Sport Réunion

3ème Grand Raid en joëlette pour Jimmy Nayagom

Jeudi 19 Octobre 2017 - 11:01

Son fauteuil ne l’empêche pas d’avoir une vie sportive intense. Jimmy Nayagom participera cette année, pour la troisième fois, au Grand Raid des joëlettes -un parcours de 160 km destiné aux personnes porteuses de handicap. "Je suis ravi de pouvoir faire partie des fous. Ça nous permet de sortir de chez nous, visiter les sentiers, comme les grandes vedettes", explique celui qui est atteint de la maladie Larsen-Bourbon, une maladie génétique rare endémique de La Réunion.

Âgé de 38 ans, Jimmy est un habitué des défis sportifs. Il vient d'ailleurs d’effectuer la traversée de l’île en juillet dernier et s'apprête à faire le trail de Rodrigues au mois de novembre. Il y a cinq ans, il est même allé jusqu’au sommet du Piton des neiges. "Un cadeau du président de l’association RAJ (avec laquelle il participe au Grand Raid NDLR) pour mes 33 ans", confie-t-il encore ému.

Avide de sensations, le Cafri-plainois ne s'arrête pas aux courses et aux randonnées. Il s’est aussi essayé au parapente, à ULM, au jet-ski, au quad, ou encore au parachute ascensionnel… Une manière de montrer à la maladie qu’elle ne l’empêchera pas de vivre sa vie.  
 
Sensibiliser au don d'organe

S’il se fait une joie de participer une nouvelle fois à cet événement mondial, c’est le cœur gros qu’il s’apprête à prendre le départ. "Ce sera sûrement la dernière fois que je pourrai le faire", souligne-t-il, de l’émotion plein la voix. Une complication liée à sa maladie l’obligera en effet à "laisser le sport de côté" pour se soigner de manière plus intense. Alors qu’un don d’organe pourrait devenir nécessaire pour lui, il voit aussi en sa participation une façon de sensibiliser à cette action de générosité.
 
Ainsi, peut-être encore plus que les fois précédentes, le sportif compte bien savourer chaque instant de ce moment. Prêt à affronter les difficultés, il rappelle : "Les personnes à mobilité réduite, nous ressentons autant de fatigue que les personnes valides, on reste assis, on ne peut pas s’étirer, on a des crampes… ".

Des adversités vite oubliées à côté du plaisir immense apporté par cette course, véritable aventure humaine, dont il retient essentiellement le partage avec les porteurs, les coureurs et le public, mais aussi avec sa mère, Marie-André, qui l'accompagnera dans ce défi sportif. 

Marine Abat - marine.abat@zinfos974.com
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1.Posté par Pro no stick le 19/10/2017 14:38 (depuis mobile)

Bravo à lui et à ceux et.celles qui le soutiennent et l'accompagnent.
Seul le regard handicape..pas la maladie!

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