Société

▶️BTP : "A quelle sauce seront mangés nos entreprises, nos salariés"

Vendredi 14 Septembre 2018 - 12:24

La Fédération réunionnaise du BTP demande un Plan Marshall pour sauver le BTP. 22.000 familles sont en attente d'un logement et près de 500 entreprises mettent la clé sous la porte chaque année.


Le BTP continue de souffrir. Le président de la FRBTP a renouvelé ce midi l’inquiétude du secteur, alors que se profile notamment la fin du chantier viaduc de la NRL.  

"Nous ne sommes pas entendus. Cela fait des années que nous donnons l’alerte. Le plan logement outre-mer prévoyait 4000 logements en construction neuve. Aujourd’hui on est sur une base de moins de 2000. 1000 réhabilitations étaient programmées et on est sur une base de moins de 500. Par contre au niveau la défiscalisation, on fait le quota qui était prévu, soit 1000 logements par an", contextualise Bernard Siriex.

"Aujourd’hui on a un manque d’activité qui est énorme, avec des prix anormalement bas puisque nos entreprises n’ont pas d’activité et se battent comme des chiffonniers pour essayer de maintenir un peu d’activité et de personnel. Et le deuxième facteur qui n’est pas bon pour nous, c’est les délais de paiement des donneurs d’ordre qui est de 6 mois à deux ans", en vient-il à déplorer. 

Un tableau peu reluisant que les professionnels du secteur du bâtiment espèrent redynamiser avec le concours des collectivités locales.

"Ça pêche du côté des mairies et des interco'"

"Il faut réunir tout le monde autour de la table, pour prendre des décisions, pour savoir à quelle sauce seront mangés nos entreprises, nos salariés. Et je pense que la population doit être informée. Pourquoi on ne construit pas pour eux ? On a 22.000 familles en attente de logement. Et aujourd’hui on n’arrive pas à les construire pour différentes raisons. Je pense que l’Etat a fait son travail en mettant en place une ligne budgétaire unique correspondant à la construction des logements mais que c’est au niveau des mairies et des intercommunalités que ça pêche sur la fourniture des dossiers. Elles ont certainement des raisons, des raisons de financement et autres. Voilà pourquoi il est important de réunir tout le monde pour faire avancer ce dossier", plaide-t-il en faveur d'un "Plan Marshall". 

"Nous avons une partie qui va se finir d’ici la fin de l’année sur le viaduc, ce qui va avoir pour conséquence d’avoir des travailleurs sur la brèche. Et aujourd’hui nous n’avons pas de prévision pour les employés dans le futur", termine-t-il, l’horizon bouché.

SI
Lu 2198 fois



1.Posté par ti gousse le 14/09/2018 10:56

Si y avait pas magouilles bis y aurait pas 22000 familles en attente;par contre y doit y avoir le contraire en nombre que certains logements sociaux sont attribués en tant que secondaire et certains sont attribués à des personnes qui ont le moyen pour d'autre types de logement; dont cessez vos MAGOUILLES je n'irai pas plus loin

2.Posté par cimendef le 14/09/2018 13:51

Les gros capitalistes qui en appellent à l'Etat. Privatisons les bénéfices et nationalisons les pertes. Tous les ans nous avons droit à la même rengaine de ces messieurs du BTP.

3.Posté par Marc le 14/09/2018 14:00

Il n'a rien compris Siriex. Une LBU au niveau de la construction actuelle, ça veut dire qu'il va manquer de l'argent...

