L'Edito de Pierrot

▶️ [Pierrot Dupuy] Une décision qui va inquiéter nombre de maires

Jeudi 16 Mai 2019 - 07:05



Voilà une mesure qui va certainement inquiéter nombre de maires réunionnais !
 
Le préfet de Guadeloupe a lancé lundi une procédure de révocation pour cause de mauvaise gestion à l’encontre de Jacques Bangou, le maire de Pointe à Pitre
 
Lequel est par ailleurs président du Parti progressiste démocratique Guadeloupéen, un parti constitué en 1991 par d’anciens militants du Parti communiste guadeloupéen à la suite de la disparition de l'URSS.
 
La révocation d’un maire est une procédure très rare, tellement rare que j’avoue que j’ignorais que cela fut possible.
 
En fait, ça découle d’un article du code général des collectivités territoriales qui prévoit une procédure de suspension par arrêté ministériel et éventuellement de révocation par décret motivé pris en conseil des ministres.
 
On n’en est pas encore là en ce qui concerne le maire de Pointe-à-Pitre, mais la procédure est enclenchée.
 
Il faut dire que la situation est catastrophique : 75 millions de déficit pour la communauté d'agglomération Grand-Sud Caraïbes, dont Jacques Bagou est également vice-président, et 78 millions pour le budget primitif 2018 de la commune de Pointe-à-Pitre. 
 
Plus grave : le dernier rapport de la Chambre régionale des Comptes évoquait un déficit structurel grave et une situation financière risquant « à brève échéance de ne plus pouvoir être redressée », ainsi que nombre « d’insincérités budgétaires ».
 
La Chambre explique la mauvaise situation financière des communes des départements d’outremer par, je cite, « la forte propension à la dépense publique locale (…) particulièrement en matière de personnel », avec « un niveau excessif de la masse salariale qui résulte d’effectifs manifestement surdimensionnés au regard des besoins du service public ». Et la Chambre d’ajouter : « Cette anomalie est aggravée par la majoration peu justifiée du traitement des agents territoriaux ».
 
Apparemment, la patience des magistrats a atteint ses limites et elle a décidé de passer à l’action en demandant au Préfet d’enclencher la procédure de révocation.
 
Voilà qui risque d’interpeller nombre de maires réunionnais qui flirtent chaque année avec les déficits. Les voilà maintenant prévenus : un maire ne peut pas dépenser sans compter, il ne peut pas multiplier les cadeaux électoralistes, notamment en direction du personnel, à la veille des élections, sans se soucier des conséquences pour les finances de la commune.
 
Quelle pourrait être la suite du scénario ? Le maire de Pointe-à-Pitre a désormais un mois pour répondre. Il peut également déposer un recours contre le décret de révocation devant le Conseil d’Etat.
 
Mais si la décision de révocation est confirmée, il restera malgré tout conseiller municipal et son premier adjoint le remplacera le temps d’organiser dans les 15 jours un nouveau scrutin, au sein du conseil municipal. L’ex-maire ne pourra pas être candidat. Il sera en effet déclaré inéligible pour une durée d’un an, sauf si, et c’est d’ailleurs le cas, les élections municipales générales ont lieu avant. En clair, il pourra de nouveau se représenter en mars prochain.
 
Tout ça pour ça, serai-je tenté de dire. Car il est à craindre qu’il soit réélu, tant les électeurs adorent mettre d’anciens maires condamnés à la tête des mairies. A La Réunion, on pourrait citer pour les cas les plus évidents Gilbert Annette, Joseph Sinimalé ou encore TAK. En métropole, l’actuel procès de Patrick Balkany est à cet égard très significatif !
 
Pierrot Dupuy
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1.Posté par GIRONDIN le 16/05/2019 08:22

Excellent

Touchons du bois M Dupuy !

...... Suite à des recommandations de la Chambre Régionale des Comptes, 416 postes seraient menacés de suppression à la pyramide inversée. La collectivité ne parviendrait pas à contenir l'évolution de ses effectifs......



Le Quotidien de La Réunion publie, ce jeudi, un rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la gestion de la Région entre 2015 et 2018. Un contrôle obligatoire qui entre dans un cadre général lié aux redécoupages des régions.

Selon la CRC, la collectivité "ne parvient pas à contenir l'évolution de ses effectifs". Plusieurs postes devraient être supprimés.

