Education

▶️ Enseignants en grève de surveillance le 1er jour du Bac : "Le ministre a décidé de n'écouter que lui-même"

Lundi 17 Juin 2019 - 15:36

Comme le confie Marie-Hélène Dor, secrétaire départementale de la FSU, cela fait plus d'un an que syndicats d'enseignants et enseignants alertent le ministre sur les dangers à attendre sur la loi Blanquer. Et malgré toutes les différentes manifestations, "toutes nos objections, nos remarques, nos critiques, nos propositions sont restées lettres mortes, le ministre a décidé de n'écouter que lui-même", souligne Marie-Hélène Dor. 

Elle précise également que "c'est une décision qu'il nous a obligés à prendre, on ne le fait pas de gaité de coeur, mais à un moment nous n'avons pas d'autre choix, c'est pour ça que nous sommes là aujourd'hui". Si cette grève a un impact sur les lycéens et leur baccalauréat, "c'est le ministre qui devra s'expliquer là-dessus, c'est lui qui programme la destruction de tout le système éducatif".

Sarah Cherrière, enseignante en lettres confie que si elle a accepté de faire la grève aujourd'hui, alors qu'elle était de surveillance pour l'épreuve de philosophie ce matin, "c'est que des choses vraiment graves sont en train de se passer, qui vont impacter de manière très très durable la vie de la jeunesse française, la vie des familles françaises et aussi la vie des enseignants". 
 

Selon l'enseignante, "cela n'a aucun impact pour le moment dans le déroulement du Bac, néanmoins il y a des académies dans lesquelles il se passe beaucoup de choses, il y a des inspecteurs qui sont même convoqués apparement pour surveillance, les personnels sont obligés de se mobiliser autrement, les établissements de fonctionner autrement..."

Elle ajoute cependant que "le but c'est qu'il y ait de toute façon un impact car agir, être en désaccord, ça crée des remous, ça peut perturber le déroulement de certains évènements, c'était le but au départ, même si le but n'est pas de créer du mécontentement mais plutôt d'en exprimer un, le but n'est pas de mettre en difficulté des élèves que nous avons accompagnés". 

Bien que tout dépende du degré d'implication,  Sarah espère cependant un impact positif, mais avoue être un peu inquiète, "pour l'instant on a un gouvernement qui ne prend en compte aucune des réactions du corps enseignant, qui gouverne de manière très unilatérale, dans une hiérarchie très descendante, qui met en danger la qualité du travail qu'on est en train de fournir". 

Ils attendent les retombées des actions d'aujourd'hui, d'un point de vue régional et national, avant de se prononcer sur d'éventuelles actions futures.

Charline Bakowski
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1.Posté par Anonyme le 17/06/2019 15:50 (depuis mobile)

Le gouvernement n'a jamais pris en compte quiconque dans l'ensemble à part lui même . Les réformes par ci et par là . Les resultats des européennes confirment .

2.Posté par cmoin le 17/06/2019 16:00

Encore et toujours! Rien ne va dans l'éducation mais eux ne veulent que rien ne changent!Des incompétents!

3.Posté par Gillot le 17/06/2019 16:01

Au moins ceux-là on est sûr qu'ils n'ont pas déjà pris l'avion !

4.Posté par Titang le 17/06/2019 16:54 (depuis mobile)

Ceux qui ne veulent pas des réformes n'ont qu'à démissionner ! Il y a plein d'autres boulots ! Zenfants gâtés i plèrent la bouche pleine....Assez , le mammouth est trop gras ! Faut dégraisser la bête !

5.Posté par c'est marrant le 17/06/2019 18:20

C'est marrant...tous ceux qui étaient présent devant le rectorat sont à la fois déchargés de cours et de surveillance, ils pourront tenir jusqu'à fin juin...donc "grévistes" et payés !!! on se moque de qui ???

