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22 mai : 7ème édition de Rendez-vous aux Jardins

La septième édition nationale de Rendez-vous aux Jardins (cinquième édition à La Réunion) invite le public à visiter des jardins publics ou privés : jardins historiques, contemporains, urbains, composés, de collections, exotiques, potagers… Rendez-vous aux Jardins est un événement culturel destiné à tous les publics, entre amis ou en famille, pour les amateurs ou les […]

Ecrit par Melanie Roddier – le vendredi 22 mai 2009 à 11H13

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La septième édition nationale de Rendez-vous aux Jardins (cinquième édition à La Réunion) invite le public à visiter des jardins publics ou privés : jardins historiques, contemporains, urbains, composés, de collections, exotiques, potagers…
Rendez-vous aux Jardins est un événement culturel destiné à tous les publics, entre amis
ou en famille, pour les amateurs ou les curieux comme pour les jardiniers chevronnés !

Ce programme est également disponible sur le site internet de la Drac Réunion : www.la-reunion.culture.gouv.fr

Les informations contenues dans ce programme n’engagent que leurs auteurs.
► LES AVIRONS
► Jardin Cadet Roussel
Visite commentée par le jardinier d’un jardin créé sur un terrain pentu et consacré à la culture de fleurs,
plantes médicinales et endémiques, arbres et arbustes.
samedi et dimanche // 9h-12h/14h-18h // 5 € // 0692 58 83 42 // 1 bis, chemin Zettor à Ravine-Sèche
► BRAS-PANON
► La Forêt de Libéria
Visites libres ou guidées d’une forêt composée d’espèces indigènes et endémiques, avec une grande variété
d’orchidées naturelles et vue panoramique sur Bras-Panon. Parking à l’entrée. Possibilité d’un circuit de
visite guidée sur un itinéraire d’interprétation expliquant la mise en place et l’évolution de cette forêt.
vendredi et samedi // 9h-12h/13h-16h // gratuit // 0262 51 60 15  // Espace naturel sensible de Libéria (ENS) , forêt de l’Éden à
Bras-Panon, 8 kms à partir du pont de la rivière du Mât
► ENTRE-DEUX
► Jardin aux mille plantes du Dimitile
Le propriétaire des lieux vous propose des circuits en continu dans le jardin de l’hôtel composé de plantes
endémiques, médicinales, à fleurs, arbres fruitiers, bananier noir, et bien d’autres. Un support de visite est
mis à la disposition des visiteurs. Possibilité d’échanger des plantes.
samedi et dimanche // 10h-16h // gratuit // 0262 39 20 00 // 30, rue Bras Long, Entre-Deux. Au village, suivre les panneaux Hôtel
Dimitile.
► ÉTANG-SALÉ
► Espaces  publics
Circuit de visites d’espaces publics en présence des paysagistes concepteurs, organisé par l’association
Objectif Paysage et le CAUE : 1- Parvis de l’église de l’Etang-Salé (RV*) et l’avenue Raymond Barre, par
Michel Reynaud et Yann Ciret // 2- ZAC Avenir, par Michel Reynaud
samedi après-midi // 14h //  gratuit //  Michel Reynaud : 0262 25 14 55 / 0692 33 95 00 // Yann Ciret  : 0692 87 90 19 // Lieu de
rendez-vous :  Parvis de l’église de l’Etang-Salé-les-Hauts. NB. Pour les déplacements entre les sites, le public utilisera son
propre véhicule, avec possibilité de covoiturage.
Rendez-vous aux jardins les 5, 6 et 7 juin 2009 La Réunion page 1/12
► La Plaine des Palmistes
► Domaine des Tourelles
Le domaine des Tourelles propose plusieurs animations. Le vendredi : atelier de découverte d’huiles
essentielles et de plantes médicinales avec la visite de jardins, des explications sur la fabrication des
tisanes, démonstration d’alambic et dégustation de tisanes. L’atelier commence à 9h30. Le samedi : visite
guidée de la Plaine-des-Palmistes autour des jardins créoles, l’histoire et l’architecture des cases créoles
avec le guide péi Luco Sautron (environ 1h30).
vendredi et samedi // 14h // durée de la visite : environ 1h30 // 5 €/pers. // 0262 51 47 59 // 260 rue de la République
► Par national des hauts
Le Secteur Est du parc national de La Réunion, installé au domaine des Tourelles deux expositions : « San
tye listwar la marche des travailleurs » : photos, dessins, objets et les « Les 10 enjeux du développement
durable à La Réunion » : le Parc national de La Réunion vous invite à découvrir l’île, sous des angles
exceptionnels au travers de photographies réalisées par le Magazine Terre Sauvage.
samedi // 10h-12 / 13h-17h // Domaine des Tourelles –  260 rue de la République
► SAINT-BENOÎT
► Forêt Sainte-Marguerite
Visites libres ou guidées d’une forêt composée d’espèces indigènes et endémiques, avec une grande variété
d’orchidées naturelles, une vue panoramique sur Saint-Benoît et des kiosques et tables. Parking à l’entrée.
Possibilité d’un circuit de visite guidée sur un itinéraire d’interprétation expliquant la mise en place et
l’évolution de cette forêt proposé par l’APMNEST (association de protection des milieux naturels de l’Est).
dimanche // 9h-12h/13h-16h // gratuit // 0262 51 60 15 // Chemin Lamandière.
