Océan Indien

317% de surpopulation carcérale dans une prison de Mayotte

Mercredi 30 Janvier 2013 - 17:14

317% de surpopulation carcérale dans une prison de Mayotte
Dans son dernier rapport, l'Observatoire international des prisons (OIP) a épinglé la maison d'arrêt de Majicavo, dont le taux de surpopulation carcérale atteint les 317% au sein de son quartier des mineurs.

Au total, 19 mineurs se partagent trois cellules alors que le seuil réglementaire est fixé à six.

L'administration pénitentiaire a décidé d'agir en prenant des "mesures particulières" pour préserver la sécurité de ces mineurs, explique l'OIP, "en danger par la promiscuité et l'exiguïté des locaux". Certains d'entre eux seront déplacés dans le secteur réservé aux femmes, où l'on compte deux détenues.

Ces dernières seront affectées au quartier d'isolement, tout en gardant un régime de détention ordinaire, indique l'organisation qui milite pour le droit à la dignité des prisonniers.
S.I
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1.Posté par J-L Gajac le 31/01/2013 09:45

Il ne s'agit pas d' "une" prison mais de LA seule prison de Mayotte, Majicavo (qui veut dire en Comorien de Mayotte "sec - privé d'eau".
En arabe la prison se dit la "tombe des vivants" (Al Koubour al Hayat), mais il est une autre prison, celle des Morts qui gisent au fond de la mer à cause de la politique folle d'un Etat Occidental qui a voulu conserver un quart de son territoire colonial en le partitionnant au mépris des lois sur la décolonisation. Il a suffi qu'un Balladur bien mou mais bien féroce monte un mur de la Honte de plus en ce Monde pour précipiter des familles entières au fond des gouffres amers dans l'indifférence des deux Etats en cause.

Il faut savoir que depuis quelques années Majicavo a été heureusement délestée par le Centre de Détention du Port de centaines de pilotes de kwassa-kwassa Anjouanais pour la plupart condamnés à des peines de 4 ans pour avoir voulu sortir momentanément leurs familles de la misère absolue par un "salaire" de 300 Euro en pilotant des barques dangereuses, mettant en danger leur propre vie et celle de leurs passagers consentants.

Bien avant l'OIP, le Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté a rendu public un RAPPORT sur cette prison ainsi que sur le Centre de Rétention en 2010, qu'on peut lire sur le lien ci-dessous :

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