Faits-divers

60 balais, 19 condamnations au compteur (dont une pour viol !) Pépé Zitte i bouge encore !

Dimanche 6 Mai 2018 - 01:31

Correctionnelle Sud - Jeudi 3 mai 2018 :


60 balais, 19 condamnations au compteur (dont une pour viol !) Pépé Zitte i bouge encore !
Jean-Luc Zitte, de Trois-Bassins, aurait peut-être dû se renseigner sur son ascendance lointaine ? Et plaider un possible atavisme familial ? Un gène mal placé, qui sait ? Peut-être est-il un lointain descendant du fameux Volcenay (et non William comme indiqué à la publication de l'article, ndlr) Zitte, "le grand bandit des Hauts" d’avant Sitarane, dont notre ami Vaxelaire a si bien raconté l’histoire dans le "Mémorial de La Réunion ?"

En résumé, ce sinistre personnage (celui du XIXè siècle), auteur de moult cambriolages, assassinats, viols et vols divers, semait la terreur dans toute l’île, surtout dans les Hauts, particulièrement la région de Trois-Bassins. Cause à effet ? La bandit pas bienaimé s’est fait coincer avec la complicité de sa soeur, à Marla. Les gendarmes l’abattirent sans autre forme de procès avant de lui couper la tête et de l’enterrer à Hell-Bourg. Sa tête fut rapportée aux juges de Saint-Denis comme preuve qu’il avait bien fini de nuire.

Gros calibre + zamal : cocktail détonnant !

On ne sait si notre Zitte coméla est du même sang ou de la même farine. Toujours est-il qu’il était accusé de violence sur conjoint, détention d’arme prohibée et menaces de mort. En l’occurrence le fusil est de calibre 32. Bigre !

Quand on parle de "calibre 32", on est bien obligé de se dire qu’il s’agit plus que d’un simple fusil. C’est une carabine de grande chasse et le 32 n’est pas, et de loin, du petit plomb pour martins volèrs ! Une praline longue comme l’index, faite pour déquiller le sanglier. Dont on sait qu’il abonde ici.

Carabine qu’il a brandie pour appuyer ses menaces envers son ex-compagne. Près avoir, comme à son habitude, consommé du zamal plus que de raison.

Ces manifestations brûlantes d’un amour sans doute trop passionné ont poussé le Parquet à inviter Zitte à venir s’expliquer. Convocation à laquelle il n’a pas daigné répondre.

Son casier judiciaire très éloquent est peut-être une explication à son absence fort peu courtoise. Y’a rien de tel pour énerver le tribunal. Qui n’a pas manqué de préciser le CV judiciaire de notre homme : pas moins de 19 condamnations, dont une pour viol. Le reste pour violences diverses et autres menus larcins dont la liste lasserait Prévert lui-même ! De quoi effectivement se faire discret.

Ce qui n’a pas empêché le tribunal de taxer notre pépé flingueur à 6 mois de prison sans frais.

Qu’il devra accomplir, 60 balais ou pas, ascendance zittesque ou pas.
Jules Bénard
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1.Posté par Pamphlétaire le 06/05/2018 03:10

Pendant trois mois, le gîte et le couvert seront assurés sans frais pour lui, n'est-ce-pas?

2.Posté par cmoin le 06/05/2018 13:00

La perpétuité pour ce genre de personne!

3.Posté par Joseph le 06/05/2018 19:42

"Les gendarmes l’abattirent sans autre forme de procès avant de lui couper la tête et de l’enterrer à Hell-Bourg. Sa tête fut rapportée aux juges de Saint-Denis comme preuve qu’il avait bien fini de nuire."

Ah la belle époque, les prisons n'étaient pas surchargées de parasites récidivistes au moins !

4.Posté par Ouf le 06/05/2018 20:43 (depuis mobile)

Heureusement ce n est pas mon pere.

5.Posté par Zarin le 07/05/2018 09:03

Orange Mécanique - scène lavage de cerveau reformatage

Scène culte du traitement que reçoit Alex DeLarge pour endiguer ses excès de violences.

Extrait de synopsis :

Deux ans plus tard, le ministre de l'Intérieur (Anthony Sharp (en)) effectue une visite dans la prison et cherche des volontaires pour expérimenter la « Technique Ludovico (en) ». Pour sortir de prison, Alex se porte volontaire pour tester cette thérapie révolutionnaire, financée par le gouvernement dans le cadre d'un programme expérimental d'éradication de la délinquance d'une durée de deux semaines. Le traitement est fondé sur un principe semblable à celui des réflexes de Pavlov, consistant en une thérapie par aversion. Il s'agit d'amener Alex, attaché à un fauteuil avec un appareillage qui le force à avoir les yeux ouverts, à associer certains stimuli (des scènes de violence ou de sexe projetées sur un écran qu'il est forcé de regarder) aux douleurs provoquées par les drogues qu'on lui administre au cours de ce traitement.

https://www.dailymotion.com/video/x2gl8vn

Qu'on se le dise !

Qu'on se le dise est une expression qui vient du temps où les nouvelles étaient propagées à l'oral . ( C'était Le "garde champêtre" qui était chargé de cette tâche )

6.Posté par 51889 le 07/05/2018 09:56

Mon cher Jules, sauf erreur de ma part, et si tel était le cas, je battrai ma coulpe et ferai publiquement mon mea culpa, il me semble que le terrible Zitte, blessé par les gendarmes à Marla, dans la case de sa soeur, fut transporté mourrant vers Hell Bourg, ou repose son corps, sa tête ayant été transportée à Saint-Denis comme moyen d'identification, avait pour prénom Volcenay.

Quant à William Zitte (parfois orthographié Wilhiam), il a des occupations aussi artistiques que pacifique et fut un temps directeur de l'arthothèque de Saint-Denis...

7.Posté par Jules Bénard le 07/05/2018 15:05

À posté 6 :
Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa : tu as mille fois raison et moi mille fois tort, ami.
Mon doigt la maillé com i di. Il s'appelait bel et bien Volcenay, notre "grand bandit des Hauts".
Je l' f'rai plus, je l'jure. Enfin, j'essaierai.

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