► SAINT-DENIS
► Jardin de Cendrillon
Visite commentée du jardin original de Cendrillon, dans un cadre agréable et reposant, où vous pourrez
admirer, sur quatre niveaux, une diversité de plantes et fleurs orchidées, arbres fruitiers, plantes aromatiques
et médicinales), durant les 3 jours, sur rendez-vous uniquement. Durée de la visite : 1h30. Vente de plantes
sur place.
9h-12h/14h-16h visites libres // 14h-17h, samedi pour les visites libres // 10h/14h, vendredi // 14h30 samedi // 10h/14h30
dimanche // vendredi et dimanche pour les visites guidées // 1 € // 06 9281 70 10 // 48, route des Palmiers, La Montagne.
► Espaces  publics
Circuit de visites d’espaces publics en présence des paysagistes concepteurs, organisé par l’association
Objectif Paysage, le samedi matin uniquement : 1- Villa Carrère RV, Zone UP // 2- Parc du Colorado, par la
SODEXI lieu de Rendez-vous : RV1 : entrée de la villa – 16, rue de Paris
samedi  matin // 9h et 10h // gratuit // RV1 Laurence Brégent au 0692 66 84 97 / RV2 Alban de Vandière 0692 05 05 06  // Pour les
déplacements entre les sites, le public utilisera son propre véhicule, avec possibilité de covoiturage. Pensez à apporter vos
pique-niques ! Déjeuner sur l’herbe proposé à la fin de la visite.
► Arboretum  universitaire
La création de l’arboretum de La Réunion remonte aux années 60 alors que l’Université n’était qu’un centre
universitaire de l’académie d’Aix-Marseille. C’est au célèbre botaniste Thérésien CADET, aujourd’hui
disparu, que l’on doit la création de cette collection des plantes de l’île.  
vendredi uniquement // 10h-12h/14h-16h // gratuit //0262 93 83 55 // Université de la Réunion, Campus de Moufia, 15 avenue
René Cassin, Sainte-Clotilde
► Espace Gounod
La Lanterne magique propose un documentaire de 52 minutes intitulé Portrait de Gilles Clément. En apéritif,
une sélection musicale spéciale de Seb The Player.
vendredi // 18h30 // gratuit // 0692 66 04 89 // 1 rue Charles Gounod
► Conférence-débat
Le CAUE  propose une conférence-débat suivie de la visite nocturne de l’exposition de l’Observatoire des
paysages spécialement illuminée dans les jardins du CAUE et intitulée Choisir ses plantes, comment ne pas
se planter ! Un coup de pouce du jardinier, du forestier, du paysagiste… Intervenants : Association Jardins
créoles, Éric Rivière (CIRAD), Yves Colette (auteur de « Ile de La Réunion : paysages et identité ») et
l’association Objectif paysage.
dimanche // 16h //  gratuit // Aurélie Wock-Taï  : 0262 21 59 05 ou Stéphane Dagommer : 0692 77 39 31 // CAUE, 12 rue
Monseigneur de Beaumontvendredi // 18h30 // gratuit // 0692 66 04 89 // 1 rue Charles Gounod
Rendez-vous aux jardins les 5, 6 et 7 juin 2009 La Réunion page 2/12
► SAINT-JOSEPH
► Labyrinthe En-Champ-Thé
Visite guidée ou libre d’une ancienne plantation de thé créée dans les années 1950. Le labyrinthe est
construit dans une forêt de thé dont une partie est aménagée pour la cueillette et où les théiers peuvent
atteindre 8 à 12 m de hauteur. On y découvre également des champs de géranium odorant. Découverte du
thé, de l’arbre à la tasse, son histoire, sa fabrication et sa dégustation. Découverte aussi de différentes
espèces de géranium.
samedi et dimanche // 9h-12h/13h-17h pour les visites libres, 10h/13h/15h pour les visites guidées // 4 € la visite libre, 6,5€ la
visite guidée // 0692 60 18 88 // rue Émile Mussard, Grand-Coude // Accès : A Saint-Joseph, prendre la direction de Grand-
Coude. Au village prendre la première route à droite.
► SAINT-LEU
► Conservatoire botanique national de Mascarin
Cet ancien domaine agricole restauré contient plus de 5ha de cinq collections végétales (Réunion, plantes
lontan, verger, succulentes, palmiers) permettant de mieux connaître l’originalité et la fragilité de la flore
locale, mais aussi l’enjeu de la conserver. Ouvert durant les 3 jours. Visites libres ou commentées de la
collection Réunion qui sera proposée aux visiteurs qui découvriront les moyens utilisés par les plantes pour coloniser l’île de La Réunion. Découverte de la flore originelle des zones semi-sèches de La Réunion et leur transformation par l’aménagement de terrains agricoles. Un atelier mosaïque animé par Christelle DEMAY est également proposé le samedi à 10h30.
vendredi : 9h-12h/13h-16h (pour les scolaires uniquement) // samedi et dimanche : 9h-17h // visites guidées à 10h, 11h, 14h,
15h // 5 €, gratuit pour les moins de 12 ans // gratuit le dimanche //  0262 24 92 27 // 2, rue du Père Georges, Colimaçons
► SAINT-PAUL
► Bambusaie du Guillaume
Jardin de collection sur une exploitation agricole paysagère et sauvage présentant 160 variétés de bambous du monde entier. Le propriétaire des lieux évoquera le développement et les différentes étapes de l’aménagement agricole de la zone, ainsi que son remembrement. Visite commentée sur rendez-vous
uniquement. Durée de la visite : 1h30 à 2h.
