Société

▶️ Être homosexuel en Inde n’est plus un crime : L'espoir grandit pour Viken Joshi

Vendredi 7 Septembre 2018 - 17:21

La nouvelle est tombée hier : ce n’est désormais plus un crime d'avoir des relations sexuelles avec une personne du même sexe en Inde. La Cour suprême a dépénalisé l’homosexualité hier. L’article 377 du code pénal interdisait tout "rapport charnel contre l’ordre de la nature" depuis 2013, alors que l’homosexualité avait déjà été dépénalisée en 2009.
 
"Enfin"… C’est le sentiment pour beaucoup d’Indiens qui vivent cachés ou persécutés. Et pour Viken Joshi, exilé depuis un an à La Réunion, c’est une première victoire. "Les lois et libertés de la Constitution ne peuvent pas venir des opinions ou préjudices populaires", affirme-t-il. Selon lui, "c’est maintenant au gouvernement de sensibiliser la population indienne à ce jugement et faire savoir que ce n’est pas un crime mais un phénomène naturel, comme l’a précisé un des cinq juges de la Cour Suprême". Selon un autre, "l’histoire doit des excuses à cette communauté". Un premier pas aussi pour les Indiens, ajoute le jeune homme, de "montrer qui ils sont et s’exprimer librement".
 
Pour Viken Joshi, 20 ans, l’espoir de pouvoir rentrer chez lui grandit. Originaire de Bombay, le jeune homme, homosexuel, a été violé par un policier il y a deux ans. Ne pouvant porter plainte, il a préféré oublier. Mais la police n’a cessé de la menacer de mort, chez lui et sur son lieu de travail, de peur qu’il ne révèle l’incident. Rejeté par sa famille, il avait alors entamé un périple en Asie, à la recherche d’un asile. Mais c’est à La Réunion qu’il a pu obtenir la protection dont il avait besoin, il y a un an. "La France m’a permis de grandir et d’évoluer et c’est la contribution la plus importante de ce pays à qui je suis, reconnaît-il. J’ai appris la patience aussi". Car il n’a pas eu le choix : attendre de l’aide, un logement, du soutien et enfin l’asile, qu’il a obtenu il y a quelques mois.
 
Mais ce n’est pas fini pour Viken qui souhaite poursuivre des études en école de commerce en France. Pas évident pour un jeune réfugié sans revenus. Mais il y croit. Vu son parcours, sa détermination et la dernière actualité en Inde, difficile de ne pas y croire aussi.
 

Soe Hitchon - soe.hitchon@zinfos974.com
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1.Posté par Pas de morpho svp le 07/09/2018 22:58 (depuis mobile)

Je te déconseille de rentrer même si la loi est passée. et j''en suis désolé, sincèrement. Il faut que tu viennes en métropole ce sera mieux dans tous les cas.

2.Posté par Patricia le 08/09/2018 09:00 (depuis mobile)

Je rejoins le commentaire plus haut. Il vaut mieux pour toi que tu ailles en métropole. La mentalité sur cette île concernant l'homosexualité est est tres limité malgre la loi. Tu ne seras pas heureux ici sur du long terme. Bon courage a toi.

3.Posté par li même ça le 08/09/2018 08:29

bien, il pourra rentrer chez lui dès que possible.

4.Posté par Edd le 08/09/2018 13:34

"J'ai appris la patience aussi : ...attendre de l'aide, un logement..", pas étonnant qu'un peu partout en France, il y a une montée du populisme. On se demande qui y contribue.

5.Posté par Thierrymassicot le 08/09/2018 23:00

Quand ça avance, faut le souligner.......L'Inde qui représente pas loin de 1/5ème de la population de la planète dépénalise l'homosexualité et c'est bien....Combien encore de petites monarchies, de petits royaumes pétroliers punissent encore de la peine de mort des gens qui s'aiment??? Mais bon ça va dans le bon sens.........

6.Posté par Oufff le 10/09/2018 06:36

Ouff, j'avais peur de lire des commentaires déplacés, c'en est pas le cas, à part un.
Je souhaite qu'il part en métropole et puisse continuer sa formation jusqu'à obtention de ses diplômes.

Ici, il va souffrir avec cette mentalité très, très, trop fermée.

Franchement, ici les jugements sont trop injustes, amers et déplacés. Qu'il ne se tâche pas à y rester trop longtemps.

Et au fait, le policier, il finira par y être un jour en prison ou pas ?

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