Société

Accusée de fraude à la Sécurité sociale, l'AURAR dément

Mercredi 1 Novembre 2017 - 07:54

Dans un communiqué, l'AURAR, association à but non lucratif, nie toute malversation de type escroquerie à la CGSS, suite à la parution d'un article accablant dans le JIR concernant des facturations de consultations de néphrologues non effectives, mais remboursées à l'AURAR pour des dizaines de milliers d'euros. L'association a déposé plainte pour diffamation. Ci-dessous, le communiqué de l'AURAR.


L’Aurar dément formellement les accusations de "fraude à la CGSS" publiées dans le Journal de l’île les 30 et 31 octobre 2017.
Contrairement à ce qui est rapporté par ce média, l’association n’a jamais surfacturé des séances de dialyse, encore moins dans le cadre des situations dites de "chevauchement".

Il s’agit, en réalité, de séances de dialyse qui concernent des patients devant être hospitalisés ou en retour d’hospitalisation.
Pour des raisons réglementaires et techniques, la Caisse régionale de sécurité sociale (CGSS) ne pouvait honorer ces factures de séances depuis le mois d’août 2013, sans remettre en cause l’utilité et l’effectivité des soins. Ce dysfonctionnement a généré un volume important de créances aux dépens de l’Aurar, et fait l’objet de nombreuses interpellations, de la part de l’Aurar mais aussi d’autres opérateurs de dialyse locaux et nationaux, auprès de la CGSS Réunion et de la Direction générale de l’organisation des soins (DGOS), via les fédérations.

Cette problématique a été beaucoup plus impactante pour les établissements de la Réunion, du fait de la prévalence de l’insuffisance rénale et du partenariat effectif entre les établissements publics, privés et associatifs.

Des solutions concertées et transitoires ont été mises en œuvre, avec la collaboration régulière de la CGSS, afin d’assurer la continuité des soins dans des unités adaptées, au plus proche des lieux de vie des patients.

Depuis le 1er mars 2017, cette situation a été régularisée administrativement par la publication d’un texte national (arrêté de prestation) permettant le cumul de prestations, dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale.

Contrairement à ce qui a été écrit, l’Aurar ne facture que des visites médicales réellement effectuées par des praticiens, sur la base des textes réglementaires et dans le respect des tarifs en vigueur.

Conformément au décret du 25 septembre 2002 (article D 712-143) et aux circulaires de l’Assurance maladie (CIR-16/2010 et CIR-2/2012), les visites médicales en Unité d’autodialyse (UAD) peuvent être facturées au moins une fois par mois. Il s’agit d’une visite médicale au chevet du patient, et non d’une consultation, au cours de laquelle le médecin analyse les paramètres de séance et l’état clinique du patient.

Par ailleurs, conformément aux dispositions réglementaires, un espace de consultation dédié existe au sein de toutes les unités de l’Aurar, permettant un colloque singulier médecin-patient, afin de respecter la confidentialité.

L’effectif médical de l’Aurar est constitué de 80% de médecins salariés. D’autres médecins vacataires interviennent dans le cadre d’une convention de mise à disposition de personnel médical avec leur établissement public employeur.

Concernant leur intervention, l’Aurar verse une contrepartie financière à l’hôpital dont ils sont salariés. Cette contrepartie correspond à la quotité de temps médicaux ainsi concédée, calculée sur la base de la rémunération réelle des praticiens.

Ces vacataires exercent sous la responsabilité du médecin chef de service, qui supervise les visites médicales donnant lieu à facturation, selon les tarifs en vigueur.

Le Conseil de surveillance, la direction et le personnel de l’Aurar déplorent l’acharnement médiatique manifeste dont est victime l’institution, avec pas moins de 23 éditos et articles à charge publiés en quatre mois dans les colonnes du JIR, sans la moindre possibilité de faire valoir des éléments de réponse. En conséquence, l’association a engagé plusieurs plaintes en diffamation.