samedi et dimanche // 9h et 14h // gratuit // 0262 32 83 41 // 100 chemin des Calumets. Les Palmistes 1, Le Guillaume
► Jardin d’Éden
Visite libre du jardin paysager tropical et botanique conçu à l’anglaise et   organisé par thème : plantes
médicinales, sacrées, aquatiques (lotus), plantes alimentaires, épices, cactus, bambous, jardin zen. Des
livrets-guides sont prêtés au public pour les visites libres et un panneau à l’attention des enfants informe sur l’art du paysagisme.
samedi et dimanche // 10h-18h // Pour les horaires des visites guidées, se renseigner par téléphone // 7 € // 0262 33 83 16 // 155
RN 1, l’Hermitage, Saint-Gilles-les-Bains
► Jardin du Soleil
Visite guidée par la propriétaire des lieux d’un jardin paysager créole où poussent des  végétaux adaptés au territoire et à la sécheresse.
samedi // 9h30-12h30 // gratuit // 0262 24 51 18 // 13 allée des  Becs Roses, Lot. Cap Champagne, Saint-Gilles-les-Bains.
► Jardins du musée de Villèle
Le site du musée de Villèle, anciennement propriété de la famille Desbassayns, a fait l’objet d’une
restauration de ses jardins en 2008-2009. Le public pourra découvrir un nouveau jardin  conçu dans le
respect et la tradition du lieu. Le paysagiste du CAUE, Clément Aquilina vous accueillera et vous présentera l’histoire de ce jardin. Une pièce de théâtre autour du vieux flamboyant sera également jouée.
samedi // 9h30-17h30 // gratuit // 0262 55 64 10 // Domaine de Villèle, Saint-Gilles-les-Hauts.
► SAINT-PHILIPPE
► Jardin des parfums et des épices
Situé sur une coulée de lave, ce jardin est une représentation  du patrimoine végétal endémique, indigène,
exotique de l’île. De nombreux arbres et plantes sont à découvrir : arbres centenaires, ornementaux,
fruitiers, plantes à parfums, épices, plantes médicinales, etc, sur une superficie de 3 hectares. Visite guidée. vendredi, samedi, dimanche // 10h30-12h/14h30-16h // 6,10€ // 0262 37 06 36 / 0692 66 09 01 // 7 chemin forestier de Mare Longue
Rendez-vous aux jardins les 5, 6 et 7 juin 2009 La Réunion page 3/12
► SAINT-PIERRE
► Jardins de Grand-Bois et Bassin-Plat
L’association culturelle réunionnaise « Rhumcup » organise un rallye (ou jeu de piste) à la découverte des
jardins de Grand-Bois et Bassin-Plat. A pied ou à vélo, le parcours commence à l’usine de Grand-Bois où
des membres de l’association remettront au public l’itinéraire des 7 jardins à visiter. Dans chaque jardin, le
public sera accueilli par le propriétaire des lieux et un membre de l’association qui remettra au participant un questionnaire sur la botanique, les arbres fruitiers, etc. La remise des prix aura lieu au musée du Rhum. Une dégustation de fruits, gâteaux et rhum arrangé sera offerte.
dimanche // 8h-12h // gratuit // 0692 77 58 01 // lieu de départ : Usine de Grand-Bois durant la matinée.
► SAINTE-SUZANNE
► Domaine du Grand-Hazier
Visite guidée du domaine et du verger inscrit au titre des monuments historiques.
samedi et dimanche, sur rendez-vous // 9h-12h/14h-16h // 2 € // 0692 68 50 19 // 7 le Grand-Hazier
► Jardin du Phare
La Lanterne magique propose en soirée une projection dans le jardin  du phare de Sainte-Suzanne une
sélection de courts métrages animés sur le thème du jardin, le samedi. En apéritif une sélection musicale
spéciale de Seb The Player.
samedi // 18h30 // gratuit // 0692 66 04 89 // rue du Phare
► SALAZIE
► Jardin de la Maison Folio
Visite guidée et commentée par le propriétaire des lieux d’un jardin créole authentique créé à la fin du XIXe siècle dans un lieu de villégiature symbolisant l’art de vivre créole, avec son guétali, ses allées dallées de vieilles pierres où s’exhalent les senteurs des plantes à parfum. Jardin inscrit au titre des monuments historiques. Ouvert tous les jours.
vendredi, samedi, dimanche // 9h-11h/14h-17h // 5 €/pers. 3,50 € pour les groupes à partir de 10 pers. //  0262 47 80 98 // 20 rue
Amiral Lacaze, Hell-Bourg
► TROIS-BASSINS
► Espaces  publics
Circuit de visites d’espaces publics en présence des paysagistes concepteurs et architectes, organisé par le
CAUE, le samedi matin uniquement : 1- Pointe de Trois-Bassins (RV), par le CAUE // 2- Pointe au Sel, par
Michel Reynaud.
samedi matin // 9h // gratuit // Michel Reynaud : 0262 25 14 55 / 0692 33 95 00 – Clément Aquilina : 0692 09 85 52 / 0262 21 59
06 // lieu de rendez-vous : Parking de la Pointe de  Trois Bassins // NB. Pour les déplacements entre les sites, le public
utilisera son propre véhicule avec possibilité de covoiturage.
