Océan Indien

Affaire Harte: Le principal accusé réaffirme avoir avoué sous la torture

Vendredi 25 Mai 2012 - 11:35

Affaire Harte: Le principal accusé réaffirme avoir avoué sous la torture
Aux assises de Port-Louis, lors du troisième jour du procès du meurtre de Michaela Harte, jeudi 24 mai, la défense est revenue sur les allégations de torture du principal accusé : Avinash Treebhowon. Selon l'Express.mu, ce dernier persiste: on l'aurait forcé à avouer le meutre de la touriste irlandaise. Il aurait fait des aveux sous la torture, le 11 mai 2011, soit le lendemain du crime, à la Major Crime Investigation Team (MCIT).
 
L’élément n’est pas nouveau. Cependant,  il risque de faire basculer le procès en l’absence de preuves matérielles depuis le début du procès mardi 22 mai.
 
"Le premier jour, j’ai été emmené au poste de police de Piton où les policiers m’ont giflé à plusieurs reprises au visage, à la joue et à l’oreille. On m’a, par la suite, emmené dans les locaux de la Major Crime Investigation Team, à Port-Louis. Des policiers m’ont déshabillé et frappé sur une table", avait témoigné le valet de chambre à la magistrate, Sheila Bonomally, lors d'une première comparution. "Le deuxième jour, des policiers m’ont placé sur une chaise alors qu’ils remplissaient un seau d’eau. Ils m’ont alors attrapé par le cou et m’y ont plongé la tête. Ils m’ont aussi mis une serviette sur le visage et versé de l’eau dessus", avait expliqué Avinash Treebhowon. Des propos lu par son avocat devant la cour hier. 

Le "manque de professionnalisme" dénoncé par la presse irlandaise
 
Par ailleurs, l’interrogatoire de Jeewooth, photographe au Scene of Crime Office (SOCO), a également repris hier. Il a répondu aux questions de la défense. Le photographe a admis que la baignoire de la Chambre 1025, lieu où a été retrouvée sans vie Michaela Harte, paraît avoir été endommagée, d’après le cliché pris lors de la reconstitution du crime. Or, il s’avère que la baignoire a été démontée par les experts du Forensic Science Laboratory (FSL) peu après la découverte du corps inanimé de Michaela Harte. Ceux-ci étaient en quête d’indices dans le système d’évacuation.
 
Me Rama Valayden, l’avocat de Sandip Moonea (autre suspect), a interrogé Jeewooth concernant la baignoire: "En entrant dans la salle de bains, n’avez-vous rien remarqué de choquant ? En particulier concernant la baignoire ?". Ce à quoi Jeewooth a répondu : "Je ne sais pas". Le juge Fekna, estimant cette réponse peu suffisante, a réitéré sa question une nouvelle fois. Le témoin a alors affirmé que sur ses photos datant du 13 janvier 2011, la baignoire de la chambre d’hôtel a été sérieusement endommagée. Selon lui, elle aurait même été arrachée du mur de la salle de bains.

Ce jeudi 24 mai, a été recueilli le témoignage du dessinateur de la police, le constable Hurgobin du SOCO. Il a tout d'abord a été appelé à certifier les plans de la scène du crime, puis a admis n’avoir rien dessiné, le plan lui ayant été remis par la direction de l’hôtel. La cour a adécidé que cette carte ne serait pas prise en compte dans le procès.

Le "manque de professionnalisme" de ces officiers de police ainsi que des membres du barreau et du judiciaire a été largement déploré par l’ensemble des journalistes étrangers présents au procès, notamment par la presse irlandaise, pays d'origine de la défunte. En cause, les interventions réccurrentes du juge pour demander à l’avocat de poser des questions pertinentes, précisant qu’il ne pouvait faire perdre son temps à la cour...
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1.Posté par môvélang le 27/05/2012 07:38

ces policiers ont sûrement été formés par les français ou les américains, tous les moyens sont bon pour redonner confiance aux touristes, un noir est un noir, il est forcément coupable

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