Justice

Affaire Carl Davies : Vincent Madoure nie le meurtre

Mercredi 21 Juin 2017 - 15:34

La famille de Carl Davies a fait le déplacement pour le procès
La famille de Carl Davies a fait le déplacement pour le procès
Vincent Madoure est jugé depuis ce mercredi aux Assises pour le meurtre de Carl Davies. Le marin britannique a été retrouvé sans vie en novembre 2011, à proximité du domaine militaire de la caserne Lambert à Saint-Denis.

Ses proches, représentés par Me Boniface, assistent au procès. Ce matin, Vincent Madoure, qui est le seul des trois suspects - les deux autres suspects ayant bénéficié d'un non-lieu - à se retrouver dans le box des accusés, a clamé son innocence.

Son avocat, Me Moselle, souhaite à travers ce procès "une manifestation de la vérité". Il explique pourquoi son client n'a pas fait appel, contrairement aux deux autres suspects membres du gang du Bas de La Rivière,  Jérôme Sanassy et Yassine Ahamada.

 


La sœur de Carl Davies n'a pu retenir ses larmes en voyant les images des caméras de surveillance, les dernières images de son frère vivant.
La sœur de Carl Davies n'a pu retenir ses larmes en voyant les images des caméras de surveillance, les dernières images de son frère vivant.
Pour Me Boniface, qui représente la famille de Carl Davies, "un meurtre, c'est 30 ans de réclusion. Si c'est une bande organisée - et la bande du Bas de la Rivière est une bande organisée - ce n'est plus 30 ans mais la réclusion criminelle à perpertuité. La Cour et le jury auront à répondre à cette question là".

Malgré les "divergences dans les détails", selon Me Boniface, qui rendent cette affaire compliquée, "il n'y a aucun doute sur le fait que ce soit un meurtre et nous savons qui l'a commis". Selon l'avocat, les deux autres suspects auraient bénéficié d'un non-lieu à cause d'une erreur de la chambre de l'instruction. Il ajoute : "Aujourd'hui, il y a un accusé qui doit répondre de ses actes, quelle que soit l'erreur qui a été commise pour les deux autres".

 

​Médecins légistes, gendarmes et policiers ayant participé à l'enquête se succèdent à la barre ce mercredi après-midi. Rares sont les fois où une enquête est dirigée à la fois par les gendarmes et la police. Mais malgré les moyens mis en place, l'incertitude règne: Carl Davies se serait séparé de ses deux collègues à 23h50, n'apparaît sur aucune caméra de surveillance après 00h04, ne répond plus au téléphone... Est-il resté au Barachois, où il a été filmé pour la dernière fois? Est-il remonté en ville? A-t-il recroisé ses collègues? La bande du Bas de la Rivière? Que s'est il réellement passé dans la nuit du 7 au 8 novembre 2011?

Si les médecins légistes confirment que la cause de sa mort n'est ni une chute, ni d'un accident, il y a des incertitudes sur l'endroit du meurtre, le transport du corps, l'outil ayant servi à lui fracturer le crâne et celui à l'origine de sa plaie dans l'abdomen... et surtout de l'auteur.

Et des membres de la bande du Bas de La Rivière, qui sont également mis en examen pour diverses agressions dans le quartier, parle d'une altercation avec un Anglais... Leur mode opératoire: provoquer des individus ivres afin de se battre et de les dépouiller. Selon Me Boniface, ils auraient tenté de le faire à Carl Davies, un marin sachant se défendre, et auraient fini, à plusieurs, par le tuer. Son argent ne lui avait pas été volé. Auraient-ils oublié de le faire, dans la panique et l'affolement?

D'autres témoins, comme un certain "Albert le chauffeur", que Carl Davies avait rencontré en ville, avaient été interrogés. Se seraient-ils croisés à nouveau après minuit?

Tous ont pourtant été interrogés, y compris chaque personne se trouvant, ce soir là, sur les images des nombreuses caméras de la ville... sans succès.

Demain, place à d'autres témoins et l'accusé, Vincent Madoure.

Soe Hitchon sur place
Zinfos974
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1.Posté par marie le 21/06/2017 16:14

Comme si une personne seule aurait pu tuer cet homme.

2.Posté par Najy le 22/06/2017 06:11 (depuis mobile)

exact un ancien commando de sa majesté
entraîner pour tte les situations
faut poursuive. L'enquête plus loin

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