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▶️ Réforme des retraites : 50% des avocats de France "s’appauvriront immédiatement"

Après le rendez-vous de leurs représentants avec la ministre de la Justice ce lundi à Paris, les avocats de toute la France ont décidé de continuer la grève. A La Réunion, une nouvelle mobilisation a eu lieu devant la Cour d'appel de Saint-Denis.

Lundi 13 Janvier 2020 - 21:38

La majorité du barreau de Saint-Denis a manifesté contre la réforme des retraites ce lundi devant la cour d’Appel à Saint-Denis. Plus difficile pour les avocats du sud de s’y rendre avec la route du littoral basculée. "Nous sommes en colère de n’être pas entendus depuis plusieurs mois par le gouvernement", affirme le bâtonnier du barreau de Saint-Denis, Guillaume De Géry.
 
Il s’agit d’une grève nationale commencée la semaine dernière et reconduite pour une durée indéterminée vendredi. Les magistrats assurent les audiences mais les avocats demandent des renvois systématiquement. De plus, le bâtonnier qui désigne les avocats commis d’office (les avocats qui assurent la défense de ceux qui n’ont pas les moyens de payer) ne le fait plus.

Cela est rare et il s’agit donc d’une grève dite "exceptionnelle". Les plus démunis sont donc les premiers touchés mais le bâtonnier ajoute : "Il y a quelques cas extrêmes qui ont été traités la semaine dernière, les comparutions immédiates qui donnent souvent lieu à une incarcération derrière se tiennent et souvent les magistrats prennent des décisions sans avocat. Nous avons rappelé la difficulté d’une telle décision. Les magistrats prennent leurs responsabilités, quitte à ce que les décisions soient ensuite contestées", explique le bâtonnier.

Reçue par la ministre de la Justice Nicole Belloubet à Paris ce lundi, la délégation n'a pas obtenu ce qu'elle voulait. Si la ministre s'engage à formuler de nouvelles propositions, le mouvement continue pour le moment. Les représentants nationaux ont demandé un certain nombre de garanties, notamment une compensation pour la confiscation de leur régime, le maintien d'un régime autonome et aucune perte de revenus.
 
Le bâtonnier Guillaume De Géry rappelle que 50% des avocats de France sont concernés directement par la réforme et "s’appauvriront immédiatement". Pour lui, ce qui est remarquable c’est que "ce ne sont pas que les avocats en difficulté qui se battent mais l’ensemble de la profession".

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Soe Hitchon
Journaliste La liberté et la justice pour tous, c'est une utopie en laquelle je crois. Chaque... En savoir plus sur cet auteur




1.Posté par Scalpel le 14/01/2020 01:46

Signification de LREM: La Retraite En Moins.

2.Posté par Jean le 14/01/2020 04:52

les enfants, arrêtez de pleurer la bouche pleine!!!!!!

3.Posté par Ouech le 14/01/2020 06:43 (depuis mobile)

Avocat un si beau métier j allumerais une bougie pour eux

4.Posté par MARIE le 14/01/2020 10:03

Difficile de se prononcer pour ou contre
il faudrait connaitre les tenants et aboutissants


5.Posté par inspecteur colombo massalé A ou. le 14/01/2020 10:16

Une question ??? Si demoune i caca i pisse dan l'ascenseur i porte plainte. ????

6.Posté par marie le 14/01/2020 10:40

Soyez clair dans votres article

c est quoi et surtout combien pour s'appauvrir??

il faut des cas concrets chiffres

7.Posté par Fredo974 le 14/01/2020 11:00

Ah les pauvres !

