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Faits-divers

"4 ans de prison, mais je ne l'ai même pas frappée", répète-t-il en pleurs


Un homme était jugé ce lundi dans le cadre de la comparution immédiate pour des faits de menaces de mort aggravées sur son ex-compagne. Avec un casier long comme le bras bardé de violences et autres infractions, la tache de son avocat n'allait pas être des plus simples. En effet, quelques jours après l'atroce féminicide où un multirécidiviste a brûlé et tué sa compagne, l'ambiance était plus que tendue dans la salle d'audience du tribunal judiciaire de Saint-Denis.

Par - Publié le Lundi 10 Mai 2021 à 16:25

Les faits se sont produits le 8 mai dernier à Bras-Panon, aux alentours de 10 heures du matin. Alors qu'il est sous le coup d'une interdiction de contact avec son ex-compagne, Serge S., 35 ans, se pointe devant chez elle alors qu'elle part au travail. Leur relation est tendue depuis qu'il est sorti de prison le 22 avril 2020 pour des faits des violences sur elle. Depuis, ils se disputent pour le droit de visite de leur fils. Le ton monte et, selon le témoignage de la victime et de sa collègue présente, ça part en live. 

Il profère rapidement des insultes avant de passer aux menaces : "Je vais te couper la tête comme la femme qui a été assassinée sur le parking du Jumbo", lui lance le prévenu. Elle appelle immédiatement les gendarmes et rejoint son poste au Burger King de Sainte-Marie. L'homme part dans un premier temps, mais revient sur son lieu de travail. Il l'insulte et la menace à nouveau. Il finit par partir chez sa nouvelle compagne à Saint-Paul. Convoqué par les militaires, il est placé en garde à vue le dimanche 9 mai au matin. 

"Je vais acheter un chalumeau pour la brûler"

"Je veux être jugé tout de suite car je veux que la vérité éclate", indique t-il à la présidente. Il apparait que d'un commun accord, il devait passer par la mère de son ex pour voir son fils. La pauvre femme témoignera elle aussi, de menaces et d'insultes : "Je vais acheter un chalumeau pour la brûler", ou encore "je vais vous tuer, toi et elle, en voiture près de la station", lui dit-il après une quarantaine d'appels répertoriés. S'il reconnait les insultes, il nie fermement les menaces de mort. Selon lui, ils auraient repris la vie commune à sa sortie de prison du 22 avril au 4 novembre 2020. Ils se sont séparés de nouveau mais tout allait bien jusqu'à ce qu'elle apprenne qu'il avait refait sa vie avec une autre femme. 

La présidente, qui indique que le prévenu à 14 mentions à son casier dont 7 pour violences, l'écoute attentivement mais ne parait pas convaincue par sa version. Serge S. tente de convaincre du mieux qu'il peut le tribunal : "Aujourd'hui, je l'avoue, c'est grâce à elle que j'ai arrêté de boire". La partie civile n'est pas non plus convaincue par ses explications : "Ce qui me choque, ce sont les références macabres fortes de Monsieur ! Je ne vois pas pourquoi elle aurait menti, ça fait 4 ans qu'ils ne se voient plus. Il veut se faire passer pour un enfant de choeur devant vous mais à mon sens il est dangereux. il faut qu'il arrête d'entrer en contact avec elle" indique Me Alex Vardin. 

"Son discours est inquiétant car il n'y a aucune remise en cause !"

"Ce sont des menaces de mort aggravées", rebondit le procureur de la République. "Il est en comparution immédiate car il fait montre d'une longue série de violences, sur les femmes prioritairement. Je suis étonné car face à ses dénégations, vous n'aurez pas cette vérité vraie qu'il a promis alors que le témoignage de la victime est extrêmement précis. Son discours est inquiétant car il n'y a aucune remise en cause ! Je vous demande une peine de 2 ans de prison et la révocation de 1 an de son sursis probatoire assorties d'un mandat de dépôt", requiert le parquet. 

