme Bello a envoyé des nervi au rassemblement rend a nou la mer pour 1 / expliquer que la Réunion ne veut pas de touristes et 2/ que les zoreys doivent rentrer chez eux.

3.Posté par Catastrophe le 10/12/2013 18:37

Un beau merdier. Aucun sens de l'anticipation de la part de nos politico scientifico charlots. LA REUNION VA DROIT DANS LE MUR.

4.Posté par Meme Bello et la République le 10/12/2013 20:43

En tout cas, merci à cette dame pour cet article didactique et à fort caractère informatif.

Il faut croire, malheureusement, que la municipalité actuelle aime jouer avec le feu... et se moque éperdument de l'avenir économique de l'Ouest.

Peut-on y voir un rapport avec une volonté de maintenir les réunionnais en état de dépendance économique aux aides sociales et autres emplois publics plus ou moins bidons ?

Il est grand temps de rompre avec cette politique de sous-développement économique volontaire de l'île, orchestrée par des politiciens qui n'ont qu'un seul et unique but : assurer leur réélection, quelqu'en soit le prix à payer par la population...

5.Posté par Shark Island le 10/12/2013 20:49 (depuis mobile)

La situation est très grave . Il faut absolument repousser ces requins bouledogues envahissant qui détruisent toute autre espèce sur son passage ( dauphins, requins de récifs , humains..)

6.Posté par et la bande à erperdingler et marchau : elle est où ? le 10/12/2013 21:42

On se demande où sont les écolos péi, ceux qui aiment sea shepherd, les EELv ?


A croire que l'écologie ne les concerne pas... sauf quand il s'agit de protéger des requins mangeurs d'homme. Drôle de conception de l'écologie, non ?

C'est l'écologie misanthrope, anti-humaine et anti-sociale...


Mais j'oubliais : Jeannot n'est-il pas membre d ela majorité municipale de St Paul...

7.Posté par local le 10/12/2013 22:53

Merci pour cette article !
Enfin un article qui dénonce l'attitude de nos chers élus !!!

Ils nous ont interdit l'océan, en incriminant les surfeurs au début... à les écouter, ceux sont presque les surfeurs qui ont attiré les bulldogs....

Maintenant que l'océan est fermé (sauf pour les quelques passionnés/inconscients), il n'y a que le lagon. Et là, (comme si il était pas assez défoncé: ou sont les oursins? les belles couleurs?), on va encore plus jeter nos merdes dans le lagon... youhhouuu !! nous sommes en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis.

Nageant tous les jours dans le lagon depuis des années, j'ai été malheureux de constater (comme beaucoup d'entre nous), que l'écosystème du lagon s'est métamorphosé, notamment avec l'apparition de tortues et de raies (proies) qui viennent s'y réfugier.

De nombreuses observations de requins au niveau de la passe de l'(h)ermitage confirment les dires de cet articles.
Ces requins vont grandir, habiter le lagon, et nous foutre dehors, tout en nous bouffant, en bouffant également certaines espèces animales qui normalement devraient être protégées dans le lagon. En + de ça, attendez vous a des jolies napes marrons qui vont nous filer des champignons & maladie de peau, tout en fracassant nos coraux (filtre naturel de l'océan).

MERCI HUGUETTE pour tout ça !

Comme le dis l'article, il n'y a pas que St Paul de concerné. Tout l'ile l'est.

Ou sont les écolos? N'est-ce pas également le rôle de la réserve de protéger le lagon et la la zone de la réserve de ce genre de pollution? N'est-ce pas le rôle de l'état d’empêcher quelques personnes de ruiner l'économie d'une région? de protéger les citoyens d'une ile?

Plus personnes ne dit rien?

Cette attitude montre bien que les motivation de la région, état, reserve et compagnie sont davantage financières, qu'écologistes.

L'heure est grave... notre île est en train de se faire piller par nos élus. nos vies sont mises en jeu..

Et nous peuple, nous restons là comme des moutons a se cracher dessus, entre nous, plutot que d'ouvrir les yeux sur les vrais fouteurs de troubles...

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

8.Posté par Boby le 11/12/2013 10:16

Cette question est pertinente !

Ou sont les écolos ? Ah oui la il ne s'agit pas de stigmatiser une population soi disant exogène, il s’agit de s'attaquer a des causes profondes de la dégradation de notre écosystème ...

Et la plus de verts Bruns bizarre ..

9.Posté par Nono le 11/12/2013 10:26

Merci pour cet article complet et informatif. Je confirme pour les tortues et raies, on en voit souvent vers la passe de trou d'eau. Par contre, les poissons de récif, disparus...

J'aimerais entendre l'avis des squalophiles sur le sujet, surtout sur l’escroquerie intellectuelle qui consiste à dire que le bouledogue est dans son milieu naturel quand ce même milieu est la conséquence directe de la pollution humaine...

10.Posté par therge974 le 11/12/2013 11:02 (depuis mobile)

Ou a ete prise la photo de presentation? Est ce le lagon a la Reunion? Quand a t elle ete prise ?

11.Posté par Jean le 11/12/2013 19:46 (depuis mobile)

Merci pour cette article!! Tout est dit.