8.Posté par Tristan Lefebvre le 14/01/2020 11:00 (depuis mobile)

Si vous comptez sur zinfos vous êtes mal barrés. Bon courage. Et retrait réforme des retraites. ✊

9.Posté par PEC-PEC le 14/01/2020 11:14

Assez peu d'avocats prennent leur retraite ou travail à temps partiel jusqu'à des âges très avancés, il y a donc peu d'allocataires pour beaucoup de cotisants. De ce fait la caisse spécialisée est grandement excédentaire. Ça ce sont les faits.
Les seigneurs du barreau refusent de participer à l'effort national et au partage des richesses, c'est ainsi qu'il faut comprendre leur démarche.
Nous gagnons très bien notre vie pas question de payer au pot commun, voilà en résumé leur position avec la suppression de leur caisse professionnelle. C'est le chacun pour soit avant le partageons camarade même chez les avocats de "Gôôôches".
La prochaine étape la gréve des notaires, pourquoi pas !,!, (humour)

10.Posté par Fredo974 le 14/01/2020 11:31

Triste Lafève

En est réduit à soutenir le bourgeois ...

11.Posté par Gérard Jeanneau le 14/01/2020 11:33

Le bon bâtonnier Guillaume mérite quelques coups de bâton. Je m'y emploie sans faire d'effets de manche en traçant dans le Ciel azuréen une succession de zéros. Oui, les avocats commis d'office sont payés par l'Etat moyennant quelques roupies, mais il n'est pas interdit aux autres avocats d'ajouter un petit plus, par simple esprit de solidarité.

Les honoraires pour la moindre affaire sont très honorablement payés par les justiciables qui doivent passer sous les fourches caudines de dame Justice. Et le bon bâtonnier passe sous silence le gros magot mis en réserve pour la retraite, un magot de plusieurs millions d'euros. Et qui donc a alimenté la poule aux œufs d'or ? Tout simplement le justiciable. L'Etat veut s'emparer du fameux magot et rendre à César ce qui est à César, c'est à dire à la plèbe.

Quand donc mon bon bâtonnier va-t-il faire sa petite caisse sociale ? Quand donc va-t-il demander à ne plus cotiser avec la plèbe pour la caisse générale ?

12.Posté par p.mass le 14/01/2020 11:39 (depuis mobile)

Surtout les jeunes avocats !
Leur caisse est excédentaire et on veut en plus doubler leur cotisation retraite pour financer entr’autre les régimes spéciaux du transport (Sncf ratp...)
N’oublions pas les enseignants de métropole laissés pour compte

13.Posté par didounet le 14/01/2020 12:17

a l'heure actuelle un avocat cotise fois moins qu'un employé lambda en % en concret un avocat qui déclare 100000 € DE REVENU ANNUEL cotise en tout pour 11000 € SEULEMENT avec la reforme Macron les avocats cotiseront presque pareil qu'en employé ordinaire payé au smic en termes de ratio ces avocats mentent au public……..sans compter les sommes réglées en espèces non déclarées il existe un simulateur de cotisations des membres du barreau sur internet les journalistes devraient y faire un tour et en tirer de vraies conclusions au lieu d'êtres de simples portes voix

14.Posté par DIDOUNET le 14/01/2020 12:32

A l'heure actuelle un avocat cotise 2 fois moins qu'un employé lambda en %;........... concrètement un avocat qui déclare 100000 € DE REVENU ANNUEL cotise en tout pour 11000 € SEULEMENT avec la reforme Macron les avocats cotiseront presque pareil qu'un employé ordinaire payé au smic en termes de ratio, ces avocats mentent au public……..sans compter les sommes réglées en espèces non déclarées il existe un simulateur de cotisations retraite des membres du barreau sur internet les journalistes devraient y faire un tour et en tirer de vraies conclusions au lieu d'êtres de simples portes voix pour baveux

15.Posté par sim le 14/01/2020 13:01

il faut supprimer les avocats

16.Posté par batofou le 14/01/2020 13:38

Mon dieu les pauvres !
Vite organisons un Avocathon ! .................
Si la caisse professionnelle des avocats est excédentaire c'est peu être que leurs honoraires sont encore beaucoup trop chères .. ...et c'est qui ci paye les avocats ...ben nous les gens encore plus pauvres !!!!!

17.Posté par Ko974 le 14/01/2020 13:45 (depuis mobile)

@PEC-PEC. Avant de dire n’importe quoi renseignez vous un minimum , l’obscurantisme a l’air d’être une vraie maladie chez certains.


