MENU ZINFOS
Société

​Les couturières péi vont pouvoir vendre des masques grand public grâce à l'arrivage de masques semi-finis


Le déconfinement marque le début d'une demande accrue en masques anti-covid. Dans cette optique de répondre à la demande de la population, des professionnels, qu'ils soient industriels ou artisans, oeuvrent pour leur fabrication. Mais à quoi bon produire des masques s'ils ne peuvent être certifiés, demandent des couturières. La CMA tente d'y répondre.

Par Ludovic Grondin - Publié le Lundi 11 Mai 2020 à 17:25 | Lu 4347 fois

Si la certification de perméabilité des masques ne représente qu'un petit obstacle financier pour les grosses entreprises, elle s'apparente à un vrai budget pour les couturières inscrites dans le domaine de l'artisanat. 

Elodie est l'une des ses milliers de couturières de France et de La Réunion à avoir orienté leur ligne de production vers les masques ces dernières semaines, plus par solidarité que par l'appât du gain. Mais au bout du compte, ce sont bien elles qui semblent avoir été abandonnées dès lors que les industriels étaient en mesure de payer la certification de leur production, reléguant de fait les masques artisanaux au rang de gadget non-protecteur du Covid. Ce qui n'est pas forcément le cas puisque, comme nous l'expliquait Elodie, les tissus sont les mêmes, seule la capacité de production différencie industriels et artisans.

En réponse à cette différence de traitement, le président de la Chambre de métiers et de l'artisanat apporte un éclairage sur les subtilités des normes qui favorisent clairement à ce jour la grande distribution. Il nous le confirme, l'objectif est, à terme, de faire basculer progressivement les artisans péi vers la confection de masques dits "grand public*", pour une meilleure promesse de sécurité sanitaire vis-à-vis des acheteurs.  

"On va vous accompagner pour fabriquer des masques "grand public""

"J'ai demandé pour la profession des couturières, aux services de l'Etat, associés à nous-même Chambre de métiers, qu'on vous envoie un courrier pour vous rassurer. Le courrier vient de partir, précise Bernard Picardo cet après-midi aux côtés d'une couturière installée à Saint-Denis. Beaucoup de couturières se posent la question : est-ce qu'elles ont le droit de continuer à faire la certification AFNOR ? Nous, Chambre de métiers et Etat, on peut vous rassurer : la réponse est oui ! Ça c'est clair, elle peuvent continuer à le faire. On leur dit aussi, si elles souhaitent aller vers les masques grands publics - avec le nombre de lavages inscrits sur les étiquettes - qu'on va vous accompagner ! Pour les professionnels qui souhaitent le faire car on estime qu'il y aura dans les semaines et mois qui viennent un potentiel intéressant pour les entreprises. Donc il y aura des masques qui arriveront ici et qui seront semi-finis. Les couturières vont finir les masques qui pourront être vendus comme des masques grands publics et ainsi leur permettre d'aller sur un créneau sur lequel elles ne sont pas aujourd'hui."

Le président de la CMA Réunion confirme par ailleurs que les couturières ne sont pas dans l'obligation de faire tester leur production. "On a quatre types de masques. Les masques que font les couturières aujourd'hui ce sont les masques spécifiés AFNOR, c'est-à-dire avec un patron, avec un cahier des charges bien précis. Ce sont des masques barrière que vous pouvez vendre sans difficulté, confirme-t-il à la couturière en face de lui. Il n'y a pas à payer 1000 euros, ça c'est faux. Par contre, on va vous accompagner pour fabriquer des masques "grand public" car c'est aussi l'avenir. Vous allez pouvoir en vendre un peu plus, à mon sens, car ce sont des masques un peu plus cadrés au niveau sanitaire", confirme Bernard Picardo.

Une manière de ne pas laisser la production de masques au seul bénéfice des industriels qui ne rencontrent aucune difficulté financière à payer la certification de leur production par la Direction Générale de l'Armement.

* Pour rappel, les masques grand public sont des masques en tissu, le plus souvent lavables et réutilisables, destinés à prévenir la projection de gouttelettes. Ils ont des propriétés de filtration allant d’au moins 70% à plus de 90% de filtration des particules émises d’une taille égale ou supérieure à 3 microns. Ces masques scindés en deux catégories (masques grand public catégorie 1 et catégorie 2) ont été créés par une note d’information des ministères de la santé, de l’économie et des finances, et du travail le 29 mars 2020 au terme d’une démarche supervisée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), avec le soutien de l’ANSES

Vidéo réalisée par Samuel Irlepenne :


Voici l'obligation définie par la Direction Générale des Entreprises pour pouvoir bénéficier de l'autorisation d'apposer l'étiquetage spécifique Covid sur ses productions :




1.Posté par Pierre VERGEREAU le 11/05/2020 18:48

Très bonne initiative Bernard.