12.Posté par Axel Ardan le 13/12/2013 10:02

Enfin un article qui explique de façon claire les causes de la prolifération des requins.
Les écoutes du programme CHARC ont en effet confirmé que les plus grandes concentrations de requins se situaient dans la baie de Saint-Paul et à la sortie du port de St-Gilles, donc dans des zones où la turbidité et les afflux de pollution organique sont importants.
Ces concentrations sont situées en dehors de la reserve marine. La réserve, accusée à tort, était en effet le bouc emissaire facile pour les politiques et les pécheurs. Pour les politiques, car étant du ressort de l'Etat, elle permettait aux municipalité de se dédouaner de leur propre responsabilité. Et des pécheurs qui souhaitait la faire disparaître pour pouvoir pécher en tous lieux et à toute heure, oubliant au passage qu'elle permet aussi de préserver leur activité sur le long terme.
Merci donc pour cet excellent article, et de nous avoir informé du projet d'endiguement des ravines.

13.Posté par Godzilla le 13/12/2013 15:00

L'article est intéressant. Mais je doute fort que la mairie de St Paul fasse une erreur aussi grossière. Rejeter de l'eau douce dans un lagon, c'est affaiblir encore plus la barrière de corail, élargir la passe, bref détruire le lagon.
J'ai vraiment du mal à croire cela de la part de la mairie de St Paul. Il faudrait, avant de gueuler, demander des éclaircissements. Vérifier que cet article dit bien toute la vérité.

Quant aux bouledogues qui seraient dans les embouchures de ravine et les baies DE PAR LEUR NATURE, ça prouve que ceux qui disent : "ce n'est pas normal que les bouledogues soient si nombreux" se sont plantés. Les scientifiques et les gens qui ont pris la peine depuis le début de se documenter sur les requins, le savent et le clament depuis longtemps. Et si cet article peut ouvrir les yeux à ceux qui ne voulaient rien entendre auparavant, tant mieux.

Par contre, pour ce qui est des passes, des tas de requins y vivent naturellement : requins corail (triaenodon obesus), requins pointes noires (carcharhinus melanopterus), requins pointes blanches (carcharhinus albimarginatus) et requins gris/dagsit (carcharhinus amblyrhinchos) notamment. Et ne croyez pas que la rencontre avec ces espèces soit exempte de dangers, surtout avec les pointes blanches et les dagsit. Les plongeurs bouteille disent qu'ils n'en voient plus à La Réunion, mais ça a bel et bien existé, et les créoles se sont toujours tenus à distance des passes. Donc rien de nouveau sur ce point-là.

Vous focalisez sur les bouledogues. Comme beaucoup d'autres espèces de requins, ils protègent leur territoire de chasse. Les balistes picasso, les sergent-majors et les demoiselles en font autant dans le lagon, pourtant ils ne dépassent pas les 15 cm.
Les requins n'ont pas d'énergie à gaspiller à courser des petites proies. Les spécimens qui les intéressent (carangues, mérous, perroquets, ...) ne vivent pas dans le lagon. Les bouledogues n'aiment pas la viande humaine, sinon ils ne se contenteraient pas d'infliger de simples morsures comme ça a été si souvent le cas. Des fois ils se contentent de bousculer les planches des surfeurs.
Arrêtez de vous tourner des remakes des Dents de la mer : les bouledogues n'ont pas pour but d'exterminer l'espèce humaine.

De notre côté, on va informer les associations Sea Shepherd, Longitude 181 ainsi que l'ACSP de cet article.Evidemment qu'ils sont concernés par la destruction du lagon de l'Ermitage. Il n'y a que les abrutis et les manipulateurs qui puissent douter de ça.

14.Posté par Verités et mensonges ... le 17/12/2013 14:37

@poste 13. Je pense que cela sert à rien.

Premièrement la mairie de st paul bel et bien décidé cela, car ces travaux entrent dans le plan de gestion des risques d'inondations... oui car cette belle zone de l'ermitage ou la mm mairie à laissé construire durant des années est une zone totalement inondable. Puis la déviation de la saline à bouchée certaine "petites" ravines et à donc empirée la situation... bref ils ont fait des conneries pour valoriser l'immobilier, ils vont en faire d'autre pour pérenniser leurs investissement... et la réserve je peux te dire qu'ils s'en contre fichent !

Ensuite replonge toi dans l'histoire de l'ile et les récits de pêche du siècle dernier, les bouledogues, bien qu'étant des requins d'estuaire, n'y était jamais vue dans ces zones, par contre effectivement on y voyait bcp de pointes blanches et de dagsits. Ces derniers ont quasi disparus de tte la zone ouest et sud... c'est bien là le cœur du problème, une niche écologique est restée vide et le bouledogue à étendu sont territoire, il n'a plus aucun autre rival, plus d'humain non plus d'ailleurs...
Qu'il fut présent ou non à l'origine sur l'ile bourbon, il n’était en tous les cas jamais vue dans les zones de la cote sous le vent... les premières observations remontent aux années 70 (période de l’essor des grandes campagne de pêche à départ de la réunion pour mada - Société anonyme de pêche malgache - nombreux témoignages d'ancien marins pécheurs attestant de bouledogues suivant les bateau au retour vers la réunion...) Bref, là n'est pas le problème... toujours est-il qu'en arrêtant la pêche de cette espèce (années 2000), en installant une ferme aquacole = DCP Géant, dans une baie idéale à la reproduction de ces requins (st paul), en y accolant une réserve marine (suppression de la pression territoriale humaine), en supprimant les requins de récifs (autre suppression de la pression territoriale), en urbanisant l'ouest de manière anarchique (moins d'infiltration des eaux de pluie et très grosse érosion des sols = sédiments), en canalisant des bassins versants entiers vers 2 ou 3 ravines devenues des torrent (apport en eaux douce beaucoup plus concentré à certain endroits), en appliquant les politiques agricoles FR et UE (énormes masse d'engrais et de pesticides dans les infiltrations), en y rajoutant le basculement des eaux est/ouest (encore plus d'eau douce) et un lagon dans un état plus qu'inquiétant puisque les poissons coralliens laissent de plus en plus la place aux poissons brouteurs (de moins en moins de coraux et de plus en plus d'algues et un envasement rapide)... nous avons réunis tous les facteurs pour que cette espèce s’épanouisse au plus près de nos cotes et en pleine zone corallienne...

