Faits-divers

Agression du Ti-Père au Port: Jugé le jour de son anniversaire

Lundi 11 Juin 2018 - 17:52

Le jeune homme de 22 ans qui a agressé son ti-père au couteau de cuisine, comparaissait ce matin devant le juge dans le cadre de la comparution immédiate. Né le 11 juin 1996, il est jugé le jour de son anniversaire. Il devait répondre de violence avec une circonstance aggravante, en l'occurence une arme blanche. 

Les faits, qui se sont déroulés samedi au port, ont eu lieu en deux temps. Une bagarre a éclaté le matin pour un simple regard entre le prévenu et son ti-père. L'élément déclencheur fut un sac de "bouchons" qu'il ne voulait visiblement pas partager. Sa mère s'est alors énervée en lui expliquant qu'il était chez elle et qu'il profitait bien de la nourriture du foyer. Un regard, une bagarre éclate. Après un retour au calme et des excuses du jeune homme, un deuxième acte s'est produit vers 23h15. 

Après avoir passé la journée chez sa petite amie, le prévenu, en état d'alcoolémie avancé, revient chez sa mère vers 23h pour se changer. Il y trouve sa mère ainsi que son conjoint qui sont de retour d'une sortie. Voyant son ti-père dans la chambre de sa maman, il se dirige vers la cuisine, prend un couteau et lui assène deux coups, le blessant à deux reprises. Il sera ensuite appréhendé et placé en garde à vue. 

"II m'a regardé avec un regard fatal"

À la barre ce matin, il s'explique : "iI m'a regardé avec un regard fatal, je suis désolé, j'étais sous l'emprise de l'alcool". Pour son ultime défense, il ajoute "je ne suis pas dangereux pour la société, l'alcool n'est pas une addiction je bois que le weekend. J'ai beaucoup réfléchi, je me suis réveillé en prison le jour de mon anniversaire !"

En réponse à tant de clairvoyance, la présidente lui fait remarquer que s'il ne boit que le weekend, il est tout de même dangereux 2 jours sur 7 ... avant d'ajouter "il y a des choses que vous supportez dans la vie ? Vous êtes qui vous pour décider des choses?"

Avec un casier judiciaire vierge, la procurreure demande une peine de 18 mois de prison assortie d'un sursis mise à l'épreuve de 8 mois, des obligations de soins, de travail et d'indemnisation de la victime. Elle demande également l'interdiction d'entrer en contact avec son ti-père et de se rendre au domicile familial. La présidente prononcera finalement une peine de 18 mois de prison avec sursis mise à l'épreuve, des obligations de soins, de travail et d'indemnisation ains que l'interdiction de détenir une arme pendant 5 ans. 
Pascal Robert
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1.Posté par olive le 11/06/2018 20:52

Quel beau cadeau !

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