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​Essai Nissan X-Trail : Changement de cap !

Vendredi 28 Novembre 2014 - 10:37

​Essai Nissan X-Trail : Changement de cap !
Le constructeur Japonais a semble t’il trouvé sa voie stylistique et renouvelle par la même occasion son X-Trail. Un SUV moins à l’aise sur piste mais plus polyvalent dans la vie de tous les jours. Avec ses 7 places, il s’apparente davantage comme une version étirée du Qashqai qui, du reste, a perdu sa version +2. Essai

Premier vrai concurrent du Toyota RAV 4 II, le Nissan X-Trail a pourtant connu un succès plus timide. Les qualités intrinsèques n’étaient pas en cause mais il n’a pas su profiter de l’aura du vrai 4x4 Patrol, aujourd’hui disparu. Moins à l’aise sur piste et avec un style passe-partout il n’a pas su s’imposer. Qu’importe ! Aujourd’hui, le tout terrain ne fait plus recette. Un SUV se doit avant tout d’être à l’aise partout. Ceux qui veulent un vrai franchisseur devront s’orienter vers un autre véhicule car Nissan a fait le choix de réorienter sa gamme. A l’X-trail le soin d’offrir 7 places, au Qahsqai le soin de garder son titre de best-seller. 

Esthétiquement cela se traduit par une face avant presque commune avec le petit SUV. Un regard perçant, moderne avec ses feux diurnes à LED et des traits tirés pour suggérer un certain dynamisme. De ce point de vue il est presque impossible de distinguer les deux modèles. Cependant, tout semble grossi ici pour imposer davantage sa prestance. Ce n’est finalement que de profil ou des 3/4 arrière que les différences s’imposent. Seule la découpe de sa partie arrière et le sentiment qu’il porte un sac à dos rappelle la précédente génération. Ainsi dessiné, il semble également plus robuste. 

A l’intérieur, les progrès de finition sont à noter. L’assemblage ne suscite aucune remarques particulières à l’instar de la qualité des matériaux. Moussés dans la partie haute, durs mais valorisant dans la partie basse, les plastiques sont même d’un aspect piano autour de l’autoradio et du levier de vitesses. Le dessin de la planche de bord évoque sans aucun doutes celui du Qashqai. On y retrouve avec plaisir, une ergonomie semblable et des équipements presque obligatoires dans un Nissan à l’instar de la caméra 3D à la fois utile lors des passages dans les endroits escarpés ou pour faciliter les manoeuvres en ville. Bref, l’X-Trail laisse une bonne impression. La qualité perçue est bonne et plutôt valorisante. En terme d’espace à bord, l’habitabilité est ici aussi honorable. Il y a suffisamment d’espaces pour les jambes et les coudes à toutes les places pour que chacun puisse voyager dans un confort remarquable. Cependant, nous serons moins dithyrambique concernant la troisième rangée qui s’apparentera davantage à des places d’appoint qu’à de véritables sièges malgré la banquette du second rang coulissante. Par ailleurs le coffre dans cette configuration perd aussi en volume…  

Sur la route, les motorisations s’avèrent modestes. Le seul moteur disponible est le 1.6 dCi de 130 ch. Un moteur déjà connu chez Renault qui se caractérise par une bonne volonté et des consommations somme toute raisonnables. Notre moyenne s’est limitée aux alentours des 8l/100 km. Ici, pourtant, il a fort à faire pour mouvoir l’X-Trail mais n’a jamais failli à la tâche malgré sa boite automatique CVT plutôt énergivore. L’avantage est qu’elle sélectionne toujours le bon rapport dans une grande douceur. Les performances, en reprises sont néanmoins bonnes et l’X-Trail s’avère plutôt à son aise dans toutes les situations. Le manque de couple ou de puissance ne se fait que rarement ressentir, du moins dans la version 2 roues motrices, même si pour la version intégrale, les roues arrières ne devraient être enclenchées qu’en cas de besoin, soit finalement assez peu tant les qualités routières sont satisfaisantes. Malgré les pneus à flanc haut, le guidage des roues avant est précis et offre peu d’inertie à l’entrée en courbes et la stabilité est à mettre à son crédit une fois posée sur sa trajectoire. Quelque soit l’état de la route, le SUV ne se désunit pas, garde un bon maintien et ne s’avère jamais inconfortable.

SOGECORE fait le pari que cette motorisation sera suffisante et que seul le niveau d’équipement est déterminant. Un choix qui pourrait être discutable chez certains clients Premium. C’est dommage que l’X-trail a de quoi séduire car il est exempt de véritable défaut sur route. A découvrir à partir de 35 900 € en 5 places, la gamme se termine à 39 900 € en 7 places et 4 roues motrices. 

​Essai Nissan X-Trail : Changement de cap !

​Essai Nissan X-Trail : Changement de cap !
Benjamin Olivier
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1.Posté par Royal BOURBON430 le 29/01/2016 11:32

Très bon article sur un Xtrail qui n'en est plus un !

Où est passé le Xtrial original avec son allure cubique, son air robuste et baroudeur ? Si ce Xtrail n'est pas une mauvaise auto (ce n'est pas pour rien si le Qashqai dont il dérive a tant de succés), son appellation est mensongère ! Ce n'est pas du tout un Xtrail dans l'esprit.

Que dire de l'offre moteur ? Très limitée avec le seul dci130 alors que la métropole bénéficie de la version essence DiG-T163 surement plus agréable. Les professions libérales qui utilisaient le Xtrail dans des conditions parfois difficile aurait sans doute préféré la version essence plus puissante.

Quant à la boîte CVT, quelle horeur !! Qu'il est désagréable d'entendre le moteur "mouliner" sans que le véhicule n'ai l'air d'avancer lorsqu'on accélère franchement ! La faute à son système de variation continue à courroie. Je ne comprends pas une telle stratégie quand on sait que Renault accouple cette motorisation à une plutôt agréable boite auto à double embrayage EDC. Voir les explications très bien détaillées sur cette page.

Il reste donc une bonne marge de progression à ce "Qashqai+2" :
- Sogécore : compléter l'offre par la version essence 163cv
- Nissan : remplacer la boite CVT par l'EDC et proposer une motorisation diesel plus généreuse (la version 160cv bi-turbo du 1.6dci serait une bonne alternative)

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