Le requin bouledogue est capable de s'adapter à ttes les conditions, donc un environnement corallien ne lui pose aucun pb, si il préfère des eaux turbides et des estuaires ou mangroves c'est avant tout pour ce protéger des autres prédateurs, furtif et craintif par nature, il évite le plus souvent la confrontation et se montre très rarement, c'est aussi pour cela que ses juvéniles grandissent à l’abri d'un étang, d'une mangrove ou de n'importe quelle zone où les autres grands requins prédateurs ne pourront accéder.
Par conséquent, si l'on observe de plus en plus de bouledogues dans les zones récifales et à l’intérieur des lagons (si, si, on est en à au moins 7 observations de plus ou moins jeunes dans nos lagons et ports en l'espace de 2 ans) c'est un indicateur très fort sur la probabilité que les prédateurs naturels du bouledogue ne sont plus présent... il n'a plus besoin de se "cacher".

Quand aux attaques de ces dernières années, elles sont toutes imputées ici au requins bouledogues, une ou deux seulement pour le requins tigres et il y a bcp plus longtemps qq morsures de dagsits ou ptes blanches (mais elles restaient rares et anecdotiques).

Autres fait marquants les attaques sont d'une rares violence, observée ailleurs, ici les bouledogues sont quasi toujours revenus à la charge, une, deux voir trois charges d'affilés, certaine victimes n'ont pu être récupérées, cela n'a presque jamais été vue ailleurs.

Ensuite, après 2 années de campagne de marquage un autre fait marquant apparait, tous les individus péchés sont des adultes en très bonne santé et plutôt très vieux, on frôle les records du monde pour les tailles, il n'ont donc pas de pb pour se développer, ont surement largement de quoi bien manger et à nouveau on très peu de concurrence...

Ce qui nous amène au dernier point, les marquages se sont fait en un temps record, ailleurs (Australie, RSA, Floride) ils ont bcp plus de mal à en attraper autant, ce qui indiquerait qu'il y en ai un nombre important... mais les relevés de balises parlent eux aussi, les requins bouledogues sont très présents à la cotes à certaine périodes, et ils y sont en grand nombre, le reste du temps on ne sait pas ou ils sont (dans la mesure où il n'y a seulement des balises sur la cote ouest, ils pourraient être de l'autre coté de l'ile, car certain requins marqués ont été observé à ste rose sur des DCP)...

Le dernier point inintéressant, est qu'il ne s'agirait visiblement pas d'attaque alimentaires, disposant de peu d'éléments, on suppose qu'il s'agirait d'attaques territoriales, défense d'un territoire de nourrissage ou défense d'une femelle en chaleur. La population de bouledogue ayant augmenté largement en l'espace de 10 ans on commence à supposer que les femelles seraient courtisées par un plus grand nombre de mâle, et donc une rivalité bcp plus importante chez ce poisson, possédant le taux le plus élevé de testostérones de tout le règne animal, entrainerait des attaques de défense très agressives et d'une rare violence...

Toujours est-il que nous sommes face à un requins qui à colonisé une zone qui ne lui était pas destinée (on ne connait pas l'impact à long terme d'un tel prédateur sur l’écosystème récifal, exemple de la perche du nil dans le lac victoria... elle a détruit tout écosystème)
Cette population est en très bonne santé et en grand nombre, elle n'hésite plus à attaquer, elle n'a plus de prédateurs... on peut donc s'attendre à ce que la situation s'aggrave encore, il est d'ailleurs possible que nous n'en soyons qu'au début du pb...

Maintenant que faire? arrêter de polluer, d'urbaniser... oui biensur mais cela est utopiste, car c'est notre modèle sociétal tout entier qu'il faudrait revoir, et en admettant que cela se fasse, il faudrait plusieurs dizaines d'années pour y arriver... et cela repousserait toujours pas ces requins bouledogues hors de ces zones...

Nous sommes maintenant fasse à un problème économique et ce paramètre doit lui aussi être pris en compte (le temps économique n'est pas le temps de la science et il faut compter avec ces deux éléments) dans le contexte actuel de l'ile avec un des taux de chômage les plus important de France, on ne peut tout simplement pas se permettre de tuer l'économie touristique et balnéaire, sachant que ces derniers sont le moteur de développement principal pour une ile tropicale...

Sur le long terme il faut régler ces problèmes de pollutions, mais aucun élu ne veut le faire... sur le moyen terme il faut approfondir les connaissances sur ces requins bouledogues et AUSSI sur les populations des requins de récifs trouver comment déloger les bouledogues de cette zone de l'ile et parallèlement protéger les requins de récifs pour permettre leur retour au sein de leur écosystème...
Travailler sur la règlementation de la réserve Marine, non pas pour pêcher plus de poisson mais pour permettre d'y introduire une présence humaine sur les pentes externes des récifs, introduire des jets skis sur des zones d'activités nautiques... bref améliorer tout cela, pour justement reprendre possession de ce territoire sur les bouledogues en attendant que les requins de récifs puissent à nouveau faire leur travail.

