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Affaire Harte: Le mari de la victime fond en larme à la barre

Jeudi 7 Juin 2012 - 10:17

Affaire Harte: Le mari de la victime fond en larme à la barre
Mercredi après-midi, John Mc Areavey, l’époux de la victime Michaela Harte, était à la barre de la Cour d’Assises de Port-Louis. Selon l'Express.mu, il est longuement revenu sur l’après-midi du 10 janvier 2011, jour où sa jeune épouse de 28 ans, venue en vacance fêter sa lune de miel à l'hôtel "Legends" de Grand-Gaube, à l’île Maurice a été retrouvée morte dans sa baignoire.
 
Le mari de la victime a condamné le fait qu'il a été considéré comme un suspect. Il a également révélé avoir été menotté par la police. L'époux de Michaela Harte a fondu en larmes lors de son témoignage, notamment lorsque l’avocat de la défense, Me Mehdi Manrakhan, lui a demandé de raconter sa rencontre avec sa défunte épouse, son mariage, sa lune de miel et la journée qui a précédé le drame, à savoir la mort de Michaela.
 
John McAreavey a expliqué qu’il avait été présenté à Michaela Harte par des amis en 2005. "Depuis, nous étions inséparables. En cinq ans, il nous est arrivé d’être séparé que pendant trois jours", se souvient-il. 
 
Concernant son mariage, il a déclaré que celui-ci avait eu lieu le jour du 27eme anniversaire de  Michaela Harte: "Une fois le mariage célébré, nous sommes partis en lune de miel, en séjournant la première semaine à Paris, et la deuxième à Maurice". Le couple de jeunes mariés n’est arrivé à Maurice que deux jours avant le crime.
 
John Mc Areavey s'est remémoré le jour du meurtre, il a expliqué qu’au réveil il s’est dirigé en compagnie de son épouse au restaurant pour le petit déjeuner. Ensuite les amoureux se sont séparés, Michaela Harte s’est rendue vers la piscine, tandis que John McAreavey est allé suivre des cours de golf. 
 
"Au retour, j’ai reçu un message de mon épouse, me demandant d’aller lui trouver un tampon car elle avait ses règles (...) Je suis alors parti vers la réception, et là bas on m’a fait comprendre qu’il n’y avait pas de tampon. L’employée qui s’y trouvait m’a cependant dit qu’elle allait m’en trouver ".
 
Après avoir pu récupérer le tampon, il affirme avoir rejoint son épouse et ils se sont amusés dans la piscine avant d’aller déjeuner. Après le déjeuner, Michaela a commandé du thé. " Elle s’est aussitôt rendue dans la chambre (1025), pour récupérer des biscuits au chocolat". Il poursuit son récit : Constatant que son épouse prenait trop de temps, il s’est dirigé vers la chambre. Mais la porte était fermée. "Je n’avais pas ma carte d’accès. J’ai par la suite frappé à la porte pendant une quinzaine de secondes. Comme elle ne m’a pas ouvert, je suis alors parti vers la réception. Ils m’ont envoyé quelqu’un pour ouvrir la porte ", explique-t-il.
 
Une fois la porte ouverte, John McAreavey n'a pu que constater la scène d’horreur : sa femme était inanimée dans la baignoire : "J’ai essayé de la réanimer, en posant son corps sur le sol, mais c’était trop tard  (...) J’ai crié à l’aide et lorsque les médecins sont venus, ils ont confirmé son décès".
 
John McAreavey a également révélé avoir été conduit au poste de police de Piton : "J’étais menotté, et là un policier m’a dit de cesser de pleurer, que je suis encore jeune et que j’aurais l’occasion de rencontrer de très belles filles ". 
 
 Les cartes électroniques de la chambre 1025 inspectés 
 
Par ailleurs, les entrées et sorties du couple Mc Areavey ont été au centre du contre-interrogatoire de l’époux, John, et du directeur de l’hôtel Legends, Brice Lunot.
 
Les données des cartes électroniques de la chambre 1025 de l’hôtel Legends intéressent la défense dans le cadre du procès intenté aux suspects présumés, Avinash Treebhoowon et Sandeep Moonea. 
 
Selon un relevé du système informatique, datant du 9 janvier 2011 soit la veille du meurtre, John Mc Areavey ne serait pas retourné tout de suite après le dîner dans sa suite. Selon ces enregistrements, ce dernier avait rejoint son épouse pour le dîner, avant de revenir au petit matin, le lendemain, lundi 10 janvier 2011, jour du meutre.
 
Selon cette carte, il serait rentré dans la chambre à 22h23 pour venir chercher les biscuits, qu’affectionnait son épouse, avant de repartir dîner dix minutes plus tard.
 
John Mc Areavey a eu des difficultés à expliquer cette absence de la chambre la veille du meurtre. Il a mis en cause la fiabilité du système informatique qui enregistre les entrées dans les chambres de l’hôtel rebaptisé Lux * Grand-Gaube, et non les sorties.
 
Brice Lunot, le directeur de l’hôtel, a indiqué que l'époux de Michaela avait tenté de la réanimer. Ce dernier sera contre-interrogé ce jeudi par Me Sanjeev Teeluckdharry qui défend Avinash Treebhoowon. 
 
Entamé le mardi 22 mai, le procès entre dans sa troisième semaine sous la direction du juge Prithviraj Fekna.
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