Rendez-vous aux jardins les 5, 6 et 7 juin 2009 La Réunion page 4/12
Éditorial
« Terre, terrain, territoire », trois termes, trois échelles pour conjuguer le jardin, pour appréhender les liens entre l’intervention humaine et la nature. Depuis la Renaissance jusqu’à nos jours, l’étude de la terre dans la composition des jardins est une constante soulignée par de nombreux traités. Le choix du terrain,
son « assiette » se révèle également déterminant dans la genèse des parcs et des jardins, leur croissance, leur entretien. Enfin, tout jardin s’inscrit dans un contexte territorial, dans une géographie qui va bien au-delà de ses propres limites parcellaires.
C’est la rencontre de ces trois dimensions du paysage que je vous propose, cette année, de découvrir avec la septième édition de Rendez-vous aux jardins. Ces 3 jours, les 5, 6 et 7 juin prochain, vous permettront de visiter plus de 2 000 jardins publics ou privés, jardins protégés au titre des monuments historiques, jardins contemporains, parcs botaniques…
Rendez-vous aux jardins vous offre également l’occasion d’assister à des ateliers, des conférences, de participer à des animations destinées à toutes les générations, de rencontrer les jardiniers et les propriétaires de jardins…
A l’image de la diversité des jardins, chacun selon ses goûts trouvera le moyen de satisfaire sa curiosité, sa passion ou simplement se laissera bercer par le plaisir de la promenade.
Je remercie chaleureusement les mécènes et l’ensemble des partenaires, médias, associations, collectivités territoriales, ainsi que les propriétaires publics et privés, qui contribuent tous, chaque année, à faire de cette manifestation un grand Rendez- vous.
Je souhaite à tous de profiter de ces visites et ouvertures exceptionnelles pour un moment unique de découverte, de rencontres, d’échanges dans les plus beaux lieux que l’homme et la nature puissent nous offrir !
Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication
Rendez-vous aux jardins les 5, 6 et 7 juin 2009 La Réunion page 5/12
Thème de l’édition 2009 «Terre, terrain, territoire »
La terre est le fondement du jardin, elle nourrit ses végétaux, détermine sa forme, construit ses reliefs
et l’inscrit dans un paysage allant au delà de sa parcelle. La thématique choisie pour l’édition 2009 de
Rendez-vous aux jardins « Terre, terrain, territoire » ne couvre pas seulement l’aspect pédologique et
peut se décliner selon une approche scientifique bien sûr, mais aussi par une approche historique
culturelle et esthétique, sans oublier le développement durable.
Depuis la Renaissance, les grands traités d’art des jardins comme La recepte véritable… de Bernard
Palissy (1563), Le Théâtre d’agriculture d’Olivier de Serres (1600), Le Traité du jardinage de Jacques
Boyceau (1638), Le jardin de plaisir de Claude Mollet (1651), La Théorie et la pratique du jardinage
d’Antoine-Joseph Dézallier d’Argenville (1709), L’Art des jardins d’Édouard André (1879) ou Le bon
jardinier (1992) ont souligné l’importance de la terre dans la composition d’un jardin. Tous ont évoqué
ses propriétés, sa texture et sa structure et les amendements nécessaires à une meilleure productivité.
Ils ont également montré l’importance du choix du terrain et comment le modifier, le modeler pour qu’il
soit plus productif ou plus attractif. Dès la période moderne, la plupart des auteurs ont présenté les
interactions entre les jardins et le territoire et notamment l’influence de l’aménagement des uns sur
l’autre.
Ces questions inscrites dans l’histoire des jardins depuis très longtemps sont toujours à l’ordre du jour.
► Terre
« Aussi longtemps que j’ai été un spectateur lointain et distrait du travail des jardiniers, je considérais
ceux-ci comme des personnes d’un esprit particulièrement poétique et délicat qui cultivaient le parfum
des fleurs en écoutant le chant des oiseaux. Aujourd’hui que je vois la chose de plus près, je me rends
compte qu’un vrai jardinier n’est pas un homme qui cultive les fleurs: c’est un homme qui cultive la
terre, c’est une créature qui s’enfouit dans le sol, laissant le spectacle de ce qui est en dessus à nous,
les badauds, bons à rien. Il vit enfoncé dans la terre. Il se bâtit un monument en amoncelant de la terre.
S’il arrivait au jardin dit Paradis, il reniflerait d’un air extasié et, dirait:  » Bon Dieu, ça, c’est de l’humus!
 » » (Karel Čapek, L’année du jardinier, 1929).
Le sol, défini comme la couche superficielle de la terre issue de l’altération des roches, est constitué de
fractions minérales, d’air, d’eau et de matières organiques, évoluant sous l’action du climat et de la
végétation. Il détermine la flore et en est son support physique et nourricier. La terre se caractérise par
sa couleur, par son degré d’acidité (pH), par ses propriétés thermiques (sol chaud, sol froid), par sa
texture qui relève de sa composition granulométrique (sol pierreux, sableux, terre glaise, sol
limoneux…), par sa structure (meuble, compact, lourd, léger, granuleux…), par ses composants
minéraux ou organiques (humus, silice, calcaire…). Le sol peut évoluer sous l’effet d’un travail
mécanique (rotation culturale, labourage, binage…) ou être amélioré volontairement afin de s’adapter à
d’autres cultures (fertilisation, amendements…).