Supprimer tous les points d'attrait à la cote, comme les déversements, les bouées jaunes de réserves qui sont de vrai minis DCP, les récifs artificiels (à nouveau quand les requins de récifs seront de retour cela sera de nouveau possible mais pour le moment tout cela ne fera qu'attirer encore plus près et plus nombreux les bouledogues)...

Et sur le cours terme, pour sauver l'économie touristique, protéger des zones de baignades, d'activités nautiques avec filets, vigies, drums-lines et autres systèmes innovants... au plus vite car le mal est déjà fait et les prévision pour 2014 sont très mauvaise sur le secteur touristique (bien pire que 2012 et 2013)...

Pour ce qui est du travail des qq asso que vous citez, au sujet du combat contre les pollutions des lagons, j'ai déjà fait les démarche :
- Sea shepherd (l'antenne locale) m'ont répondu (texto) que se n’était pas leur travail, qu'ils était là pour faire des stands et se faire connaitre.
- Mr Sarano que c’était à nous de dénoncer tout cela (... !?) et donc pas à son asso longitude 181 qui elle, œuvre pour la promotion des réserves marines et la plongée responsable...
- Surf Rider Foundation n'ont pas les financement pour réaliser des test de qualité des eaux.
- Mme Sauraya de la réserve marine qu'en à elle n'est pas au courant de ttes ces pollutions... (...!!!???)

alors très franchement je ne vois pas bcp quoi faire de plus puisque tout le monde s'en fout, et qu'au final tous les combat des ONGE se concentre sur le fait de ne toucher sous aucun prétexte à aucun requin bouledogue !?!???... c'est comme si ils nous expliquaient que la perche du Nil était bénéfique pour le lac victoria !...

Bref je suis dépité et pense sincèrement que nous avons perdu pour debon durablement notre écosystème récifal si cher à tous les habitants de l'ile et surtout à tous les gens de la mer...

Voilà désolé d'avoir été aussi long, mais des précisions étaient nécessaires car autour de cette problématique (qui est devenue une vrai crise) une grosse sphere de désinformation et de lobbying écologique s'est installé, alors que le but final de tous les acteurs qui travaillent actuellement à la résolution de cette crise, est de retrouver un environnement sain tel qu'il était avant (dans les années 1900) protégé et en équilibre avec les activités humaines non destructrices de ce derniers... le jour où les gens comprendront que c'est le but de se travail là, les choses commenceront à s'améliorer, mais tant qu'il y aura une telle désinformation de la part des médias et d'intervenant extérieur à l'ile ne maitrisant pas tte la problématique, les choses ne feront que s'enliser au final l'état sous marin continuera de s'aggraver...

J’espère que vous me lirez... salutations.

15.Posté par Godzilla le 27/12/2013 15:25

@ post 14 :

=> excuze moi si je prends le temps pour répondre, c'est parce que je veux appuyer mes arguments par des références. C'est un peu long mais ça va venir ...

16.Posté par Godzilla le 06/01/2014 15:25

@vérités et mensonges ...

Bonne année

Voilà ma réponse à ton commentaire.


Tout d'abord, au sujet du projet de la mairie de ST Paul : Tu as contacté les associations, félicitations. Sea Shepherd et Longitude 181 s'occupent principalement des poissons.
Tout bien réfléchi, c'est surtout à la réserve marine de réagir, car sa priorité est la préservation des récifs coralliens. Ce sont eux qui sont menacés en premier lieu par ce projet. Elle a été mandatée par l'Etat, et ne dépend pas en principe de la mairie de St Paul. Pourtant, il ne semble pas qu'elle soit une obligation, puisque la mairie de St Pierre a refusé que ses récifs soient intégrés à la réserve. La réserve n'a peut être donc pas autorité en la matière, en fin de compte.
Je crois que finalement c'est aux citoyens de St Paul de réagir, par le biais d'associations, qu'elles soient environnementales ou pas. Il y a peut-être aussi une enquête publique, dans laquelle ils pourront s'exprimer.
J'ai envoyé le lien à la mairie de St Paul en demandant s'ils pouvaient confirmer/infirmer l'info, soit à moi soit directement en postant leur commentaire. Pas de réponse, mais peut-être qu'avec les fêtes, les vacances d'été ...

Ensuite, pour ce qui est de tes infos sur tout ce qui touche à l'urbanisme à St Paul, je ne suis pas franchement au courant. Je me fie donc à tes infos.

Pour ce qui est des requins, je suis plus au courant. C'est pour ça que j'ai quelques remarques sur ton commentaire :