416 postes appelés à disparaître

Depuis le début de l'année, 66 postes n'ont pas été reconduits au sein de la Région. Au total, 416 devraient être supprimés.
Lesquels ?
Quand ?
Et à quelle échéance ?
Selon le rapport de la Chambre Régionale des Comptes, la collectivité n'a pas encore communiquer de détail.

Mais si elle doit supprimer tous ces emplois, c'est parce que ses charges de personnel ont augmenté de 18 % entre 2015 et 2017, passant de 122 millions d'euros à 145 millions. Les effectifs permanents ont, eux aussi, explosé pendant cette même période : + 22 %.
Ce qui représente 450 emplois supplémentaires en 2 ans !

Selon la Région, cette hausse du personnel est due au transfert de compétences imposées en 2015 par la nouvelle organisation territoriale de la République. Une analyse non validée par la CRC. Dans son rapport, il est indiqué que la collectivité prévoit donc une réduction des effectifs contractuels pour soulager sa masse salariale.

Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes sera présenté lors de la prochaine plénière de la Région le 22 février prochain......
Géraldine Blandin
Publié le 14/02/2019 à 15:51 Réunion 1ere

2.Posté par Samwinsa le 16/05/2019 10:23 (depuis mobile)

Et pour les présidents de région lançant des chantiers pharaoniques endettant la population, existe-t-il une telle procédure ?

3.Posté par Le Jacobin le 16/05/2019 10:54

Pierrot Dupuy titulaire d'un Master de droit privé rédacteur en chef de Zinfos 974, rédacteur en chef de la Région Réunion au profit de qui de droit ignorait que la révocation d'un élu était possible en cas de mauvaise gestion de l'argent public.

Monsieur est titulaire d'un Master de droit privé de la faculté de la Réunion.

Il faut lui rendre hommage comme il l' a avoué récemment, au moment de son cursus il regardait les étudiants de la FAC fumer une herbe Péi qu'il ne connaissait pas, ce n'est qu'à l'obtention de son diplôme qu'il a su que l'herbe s'appelait ZAMAL, il n'a pas précisé si il avait renifler ou pas.

Comme le doute profite à l'accusé à ce stade de notre analyse nous devons considéré que notre Pierrot bien aimé à seulement reniflé la fumé.

De nos jour Pierrot Dupuis est un ardeur défenseur de la libéralisation de notre saveur Péi qu'il défend avec BRIO, qui l' eût cru?

Il faut savoir que la famille Bangou règne sur la ville de Pointe à Pitre depuis l'élection d 'Henri Bangou (Père) en 1965, ce n'est plus une dynastie mais une Monarchie constituante en créant tout un réseau de valets profiteurs de l'argent public.

Enfin l'incompétence des élus est reconnu, ceux la même qui n'ont jamais administrés un camion bar, ni prendre le moindre des risques avec leurs propre argent.

Nous ne pouvons que demander la nomination de ce Préfet à la Réunion en bi-homme un procureur de la même trempe histoire nettoyer au karcher nos collectivités.

Henry Bangou (Père) parti communiste mandat de 1965 à 2008 =43 ans
Jacques Bangou 2008 en cours 2019 =11 ans
Parti politique: PPDG (Parti Politique Progressiste Démocratique Guadeloupéen) une émanation du Parti Communiste.

4.Posté par polo974 le 16/05/2019 10:58

et c'est possible pour les présidents de région ? ? ?

5.Posté par Le Jacobin le 16/05/2019 11:40

4.Posté par polo974 le 16/05/2019 10:58

Bonne question:TOUCH PAS MON POT !

Correction coquille: nous devons considérer !

6.Posté par Marc le 16/05/2019 12:15

Je suis quand même surpris de cette décision de l'Etat.

Une procédure de révocation, c'est quelque chose de lourd et de rare, qui ne s'utilise vraiment que pour des cas extrêmement grave, quasiment pénaux. Si le problème est purement de gestion, comme cela semble être le cas, la procédure appropriée aurait été la mise sous tutelle de la commune, avec le préfet prenant les décisions budgétaires à la place du maire. Souvenez-vous: c'est ce qui était arrivé à Saint-Louis.

7.Posté par Ken le 16/05/2019 12:18

@ le jacobin: attention, la sphère public est Regis par le droit public, il est normal que cela ne soit pas étudié dans un master de droit privé.
Votre insinuation sur la consommation d’une drogue en voie de légalisation n’a rien à voir avec l’article?
Enfin vous semblez démontrer aller dans le même sens que Mr DUPUYS concernant l’indispensable moralisation de la vie politique territoriale? Aussi pourquoi tant d’agressivité envers le journaliste?..