18.Posté par Réveillez vous le 14/01/2020 14:03

Qui a voté pour un partie voulant resté dans l europe ????

Aller levez la main...

19.Posté par Réveillez vous le 14/01/2020 14:08

@ PEC-PEC le 14/01/2020 11:14

En dépit des protestations des représentants des barreaux dans le cadre des discussions engagées depuis plusieurs mois, le gouvernement prévoit purement et simplement de fusionner les 42 régimes de retraites existants, comprenant les régimes des fonctionnaires, les régimes spéciaux et les régimes autonomes des assemblées parlementaires, et ceux des professions libérales, dont celui des avocats, dans un système de solidarité nationale unique par points, commun à tous les actifs.

Or, le régime de retraite des avocats est un des rares systèmes dits « équilibrés », à savoir qu’il permet de garantir une retraite minimale pour tous indépendamment de leurs revenus, et dispose de réserves non négligeables estimées à environ deux milliards d’euros, alors que le système de retraite présente un déficit évalué à 0,1 % du PIB jusqu’en 2030, soit 10 milliards d’euros[1].

Monsieur Delevoye et le Gouvernement imaginent ainsi pouvoir résorber le déficit en absorbant les réserves des régimes de retraite bénéficiaires, et notamment de celui des avocats, qui est le fruit d’années de gestion efficace et au prix d’efforts financiers souvent méconnus du grand public.

En conséquence, si cette réforme était adoptée, elle entraînerait une hausse vertigineuse du niveau des cotisations sociales des avocats par le doublement des cotisations retraite, et une diminution de leurs pensions de retraite.

Les avocats qui le peuvent, et notamment ceux dont la clientèle est composée de grandes entreprises et de personnes aisées, n’auront d’autre choix que d’augmenter leurs honoraires. Quant aux autres, dans un contexte d’appauvrissement généralisé, ils devront probablement se résoudre à raccrocher la robe.

Ainsi, et au-delà de l’existence même de la profession, du moins dans sa forme actuelle, c’est bien l’accès au droit pour tous, y compris les justiciables les plus modestes, qui risque d’être en réalité compromis par cette réforme.

Les avocats disposent d’un régime autonome qui leur est propre.

A la différence des régimes spéciaux, qui concernent les salariés de grandes entreprises publiques (RATP, SNCF, etc.), d’établissements publics ou d’agents de la fonction publique, le régime de retraite actuel des avocats, géré par la Caisse nationale des Barreaux français (CNBF) ne coûte strictement rien à l’État, tant du point de vue de la gestion, assurée par des avocats élus et conformément à des statuts professionnels, que de la nature des cotisations elles-mêmes, qui sont versées exclusivement par les membres de la profession.

Il s’agit d’un régime par répartition provisionné. En effet, les cotisations perçues au cours d’une année permettent de servir les pensions dues au titre de la même année (répartition), et un système de provisions permet d’éviter des baisses brutales de pensions ou de fortes hausses de cotisations (provisionné).

Il est en outre constitué d’un régime de base, fondé sur la solidarité (une pension de base indépendante du niveau de revenus et des cotisations versées, selon la durée d’affiliation, laquelle comprend les congés-maternité et les périodes d’invalidité) et d’un régime complémentaire calculé par classes et tranches de revenus.

Il est complété par un régime d’invalidité-décès et d’aide sociale, l’ensemble de ce système devant garantir à tous les avocats quels qu’ils soient une protection sociale qui, si elle n’est pas mirobolante, est au moins correcte pour les plus modestes.

Chaque avocat peut ainsi bénéficier d’une retraite de base de 1 450 € mensuels, qui lui est garantie, celle-ci étant calculée sur la durée de l’exercice, ainsi que d’une retraite complémentaire si ses revenus lui ont permis de cotiser à ce titre.

Les avocats ont également pu constituer des réserves à hauteur de deux milliards d’euros en vue de pouvoir faire face à toutes éventualités, et notamment au risque d’un basculement démographique de la profession, au prix d’efforts financiers importants.