2.Posté par La vérité si je mens ! le 11/05/2020 18:52

Les masques , pour le personnel de La CMAR où tu en es , Picardo ?

3.Posté par polo974 le 11/05/2020 19:14

"""Toute entreprise souhaitant mettant ces masques sur le marché doit préalablement :

1. Faire réaliser des essais, sous sa responsabilité, conduits par un tiers compétent, démontrant les performances de ses masques au regard des spécifications de l’Etat figurant dans la note d’information interministérielle du 29 mars. Il doit pouvoir présenter les résultats des essais aux services de contrôle qui en feraient la demande."""

donc ? ? ?

4.Posté par Mask de zorro le 11/05/2020 19:50

Bernardo, le masque de zorro i marche aussi ?

5.Posté par Question le 11/05/2020 21:17

C'est quoi le concept du masque "semi fini" ..... ???

6.Posté par Jeandarme le 12/05/2020 08:02

La réunion dans ca plus grande splendeur. Masque semi fini au moin il y aura un qui ce fais du fric et les autre goute les miettes. Faite vous connaître les associations les couturières. Tout ca pour empêcher le travail au noir . Ce faire déclarer a URRSAF et payer l'ETA . Tomber pas dans le piège

7.Posté par li le 12/05/2020 08:41

Semi fini
De quoi ?

8.Posté par Mahébourg le 12/05/2020 10:04

Une excellente initiative créatrice d'activité.
La Réunion n'a nul besoin de la camelote et des contrefaçons chinoises.

9.Posté par rijo-ne le 12/05/2020 11:33

Faut croire que les couturières ou couturiers locaux ne disposent pas de compétence

pour travailler sur du semi-fini !!!!

c'est quoi la finition, la pose de l'élastique ? l'étiquette ?

Un produit aussi basique à fabriquer et importer du semi-fini, c'est incroyable!

10.Posté par Etpuisquoi le 12/05/2020 12:09

Et donc ensuite, s'inscrire à la chambre des métiers, avoir un RCS, tenir une comptabilité, déclarer aux impôts ces revenus, payer des impôts... etc..;? oui ? non? sinon travail au "black" et concurrence déloyale vis à vis des entreprises déclarées ?

11.Posté par pat le 12/05/2020 12:17

J'ai vu dans des pharmacies de l'ouest des masques venant de Madagascar! !! merci pour les couturières pays qui se donnent du mal

12.Posté par olive le 12/05/2020 12:37

en France, il faut toujours un tampon, une attestation, une certification, un papelard quoi.
sinon, c'est trop simple, il faut absolument que l'administration mette son nez partout.
on a un tas de fonctionnaires dont l'activité principale consiste à emmerder leurs concitoyens.


Nouveau commentaire :
Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
CHARTE DES COMMENTAIRES

Zinfos 974 vous offre un espace commentaires vous permettant de réagir, discuter, informer. Cet espace est ouvert aux internautes inscrits et non-inscrits au site.

Les intervenants doivent respecter les principes élémentaires du débat.

Sont proscrits :

- Les insultes, les attaques personnelles, les agressions, les propos discriminatoires sous toutes les formes - que ce soit envers les intervenants, les commentateurs ou l'équipe de Zinfos 974.

- Tout contenu contraire à la loi : l'incitation à la violence ou à la haine raciale, la discrimination et la diffamation, les propos homophobes, la négation des crimes contre l'humanité, ou la justification des actes violents et des attentats.

- Les propos pornographiques ou délibérément choquants ne sont pas autorisés.

- Merci d'éviter le hors sujet, les rumeurs infondées et les fausses informations.

- La répétition d'un même commentaire, assimilée à du spam.

- La publicité. Ne soumettez pas des liens commerciaux.

Si le commentaire d'un autre internaute vous paraît contrevenir à cette charte, utilisez la commande "signaler un commentaire abusif" plutôt que d'envenimer le débat.

Pour protéger votre vie privée, ne donnez pas d'indication personnelle (mail, adresse ou numéro de téléphone) dans un commentaire.

En cas de litige, vous pouvez contacter la rédaction de Zinfos 974 via l'adresse contact@zinfos974.com

Vous restez le responsable des commentaires que vous soumettez et en portez la responsabilité. De son côté, la rédaction de Zinfos 974 se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l'estime nécessaire pour la bonne tenue du débat.

Zinfos 974 est seul juge des messages qu'il publie ou modère - y compris pour des raisons qui ne seraient pas répertoriées dans la liste ci-dessus. Vous pouvez demander des explications sur la modération en utilisant l'adresse contact@zinfos974.com, mais toute allusion au travail de modération dans un commentaire sera systématiquement mis hors ligne.

------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie
Publicité
 

1F Rue de La Martinique

97490 Sainte-Clotilde

06 92 97 75 75
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales

- CGU

- Politique de Confidentialité

- Nos Journalistes