* Tu dis, en gros, que les bouledogues se sont installés sur le littoral (estuaires, récifs ...)
=> L'étude CHARC (sur des bouledogues prélévés à St Gilles) démontre qu'ils se reposent au large de St Gilles la journée, et qu'ils explorent les Roches Noires la nuit. Ca tend à prouver qu'ils ne se sont pas installés sur le littoral, mais qu'ils y font des incursions régulières (probablement pour chasser, vu que la majorité des requins sont plutôt actifs la nuit).
Reste à savoir pourquoi ils chassent surtout aux Roches Noires (abondance de proies? rejets organiques? ...) ; c'est sur ce point que portent les études CHARC en cours, et dont les résultats devraient nous parvenir bientôt. Pour ma part, quelque chose me dit que la proximité du port y est pour quelque chose. Il y a quelques mois, dans un journal local, un lecteur(-surfeur) a envoyé des photos où on voyait des têtes de poisson flotter dans le port, à côté des embarcations.
Ma réf : http://www.la-reunion.ird.fr/content/download/68143/522548/version/1/file/Bilan+provisoire+des+opérations+de+marquage+effectuées+du+21+octobre+2011+au+12+mai+2013.pdf://
Et pour les rejets, cette autre histoire : http://www.zinfos974.com/Vie-Oceane-denonce-Des-restes-de-requins-retrouves-dans-le-lagon-de-l-Etang-Sale_a60642.html://
=> Pour ce qui est des estuaires ... Reconnais qu'à la Réunion on peut difficilement parler d'estuaires. Les estuaires, c'est là où les FLEUVES (pas des ravines vides la plupart du temps) se jettent dans la mer, avec ce que ça occasionne comme remous qui rendent l'eau trouble EN PERMANENCE. Si les bouledogues préfèrent les eaux troubles, c'est qu'ils savent que par rapport à leurs proies ils sont avantagés par leurs sens (ligne latérale et ampoules de Lorenzini) qui leur permettent de localiser sans avoir à ouvrir les yeux.
D'autres requins (comme le requin à long nez et à pointes noires "carcharhinus limbatus", qui remonte lui aussi un peu les fleuves) et certains poissons vivent eux aussi dans les estuaires, et ils figurent au menu des bouledogues.
Ma réf : quelques livres sur les requins, notamment "Les requins" (par A. MOJETTA, éditions Grund), "Requins des mers tropicales et tempérées" (Par R.H. JOHNSON, éditions du Pacifique) et "La vie secrète des requins" (par Y. PACCALET, éditions ****)

* Tu dis que, si on se fie aux témoignages d'anciens marins-pêcheurs, les bouledogues les auraient suivis depuis Mada jusqu'ici.
=> En pleine mer, on peut trouver en surface les requins longimane, mako, soyeux, et quelquefois peau bleue. Les bouledogues auraient donc eu de la concurrence ! Les longimanes en particulier sont assez dominateurs et on les trouve en nombre.
De plus, comment faire la différence entre un requin soyeux et un bouledogue, quand on ne voit que la nageoire dorsale ? Ils font partie de la même famille des carcharidés, qui est la plus grande, et ils ont tous un air de famille (on les distingue le plus souvent par les tâches sur leurs nageoires, mais ni les soyeux ni les bouledogues n'en ont sur leur première dorsale).
D'autre part, les bouledogues se fatigueraient vite à suivre les bateaux : ils ne sont pas taillés pour ça. Les requins rapides sont ceux de haute mer, de la famille des lamnidés (mako, requin taupe, grand blanc), qui ont des muscles spécifiques et une nageoire caudale symétrique (les bouledogues sont à la base des requins de fond, comme en atteste la forme de leur caudale).
Maintenant, si vraiment les marins-pêcheurs les ont appâtés sur 800 kms pour nous les ramener ici, on sait à qui dire merci ! Qu'est-ce qu'on attend pour porter plainte ?
=> Mais je pense que les bouledogues peuvent faire des efforts par eux-mêmes pour franchir de grandes distances. RH JOHNSON, dans son livre, affirme qu'il y a des bouledogues en Polynésie française (archipel des Tuamotu, atoll de Rangiroa) ; en tout cas qu'il y en avait en 1990 quand il a écrit son livre. Il prétend même en avoir capturé un.
Il est d'ailleurs avéré qu'il y en a aux iles Fidji. Quand tu regardes sur une carte, tu vois que les distances entre îles sont plus grandes que 800 kms (Mada-Réunion).
Ma ref : "Requins des mers tropicales et tempérées" (Par R.H. JOHNSON, éditions du Pacifique) (le bouledogue est évoqué sous le nom de "requin taureau", mais c'est bien lui d'après son nom latin "carcharhynus leucas")
Autre fait troublant : cette histoire de bouledogue pêché à la Réunion, dont l'estomac renfermait un bras humain. Les chairs étaient digérées, mais la main était intacte, jusqu'aux empreintes digitales. Des recherches ont été faites à la Réunion sur les personnes portées disparues ou récemment attaquées, rien. On en a déduit que ce requin avait croqué quelqu'un sur une autre île (Maurice, Mada, voire même un naufragé entre Anjouan et Mayotte).
Ma ref : http://mika.dit.kl.pagesperso-orange.fr/html/RequinsReunion02.htm:// (au paragraphe 5 : "De tout dans le ventre des requins")
Récemment l'équipe de CHARC a même repéré un de ses bouledogues à une distance entre 150 et 450 kms au sud de l'île :
Ma ref : http://www.la-reunion.ird.fr/content/download/72546/553165/version/3/file/Actualites_programme_etudes_CHARC_requins_la_Reunion_Oct_2013.pdf://
Je me demande si ça ne serait pas parce qu'ils seraient un peu chassés par leur tribu, pour éviter la consanguinité. Chez les chats et les lions, les jeunes mâles sont chassés par les femelles et partent conquérir d'autres territoires. Chez les chiens et les loups, seuls le mâle et la femelle dominante font des petits. Les autres petits sont tués. C'est pour éviter la consanguinité, alors peut-être que chez les bouledogues aussi ? ... L'étude CHARC sur la génétique des groupes (résultats promis pour bientôt) devrait fournir des explications.