Aujourd’hui confronté à la nécessité de favoriser la préservation des écosytèmes et, d’une manière
générale, la biodiversité, l’homme développe plusieurs méthodes de gestion et d’entretien des sols
ainsi que des méthodes alternatives de jardinage indispensables à la pérennité des jardins et des
paysages. La préparation et l’ameublissement du sol sont indispensables pour permettre aux plantes
de bien se développer. Quelle que soit la nature de la terre, il convient de respecter l’organisation du
sol en couches distinctes afin de préserver les êtres vivants, des vers de terre aux bactéries, qui en font
toute la richesse et détiennent les clés de la fertilité du jardin.
► Terrain
Les grands créateurs de jardins (d’Olivier de Serres à Gilles Clément) ont tous souligné
l’importance du choix du terrain pour aménager un jardin. Qu’ils l’appellent « l’assiette », « le fonds »,
« le siège » ou plus récemment « le site », le choix est déterminant.
Avant tout aménagement, un relevé topographique est nécessaire car il sert à déterminer les
caractéristiques du terrain et à les projeter sur un relevé ou un plan.
Rendez-vous aux jardins les 5, 6 et 7 juin 2009 La Réunion page 6/12
Les opérations de terrassement servent à modifier la forme naturelle d’un terrain pour y créer des
reliefs et aménager des systèmes hydrauliques. Ces reliefs peuvent prendre la forme de terrasses,
amphithéâtres, vertugadins, vallonnements, ou buttes artificielles comme dans le Garden of Cosmic
Speculation créé par Charles Jencks en Écosse.
Le sol conserve par ailleurs toute la mémoire des opérations passées et constitue ainsi un matériau
important pour l’archéologie des jardins, leur histoire et leur évolution. En France, l’archéologie des
jardins est une discipline récente, on fouille des jardins d’agrément depuis une quinzaine d’années en
s’inspirant de méthodes mises en œuvre en Angleterre et en Italie. Dans notre pays, les parcs et jardins
de Vallery, de Saint-Cloud, de Chamarande, de Marly, de Méréville, de Versailles, de Sauvan, du
musée Rodin à Paris, d’Olivier de Serres au Pradel, de la villa gallo romaine de Richebourg, du
Croscro, de Kerjean… ont fait l’objet de prospections archéologiques. De ces fouilles, une idée
principale se dégage : le jardin est un espace en évolution, chargé de dynamique. À travers cette
histoire en profondeur, on réévalue l’importance de la phase de préparation et de fondation du jardin.
L’archéologie des jardins s’applique à révéler et à interpréter les traces invisibles des interventions
paysagères qui en ont jalonné l’histoire, elle ouvre la voie à une nouvelle compréhension des structures
profondes du site et de son intégration dans l’environnement.
Cette connaissance du terrain en profondeur présente le grand intérêt de montrer la dynamique du
jardin à l’œuvre qui n’est pas celle d’un modèle, projeté une fois pour toutes, puis conservé et restauré ;
au contraire, le jardin vit et change au cours du temps. Elle permet également de poser la question de
sa restauration et notamment du choix d’un état de référence. Cet état de référence est-il celui qui a
laissé le plus de documents figurés ou celui des formes encore visibles ?
► Territoire
Même si le jardin est un espace clos, il est indissociable du territoire défini comme « une étendue de
terre dépendant d’un état, d’une ville, d’une juridiction, … » par le dictionnaire. Tout jardin s’inscrit dans
un contexte territorial, dans une géographie qui va bien au-delà des limites parcellaires. Dès sa
création, il bouscule les réseaux existants (hydrographiques, hydrologiques, routiers, humains…),
redistribue les cartes des interrelations (l’eau est détournée, captée, canalisée ; des routes sont
déviées, modifiées, créées ; les villages, les villes s’organisent différemment autour…). Par ailleurs, il
fait intervenir de nouveaux acteurs (création d’emplois pour son entretien) ou modifie les écosystèmes :
certains habitats sont détruits alors que d’autres sont créés, d’autres écosystèmes naissent et vont
interagir avec l’extérieur du jardin.
Depuis le XIIe siècle, les moines cisterciens aménagent le territoire. Pour transformer les vallées en
terres fertiles et prospères qui firent leur renom, les cisterciens ont dû les drainer, et les amender,
construire des digues, creuser des canaux, déplacer le lit des rivières, dévier les crues, et inventer des
stratagèmes de toutes sortes afin de rendre le site habitable. Les abbayes, tout comme les grands
domaines seigneuriaux du XVIIe siècle, avec jardins et parcs, constituent un réseau territorial ramifié
mais hétérogène et discontinu montrant la pluralité des territoires que cela impose de prendre en
compte pour parvenir à une approche domaniale du paysage.
Que reste-t-il aujourd’hui de ces aménagements sur le territoire ? Réseaux hydrauliques tentaculaires,
perspectives, pattes-d’oie ou grandes percées des domaines de Versailles, Sceaux, Compiègne,
Ponchartrain, Bailleul, Digoine… demeurent comme axes structurants du paysage urbanisé c’est à dire
du territoire. Le lien visuel entre le lieu du jardin et son environnement est souvent conservé ou mérite
de l’être tout comme les liens sociaux et économiques mis en place de longue date.