Acteur de santé reconnu en matière de dialyse, nutrition et recherche contre les maladies métaboliques, l’Aurar est contrôlé et certifié par les autorités compétentes depuis 37 ans.
BA
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1.Posté par St paul le 01/11/2017 09:13 (depuis mobile)

Arête de démentir. .. porte plainte après on verra qui a raison
Le JIR ou l' AURAR . Les réunionnais veulent savoir

2.Posté par La vérité vraie... le 01/11/2017 09:54

Si fraude il y a , bravo au JIR.
Si diffamation il y a, honte au JIR.

Quant à l'AURAR, le journalisme d'investigation c'est ça, pas la peine de crier au loup.

3.Posté par citoyen le 01/11/2017 10:10

aurar ! korbey d'or ; les structures dans lesquelles végètent les élus alimentaires qui s'octroient le statut de grands gestionnaires sauf à se considérer en réalité de véritables truands. N'oublions pas surtout la nassima qui a attribué à korbey les financements de l'arast par le truchement de magouille politique avec le visionnaire popol pour garder la présidence. Tant que le Réunionnais pensera que ce personnage a du talent , quitte à les truander jusqu'à la moelle, il continuera de bouffer dans l'auge du cochon tous les résidus de ce politicien véreux pour lui permettre de siéger sur les toilettes dorées marocaines

4.Posté par Gros yab le 01/11/2017 10:28 (depuis mobile)

Ah bon faut ouvre lo yeux sur d autre association qui pour certain il faut juste enlevé une lettre à celle la que des esprits abuseur de contrat aidé pou créole et font venir leur ami es famille conjoint pour des postes plus garnis avc faut diplôme.

5.Posté par pfffff le 01/11/2017 10:49

dans ce cas portez plainte contre le JIR......m'étonnerai que ce journal qui m'a l'air bien renseigné avance des faits sans preuve......!

6.Posté par GIRONDIN le 01/11/2017 11:26

Une plainte et La justice fera son travail, en principe.

Reste au paillasson à 2 000 000 de faire parvenir les convocations, apparemment il est devenu l'auxiliaire..... 😆

7.Posté par klod le 01/11/2017 11:39

au lieu de blablater , laissons la justice faire .

8.Posté par PATRICK CEVENNES le 01/11/2017 13:14

fukcd473
Association à but non lucratif avec un pactole de 22M d'euros. Mdr !

La règle en France n'est-elle pas que ceux qui démentent par voie de presse les accusations portées à leurs endroits se retrouvent toujours devant les tribunaux ? Cahuzac, Fillon, etc. Pdr !

9.Posté par li le 01/11/2017 13:22

Pas besoin de plainte. Lo caisse secu na la liberté vérifier tous règlements effectués sans que personne ne le leur demande.
Mais le veulent-ils ? Avec tous ces élus qui gravitent autour de ce zinstitution et des membres de conseil d'administration quasiment présents dans toutes les autres institutions ou amis de ..
Les journalistes feraient bien d interroger la secu sur sÀ position dans cette affaire.après tout le règlement est effectué à l aide de nos cotisations ..

10.Posté par Titi or not Titi le 01/11/2017 14:01

Faut Qu'Elle Demande Conseil À TiLouLoute St Leuf / Tatie Ben Dinedar ! 😎
Le Jir "Tape" Pas Trop Sur La Droite Diiiir !?! 😄😄
C'Est "Easy" Qu'Avec 2M€, Ils Peuvent Enquêter Sur Les Opposants ! 🎰