* Tu dis que le bouledogue est craintif, qu'il évite la confrontation, qu'il fait ses petits en eaux troubles pour les protéger des grands prédateurs ...
=>Le bouledogue est méfiant voire craintif vis-à-vis des plongeurs, comme la majorité des requins (exceptions notoires : le pointes blanches de récif, le longimane et la plupart des requins pélagiques ...) ; mais vis-à-vis des autres requins je n'ai rien lu sur ce point. Où as-tu lu cela ? (quel livre, quel site internet, etc ...)
=>Tout ce que je sais des relations entre requins, c'est que c'est la taille qui inspire respect. D'ailleurs de nombreuses espèces bouffent les petits d'autres espèces. Les grandes espèces s'attaquent même aux adultes d'espèces plus petites (ex : un grand requin-marteau bouffera un pointes blanches, un tigre bouffera un dagsit, etc ...).
=>Et pour ce qui est des eaux troubles, le requin tigre les affectionne lui aussi, et il ne se prive pas non plus pour bouffer du requin.
Ma ref : la majorité des livres où on traite du requin tigre (les mêmes que ceux où on traite du bouledogue) ; et personnellement, je pense que si beaucoup de poissons (requins y compris) sont attirés par les estuaires, c'est surtout parce que les fleuves du monde entier déversent des déchets organiques dans les océans. Quant au fait que le bouledogue remonte des fleuves sur de très grandes distances, ça reste un mystère dont on n'aura jamais l'explication formelle (à moins de faire passer un bouledogue aux aveux, mais il paraît qu'ils ne sont pas bavards). Tout ce qu'on sait, c'est que les ancètres des requins étaient des poissons d'eau douce, qui ont fini par coloniser les océans. Peut-être que le bouledogue a conservé une mémoire de son habitat ancestral ?
Même dans le récif (pente externe), un gros mérou bouffe un requin plus petit que lui (c'est même arrivé à des plongeurs). Tout est basé sur la taille.
Les seuls endroits où les petits poissons (requineaux y compris) peuvent avoir une tranquilité relative, c'est les lagons fermés.

* Tu parles des jeunes qu'on a vus dans les lagons.
=> Je rectifie un peu : on a vus des jeunes bouledogues DANS UNE RAVINE à St Leu (visibles depuis un pont).
Mes ref : http://www.zinfos974.com/St-Leu-Un-jeune-requin-bouledogue-dans-la-ravine_a36409.html://
http://www.zinfos974.com/Encore-des-requins-bouledogues-dans-l-eau-douce-de-la-Ravine-Saint-Leu_a36681.html://

Un touriste a prétendu avoir vu des requins dans le lagon à St Leu, mais je n'en sais pas plus (quelle espèce ? adultes ou jeunes ?).
Et à St Pierre, c'était un jeune requin marteau, pas un bouledogue.
Ma ref : http://www.linfo.re/Ile-de-la-Reunion/Faits-Divers/183543-Requin-dans-le-lagon-Reouverture-de-la-plage-de-Saint-Pierre?ps=272073://
=> Tu penses qu'ils étaient là parce qu'il n'ont plus de prédateurs, mais si c'était le cas on en aurait vus bien plus que 7 en 2 ans. Une espèce aurait du mal à survivre avec si peu de jeunes. Même s'il est vrai que les bouledogues ont peu de petits, parce qu'ils vivent en groupe. Les espèces solitaires, comme le requin tigre, en ont plus, vu qu'ils ne se rencontrent que rarement.
Moi perso je pense que si parfois des jeunes sont dans le lagon, c'est soit parce que la houle les y a poussés, soit qu'ils étaient à la poursuite d'une proie, soit qu'ils se sont réfugiés dans le lagon justement pour échapper à un prédateur de grosse taille incapable, lui, de traverser le platier.
Mon interprêtation est peut-être fausse, mais la tienne n'est pas plus sûre ; en fait, pour connaître la raison, il faudrait interviewer un requineau la prochaine fois qu'on en croisera dans le lagon. C'est pas gagné ...
Tu oublies trop souvent qu'il n'y a pas que les requins qui bouffent les jeunes requins ; les mérous (patate), les grosses loches, les barracudas (et je suis sûr que j'en oublie d'autres). Il faudrait qu'eux aussi ils aient déserté les lieux pour que les jeunes bouledogues se sentent en sécurité.

