Société

▶️ Maintien des soins en fin de vie : Les Réunionnais ont fait leur choix

Mercredi 22 Mai 2019 - 17:05

L’affaire "Vincent Lambert" est devenue le symbole du débat sur la fin de vie en France. Dans un état végétatif chronique depuis 2008 suite à un terrible accident de voiture, ses proches se déchirent depuis 10 ans autour de la poursuite des soins qui le maintiennent en vie. Pour éviter ce genre de conflit, il est possible de faire connaître ses volontés à l’avance par écrit. S’ils sont peu à avoir fait la démarche, les Réunionnais que nous avons rencontrés savent ce qu’ils veulent et n’ont pas peur d’en parler.


"J’en ai parlé à tout mon entourage. D’abord avec mes parents et mes frères et soeurs, aujourd’hui mes enfants aussi sont au courant : en cas de mort cérébrale, je ne souhaite pas être maintenue en vie artificiellement, je veux qu’on me laisse partir" , nous confie Patricia.

Certaine de sa décision, elle a tenu à ce que son entourage en soit informé afin que son souhait soit respecté. "C’est stressant de penser à sa future mort, mais j’ai préféré en parler" . Une conversation qui n’a pas toujours été simple, notamment avec ses parents, dont la vision sur la question est plus traditionnelle.
 
Si elle n’a pas hésité à aborder le sujet, Patricia n’a pas souhaité entamer de procédure écrite officielle, également appelée "directives anticipées" .

"Moi je suis un gars qui a tout le temps de l’espoir, donc je voudrais que l’on poursuive mes soins même si j’étais dans cet état", explique Alexandre.
 
Ce Réunionnais habitant le Canada et en vacances sur l’île n’en a jamais vraiment parlé avec ses proches : "On ne pense pas forcément à ça, on se dit que ça ne nous arrivera pas même si ça peut arriver à tout le monde. C’est aussi un peu angoissant d’envisager un tel futur". Quant aux directives anticipées, Alexandre ne connaissait par leur existence : "C’est une possibilité, à méditer…" indique-t-il.

"Je n’y ai jamais pensé jusqu’à présent, mais je pense que je refuserais de maintenir les soins. Si on prend l’exemple de Vincent Lambert, je pense que c’est de l’acharnement thérapeutique. Je crois qu’à un moment donné il faut laisser partir les gens, même si c’est extrêmement douloureux pour la famille."
 
Murielle n’a pas peur de la mort. Pour elle ce n’est qu’un passage vers autre chose, c’est pourquoi le sujet n’est pas tabou chez elle : "Mes enfants et mon mari connaissent ma vision sur la question, je pense qu’il ne me maintiendrait pas dans cet état. Mais c’est vrai qu’il faut penser à en parler, avant de ne plus pouvoir le faire" , conclut-elle.

 

Si Séverine ne connaissait pas les "directives anticipées" pour les soins en fin de vie, elle trouve la procédure positive : "Pour moi, ça permettrait d’enlever un poids pour mes proches" . Habituée à se prémunir, elle envisage peut-être désormais de remplir le formulaire : "Je pense que c’est au malade de décider de son avenir, et avec ce document on peut le faire."

 

Rédiger des directives anticipées sur sa fin de vie
 
Toute personne majeure peut faire une déclaration écrite pour exprimer ses souhaits concernant sa fin de vie. Ainsi, dans le cas où la personne ne peut plus exprimer ses souhaits et qu’elle se trouve en fin de vie (affection grave et incurable, en phase avancée ou terminale), les médecins s’aideront de ce document pour prendre les décisions appropriées.
 
Ces souhaits doivent impérativement prendre la forme d’un document écrit sur papier libre, daté et signé. Un modèle est téléchargeable sur le site internet du service public.
 
Le document peut apporter des précisions sur différents points :
  • limiter ou arrêter les traitements en cours;
  • être transféré en réanimation si l'état de santé le requiert;
  • être mis sous respiration artificielle;
  • subir une intervention chirurgicale;
  • être soulagé de ses souffrances même si cela a pour effet de mener au décès.
 