Une approche territoriale du jardin permet de comprendre que celui-ci n’est pas qu’une petite enclave
de paradis, un îlot déconnecté de son environnement. Une telle démarche, ainsi que le recours aux
différents outils réglementaires existants permet d’éviter des dommages irrémédiables pouvant être
causés par l’installation, même à distance, d’infrastructures diverses.
Rendez-vous aux jardins les 5, 6 et 7 juin 2009 La Réunion page 7/12
Synthèse de la journée d’étude « Terre, terrain, territoire »
4 février 2009
Avec près de 200 participants, la journée d’étude « Terre, terrain, territoire », qui s’est tenue le 4 février
2009 à l’auditorium Colbert de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), a confirmé l’intérêt de ce
thème auprès d’un public composé non seulement de professionnels, de propriétaires de jardins, mais
aussi d’étudiants et de simples amateurs. Les différentes communications réunies autour de ce thème
ont fait l’objet d’actes consultables en ligne sur le site Internet du ministère de la Culture et de la
Communication à l’adresse  :
http://www.culture.gouv.fr/culture/politique-culturelle/index-dossiers.htm
Les différentes interventions de cette journée d’étude ont mis en avant des thèmes essentiels :
• l’importance de la connaissance ;
• la délicatesse des actions ;
• la dimension économique ;
• le rapport au paysage.
► L’importance de la connaissance
Pour qu’un lieu ait du sens, il faut l’aménager en le connaissant profondément à ses différentes
échelles, établir et contrôler les rapports possibles entre celles-ci. Cette connaissance fine du terrain et
du territoire est fondamentale pour l’élaboration de projets de qualité. Quelle que soit l’intervention
humaine, le végétal pousse sur des sols qui ont un relief, dans un territoire qui a une logique
d’organisation comme le montre très bien l’archéologie des jardins et des paysages.
► La délicatesse des interventions
Respect, écoute, légèreté, durée, ces termes ont été très souvent employés au cours de la journée :
respect du milieu, écoute des points de vue des riverains, légèreté des aménagements, prise en
compte du temps.  Aujourd’hui, les démarches intégrant les objectifs d’aménagement et de
développement durables conduisent à limiter les impacts écologique, social et spatial des projets.
► La dimension économique
Le territoire accompagnant un jardin (terre et terrain) est façonné par son fonctionnement économique
(naturel, rural, industriel, urbain…). Celui-ci peut être en rapport de dépendance, de complémentarité,
d’ignorance ou d’opposition à l’espace qu’il entoure et dont il constitue les perspectives proches et
lointaines. Dans tous les cas, la connaissance, la compréhension et la prise en compte voire
l’intervention sur le fonctionnement économique du territoire permettront le développement de relations
dynamiques et positives entre terre, terrain et territoire.
► Le rapport au paysage
Tout au long de la journée, la question du paysage a été effleurée sans être abordée. Il est clair que les
mots « territoire » et « paysage » ne sont pas synonymes mais quelle est la différence entre les deux ?
Ce sujet, trop complexe pour être abordé rapidement, mériterait à lui seul une nouvelle journée
d’étude…
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Données sur les jardins
I. Protéger, entretenir, restaurer et valoriser les parcs et jardins
► La protection au titre des monuments historiques
Les parcs et jardins représentent un patrimoine bénéficiant de la protection au titre des monuments
historiques, en application du Code du patrimoine. Le nombre de jardins protégés s’accroît chaque
année. En avril 2009, 2 085 jardins sont protégés au titre des monuments
historiques, dont 581 jardins classés et 1 504 jardins inscrits. Ces 51 jardins nouvellement protégés
appartiennent pour 41 d’entre eux à des propriétaires privés, 8 sont des propriétés publiques et 2 ont
une gestion publique/privée.
► La restauration et les « plans de gestion jardin »
De nombreux chantiers de restauration de jardins sont actuellement en cours, notamment dans les
jardins du château des Arcy à Meslay-du-Maine en Mayenne ou au domaine de Troissereux dans
l’Aisne. L’importante restauration des jardins privés du château du Croscro à Lignol dans le Morbihan
est aujourd’hui terminée. Parallèlement aux travaux de restauration engagés sur sites, l’élaboration de
« plans de gestion jardin » est fortement préconisée pour envisager la remise en état et l’entretien des
parcs et jardins dans des perspectives à moyen et long termes, avec un souci de développement
durable. Le ministère de la Culture et de la Communication a mis en place des opérations pilotes sur
trois de ses domaines. Le plan de gestion du jardin du palais du Rhin à Strasbourg est appliqué.
L’étude pour le plan de gestion de Champs-sur-Marne est terminée, le plan de gestion est validé et le
cahier des charges est en ligne sur : www.culture.gouv.fr/nav/index-dt.html  L’étude pour le plan de
gestion de Compiègne est en passe d’être terminée. Par ailleurs, des plans de gestion encadrés par la
DRAC ont été mis en place dans les jardins privés de Portabéraud et Saint-Saturnin en Auvergne.
D’autres plans de gestion sont à l’étude en Auvergne et en PACA ainsi que dans les domaines de l’État.
► Le label « Jardin remarquable »
Le label « Jardin remarquable » a été mis en place en 2004 pour les parcs et jardins ouverts au public
qui présentent un grand intérêt sur le plan de l’histoire, de l’esthétique ou encore de la botanique, cet
intérêt se doublant d’un entretien exemplaire mais respectueux de l’environnement, ainsi que d’un
accueil attentif du visiteur. On compte aujourd’hui 328 jardins labellisés, qui témoignent de la qualité,
de la diversité et de la grande richesse de nos jardins. Ce label est accordé pour une durée de 5 ans,
2009 est l’année de renouvellement des premiers jardins labellisés. À la demande de leurs
propriétaires, les jardins labellisés peuvent bénéficier d’une signalisation des routes et des autoroutes
(arrêté publié le 13 mars 2008), selon le même processus que pour les édifices protégés au titre des
monuments historiques.