Il faut savoir en effet que les avocats, comme les professions libérales, paient eux-mêmes l’ensemble de leurs cotisations et charges sociales (URSSAF, sécurité sociale, retraite et prévoyance, cotisations ordinales, assurance responsabilité civile, etc.) dont le montant est déterminé en fonction du chiffre d’affaires et du bénéfice / perte net(te) réalisé au cours de l’année précédente. Les charges sociales représentent ainsi plus du tiers des revenus bruts de l’avocat, les cotisations liées à la prévoyance (retraite de base et complémentaire) représentant à elles-seules environ 14 % de ces revenus tous niveaux confondus.

De surcroît, les avocats participent largement à la solidarité nationale puisque le régime de la CNBF contribue au régime général des retraites à hauteur de 80 millions d’euros par an, soit 1 350 € par avocat sur la même période.


4,3 avocats actifs cotisent pour 1 retraité ;
Montant mensuel moyen de la retraite : 2 223 € ;
Taux de cotisations liées à la retraite (régime de base et régime complémentaire) :
compris entre 10,7 % et 13,4 % pour un avocat déclarant 60 000 € de revenus nets, selon la classe de retraite complémentaire choisie,
14 % pour des revenus déclarés de 40 000 € ;
Régime de base provisionné à hauteur de 46 mois ;
Régime complémentaire provisionné à hauteur de 70 mois ;
Équilibre financier du régime de base : assuré jusqu’en 2054 ;
Équilibre financier du régime complémentaire : assuré jusqu’en 2083 selon les prévisions, grâce notamment aux deux milliards d’euros de réserves accumulés[2].



Que prévoit le projet de réforme des retraites proposé par Jean-Paul Delevoye ?
Jean-Paul Delevoye propose d’instaurer un régime de retraite universel unique, regroupant l’ensemble des régimes existants et géré de manière globale, suivant une répartition exclusivement par point.

Dans ce système, les cotisations versées par un actif (ainsi que celles versées par l’employeur dans le cas des salariés) tout au long de sa carrière, quel que soit son statut (salarié, fonctionnaire, indépendant) sont converties en points.

Lors du départ en retraite, le nombre total des points acquis est multiplié par la valeur du point qui sera alors fixé par le régime universel de retraite.

Mais, d’une part, la valeur du point n’est pas garantie à long terme, et il n’est dès lors pas interdit de penser que la valeur du point sera constamment dévaluée dans une économie dégradée.

D’autre part, ce nouveau régime pourrait être déficitaire à brève échéance compte tenu de la situation économique et démographique de la France, où le chômage reste élevé. Et ce ne sont pas les deux milliards chipés dans les caisses de retraite des avocats lors de l’instauration du régime universel qui vont pouvoir améliorer la situation.

En effet, et avec la fusion des 42 régimes de retraites, les réserves des régimes bénéficiaires vont être inévitablement et immédiatement absorbées dans les déficits des autres régimes. Les avocats vont ainsi non seulement perdre les avantages qu’ils avaient réussi à mettre en place, mais également subir une hausse considérable de leurs cotisations retraites couplée à une diminution de leurs pensions.

La retraite de base garantie à tous les avocats, hommes ou femmes, quelle qu’ait été leur carrière, dans des petits ou grands cabinets ou à titre individuel, disparaîtra au profit d’une cotisation au point, au détriment des plus fragiles.

Les périodes d’inactivité (congés maternité, invalidité, etc.) ne seront plus prises en compte, puisque seuls les euros cotisés ouvriront les droits à la retraite.

Ce n’est ni plus ni moins que la fin de l’égalité et de la solidarité qui caractérisaient le régime de retraite des avocats.



Une réforme en tous points conforme aux préconisations du rapport des Grandes Orientations de politiques économiques (GOPÉ)
Cette réforme ne vient pas de nulle part. Elle est l’application directe des recommandations de la Commission européenne émises chaque année pour la France

20.Posté par Maduraï le 20/01/2020 15:54 (depuis mobile)

Une personne percevant 680 € mensuel pour vivre, est il pauvre??

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