Les proches et le médecin traitant doivent être informés de l’existence de ces directives anticipées afin qu’elles puissent être retrouvées le moment voulu. Elles peuvent d’ailleurs être directement confiées au médecin traitant qui les conservera dans son dossier constitué à votre nom.
 
Leur durée est illimitée, mais les directives anticipées peuvent être modifiées à tout moment.

Charlotte Molina
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1.Posté par Fidol Castre le 22/05/2019 18:15

Comme si on va leur demander leur avis...

On commence par les handicapés comme Vincent Lambert. Ensuite on passe aux autistes, aux vieux, aux trisomiques, aux opposants politiques...la liste est sans fin.

2.Posté par Choupette le 22/05/2019 19:35

1.Posté par Fidol Castre

C'est clair ... .

3.Posté par Marcl le 22/05/2019 20:32 (depuis mobile)

A fidol castre c'est vous qui êtes autiste et a mon avis bien plus grave . Il faut vous soigner

4.Posté par "" VIEUX CREOLE " le 23/05/2019 00:13

- IL Y A ENVIRON 60 ANS , LE 31 DÉCEMBRE 1959 EXACTEMENT, UN JEUNE HOMME DE LONS-LE - SAUNIER ( JURA ) ÂGÉ D' UNE VINGTAINE D’ANNÉES , ÉTAIT " FAUCHÉ" PAR UN CHAUFFARD ET TRANSPORTÉ A L' HÔPITAL DANS UN ÉTAT DES PLUS CRITIQUES . . . C' 'ÉTAIT UN CAS EXACTEMENT SIMILAIRE A CELUI DE VINCENT LAMBERT. . . On doit certainement retrouver dans les archives des journaux de cette Région la récit de ce Drame et de ce qui s'en est suivi . . .

- HIER, Mardi 21/05 2019 , un couple d'un quarantaine d' années - ou plus- racontait le drame terrible qu'ils ont vécu après la tentative de suicide de leur fils de 28 ans qui est resté dans" le coma" ,nourri, l
lui aussi artificiellement . . . Au bout de huit ans , lls ont, d'un commun accord ,demandé qu'on le débranchât : de toute évidence ,il n'était plus de ce monde depuis longtemps aussi ! ! !
-
TROIS EXEMPLES TERRIBLES ET DOULOUREUX QUI POSENT UNE QUESTION GRAVE DE CONSCIENCE : FAUT-IL POURSUIVRE DES TRAITEMENTS , EN FIN DE VIE, PAR UN ACHARNEMENT THÉRAPEUTIQUE ? ? ? NE VAUT-IL PAS MIEUX ACCEPTER UNE MORT DANS LA DIGNITÉ PAR DES SOINS PALLIATIFS QUI EXISTENT LÉGALEMENT AUJOURD’HUI

5.Posté par Magy le 23/05/2019 01:00 (depuis mobile)

Je suis de votre avis Fidol.

6.Posté par ti kreol né den la koloni renyonez. le 23/05/2019 08:45

C;'est quoi un Réunionnais????
Que les médias vendu à l'Etat colonial nous explique ce mot qu'il utilise sans arrêt.
Qu'on définisse ce qu'est être réunionnais pour enfin. avancer.

7.Posté par jolacaille le 23/05/2019 10:27

croyez vous réellement que ce soit digne et charitable de maintenir artificiellement un être en vie végétative?
ne vaut il pas mieux le libérer de son corps mort pour que son âme s'élève là où l'on est en paix
(j'en suis sur pour avoir fait une NDE-mort avancée)

8.Posté par Fidol Castre le 23/05/2019 11:45

2.Posté par Choupette le 22/05/2019 19:35

1.Posté par Fidol Castre

C'est clair ... .



5.Posté par Magy le 23/05/2019 01:00 (depuis mobile)

Je suis de votre avis Fidol.