Il est parfois difficile de vous suivre.

8.Posté par Joseph le 16/05/2019 12:53

Et Hollande qui avait mis en faillite la Corrèze alors qu'il était député...
Crétins que nous sommes par la suite de l'avoir élu président !

9.Posté par que dire le 16/05/2019 13:05

post 3
mr Dupuy ne dit pas ignorer la procédure de révocation il dit s'étonner qu'un préfet ait les couilles de lancer la procédure les dernier maires de st-louis doivent tous les matins allumer un cierges par dévotion envers les derniers préfets ...
il y a une différence entre savoir lire et comprendre ce que l'on lit




10.Posté par Ma sonnerie le 16/05/2019 13:53 (depuis mobile)

Sans oublier didier robert...

11.Posté par Marc le 16/05/2019 14:29

4. Pas la destitution, non. En revanche, il existe des possibilités de dissolution et de reconvocation d'élections pour l'ensemble du conseil.

12.Posté par le kiré totocheur de la pointe du diable, lé + cathodix que catholix? le 16/05/2019 15:01

Et pour ceux qui dirigent la France ?

13.Posté par tite contribuable le 16/05/2019 18:19

VIVEMENT QUE CETTE MESURE SOIT APPLIQUEE A LA REUNION POUR L'ENSEMBLE DE NOS ELUS CUPIDES QUI GASPILLENT L'ARGENT PUBLIC !!!

14.Posté par néné le 16/05/2019 18:26

quand le sage montre la lune les sots regardent le doigt

15.Posté par La vérité vraie... le 16/05/2019 19:22

Pour Saint-Louis de La Réunion c'est quand ?
Voilà un préfet qui a du courage. Si le notre pouvait bloquer la titularisation des 653 agents prévus dans la commune infernale du Sud, les contribuables lui érigeraient une statue...

16.Posté par Hardcore le 16/05/2019 19:54 (depuis mobile)

Non Pierrot l'opération de grand nettoyage n a pas encore commencé. Alors quand est-ce que anticor ouvre sa succursale ici ?

17.Posté par Pierrot s''égare le 16/05/2019 22:13 (depuis mobile)

Les électeurs ne sont pas si débiles que vous le pretendez. Ils choisissent souverainement. Comparez la gestion d''un TAK ( sur pieces ) et d''un Didier ROBERT ( même si c''est votre pote ) et votre démonstration tombe; objectivement.

18.Posté par Ls le 16/05/2019 23:49 (depuis mobile)

Girondin post 1 avec ses pseudo argumentations sur la region, toujours très objectif c''est d''un drôle on dirait une mauvaise rédaction d''un élu ou cabinet PS
on devrait aussi pas voir seulement les maires mais aussi des présidents d''intercommunalités

19.Posté par alcide le 17/05/2019 04:36

Des costards 3 pièces taillés sur mesure pour nos élus...La CBP (la Compagnie des Baiseurs de Paquets) ne sera pas inquiétée; cette agitation stérile fait partie du jeu...

20.Posté par GIRONDIN le 17/05/2019 06:12 (depuis mobile)

18. Ls Laurent
Indigent

Et ce n''est pas terminé, ce n''est que le début, accrochez-vous......
Comme dirait M Raffarin :" Notre route est droite, mais la pente est forte."

21.Posté par GIRONDIN le 17/05/2019 06:14

Selon le journal le Quotidien, la Chambre Régionale des Comptes a épinglé la Région sur ses effectifs et son endettement.

Concernant les effectifs, le rapport sera prochainement présenté en Assemblée Plénière devant l’ensemble des élus. La région ayant évoqué la possibilité de suivre ce rapport et de supprimer 416 postes, au vu des charges de personnel, qui selon nos confrères, auraient grimpé de 122.6 millions d’euros en 2015 à 145.6 millions d’euros en 2017, soit 18.76%, soit une moyenne supportée par habitant de 171 euros.

Les effectifs permanents régionaux auraient augmenté de 22%.

416 postes pourraient donc bientôt être supprimés, essentiellement chez les contractuels, les contrats aidés ou les apprentis. Des postes ne seront pas reconduits non plus, à hauteur de 66 emplois. Le détail n’ayant pas encore été finalisé.

La CRC a aussi alerté la Pyramide Inversée sur son endettement, sa participation dans les SPL. La dette se montant actuellement à 1.2 milliard d’euro (estimation 2018) contre 567 millions il y a trois ans.

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