► « Adoptez un jardin »
Lancée en 1996 par le ministère de la Culture en partenariat avec les ministères de l’Éducation
nationale, de l’Agriculture et de l’Environnement, l’opération « Adoptez un jardin » se traduit par la
réalisation d’un projet autour d’un espace paysager, jardin, parc ou tout espace public ou privé, cultivé
ou ornementé, pendant l’année scolaire. Les enseignants et leur classe travaillent avec l’aide de
professionnels des jardins mais aussi de nombreux intervenants des domaines les plus divers :
entomologiste,  photographe,  plasticien,  architecte,  guide-conférencier…  Ce dispositif  comporte
également la réalisation par les jeunes d’un ouvrage en lien avec l’activité : maquette, sculpture,
dessins… qui est présenté au public en fin d’année scolaire. La plupart de ces projets sont menés par
des établissements scolaires situés dans des Villes d’art et d’histoire. Ce label octroyé par le ministère
de la Culture et de la Communication consacre des collectivités qui préservent leur patrimoine urbain et
paysager et proposent de nombreuses activités en faveur des publics et notamment des jeunes et des
scolaires. Un site national permet de retrouver ces collectivités et leurs programmes d’activités :
www.vpah.culture.fr.
Rendez-vous aux jardins les 5, 6 et 7 juin 2009 La Réunion page 9/12
► Nombre de jardins protégés par région
Avril 2009
Alsace 34
Aquitaine 96
Auvergne 141
Bourgogne 111
Bretagne 112
Centre 124
Champagne-Ardenne 41
Corse 3
Franche-Comté 75
Île-de-France 209
Languedoc-Roussillon 76
Limousin 25
Lorraine 83
Midi-Pyrénées 69
Nord-Pas-de-Calais 47
Basse-Normandie 114
Haute-Normandie 82
Pays-de-la-Loire 113
Picardie 89
Poitou-Charentes 77
Provence-Alpes-Côte-d’Azur 182
Rhône-Alpes 127
Guadeloupe 8
Guyane 6
Martinique 8
La Réunion 33
Total 2 085
2 085 parcs et jardins protégés au titre des monuments historiques,
dont 581 classés et 1 504 inscrits.
Rendez-vous aux jardins les 5, 6 et 7 juin 2009 La Réunion page 10/12
II. Soutenir les jeunes professionnels : les Nouveaux Albums des
jeunes architectes et paysagistes (NAJAP)
Les lauréats de la prochaine session des Nouveaux Albums des jeunes architectes et des paysagistes
(NAJAP) 2009-2010 seront proclamés en mars 2010. Initiée en 1980 avec les Albums des jeunes
architectes, cette politique publique de soutien à la jeune architecture distingue tous les deux ans de
jeunes architectes ou paysagistes français ou étrangers de moins de trente-cinq ans, auxquels elle
offre un soutien et une visibilité spécifiques.
Cette action part du constat qu’il est souvent difficile pour de jeunes architectes et paysagistes de se
faire connaître et reconnaître par les maîtres d’ouvrage, de participer et de remporter des concours,
mais qu’il est aussi difficile pour les commanditaires d’identifier les compétences, les qualités et la
motivation de ces professionnels ayant encore peu de références. L’objet des NAJAP est de favoriser
cette rencontre ainsi que la confiance mutuelle entre concepteurs et commanditaires.
Grâce à un réseau constitué d’un Cercle de parrainage composé de grands partenaires institutionnels
et privés, de maîtres d’ouvrage publics et privés, d’organismes de diffusion et de promotion de
l’architecture ainsi que de collectivités locales, il est ainsi possible de mettre en œuvre des outils visant
à répondre à des objectifs et enjeux ambitieux :
• aider de jeunes architectes et paysagistes de talent à accéder à la commande et faire ainsi
évoluer les comportements en faveur d’un recours plus fréquent des maîtres d’ouvrage à la
jeune génération ;
• promouvoir le talent, les idées et le savoir-faire de jeunes architectes et paysagistes,
notamment dans certains secteurs d’intervention peu investis par la profession ;
• souligner la qualité de projets souvent modestes mais exemplaires par leur traitement et la
pertinence de la réponse apportée aux maîtres d’ouvrage ;
• contribuer à susciter une émulation parmi les jeunes architectes et paysagistes mais également
avec leurs aînés et les étudiants des écoles d’architecture et du paysage ainsi que les autres
professionnels de l’aménagement du territoire.
• organiser une campagne de promotion (exposition, publication, site Internet) et des rencontres
permettant aux jeunes lauréats de se faire connaître en France et en Europe auprès du public
et des maîtres d’ouvrage, notamment grâce au Cercle de parrainage. Point d’orgue de cette
promotion, une exposition a lieu à la Cité de l’architecture et du patrimoine, une autre est
spécifiquement conçue pour l’étranger, en partenariat avec Cultures France.