Merci. Il y a encore des personnes qui réfléchissent et qui ne se laissent pas abuser par la propagande. On fait toujours passer une oppression pour un progrès généreux. Les gens se laissent duper...jusqu'à ce que ça touche leurs proches : un enfant, un frère, une maman... Et s'ils tombent sur un médecin qui a la gâchette facile, il ne leur restera que leurs yeux pour pleurer.

9.Posté par @ ti kreol né den la koloni renyonez. le 23/05/2019 11:57

Un réunionnais est quelqu'un qui habite à la Réunion
Un breton est quelqu'un qui habite à la Bretagne
Un normand est quelqu'un qui habite en Normandie
.
.
.
On n'appelle pas un martiniquais quelqu'un de l'Auvergne !!

Apprenez à parler français, en France, dans le pays auquel vous appartenez, et dont vous profitez tous les avantages. La colonie, c'est il y a si longtemps. Si vous n'etes pas content de la France, rien ne vous empeche de rendre la nationalité française et prendre une autre. Mais il faudra des actes et du courage, pas des raleries sans intérets.

10.Posté par Fidol Castre le 23/05/2019 12:13

3.Posté par Marcl le 22/05/2019 20:32 (depuis mobile)

A fidol castre c'est vous qui êtes autiste et a mon avis bien plus grave . Il faut vous soigner


Le mot "autiste" n'est pas une insulte dans mon vocabulaire. Je respecte ces personnes.

11.Posté par Didier le 23/05/2019 17:29

Réponse aux contres , libre à vous de mourir dans la déchéance, le merde et la souffrance de vos proches et foutez-nous la paix, par ailleurs prenez-vous les : Hollandais, les Canadiens, les Belges, les Suisses pour des demeurés et bien non eux ils respectent les choix personnels. Le reste des positions de vieux réactionnaires au moins dans leurs têtes et je les plains pour leurs manque d’humanisme. Heureux les simples d’esprit visiblement pas toujours

12.Posté par SERGE le 23/05/2019 18:32

Votre article est incomplet et en parti faux dans l'intitulé!
Vincent Lambert n'est PAS en fin de vie!!!! il est à un stade certes, dit "végétatif" mais stable. Donc, en vie. La question est de savoir si on doit s'en débarrasser sous prétexte qu'il doit avoir une fin digne? Qu'est-ce qu'une fin digne? et pour qui??
Sans consigne concrète laissé de sa part, c'est parole contre paroles! Donc difficile de trancher.
Mais là, il s'agissait clairement de l'assoiffer et l'affamer jusqu'à la mort . C'est une véritable question éthique! Sommes-nous prêts à résumer la fin de vie d'un handicapé par une mort par la faim et la soif, dans le but de justifier une quelconque dignité? Elle est où la dignité??? AH SI!!! elle est dans la morphine qu'on va lui injecter afin qu'il ne sente rien...
On en est arrivé la dans notre société???
Donc, les réelles questions à se poser sont : sommes nous prêts à faire mourir de faim et de soif une personne vivante (non en fin de vie) au nom de sa dignité?
Qu'est-ce que mourir dans la dignité ?

13.Posté par n''''importe quoi!!! le 23/05/2019 18:46

Mais bon sang, cet homme n'est pas en fin de vie!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Il n'est pas non plus maintenu artificiellement par du matériel médical! renseignez-vous!!!!!!
seuls sont branchés l'eau et son alimentation a savoir les nutriments dont il a besoin pour vivre simplement (comme tous les êtres humains). Si on le débranche, eh ben il vit, il respire !!!!!!
Le débat qui déchire toute sa famille se porte sur le fait de le faire mourir en le privant de nourriture. Car il s'agit bien de cela, comme son corps peut rester en vie dans cet état, doit-on le suicider? Il s'agit bien de le tuer! appelons ça comme vous voulez, "abréger ses souffrances", mourir dans la dignité", il n'en demeure pas moins qu'on le met à mort. Donc on le tue. C'est un vrai sujet de société. Que fait-on quand on est touché par une telle situation? Dois-je autoriser ma famille à me tuer? Dois-je prendre la responsabilité de tuer?
Arrêtez de parler de fin de vie, renseignez-vous sur le sujet.

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