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Social

'Agissons contre la discrimination'


Placées sous le patronage de Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités Actives, une conférence thématique se tient jusqu’à aujourd'hui au Ciné Palmes. A travers un programme expérimental financé par le Fond Social Européen et appelé Equal, le programme FTM (Finaliser, Transmettre, Mobiliser) présente un regard croisé sur quatre actions réunionnaises (Floraisons, Amethis, Femme Plus et 50 et +). Objectif:lutter contre la discrimination raciale.

Par Karine Maillot - Publié le Vendredi 14 Novembre 2008 à 06:58 | Lu 1885 fois

"Les femmes, notamment celles qui arrivent de la région de l’océan indien, telles que les Comoriennes, les Mahoraises et les Malgaches, sont les plus éloignées du marché du travail", regrette Filippo Ferrarri, directeur de Floraisons pour l’intégration.
Vaincre les préjugés: c’est le mot d’ordre de l’action "Agissons contre la discrimination". Dans ce cadre la structure F.T.M. , coordonne deux sessions de réflexion thématiques.
Floraisons pour l’intégration fait du porte à porte sur toute l’île, et propose des formations concrètes pour permettre à chacune de ces femmes de trouver une voie professionnelle.
L’année dernière, 3.000 femmes immigrantes ont été accompagnées sur le marché du travail. Environs 120 autres ont été formés, et 57 autres ont trouvé un emploi. Contre 68 cette année, grâce aux actions mises en place.
"Les hommes rencontrent moins de difficultés, alors que les femmes ont plus tendance à se consacrer entièrement aux tâches ménagères", indique Filippo Ferrarri.





1.Posté par Lucide... le 15/07/2009 16:18

Discrimination négative....Kriké kraké, je vais vous raconter une histoire vraie sur le sujet de discrimination.
Inspecteur de police, aprés moult années de service dans l'hexagone, j'ai été muté à la Reunion en 1988. En 2003, en application de directives nationales, mon service devait se structurer en deux unités. A raison de mon ancienneté dans l'administration , de mes diplômes, de mon excellent dossier professionnel, j'ai été nommé responsable de l'une de ces entités par mon chef de service. Il convient de noter que mon chef de service avait fait ce choix compte tenu du fait que j'avais exercé maintes fois l'intérim de cette brigade ( une fois pendant prés d'un an) et ce depuis des années et qu'à chaque fois que le responsable repartait -suivant la règle d'un séjour de 4 ans maxi dans l'île- le directeur local, toujours métropolitian, refusait de promouvoir les cadres locaux, préférant faire venir ses adjoints - souvent trés jeunes- de métropole.
Cette promotion était un pis-aller de consolation mais il fallait s'y plier. Cependant, un des agents devant travailler sous mes ordres, depuis peu dans l'île et mûté disciplinaire dans mon unité, découvrant la note de service instituant cette décision m'a alors agressé physiquement et insulté:" Créoles de merde....je refuse de travailler sous les ordres d'un créole..c'est nous qui vous payons..c'est fini l'hégémonie des créoles dans cette île...vous nous faites chier avec vos malgaches et comores...vous êtes de la merde c'est nous qui commandons".
Je me suis défendu de son agression. Résultat: mon directeur, métropolitain, demandant à cet agent de déposer, a téléphoné à un des directeurs de la police de Malartic afin que je sois entendu .
Fort heureusement, les témoignages en ma faveur des autres agents présents ( dont des métropolitains) a contraint cet enquêteur à dire " non seulement, il insulte les créoles, il vous agresse et en plus il ose déposer plainte, c'est un outrage à magistrat."
L'affaire ayant été classée j'ai alors déposé plainte directement auprés du doyen des juges pour violences et dénonciation calomnieuse. Convoqué par un juge d'instruction, celui-ci m'a verbalement agressé " vous vous en êtes pris à un zoreil comme moi, vous allez voir". Etonné de son absence de neutralité, j'ai saisi le président du TGI qui m'a envoyé vers Rachida. Depuis silence radio.
Entretemps, sur décision de mon directeur, insatisfait du classement de la plainte de mon agresseur, j'ai été convoqué à Paris, devant le conseil de discipline et j'ai écopé d'un blâme au motif qu'en me défendant " j'avais manqué de dignité" avec impossiblité de promotion.
Par ailleurs, juste aprés les faits de violence, mon agresseur a été reçu par le directeur qui lui a délivré des documents lui permettant de faire reconnaître son agression comme accident de travail. Blessé, j'avais émis la même quémande mais ce directeur avait refusé de me fournir les mêmes documents, m'expliquant que je devais aller voir mon sorcier.
Les propos racistes de mon agresseur ont été bien sur contenus sous le boisseau tant par mon directeur, que le juge et le ministère quand bien même que les témoins avaient confirmé les propos racistes ( exploit d'huissier).
Au moment des faits, le ministre en poste était le défenseur de la discrimination positive. En l'espèce, j'ai subi plutôt de la discrimination négative et je pense que mon cas n'est pas unique.
Pierrot, j'espère que mes propos seront publiés. Il n'y a pas matière à modération ( aucune insulte) et naturellement la responsabilité des propos incombe au seul auteur. Ces faits méritent d'être soumis aux internautes s'exprimant sur la discrimination. Cela est un exemple douloureux mais toute discussion doit porter sur des exemples vécus.

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