Avec une centaine de membres, le Cercle de parrainage apporte son appui aux jeunes professionnels
pour les aider à réaliser et à se faire connaître : invitations à des concours, commandes directes,
actions de diffusion et de promotion, organisation de rencontres, mises en contact, etc.
Session 2007-2008 :
235 équipes d’architectes, soit 354 architectes, et 24 équipes de paysagistes, soit 34 paysagistes ont
répondu à l’appel à candidatures.
Présidents du jury : Francis Soler, architecte, et Olivier Philippe, paysagiste.
Calendrier 2009-2010 :
Pré-Inscriptions en ligne (obligatoires) : du 1er juin au 30 octobre 2009
Dépôt des dossiers : 30 novembre 2009
Proclamation des résultats : mars 2010
Pour plus d’informations : www.culture.gouv.fr/nouveaux-albums
Rendez-vous aux jardins les 5, 6 et 7 juin 2009 La Réunion page 11/12
III. Le Conseil national des parcs et jardins
Actions et bilan 2008
Après six années d’existence, le Conseil national des parcs et jardins (composé d’une trentaine de
membres représentant les administrations, les collectivités territoriales, le secteur privé et des
personnalités qualifiées, sous la présidence de Jean-Pierre Bady, conseiller-maître honoraire à la Cour
des comptes) joue un rôle actif dans la politique du ministère de la Culture et de la Communication en
faveur des parcs et jardins. Un certain nombre des propositions du Conseil national des parcs et
jardins, instance de conseil auprès du ministre de la Culture et de la Communication, ont connu une
heureuse évolution.
Le label « Jardin remarquable », à la création duquel le Conseil a largement contribué auprès de la
direction de l’Architecture et du Patrimoine, est une réussite. Aujourd’hui, près de 328 jardins dans
toute la France, particulièrement bien entretenus et ouverts à la visite, bénéficient de ce label de
qualité. La plaque émaillée portant le logotype du label « Jardin remarquable » s’affiche à l’entrée de
ces exceptionnels jardins publics et privés. Les panneaux de circulation routière présentant
l’idéogramme du label seront bientôt mis en place.
Les « Entretiens du patrimoine » consacrés au thème « Du jardin au paysage », à la préparation
desquels plusieurs membres du Conseil ont apporté leur concours, se sont déroulés à Nancy les 1, 2 et
3 juin 2005, sous la présidence de Jean-Pierre Babelon, membre de l’Institut. Les actes de ces
journées d’étude seront mis en ligne prochainement.
Le Conseil national des parcs et jardins veille à l’application de la circulaire ministérielle du 17 février
2004 concernant la protection, la restauration et la mise en valeur des parcs et jardins. Il a également
œuvré en faveur du renforcement de la protection, au titre des monuments historiques, et d’une
meilleure prise en compte des abords. Ces demandes ont été prises en compte dans l’ordonnance du 8
septembre 2005 relative aux monuments historiques et aux espaces protégés. C’est une loi de
simplification et de clarification qui permet d’actualiser la loi de 1913 sur les monuments historiques et
qui donne notamment la possibilité de créer un périmètre adapté à la réalité du monument historique.
Un article spécifique sur les abords des jardins a été rédigé, le jardin est désormais pris en compte en
tant qu’œuvre et génère des abords.
À la demande du C.N.P.J. et avec l’aide de la direction de l’Architecture et du Patrimoine, les directions
régionales des affaires culturelles ont été sollicitées au sujet des parcs et jardins à forte valeur
historique et symbolique qui seraient en péril dans leur région. Le Conseil est attentif à la recherche de
solutions pour ces jardins en danger.
En 2006, il a organisé une journée d’étude « Jardins et parfums » répondant à la thématique annuelle
de Rendez-vous aux jardins. En 2007, la journée d’étude portait sur « L’Eau, symbole vivant du jardin »
et en 2008 sur « Le voyage des plantes : les jardins acteurs de la biodiversité ». Les actes de ces
journées d’étude sont accessibles en ligne sur le site du ministère de la Culture et de la Communication
à l’adresse : www.culture.gouv.fr/culture/politique-culturelle/index-dossiers.htm
En 2009, il a également été à l’initiative des rencontres autour de « Terre, terrain, territoire ».
Il contribue à la mise en place d’un Institut national des parcs et jardins qui serait un centre de
documentation et une bibliothèque spécialisés sur les jardins et les paysages fonctionnant en réseau
avec les centres d’étude existant en France et à l’étranger afin que ces informations soient mises à la
disposition du plus grand nombre. L’Institut organiserait aussi des colloques, des conférences et des
rencontres à destination des spécialistes français et étrangers mais aussi du grand public. Il pourrait
assurer la publication de ces études, soit entièrement, soit partiellement, mais également celle des
travaux des jeunes auteurs désireux de diffuser leurs recherches. Cet Institut trouvera sa place dans la
nouvelle médiathèque de l’architecture et du patrimoine à Charenton-le-Pont.
Diverses autres mesures proposées par le Conseil seront progressivement mises en œuvre par la
direction de l’Architecture et du Patrimoine.
Le Conseil national des parcs et jardins poursuit donc le travail qu’il a engagé en se montrant présent
dans les différents milieux concernés par les parcs et jardins, en restant vigilant pour lancer ou suivre
les actions ou projets, enfin, en envisageant une information régulière de l’opinion publique par
l’intermédiaire de la presse.
Rendez-vous aux jardins les 5, 6 et 7 juin 2009 La Réunion page 12/12

 

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