ANouLa©®

11.Posté par leslanceursdalertes.com le 01/11/2017 18:25

Les mêmes investigations seraient à conduire dans le secteur de la prise en charge institutionnelle de l'autisme. En particulier auprès d'une certaine association du Sud qui a su se pérenniser en monopolisant les dotations affectées par les différents plans autisme successif. Celle-ci est parvenue à construire, à l'intention de quelques familles, et pour l'une en particulier, un parcours sur mesure. L'AURAR, si les affirmations du JIR sont fondées, n'est ainsi pas la seule association médico-sociale à s'assoir sur un matelas d'argent public des plus confortable. Sous couvert de s'inscrire dans une action publique, certains ont oubliés depuis longtemps le sens de l'intérêt collectif au profit d'intérêts bien personnels. Les modalités de la gestion des fonds publics par les acteurs associatifs seraient assurément à revoir un de ces jours afin de lui redonner le professionnalisme et l'équité attendue. Le népotisme et la marchandisation du travail social sont les plaies de ce secteur. Par ailleurs, il me semble que, tant que les gouvernances associatives ne seront pas tenues responsables de leurs fautes de gestion, certains d'entre eux continueront à se comporter comme de petits potentats, estimant que les fonds, dont ils ne sont en réalité, que les gestionnaires délégués, sont leurs propriétés. Dans ces systèmes là, le pouvoir se concentre souvent au sein de quelques mains, lesquelles se sont attachées, souvent patiemment, à faire le vide des la contradiction autour d’eux.
En la matière, les conséquences publiques de la mauvaise gestion, laquelle est souvent le résultat combine de l'incompétence ou d’un esprit mercantile a peine dissimuler, restent inexistantes, l'idée étant apparemment de ne pas faire de vagues.
Mais où sont les bénéficiaires là-dedans, où sont les familles ? Pendant que certains ont les moyens politiques de leurs intérêts, d'autres attendent douloureusement que le système fasse droit à leurs aspirations légitimes de parents d'enfant en situation de handicap. Il y aurait tant à dire sur ce système là aussi...


12.Posté par Hmm le 01/11/2017 20:36 (depuis mobile)

Texte trop technique, embrouille domoun

13.Posté par zozimé le 01/11/2017 22:45

Et pourtant moin naurai donne à cette femme le bon dié sans confession....Comme quoi....Koça les deux autres bougs y fé à coté d'elle? Koça la cgss y attende pou fé la lumière sur cette affaire?

14.Posté par Tanguy le 01/11/2017 23:33

mais qui se cache derrière le JIR ???????

15.Posté par Dignité le 02/11/2017 07:27

Le problème de l'AURAR ce n'est pas son positionnement dans le secteur de la santé où elle rend certainement service à des malades qui en ont besoin.

Son problème c'est l'importance du fric qu'elle brasse en étant dotée du simple statut associatif.

Une structure qui manipule autant d'argent ne doit pas se cantonner dans le rôle d'une simple association qui poursuit normalement un but non lucratif.

Avec la trésorerie qu'elle s'est constituée , elle a créé des sociétés à actions simplifiées (SAS) pour investir dans des filières immobilières , soit disant au service de ses patients.

Il y a du foutage de gueule dans l'air.

Si elle veut retrouver de la sérénité dans son fonctionnement , deux options s'offrent à elle:

1- Changer son équipe de direction ( tout changer pour que rien ne change) et elle éloignera ainsi les phares qui jettent une lumière crue sur son existence;
2- se recentrer sur ses missions de base en mettant fin à ses spéculations dans le monde immobilier. Elle n'a pas vocation à jouer dans ce milieu et prétendre le contraire, comme le fait sa directrice, c'est d'essayer de légitimer des initiatives consistant à "garder" le coffre fort à tout prix.

16.Posté par môvélang le 02/11/2017 17:54

l'AURAR ne fraude pas cette la Sécu , cette association ne fait que profiter des lacunes de la législation et de la situation, chez un petit podegrene, on appelle cela frauder !,

17.Posté par Cétou le 03/11/2017 10:09

Tout ce qu'on sait c'est qu'il y a le père ex politicien, le fils, la sous députée, les copains des banques....Bref à la tête de l'Aurar que des gens de pouvoir et de fric et non des personnes dédiées à l'humanité ...Tremplin pour belles carrières avant toute autre chose.

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