Océan Indien

50 millions d'euros en 2012 pour sortir Mayotte de la crise?

Mercredi 23 Novembre 2011 - 09:45

Hier, la ministre de l'Outre-Mer, Marie-Luce Penchard, a reçu une délégation d'élus mahorais pour répondre rapidement à la crise économique et sociale qui frappe l'île. Une enveloppe de 50 millions d'euros pourrait être prochainement débloquée.


50 millions d'euros en 2012 pour sortir Mayotte de la crise?
 
L'économie mahoraise est fragilisée par le conflit contre la vie chère, qui n'a toujours pas trouvé à l'heure actuelle de dénouement consensuel, le protocole d'accord sur les prix étant toujours boudé par les syndicats.

Marie-Luce Penchard, lors d'une rencontre avec les élus mahorais, hier, a mis sur la table le sujet d'un plan de redressement de l'économie pour l'île aux parfums. La ministre de l'Outre-Mer a notamment déclaré que l'Etat se tenait prêt à débloquer un budget de 50 millions d'Euros en 2012, avec un objectif prioritaire, relancer l'activité et l'emploi dans le 101e département français.

L'enveloppe pourrait permettre d'amorcer rapidement des chantiers publics divers, infrastructures routières, construction de logements, amélioration du réseau d'eau, ou encore d'attribuer directement des aides aux entreprises. Sur le territoire, 2.500 personnes se seraient retrouvées au chômage partiel ou technique suite au conflit.

En outre, un suivi, au minimum annuel, du processus de départementalisation à Mayotte devrait être effectué. Sur la question des prix des produits de consommation, particulièrement élevés sur l'île, Marie-Luce Penchard envisage le lancement d'une nouvelle étude.
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1.Posté par mazenbron le 23/11/2011 08:55

Génial! On casse,et on reçoit une subvention pour réparer ce qui pourra etre cassé au prochain coup.
Et on lance une nouvelle étude..
Renvoyons la à ses chères(couteuses) études .

2.Posté par Hugues Neau le 23/11/2011 09:33

Breaking News : Nouvelles émeutes à Mayotte!!!, ...ils ne veulent pas de 50 millions mais 50 milliards"...

3.Posté par Cambronne le 23/11/2011 10:51

50 millions soit 250 euros par habitants ...prime de noel avant l'heure

4.Posté par Clotilde BASSART le 23/11/2011 11:17

Ben voyons, ils ont tout cassé dans leur propre ile, les magasins, les voitures, menacés la population prise en otage par des barrages sur les routes, violé des femmes comme des barbares et on va leur donner de quoi sortir de la "crise" ?? !! En plus de tout ce que le contribuable va encore payer pour faire vivre tout ce beau monde....C'est chouette la France !
Et si on faisait un référendum pour demander aux 100 autres départements s'ils en veulent un 101eme ???

5.Posté par Hugues Neau le 23/11/2011 13:04

A post 3 : si au moins , ils fetaient Noel...

6.Posté par Cambronne le 23/11/2011 17:07

5.Posté par Hugues Neau le 23/11/2011 13:04
A post 3 : si au moins , ils fetaient Noel...

Merde c'est vrai ils braconnent la tortue verte

7.Posté par Cambronne le 23/11/2011 18:52

Après Moody’s, c’est Standard & Poor’s et Fitch qui annoncent que la notation de la dette française pourrait bientôt être dégradée.

Ainsi, David Beers, le directeur de la notation souveraine de S&P a déclaré dans un discours à Dublin :

Les dynamiques financières provoquées par la crise de confiance persistante ont, du point de vue de Standard & Poor’s, accru le risque d’une nouvelle récession dans un nombre croissant de pays membres de la zone euro, qui pourrait potentiellement faire peser une pression supplémentaire sur les notations souveraines de la région

Soit, en français : il sera difficile d’éviter une récession au vu de la perte de confiance des investisseurs en la zone euro et la réduction du volume des prêts. Quand la récession arrivera, les agences de notation n’auront d’autre choix que de dégrader la notation de nombreux pays.

David Beers a néanmoins dit espérer que les mesures nécessaires (selon lui) seront prises afin de rétablir la confiance en l’Eurozone : coordination plus étroite et monétisation de la dette par des rachats « aggressifs » par la Banque Centrale Européenne (BCE), i.e. faire tourner la planche à billets. Des mesures que Vincent Bénard qualifiait à l’inverse de « catastrophe » il y a quelques jours sur Contrepoints.

Fitch n’a pas été en reste en visant explicitement la France : l’agence, la moins importance des trois, a estimé que le triple A français serait fragilisé en cas d’aggravation de la crise et d’utilisation complète des fonds français du FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière). En effet, dans ce scénario, la dette publique française atteindrait le haut de la fourchette d’endettement acceptée pour un triple 1, à près de 100% du PIB en 2014.

Moody’s avait déjà annoncé mi-octobre qu’elle réfléchissait à changer la perspective stable du triple A français, et ce dans un délai de trois mois. Dans le langage usuel des agences de notation, cet avertissement est suivi d’une perspective négative, puis d’une dégradation.

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