* Tu dis que les attaques sont généralement imputées aux bouledogues.
=> Rarement officialisées ; des fois, Gery Van Grevelinghe a pu, en tant que médecin légiste et spécialiste de requins, les attester en examinant les marques de morsures. Dans la majorité des cas, faute d'autre chose, on s'est basé sur les témoignages.
Ma ref : http://omar.fr/wp-content/uploads/2013/10/IRAR-InventaireReunionAttaqueRequins-OMAR2013.10.27.pdf://
Mais je le redis : essaie d'identifier un requin quand tu ne vois que son museau retroussé et ses machoires projetées en avant. On serait tous des spécialistes de requins, à la Réunion ? Prends le récit de l'attaque sur Guy OUdin : Franchement, de la plage, en ne voyant que les nageaoires dorsales et les gueules, tu crois vraiment que les deux pompiers ont pu être en mesure de reconnaître formellement des bouledogues ?
Ma ref : http://aresub.pagesperso-orange.fr/medecinesubaquatique/dangersfaune/gdm/gdmrun.htm:// (voir récit de l'attaque)
Moi je pense plutôt qu'on a fait une fixation sur le bouledogue. Dans le sud sauvage, on voit des requins balestrines (carcharhinus amboinensis) ; même les scientifiques ont souvent confondu les deux espèces, tant elles se ressemblent. Certains ont même pensé qu'il ne s'agissait que d'une seule espèce. Quant aux dagsits, c'est dommage que je puisse pas te montrer des photos où tu les vois, la gueule ouverte, le nez en arrière ; ils ont presque les mêmes yeux que les bouledogues. Ils peuvent être assez corpulents aussi (tous les bouledogues ne sont pas gras comme des cochons, ce sont surtout les femelles). C'est surtout les extrémités sombres des nageoires pectorales et caudales qui les différencient. Le bouledogue a le museau plus court, mais quand il ouvre sa gueule pour attaquer, le museau est retroussé et du coup c'est plus difficile d'apprécier la longueur du museau.
En tout cas, moi, je me fais attaquer, je pense à autre chose qu'à examiner la bête pour savoir de quelle espèce elle est.
Je dis pas ça pour disculper le bouledogue à tout prix, mais pour une autre raison : On a focalisé sur le bouledogue (et le tigre). Du coup, CHARC n'a pour objet d'étude que les bouledogues (et les tigres). Et du coup, si on s'est planté et que de temps en temps il y a eu des dagsits ou des balestrines impliqués, eh ben tant pis, on ne s'occupe pas d'eux et c'est bien dommage. Récemment on a découvert des requins cuivre, qui sont réputés particulièrement dangereux, et on ne s'en est pas occupés.

* Tu dis que les bouledogues prélevés sont tous des adultes vieux et gros.
=> Voilà le tableau récapitulatif des requins marqués par CHARC :
http://www.la-reunion.ird.fr/content/download/68143/522548/version/1/file/Bilan+provisoire+des+opérations+de+marquage+effectuées+du+21+octobre+2011+au+12+mai+2013.pdf:// (tableau des prises, page 5)
Je laisse le soin à ceux qui le veulent de constater par eux-mêmes les chiffres publiés par CHARC, sachant que les records de taille observés pour les bouledogues sont de l'ordre de 4 mètres.
Ma ref : http://www.la-reunion.ird.fr/content/download/67902/521050/version/1/file/Juin+2012+Rapport+bibliographique+requin+tigre+et+bouledogue.pdf 29, "Taille maximale (des bouledogues)" )

* Tu dis que la population de bouledogues a augmenté largement en l'espace de 10 ans.
=> Comment tu peux en être sûr et l'affirmer, vu qu'on n'a jamais recensé la population totale ni avant, ni même maintenant ??

* Tu dis que les bouledogues ont le taux de testostérones le plus élevé du monde animal.
=> Tu peux citer ta source, STP ? Moi j'ai encore rien lu sur ce point.
En même temps, quelques paragraphes auparavant, tu disais que les bouledogues sont des requins craintifs qui évitent la confrontation.
Tu crois pas qu'il y a un peu contradiction, là?

* Tu dis "nous sommes face à un requin qui a colonisé une zone qui ne lui était pas destinée".
=> Dans tous les livres sur le bouledogue que j'ai lus (écrits bien avant notre crise requin), on dit qu'il vit habituellement "dans les baies, les mangroves et les estuaires" et que c'est un requin semi-pélagique.
Mes ref : les livres cités auparavant, ainsi que "Poissons de l'océan indien et de la mer rouge" (de M. TAQUET et A. DIRINGER, éditions Quae)
CHARC a trouvé qu'ils vivent essentiellement au large des côtes, qu'ils font des incursions sur le littoral (aux Roches Noires et dans l'étang du Gol) ; on l'a déjà vu à l'embouchure de l'Etang St-Paul ainsi qu'aux débouchés de ravines surtout après de fortes pluies ; et on sait aussi qu'il fréquente la baie de St Paul.
Donc finalement tout correspond à la théorie, sauf pour leurs incursions nocturnes aux Roches Noires. Et CHARC planche dessus actuellement en analysant les données sur la qualité des eaux. J'ai lu que d'autres espèces de requins semi-pélagiques se rapprochent du littoral la nuit pour chasser les poulpes et calmars (qui ne sortent de leurs planques qu'à la nuit tombée). On verra bien.
N'oublions pas non plus que pour la plupart ils disparaissent de nos côtes pendant l'été ; difficile de considérer qu'ils se sont "sédentarisés".
=> L'enquête CHARC démontre également qu'ils évoluent effectivement sur les récifs coralliens externes, mais qu'ils ne s'y attardent pas.
Ma ref : http://www.la-reunion.ird.fr/content/download/68143/522548/version/1/file/Bilan+provisoire+des+opérations+de+marquage+effectuées+du+21+octobre+2011+au+12+mai+2013.pdf://

