Océan Indien

đź“·Ă€ Tananarive, Amboditsiry, un quartier sans ordures

Mercredi 30 Janvier 2019 - 17:30

Le photographe Pierre Duvert s'est rendu dans le quartier d'Amboditsiry à Tananarive (Madagascar), à la découverte du ramassage des ordures organisé par le RF2 et encouragé par Positiv Planet. Son reportage :


Photos : Pierre Duvert
Photos : Pierre Duvert
Tananarive, capitale de Madagascar, 2 millions d'habitants, a été classée en 2009 par le magazine Forbes comme la ville la plus insalubre du monde et croule sous les ordures. La Samva, société en charge du ramassage des poubelles, fait les frais du conflit politique permanent entre l'État et la ville. Elle ne collecte que les bacs collectifs des grands axes et à une fréquence insuffisante pour éviter qu'ils ne débordent largement. Les odeurs sont insoutenables, les rats pullulent, et les chiens dispersent les ordures dans les rues.

La décharge d'Andralanitra, sur une surface de plus de 20 hectares au nord de la ville, se contente de recevoir 800 tonnes de déchets quotidiennement et aucune action de recyclage ou de valorisation n'est envisagée alors qu'elle est à saturation et devra fermer à l'horizon 2020.

Dans les 192 fokontany (quartiers) de Tana, il existe pourtant des structures chargées localement de l'assainissement, de l'eau et de l'hygiène, les RF2, rafitra fikojananany ny rano sy fahadivana. Mais sans budget réel et sans personnel elles ne sont que des coquilles vides sans efficacité sur le terrain.

Dans le fokontany d'Amboditsiry, quelques femmes volontaires et bénévoles ont décidé de prendre le problème à bras le corps. Aidées au début du projet par l'AFD (Agence Française du Développement) et maintenant par la Fondation Positive Planet, elles collectent auprès des habitants une cotisation minime, 500 Ariary (10 cts d'euro) par mois pour financer leur organisation locale de ramassage et de tri des ordures.

Des pré-collecteurs, salariés de l'association, sont chargés de ramasser et surtout de trier les ordures que les habitants ont pris l'habitude de rassembler dans des petits bacs de pré-collecte. Les déchets organiques sont alors récupérés et transformés en compost, les ordures non recyclables sont jetés dans les bennes de la ville. Les salariés assurent aussi le nettoyage des canaux et des rues du quartier.

Le compost obtenu est ensuite vendu aux particuliers ou utilisé dans le jardin potager de l'association pour produire des légumes et maintenant des fleurs dont la vente participe au budget de l'association. Le quartier est maintenant propre et les conditions de salubrité et d'hygiène limitent grandement les risques de propagation des maladies comme la peste qui sévit toujours à Madagascar. Le fokontany d' Amboditsiry est le seul quartier de Tana à prendre en charge (de façon autonome et volontaire) la gestion de ses ordures.










Pierre Duvert
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1.Posté par Mike le 30/01/2019 19:43 (depuis mobile)

La corruption dans un pays est vraiment néfastes, et les touriste pédophiles aggrave encore cette misère tous des crapules

2.Posté par Henri MANDREA le 31/01/2019 09:34

En espérant que le nouveau président s'accorde avec Mme le Maire d'Antananarivo, épouse de sonex-concurrent pour la présidentielle et qu'enfin soit pris en main ce fléau. Tana est vraiment une ville à raser, malheureusement c'est impossible.
Quand au post de Mike, je ne vois pas en quoi la corruption et les touristes pédophiles ont à voir avec les ordures de Tana. Connaissez-vous au moins Madagascar avant d'en parler, Mike ? Pour y avoir vécu 10 ans, j'ai malheureusement constaté que la plupart de ces touristes pédophiles viennent de la REUNION si vous tenez à en parler.

3.Posté par Radinasse le 31/01/2019 18:54 (depuis mobile)

Parfait, qu'ils restent chez eux, entre eux....

4.Posté par Moi je dis le 01/02/2019 16:54 (depuis mobile)

Moi je dis que y’a beaucoup de malgaches à Madagascar...

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