Economie

6,9 milliards d’euros de valeur ajoutée dégagés par les entreprises réunionnaises

Jeudi 7 Décembre 2017 - 10:32

La valeur ajoutée dégagée par les entreprises marchandes réunionnaises en 2015 s'élève à 6,9 milliards d’euros, avec un chiffre d’affaires de 24,2 milliards d’euros, révèle l'Insee. Par rapport à 2014, la valeur ajoutée a ainsi augmenté de 259 millions d’euros soit + 3,9 % (contre + 2,6 % en France). 

Si les trois quarts de ces entreprises n’ont pas de salarié, les sociétés qui s’en sortent le mieux sont pourtant celles qui ont des employés. En effet, un quart des entreprises sans salarié ont une valeur ajoutée en baisse de plus de 29 % contre 14 % pour les entreprises employeuses. À l’inverse, un quart des entreprises employant entre 1 et 9 salariés sont en très forte croissance, avec une hausse de la valeur ajoutée de plus de 24 %, précise l'institut de sondage.

Les secteurs qui contribuent le plus à cette création de richesse sont la santé humaine, l’action sociale et l’éducation (hors secteur public), les activités scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien aux entreprises, le commerce de détail et enfin la construction.

1,9 milliard d'investissement, portés par le secteur immobilier

En ce qui concerne l'investissement, les entreprises y consacrent 1,9 milliard d'euros en 2015, avec une grosse partie réalisée par le secteur immobilier (40% de l'investissement total). L'Insee souligne ici que les subventions d'investissement soutiennent essentiellement l’investissement de ce secteur, avec en 2015 un montant de 751 millions d’euros de subventions versés au titre des investissements réalisés en 2014.

Pour ce qui est du taux de marge, celui des entreprises employeuses augmente entre 2014 et 2015, passant de 27,2 % à 28,7 % (après une légère baisse entre 2013 et 2014.

L'investissement et la valeur ajoutée sont concentrés

A noter que l'investissement et, dans une moindre mesure, la valeur ajoutée, se concentrent sur une faible part des entreprises, précise encore l'Insee. En effet, à La Réunion, peu d’entreprises (hors micro entrepreneurs et micro-entreprises au sens fiscal) concentrent une grande partie de la création de richesse et de l’emploi, 5 % d’entre-elles réalisant 62 % de la valeur ajoutée. À l'inverse, la moitié des entreprises ne dégagent pas (ou très peu) de valeur ajoutée. (Toutefois, à La Réunion, l'économie est moins concentrée qu'au niveau national, où 5 % des entreprises réalisent 82 % de la valeur ajoutée).

Cette concentration se retrouve également au niveau de l’emploi, puisque 5 % des entreprises concentrent 64 % de l’emploi salarié. 62 % des entreprises n’ont aucun salarié.

L’investissement est encore plus concentré. En effet, les 5 % d’entreprises
qui investissent le plus représentent 94 % de l’investissement total, tandis que près des deux tiers des entreprises réunionnaises n’ont réalisé aucun investissement en 2015.

6,9 milliards d’euros de valeur ajoutée dégagés par les entreprises réunionnaises
N.P
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1.Posté par polo974 le 07/12/2017 11:38

taux de marge

extraction, énergie, environnement: 47% c'est monstrueux ! ! !

commerce de gros hors véhicule: 34 %
transport et entreposage: 23%
commerce de détail hors véhicule: 29 %
les prix sont plus que doublés ! ! !
et les marges sont cachées chez les grossistes, transport et entreposage qui sont des filiales ou sociétés soeurs des détaillants: gros foutang ! ! !

activité immobilière: 49% les rentiers se font toujours des couilles en or ! ! !