C'est à Me Henri Moselle, que revient la tache de défendre les intérêts du prévenu : "Dans ce genre d'affaires, c'est souvent la parole de l'un contre celle de l'autre. Vous n'avez aucun élément matériel pour étayer la moindre preuve, alors qui croire ? Je comprends qu'il faille protéger les victimes mais, au milieu de tout ça, il y a un enfant. Tout ce qu'il veut c'est pouvoir le voir car c'est essentiel. Quelque soit son casier, on ne peut pas le condamner si les faits ne sont pas prouvés", plaide la robe noire.

Fort de ce contexte particulier de féminicide, le tribunal montre la plus grande fermeté : Serge S. est condamné à 3 ans de prison et voit son sursis d'un an révoqué. La présidente prononce également un mandat de dépôt à son encontre. C'est en larme qu'il répète : "4 ans mais je ne l'ai même pas frappée".  


Regis Labrousse
Faits-diversier Passionné par tout ce qui vole, j'ai eu la chance de pouvoir effectuer une longue... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par Coco le 10/05/2021 18:59

La " tâche " de son avocat..... du mieux " qu'il puisse "....

2.Posté par Robotop! le 10/05/2021 19:36

C’est sous les douches de domenjod qu’il va pleurer ce lâche.... aïe aïe aïe 😣

3.Posté par Papapio, "Pères Amor" le 10/05/2021 19:50

Cette violence reste inacceptable et doit être condamnée...

Cependant, un gars qui tue un piéton en porche écope de 2 ans de prison dont 1 aménageable...

Et celui qui menace (avec antécédent) lui écope de 4ans fermes...

Et un Père au JAF en prend pour 20ans sans ses Enfants et sans remise de peine ni sursis...

Cherchez l.erreur...!!!

4.Posté par Cabane le 10/05/2021 21:10

4ans c pas assez pour lui surtout que c'était pas la 1ère fois et que son casier avait déjà eu des mentions pour cela et c'est des menaces de mort quand même il était déjà en sursis surtout pour tt ce qu'on entend... il est bien connu de la justice pour ces faits un jour ou l'autre il aurait passer à lacte

5.Posté par titi974 le 11/05/2021 06:53

Il peut pleurer ce n’est pas 4 ans qu’ il ne fera pas entièrement mais 10 ans minimum qu’il aurait mérité.

6.Posté par Justice vraie le 11/05/2021 09:20

La justice commencerait elle a se réveiller ?allez messieurs les juges..encore un effort et on y croira peut-être de nouveau..en tt cas c est pas mal deja....il aura le temps de réfléchir en taule...les menaces sont une premiere marche vers l escalier d une violence pouvant aller au meurtre...plus vous y mettrez un frein des ces menaces....moins il y aura d feminicides...

7.Posté par Saucratès le 11/05/2021 16:54

La haine et la violence naissent de l'injustice. Quatre années de prison pour quelques paroles vraisemblablement prononcées, c'est peut-être énorme et excessif, et cet homme risque de nourrir une rancoeur mortelle contre cette ex-petite amie qui l'a peut-être fait condamner à tord.

Evidemment, lorsque tant d'hommes violents tuent leur compagne, il est difficile de faire la part des choses. Cet homme est-il véritablement un monstre ? Seule son ex-compagne le sait. Tout ceci pour pouvoir voir son enfant !

Ce n'est néanmoins pas un signe que la justice change. Oui, des juges féministes vont s'acharner sur des hommes parce que ce sont des hommes et qu'ils peuvent être violents. Mais en dehors des maris violents, les autres délinquants sont toujours relachés en attente de jugement, ils écopent de peines de prison de quelques mois, et sortent à la moitié de leur peine mécaniquement. Navrant. Saucratès

8.Posté par Reponse le 11/05/2021 18:05

Il voyait son enfant je suis témoin de tout sa et oui il a bien menacer cette femme . Il na pas était condamné a tort sa fait longtemps que sa dure sa haine mortelle contre son ex femme il faut être dans le cas pour connaitre ce quelle endurait ces derniers années. Peut-être pour vous il fallait quil tue cette femme pour être jugé alors si je comprend bien et avant sa il était déjà jugées pour violence sur conjointe avec 14 mentions et que la plupart sont sur des femmes faut réagir a sa non.... et oui je peut vous dire que cest un monstre faut le connaitre vraiment pour savoir qu il est vraiment

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