* Tu parles des dagsits, du moyen de les faire revenir ...
=> Beaucoup de plongeurs disent qu'ils ne voient plus de requins de récif (ceux que je connaîs reconnaissent néanmoins qu'ils voient encore des requins de corail "triaenodon obesus" posés sur le fond, dans des crevasses ou des grottes, ou sous des surploms) ; ont-ils disparu pour autant ? Il faudrait une enquête sur le sujet, ou des plongées plus fréquentes/plus profondes/nocturnes. Car sinon, où seraient-ils allés ? A Maurice ?
En tout cas, s'ils se sont effectivement barrés, c'est que nos récifs sont dans un bien pauvre état. Dans ce cas, la seule solution c'est de les restaurer, et c'est exactement le but de la réserve marine.
=> La réserve est souvent critiquée, mais c'est soit par des gens dont les intérêts sont contrariés, soit par des gens qui ont une idée fausse de la réserve. A lire de nombreux commentaires, ces gens croient que la réserve est un endroit où sont parqués les poissons, et qui par conséquent attire les requins. Un peu comme les réserves d'Indiens aux Etats-Unis. Certains veulent même que la réserve soit repoussée plus au large (c'est à dire au-delà des récifs), preuve qu'ils ne savent vraiment pas de quoi ils parlent. La réserve est un endroit où les poissons sont partiellement épargnés par la pêche humaine (pour qu'ils se reproduisent et reconstituent leurs effectifs), et où les coraux sont protégés des destructions issues des activités nautiques (bruit des moteurs, rejets d'huiles, ancrages dans les récifs ...) et du piétinement humain (sur le platier notamment, à marée basse, par les chasseurs de zourites). Si elle a été créée, c'est parce qu'il y a moins de poissons qu'avant. Donc moins de requins. Et depuis sa création, la situation n'a que peu évolué. La réserve n'est donc pas encore un garde-manger pour requins, contrairement à ce qu'affirment ses détracteurs.
D'autre part, si on veut que nos futurs enfants puissent encore nager en toute sécurité dans un lagon, on n'a pas d'autre choix que de protéger les récifs dès maintenant. Sans quoi les passes se multiplieront jusqu'à ce qu'en fin de compte les barrières coralliennes disparaissent complètement. Et adieu sécurité, tourisme, et bonjour la houle, bonjour requins ... Toutes les côtes de l'île seront pareilles à celles de l'Est.
Contre les idées fausses :
http://www.reservemarinereunion.fr/://

* Tu dis qu'on ne peut pas se permettre de tuer l'économie touristique et balnéaire.
=> Pour ce qui est du tourisme, rappelons que ce n'est pas les requins ni la population réunionnaise dans son ensemble qui ont répondu aux journalistes métropolitains qui ont créé la psychose en métropole.
Les journalistes font toujours dans le sensationnel pour vendre plus, c'est connu. Maintenant ceux d'ici qui pleuraient qu'on "ne peut plus mettre un pied dans l'eau sans se faire bouffer", c'est eux qui devraient payer les pots cassés du tourisme. Ils savent très bien que c'est faux, en tout cas les gens le voient bien : les surfeurs continuent de surfer malgré l'interdiction, et ça fait plus de 6 mois qu'aucun d'eux ne s'est fait attaquer. Miraculeux, pour un océan "où on ne peut plus mettre le pied".
=> Pour ce qui est des plages, elles devraient être sécurisées dans peu de temps ; même les lagons, je crois, vont être sécurisés (à juste titre, car même un petit requin peut mordre, il ne faut pas rigoler avec eux).
Depuis longtemps les guides "Petit futé", "Routard", disent qu'il y a des requins autour de la Réunion, mais qu'on est tranquiles dans les lagons. Maintenant si certains touristes potentiels ont préféré croire aux ragots de la presse, peut-être que dans le fond ce n'était pas la Réunion qu'ils voulaient découvrir, mais l'océan indien. La Réunion ne se limite pas à la mer, et des plages de sable fin avec du soleil, il y en suffisamment en métropole. La vraie magie de la Réunion, elle est ailleurs, et c'est surtout là-dessus qu'il faudrait capitaliser ; et pour se rafraîchir on va dans les lagons, ils sont pas là uniquement pour faire joli. Il y a peut-être des coraux morts sur la plage, mais dans l'eau les poissons sont d'une beauté inégalable. Et on flotte facilement à la surface, tellement l'eau est salée, et ça ya pas un endroit comme ça en métropole.
La plongée en bouteille peut se développer, mais les tarifs peuvent calmer les prétendants. Il reste quand même la plongée en apnée ; pour pouvoir la pratiquer sur la pente externe, les gens devraient se munir de débordoirs et plonger en groupe, sans faire de bruit inutile. Un peu comme les chasseurs sous-marins ; et certains d'entre eux peuvent enseigner des tas de trucs utiles sur le comportement à aborder en présence de requins. Les activités sous-marines ont encore de beaux jours devant elles, avec ou sans tourisme de l'extérieur. Je connaîs un paquet de gens qui ne savent pas encore nager, ceux-là ont tout à découvrir de la mer. Ca fait un bon potentiel de développement rien que pour le tourisme local ...
Mais là où tourisme et gestion du risque requin se rejoignent, c'est dans la question de la propreté de l'île, en particulier dans les ravines. Et là ça dépendra des gens, et malheureusement comme tu le dis je crois qu'on en a encore pour longtemps avant d'en finir avec ça ...


NB : tous les livres que j'ai cités, on peut les trouver à la médiathèque de St Pierre-ville. On peut les consulter sur place, si on n'est pas abonné. Il y a aussi des DVD, notamment "Les seigneurs des mers" et un National Geographic sur les requins-tigres.
Il y a aussi "Faune et flore dangereuse d'océanie", livre qui parle entre autre des requins en Polynésie et en Australie (et on y voit que les dagsit n'ont rien à envier aux bouledogues question attaques ; eux aussi vivent en bandes).


Bonne (longue) lecture

17.Posté par Marc le 23/03/2014 13:33 (depuis mobile)

Honte à Huguette Belo pour sa très mauvaise gestion pour la crise requin, elle est quand même dans la principale zone à risque concerné qui plus est , la ou il y''a le plus de plages. Honte à la réserve!! Il faut absolument repousser ces requins!!!

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