2.Posté par Moi président le 07/12/2017 12:13

La valeur ajoutée :

- dans le commerce ( = achat et revente de biens, sans les modifier) :

Valeur des marchandises vendues (CA) - valeur des marchandises achetées (incluant coûts d'acquisition et de distribution hors salaires) - valeur de divers services en lien avec l'activité mais pas inclus dans les calculs commerciaux

- dans la production de biens et services :

Valeur de la production - achats de matières premières/énergie/études - valeur de divers service en lien avec l'activité mais pas inclus dans les calculs de coût de production

Dans tous les cas, on ne prend pas en compte les charges sociales et fiscales, sinon on arriverait à un résultat d'exploitation.

3.Posté par Moi président le 07/12/2017 12:54

À l'inverse, la moitié des entreprises ne dégagent pas (ou très peu) de valeur ajoutée

Eh bien ça fait peur. On ne parle pas assez de la situation de précarité dans laquelle vivent beaucoup d'entreprises.
On espère qu'il n'y a pas trop de charges fiscales pour ces entreprises.

Si en plus ce sont celles qui nécessitent le moins de capital initial, on peut craindre qu'elles soient à la merci d'un danger de surpopulation de concurrents sur leur marché.
De l'autre côté, les entreprises ayant des salariés s'en sortent mieux, mais on ne connaît pas le poids social et fiscal qu'elles supportent.

C'est pour ça que c'est plus intéressant quand les études portent sur les résultats d'exploitation ou les excédents bruts d'exploitation, et les taux de rentabilité.
Avoir un comparatif de ces données par catégorie d'activité, par secteur géographique, et par capitaux propres.

En tout cas, c'était les VA de 2015, on espère que ça s'est amélioré depuis.
Et l'export, dans tout ça, comment se porte-t-il ?

4.Posté par Moi président le 07/12/2017 13:09

Dans tous les cas, on ne prend pas en compte les charges sociales et fiscales, sinon on arriverait à un résultat d'exploitation


Cafouillage de ma part, que je rectifie aussi sec : sinon on arriverait à un excédent brut d'exploitation. Pour arriver au résultat d'exploitation, il faut tenir compte en plus des dotations aux amortissements/dépréciations/provisions.
Et dans les 2 cas, les charges fiscales n'incluent pas les impôts sur les bénéfices.

Tout ça paraît plus clair avec un plan comptable sous les yeux (merci à ceux qui ont inventé la comptabilité, sans eux on aurait mieux fait de rester au troc et à l'hyper-libéralisme).

5.Posté par Moi président le 07/12/2017 13:42

@1 Polo974 : faudrait savoir exactement de quel taux de marge on parle, quelles charges sont incorporées aux coûts.
Même avec 0 charges d'acquisition, de distribution (incluant salaires ou pas), il faut un taux d'au moins 50% de marge pour parler de doublement des prix.

Et dans la catégorie activité immobilière, il y a les bailleurs professionnels, qui ne sont pas rentiers mais au contraire investissent pour construire des immeubles et vendre des logements. Ils ont certainement des charges financières que n'ont pas d'autres catégories.

Dans tous les cas, ça serait bien de comparer avec la moyenne nationale. Et de comparer aussi avec les niveaux de concurrence sur les marchés respectifs (ça joue).

6.Posté par Moi président le 08/12/2017 11:17

Bien entendu, dans le commerce, on n'oubliera pas d'ajouter au CA la valeur des marchandises en stock.
Chose que moi j'ai oubliée dans ma formule du post 2.

7.Posté par polo974 le 11/12/2017 13:43

5.Posté par Moi président le 07/12/2017 13:42
"""...
Même avec 0 charges d'acquisition, de distribution (incluant salaires ou pas), il faut un taux d'au moins 50% de marge pour parler de doublement des prix. """

commerce de gros hors véhicule: 34 %
transport et entreposage: 23%
commerce de détail hors véhicule: 29 %

donc 1.34 * 1.23 * 1.29 = 2.12 je vous avait fait grâce des 12% de rab.

CQFD

(et franchement, le gros qui marge plus que le détail, rien que ça, c'est anormal: "allez, je vous fais un prix de gros: +5%")

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