6.Posté par Confiance le 17/06/2019 18:51

Les professeurs alertent sur la réforme du baccalauréat, la loi "pour une école de la confiance" car ils auront des répercussions catastrophiques pour les élèves de demain et pour les bacheliers de la session 2021 (les premiers impactés). On parle beaucoup des contrôles continus du nouveau bac mais quand on s'y penche un peu sur sa mise en application, savez-vous comment cela va se dérouler dans les faits: les sujets seront différents d'un lycée à un autre pris dans une banque de données, cela va aller à l'encontre des élèves car le bac va perdre son caractère national et tout sera fonction de son lycée d'origine pour l'orientation post-bac, cela réduira également les heures de cours par la multiplication des épreuves dans ce nouveau bac. On parle aussi du grand oral mais quid du contenu, de la préparation des élèves (par qui? Quelle volume horaire?).
Concernant les trois choix de spécialités de première générale que les élèves de seconde ont dû faire récemment, savez-vous que le supérieur ne s'est en grande majorité pas prononcé sur leurs exigences pour l'intégration de leur filière en 2021 et que cela aura forcément des répercussions sur des élèves.
Les programmes de seconde et première vont changer et sont lourds, ambitieux. Le conseil supérieur des programmes a voté à l'unanimité contre mais les voilà en vigueur à la rentrée. N'est-ce pas signe de passage en force de cette réforme?
Concernant la loi "pour une école de la confiance", comment construire un projet de refonte de l'école sans concertation de ses principaux acteurs, sans prise en compte des besoins et difficultés du terrain.
D'ailleurs ,il débute par un article qui vise à museler l'expression des professeurs qui se doivent d'être "exemplaire". Comment l'auriez-vous pris si vous étiez à la place du professeur qui lit cet article 1?
Il y est prévu dans cette loi la création d'EPLEI, écoles à visée internationale pour attirer les cadres étrangers et qui ne seront pas ouvertes à tous. Savez-vous qu'elles peuvent déroger aux règles habituelles de l'éducation nationale et qu'elles peuvent recevoir des financements privés en plus du financement publique. Peut-on parler d'égalité des chances pour nos jeunes?
Remettons les choses dans le contexte, ces différentes réformes tant médiatisées n'ont qu'un seul objectif, la réduction des moyens alloués à l'école publique et la précarisation du métier par une contractualisation de plus en plus accrue de personnels. Les conditions d'accueil des jeunes seront encore dégradées par des classes encore plus surchargées, un manque de moyens humains (cela se voit déjà par le non remplacement des professeurs en dessous de 15j d'absence). Les professeurs du primaire comme du secondaire se voient attribuer de plus en plus d'élèves à charge et il leur est de plus en plus difficile de prendre en compte les difficultés de chacun en plus des inclusions d'élèves porteurs de handicap (je précise que je n'ai rien contre leur intégration mais les moyens alloués sont insuffisants et ils pâtissent forcément quand ils sont intégrés dans une classe de 30 élèves car le professeur ne peut se démultiplier).
La réponse est et sera sans doute encore plus que les écoles privées existent. N'est-ce pas une stratégie de faire dysfonctionner un service pour le privatiser?
Les professeurs font comme ils peuvent pour alerter l'opinion publique mais si la population n'a pas conscience que ce qui dysfonctionne déjà et qui dysfonctionnera encore plus n'est pas le seul fruit de leur fait, cela ne présage rien de bon pour nos enfants, pour l'avenir. Ne dit-on pas que l'école est le nerf de la guerre?
Leur combat doit être le combat de tous.
Je rajouterai pour finir que nous devons combattre les réformes de la sphère publique (hôpitaux...) dont le but est de tailler dans l'effectif et de faire des économies pour des services pourtant tant indispensables à l'intérêt général.
En réponse à cmoin, des changements, il en faut et ils sont bien reçus quand il y a concertations, discussions, échanges et consensus.

7.Posté par PUPUCHE le 17/06/2019 19:56

Vous avez voté non?Assumez maintenant!

8.Posté par Tom le 17/06/2019 22:54

Les grèves pendant les vacances scolaires !!!

9.Posté par miro le 17/06/2019 23:50

quelle bande de nazes ! .... nos enfants ont besoin de subir leur examen pour passer en classe supérieure. Où- ont-t-ils leur tête, ces enseignants ? dans leur fion ?

10.Posté par Jp POPAUL54 le 18/06/2019 06:49

Et si les 97% non grévistes donnaient leur avis !!!!

11.Posté par israel le 18/06/2019 06:42

Vous verrez ce qui critiquent les profs quand vous devrez payer des écoles privées à vos gamins et que vous en serez incapable votre gamin restera sur la touche car vous serez incapable de lui payer ses études alors que les petits fils de bourgeois feront de grandes études lol.
continuez à critiquer les gens qui défendent le système éducatif une école pour tous que tous les élèves et la même chance.

12.Posté par Tom le 18/06/2019 08:42

En gros, si je comprends le message de Confiance, les gens vont devoir travailler et ça, ça fait bien chier les profs...

13.Posté par Fredo974 le 18/06/2019 09:18 (depuis mobile)

Les glandots de syndicalistes professionnels déchargés de cours . Après la grève , c''est vacances !

14.Posté par Kaf Malbar le 18/06/2019 13:35

Aucune conscience professionnelle ! Faire grève le premier jour du Bac c'est insulter la profession ! A quoi cela sert d'enseigner toute l'année et préparer les élèves au Bac si après c'est pour les mettre en difficulté le jour J ? C'est à se demander si ces grévistes ne pensent qu'à leur porte monnaie ... Vraiment honteux ! Courage aux enseignants qui malgré la difficulté du métier tiennent quand même pour leurs élèves !

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