Explication: quand l'Etat vous donne 100 millions d'argent sur une ligne budgétaire, c'est un plafond. Personne, nulle part, ne consomme pile 100% de ses crédits. Par exemple, hors dépenses de personnel (automatiques, donc je les retire), le ministère des Outre-Mer a consommé en 2017 environ 90% de ses crédits budgétés selon la loi de règlement. La raison en est entre autres que les administrations laissent toujours un peu d'argent sur leurs lignes budgétaires pour faire face à un imprévu de dernière minute. Par ailleurs, la pratique de gestion des lignes budgétaires est qu'en janvier Bercy gèle une partie des fonds (histoire de s'assurer que tout ne soit pas consommé en mars... ) et les dégèle au cours de l'année. Sauf que le dégel n'est jamais total et qu'une partie des fonds disparaissent pour permettre à Bercy de faire des économies, notamment si la croissance ralentit.

Donc en mettant le niveau de la LBU au niveau consommé l'an dernier, c'est une quasi certitude que vous consommerez moins cette année. Pour ainsi dire, c'est mécanique. Siriex s'est fait couillonner et ne s'en rendra compte que trop tard, en fin d'année. Et le pire c'est qu'il accusera probablement les collectivités, sans comprendre qu'il s'est fait avoir comme un bleu.

4.Posté par Jp POPAUL54 le 14/09/2018 16:07

Donc après la NRL, le secteur du BTP reprendra le volet logement.

5.Posté par Dagober le 14/09/2018 16:15 (depuis mobile)

Le gouvernement fait rien pour faire repartir le bpt

6.Posté par cmoin le 14/09/2018 17:06

Arrêtez donc de toujours espérer vivre avec de l'argent publique!
Si vous êtes pas rentable,vous dégagez,un point c'est tout!

7.Posté par Gégé le 14/09/2018 18:18

Assez, allez voir ailleurs bétonner un autre endroit, mon Île devient invivable !

8.Posté par ABERRANT le 15/09/2018 05:21

ses gens veulent le beurre et l'argent du beurre ,arrétez de pleurer la bouche pleine ,il y a des sur diplomés qui sont aux chomages et aucunes autorités politiques ou l'état déboque des postes pour ses surdiplomés. Ce n'est pas normal que ses surdiplomés vivent avec leRSA?ça c'est un dossier urgent a mettre en place les représentant de l'état ,mais pas subventionner encore ses gens bien aisés du batiment qui pleurent merci

9.Posté par 974 le 15/09/2018 14:45 (depuis mobile)

Cmoin
Mi koné pa ou
Mé ou na lair din moune néna do feu dan boyo .
A chak nafer i rédi ou sote dessus

10.Posté par Kanal bisik le 15/09/2018 19:38 (depuis mobile)

Merde ! C est le monde a l envers ,le patronat reunionais est inquiet pour les salariés . Arét fé ri domoune don ! Construisez un tunnel sous la méditerranée pour l afrique main d œuvre et subvention acquis !

11.Posté par Decineur le 15/09/2018 20:08 (depuis mobile)

Y a d s gens qui bosse sur d cailloux Pori merdique ?arrêté dzconé !

12.Posté par alcide le 16/09/2018 11:27

Le système est pervers, construire des logements pour maintenir une activité économique, des entreprises, des emplois. Mais, la question centrale, a t-on besoin réellement de bétonner l'île pour maintenir la croissance ? Faut-il continuer à encourager l'immigration, la désintégration de la cellule familiale, pour créer ensuite des logements sociaux avec quasiment par personne 1 frigo, uneTV, un lave linge etc... Le système s'emballe, l'environnement se dégrade ainsi que la qualité de vie. Ne cherchons pas à jeter en permanence l'opprobre sur les élus, tout le monde sans exception est responsable de cet emballement qui nous mène dans le mur. A t-on un pistolet sur la tempe pour consommer comme des imbéciles ? La peur du changement et le manque d'imagination qui en découle sont responsables de ce qui nous tombe sur la tête (non , ce n'est pas une gauloiserie ! ) .

13.Posté par Pierrepoljak le 16/09/2018 15:49

à force de bétonner partout nous ne pourrons pas fumer notre kaya tranquillement sans se faire balancer par babylone , le monde des fous bientôt prévu pour la réunion de nouveau-nom Béton-island for the babylone system and the money.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter