Courrier des lecteurs

​Education positive : le meilleur et le pire

Jeudi 2 Août 2018 - 11:36

Un débat sur l’éducation positive a eu lieu mercredi 1er août à 12h15 sur la radio la Première. Etant dans l’impossibilité d’appeler, car j’étais aux fourneaux, je voudrais tenter ici de réagir

L’intervenante, formée selon la méthode Filliozat, donnait l’impression d’assez bien maîtriser son sujet et ses compétences comme sa personne ne sont pas en cause dans la critique qui suit. La journaliste ne l’est pas davantage, et tout au contraire, je voudrais la féliciter d’avoir su, par ses questions pertinentes, être une représentante efficace des auditeurs.

En tant que professionnel de la psychologie, il me semble clair que, malgré son ambition, l’éducation positive en général – je ne vise pas spécialement la méthode Fillozat — est très loin de pouvoir guider les parents avec succès vers la réussite éducative qu’ils espèrent et dont ils ont terriblement besoin.

Disons que, comme dans la plupart des stratégies ou méthodes éducatives qui fleurissent dans un « marché » actuellement très demandeur, ce que j’ai entendu dans ce débat offre tout à la fois le meilleur et le pire de sorte que nombre de parents pourraient facilement s’égarer.

Ainsi, pour ce qui est du meilleur, l’intervenante a, avec beaucoup de bon sens, rappelé aux parents qu’ils sont, quoi qu’il arrive, des modèles pour leur enfant et que, par conséquent, il importe qu’ils aient un comportement « exemplaire ». Et cela sans oublier de les inviter à l’attitude responsable la plus exigeante qui soit — mais qui soulage le mieux de sa culpabilité quand on sait avoir été tout sauf exemplaire —, celle qui consiste à : 1) reconnaître sans chercher à minimiser ses erreurs, ses insuffisances ou ses fautes et 2) en demander pardon à l’enfant. Pour ma part, quand j’entends ça, j’applaudis !

Malheureusement le tableau s’est rapidement gâté avec des affirmations extravagantes telles que les fans de neurosciences savent nous en servir à la pelle : le cerveau de l’enfant par ci, le cerveau de l’enfant par-là, jusqu’à la nausée alors qu’en matière éducative, comme en matière psychologique, les neurosciences n’ont jamais fait que confirmer ce que l’on savait déjà. Nul parent n’a besoin de connaître quoi que ce soit du cerveau, qu’on se le dise !

Mais là où le bât blesse le plus sérieusement c’est lorsqu’il est question de frustration. Alors que les parents sont constamment invités par les tenants de l’éducation positive à rechercher et comprendre les besoins de l’enfant plutôt que d’en venir aux punitions, notre intervenante déclare qu’il conviendrait de distinguer entre le besoin de l’enfant et la demande qu’il exprime car il importe à certains moments (lesquels ?) de pouvoir lui déclarer : « je comprends le besoin que tu exprimes mais je ne peux accepter ta demande. » Quelle différence avec un « non » qui a, au moins, le mérite de la franchise ? Ne cherchez pas, il n’y en a aucune. Nous sommes dans le rapport de force (si vous en doutez, essayez ;-)) et c’est justement le talon d’Achille des méthodes qui confondent empathie et complaisance. Car vient toujours le moment de vérité, quand le pulsionnel débridé de l’enfant « empathé » à gogo part en vrille et fait toucher leurs limites aux parents qui auraient pu s’illusionner sur cette approche.

Face à de telles situations, comme je l’ai toujours dit dans ma modeste pratique de psychologue scolaire, je ne connais qu’une solution : le fait d’avoir avec l’enfant un accord sur les conséquences qu’il aura à subir s’il fait une crise. Il suffit de convenir avec lui qu’il sera privé d’une de ses drogues préférées (sucré, salé, télévision, console de jeux… ou, pour certains, la présence exclusive du parent à ses côtés) pendant la plus petite durée suffisante pour être « significative ». Après qu’il y ait goûté (pour tester votre détermination), votre marmaille y regardera à deux fois avant de refaire une crise au supermarché, dans la voiture, chez des amis ou simplement chez vous. Il comprendra que, dorénavant, tout dépend de lui. Or, c'est tout ce qu'il aime !

Construire avec son enfant un tel accord incluant une sanction mesurée et, surtout, convenue, c’est la garantie de ne jamais lui faire violence lorsque vient le moment d’appliquer la sanction car on peut alors faire cela avec une réelle compassion : l’enfant a échoué à se tenir à ce à quoi il s’était engagé et on est triste pour lui. Si on est capable soi-même de se tenir à ce à quoi on s’est engagé, à savoir, appliquer la sanction, alors cet accord sera une règle, une loi qui, tout en reliant, tiendra chacun à sa place au sein d’une « démocratie » familiale en paix que, pour ma part, je perçois comme la seule alternative viable au conflit permanent de la tyrannie de l’enfant ou des parents.
Luc-Laurent Salvador
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1.Posté par Zarin le 02/08/2018 15:14

Pourquoi faut-il prendre le temps de bien mâcher - Santé - Plusmagazine.be

Avez-vous déjà pris la peine de vous concentrer sur votre mastication ? Mâchez-vous correctement les aliments avant de les avaler ou au contraire, les engloutissez-vous sans prendre conscience des différentes saveurs qui parcourent votre palais ?

http://plusmagazine.levif.be/sante/pourquoi-faut-il-prendre-le-temps-de-bien-macher/article-normal-492497.html

"Elémentaire mon cher ?..."

2.Posté par A mon avis le 02/08/2018 16:37

Vous dites :
"...comme en matière psychologique, les neurosciences n’ont jamais fait que confirmer ce que l’on savait déjà."
Là, vous vous avancez beaucoup : de nombreuses découvertes infirment au contraire ce que psychologues et autres "spécialistes" du domaine cérébral pouvaient affirmer péremptoirement.
On ressent là toute la réticence du psychologue vis à vis des neurosciences, (c'est à dire l'étude scientifique du système nerveux et de son fonctionnement). Le psy. se sens dépossédé d'un domaine où il régnait en maître !

Vous dites encore :
" Nul parent n’a besoin de connaître quoi que ce soit du cerveau, qu’on se le dise ! "

Bravo ! Parents, restez ignares ! Les psy. pensent pour vous ! 😊😊😊

3.Posté par Luc-Laurent Salvador le 02/08/2018 19:20

@ A mon avis

Je n'ai aucune réticence à l'étude scientifique du système nerveux, bien au contraire. J'aimerais beaucoup que les neuroscientifiques se contentent d'étudier le cerveau et qu'ils cessent de prétendre nous dire comment fonctionne notre.... (lisez moi bien)... esprit ou notre mental.

A chacun son métier. Les physiciens fichent la paix aux chimistes qui laissent vivre les biochimistes qui, eux-mêmes ne se mêlent pas de physiologie. Alors que les neuroscientifiques restent à leur place et les vaches seront bien gardées.

Maintenant, concernant les "nombreuses découvertes" dont vous parlez, j'attends que vous m'en citiez une seule. J'aime apprendre, je serais heureux de découvrir quelque chose que j'ignorais.

4.Posté par Luc-Laurent Salvador le 02/08/2018 19:58

@ A mon avis

Pendant des millénaires les parents ont éduqué leurs enfants sans AUCUNE connaissance sur le cerveau.

C'est notamment le cas de vos parents.
Et ils ne s'en sont pas trop mal tirés n'est-ce pas ? ;-)

5.Posté par Zarin le 02/08/2018 22:40

Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA)...

Wikipédia

6.Posté par Grangaga le 03/08/2018 04:07

................................................................Jace, vyin............................................................................................

Vyin Jace vyin
Vyin avan la rentré y komanss'
Profitt' zot' lé ankorr' an vakanss'

Pènn' dann' la sanm' mon marmay' in bougu' la po koupp' kann'
D'si plafon o lié d'la kons'télacyion
Mwin la pèrr' y donn' a li ankorr' pliss' kons'tipacyion
Mètt' in bougu' déyièrr' lo baro d'in prizon
Po fé totoss' son nénènn' èk' in monmon lion

Vyin Jace vyin
Vyin avan la rentré y komanss'
Profitt' zot' lé ankorr' an vakanss'

Mi vé ke ou déssinn' si lo mirr' in tanponaz' po koko dirr'
In big bangu' dann' l'trou nwarr' zot' lé d'dan
Konm' in gastro y kontt' pi l'étandi lo propor'syion
Po k'lo zié y rèss' ouvèrr' atansyion y marss' dédan
Si ou gainll' mètt' in pé l'odèrr' va sortt' d'si zot' l'ékran........

7.Posté par polo974 le 03/08/2018 08:32

3.Posté par Luc-Laurent Salvador le 02/08/2018 19:20
""" Je n'ai aucune réticence à l'étude scientifique du système nerveux, bien au contraire. J'aimerais beaucoup que les neuroscientifiques se contentent d'étudier le cerveau et qu'ils cessent de prétendre nous dire comment fonctionne notre.... (lisez moi bien)... esprit ou notre mental. """

Et pourtant, ce que vous appelez esprit ou mental n'est que le résultat du fonctionnement (complexe) du cerveau ET de son environnement (logique, vu que le cerveau est une machine à apprendre).
La neuroscience (avec science, c'est à dire rigueur et pas de sortie des clous) peut apporter un éclairage sur des choses qui sont actuellement tout juste vaguement décrites, pas même comprises...

""" A chacun son métier. Les physiciens fichent la paix aux chimistes qui laissent vivre les biochimistes qui, eux-mêmes ne se mêlent pas de physiologie. """"

Vous parlez de la science du milieu du XIXème, là, et encore... Pathétique...

""" Alors que les neuroscientifiques restent à leur place et les vaches seront bien gardées. """

Ah ben voilà, là, c'est clair, c'est la guéguerre de territoire, la peur de perdre de son aura...

Les psychos bossent face à une boite noire, les neuroscientifiques ouvrent la boite et regardent dedans, en fait, une bonne entente entre les 2 permettrait incontestablement d'y voir plus clair, mais pour ça, il faut revoir son égo à la baisse...

(bon, dans le domaine neuroscience, il y a aussi des charlatans, mais pas que...)

8.Posté par Zarin le 03/08/2018 09:53

L’Université Lobatchevski, un établissement de pointe qui voit grand - Russia Beyond FR

L’Université Lobatchevski de Nijni Novgorod (à 400 km à l’est de Moscou) s’apprête à fêter son centenaire non seulement comme l’une des écoles supérieures les mieux équipées de Russie, et qui engage des scientifiques étrangers à facteur de Hirsch élevé (indice du niveau de citation des publications d’un auteur dans des revues scientifiques), mais avec l’ambition de s’imposer comme l’une des meilleures universités du monde sur plusieurs axes.

L’Université Lobatchevski a ouvert l’Institut des neurosciences et l’Institut des techniques de superordinateur. Quels sont leurs objectifs ?

https://fr.rbth.com/tech/2016/01/29/luniversite-lobatchevski-un-etablissement-de-pointe-qui-voit-grand_563453

9.Posté par Republique le 03/08/2018 14:04

Il y a à prendre en compte aussi ce que vous dites…L’éducation d’un enfant, qui s’enchaine plus tard avec l’éducation d’un jeune, le tout tendant la main à l’éducation du citoyen ne peut pas tourne le dos à l’apprentissage de la responsabilité personnelle… qui sous-tend la responsabilité collective.

10.Posté par A mon avis le 03/08/2018 18:47

@ 7 polo974 : je ne peux que confirmer votre réponse à @3 Luc-Laurent Salvador. Ce Monsieur semble être un psychologue littéraire, étranger aux sciences actuelles !

11.Posté par Luc-Laurent Salvador le 03/08/2018 18:57

@ polo974

Il n'y a aucun véritable argument dans vos propos. Et j'attends toujours l'exemple d'une connaissance significative que les neurosciences auraient apportée à la psychologie....

"Et pourtant, ce que vous appelez esprit ou mental n'est que le résultat du fonctionnement (complexe) du cerveau ET de son environnement "

Excellent, vous avez là les moyens de vous libérer de la pensée unique cérébrocentrée. La psychologie est une science de la relation du sujet à la chose et du sujet aux autres sujets. Le psychologue se fout de l'étude du cerveau comme il se fout de l'étude de l'environnement. Il laisse ça à d'autres qui le font très bien.

"La neuroscience (avec science, c'est à dire rigueur et pas de sortie des clous) peut apporter un éclairage sur des choses qui sont actuellement tout juste vaguement décrites, pas même comprises..."

Oui sans doute, mais, notez bien, ces choses ne sont pas de nature psychologique. Elles sont neurologiques. Et, en tant que psychologue, elles ne m'apportent rien. En tout cas, jusqu'à présent.

"Vous parlez de la science du milieu du XIXème, là, et encore... Pathétique..."

Je ne vois pas ce que vous trouvez de pathétique à ce que ces sciences fondamentales aient su clairement se répartir leur champ d'investigation grâce à des objets de recherche clairement et rapidement identifiés, même avant le XIXe siècle. Pouvez-vous vous expliquer ?

"Ah ben voilà, là, c'est clair, c'est la guéguerre de territoire, la peur de perdre de son aura..."

Vous confondez tout. C'est de l'épistémologie. Fondamentalement critique vis-à-vis du réductionnisme. La physique a beau être la "reine des sciences", son empire s'arrête à celui de la chimie qui traite des relations entre ces éléments que sont les atomes et autres particules dont la physique se charge d'expliquer la structure.

"il faut revoir son égo à la baisse..."

Généralement "c'est celui qui dit qui est" le plus concerné ;-)

"(bon, dans le domaine neuroscience, il y a aussi des charlatans, mais pas que...) "

Nous voilà enfin d'accord, dans les neurosciences, il y a beaucoup de charlatans, mais pas que...)

Les pires sont ceux qui ne sont pas neuroscientifiques mais seulement "croyants". Ils ont la foi du charbonnier et il est quasi impossible d'avoir une discussion sérieuse avec eux car c'est tout leur univers qui s'écroule si on les contredit. Les neuroscientifiques avec qui je parle entre quat'zyeux conviennent sans difficulté des limites de leur science.

12.Posté par A mon avis le 03/08/2018 19:25

@3 Luc-Laurent Salvador : Vous êtes dans l'erreur la plus totale.
Les progrès des techniques de recherches en neurosciences, (comme dans d'autres domaines) permettent de connaître de plus en plus finement le fonctionnement du cerveau, et donc de "la pensée" ou comme vous dites "l'esprit et le mental"

Dire que les neurosciences n'apportent rien de plus que ce qui est déjà connu en psychologie est absurde. Et rejeter leurs découverte témoigne d'un esprit qui n'a rien de scientifique. Pour vous, la psychologie est un dogme qui explique tout. Comme une religion quoi !

En toute logique, les neurosciences viennent très utilement compléter la psychologie : le psychologue (sérieux) constate le fonctionnement de la pensée. Les neurosciences tentent de l'expliquer.
Psychologues (qui ont l'esprit ouvert) et neuroscientifiques travaillent de concert, contrairement à ce que vous pensez !

Par ailleurs, physiciens, chimistes et biologistes travaillent aussi de concert sur de nombreux sujets contrairement à ce que vous affirmez. Les maths et l'informatique etc. aussi leur sont d'un grand secours.
Les recherches sont pluridisciplinaires. Il est impossible de mettre des frontières entre elles. Le meilleur exemple est justement le domaine des neurosciences qui nécessite la participation de multiples compétences disciplinaires, dont celui de la psychologie utile notamment pour interpréter les résultats d'expériences. Vous en êtes resté aux sciences du XIX siècle comme le dit @ 7 polo974
Vous semblez ignorer beaucoup de choses. Consultez n'importe quelle revue de vulgarisation scientifique, et vous ferez d'étonnantes découvertes !
Vous demandez un exemple :
Pourquoi sommes nous accros aux écrans, à Google, Facebook etc ?
La réponses est dans SCIENCE&VIE de mai 2018 "Les neurosciences expliquent pourquoi"

13.Posté par A mon avis le 03/08/2018 19:47

@4 Luc-Laurent Salvador
"Pendant des millénaires les parents ont éduqué leurs enfants sans AUCUNE connaissance sur le cerveau." dites vous.
Erreur !
Les parents ignorants ont élevé et élèvent leurs enfants. Les parents informés éduquent leurs enfants !
(informés sur le cerveau et le système nerveux, leur formation et leur évolution etc.)

Vous êtes en contradiction avec vous-même quand vous donnez des conseils et des avis sur l'éducation des enfants car nul besoin de psychologues pour élever un enfant. Pendant des millénaires, les parents ont élevé leurs enfants sans aucune intervention de psychologues 😊😊😊
Mais ce n'est peut-être pas le cas de vos parents ! 😊😊😊

14.Posté par A mon avis le 03/08/2018 20:09

@11 Luc-Laurent Salvador

Vous dites :
" La psychologie est une science de la relation du sujet à la chose et du sujet aux autres sujets. Le psychologue se fout de l'étude du cerveau comme il se fout de l'étude de l'environnement. Il laisse ça à d'autres qui le font très bien."

C'est bien présomptueux de qualifier de science votre approche "littéraire" de la psychologie, approche qui ignore les principes de l'expérimentation scientifiques. Vous confirmez votre conception de la psychologie déconnectée des "vraies" sciences et de l'environnement, c'est à dire le milieu de vie du sujet que vous avez devant vous dans votre travail de psychologue. Etonnante conception !...

Vous dites encore :

"Les pires sont ceux qui ne sont pas neuroscientifiques mais seulement "croyants". Ils ont la foi du charbonnier et il est quasi impossible d'avoir une discussion sérieuse avec eux car c'est tout leur univers qui s'écroule si on les contredit. Les neuroscientifiques avec qui je parle entre quat'zyeux conviennent sans difficulté des limites de leur science. "

Quels "scientifiques" fréquentez vous ?
Le scientifique est curieux de nature, et c'est tout à fait le contraire d'un "croyant" avec la "foi du charbonnier". Il se pose des questions et tente d'apporter des réponses qui sont discutées, et remises ne cause au fur et à mesure de nouvelles découvertes. Chaque chercheur et scientifique en général est conscient des limites de ses connaissances, puisque le but est de chercher à repousser ces limites. Les sciences ne sont pas figées et sont de plus en plus interdisciplinaires ! Le "vrai" scientifique ne refuse pas la confrontation.

15.Posté par Luc-Laurent Salvador le 03/08/2018 20:49

@ A mon avis

12

Je ne lis pas les revues de vulgarisation. Sauf quand je souhaite savoir quelles salades on raconte. Je lis essentiellement des revues et des ouvrages scientifiques.

13

La psychologie est un prolongement et une évolution de la philosophie vers une manière scientifique de penser. De tout temps les gens ont réfléchi à la meilleure manière d'éduquer (ou d'élever) leurs enfants. La philosophie y a beaucoup contribué. Il est tout naturel et logique de s'appuyer à présent sur la psychologie. Quant aux neurosciences, on attend encore qu'elles nous apprennent quoi que ce soit en la matière.

14

"Le "vrai" scientifique ne refuse pas la confrontation." Je confirme. C'est exactement ce que je suis en train de faire avec vous. ;-) Car, ne vous en déplaise, je suis un chercheur offciellement affilié à un laboratoire.

Un chercheur qui vous met au défi de m'indiquer une découverte neuroscientifique qui ait fait un apport significatif à la psychologie. Je n'en connais pas. Ma reconnaissance éternelle vous est acquise si vous pouvez me montrer que je me trompe.

16.Posté par Luc-Laurent Salvador le 04/08/2018 15:11

@ A mon avis

b["Pendant des millénaires, les parents ont élevé leurs enfants sans aucune intervention de psychologues [...] Mais ce n'est peut-être pas le cas de vos parents ! "]b

C'est aussi le cas de mes parents. Et je peux témoigner du fait que... c'est bien dommage ! ;-)
Consulter un psychologue permet d'éviter bien des violences psychologiques.

C'est l'occasion pour moi de préciser que l'éducation démocratique ne peut parler qu'à ceux qui sont suffisamment en maîtrise d'eux-mêmes pour être grosso modo rationnels, c'est-à-dire, adultes. Les autres gagneront à faire un travail sur eux-mêmes !

17.Posté par A mon avis le 04/08/2018 15:33

@15 Luc-Laurent Salvador
Quel dédain pour les revues de vulgarisation scientifique !
En vous proposant SCIENCE&VIE, je pensais au contraire que c'était tout à fait de votre niveau, compte tenu des propos que vous tenez sur les sciences en général et les neurosciences en particulier !...
Avec moins d'arrogance, vous auriez pu demander des infos complémentaires, afin de vous renseigner, car certainement que des publications sur ce thème de l'addiction aux écrans sont parues dans les revues hautement spécialisées que vous pratiquez.
Et vous auriez pu nous expliquer en quoi cela ne concerne pas la psychologie.

Vous prétendez être chercheur officiellement affilié à un laboratoire, et vous rejetez en bloc les neurosciences en affirmant haut et fort qu'aucune découverte en neuroscience n'a fait d'apport à la psychologie et en réclamant, je vous cite : " que les neuroscientifiques se contentent d'étudier le cerveau et qu'ils cessent de prétendre nous dire comment fonctionne notre.... (lisez moi bien)... esprit ou notre mental."
Parce que pour vous, connaître les mécanismes intimes d'élaboration de la mémoire, (de la mémorisation des itinéraires par exemple), de la lecture, du raisonnement etc, du rôle des neurotransmetteurs, de la plasticité des neurones et des synapses, etc, etc,, tout ça est étranger à la psychologie !

Drôle de conception de la recherche ! Et de la coopération, (que vous ne semblez pas apprécier ni pratiquer), entre disciplines .

On peut d'ailleurs se demander ce que vous cherchez, puisque vous semblez convaincu que "la psychologie" a déjà tout expliqué.

18.Posté par Zarin le 04/08/2018 17:48

Jusqu’à ces dernières années, la science expliquait que nous étions programmés par notre patrimoine génétique. Or, à la lumière de recherches récentes, les scientifiques revoient leur théorie. La nouvelle révolution en biologie, appelée épigénétique, montre que votre comportement quotidien – ce que vous mangez, l’exercice que vous pratiquez, votre résistance au stress, le style de vie que vous adoptez… – va inhiber ou activer certains de vos gènes. Vous êtes comme le chef d’orchestre d’une symphonie, co-auteur de votre vie, de votre santé, de votre équilibre. Joël de Rosnay raconte cette révolution et ses répercussions sur le «vivant». Il dispense également de nombreux conseils pour prendre soin de son environnement personnel, et ainsi rester en bonne santé...

19.Posté par Luc-Laurent Salvador le 04/08/2018 17:49

@ A mon avis

J'attends toujours qu'en lieu et place de vos jérémiades vous me citiez une découverte des neurosciences qui ait été autre chose qu'une confirmation de ce que les psychologues savaient déjà.

Je vous confirme que le psychologue n'a que faire des synapses, des neurones et des neurotransmetteurs. Quant à la plasticité du cerveau, comme je l'ai écrit par ailleurs, elle ne signifie qu'une seule chose : peu importe comment fonctionne le cerveau, l'important est qu'il se conforme aux besoins de l'activité (ce par quoi le sujet se met en relation avec l'environnement et où il produit des effets par son action, tout cela étant de nature psychologique.) En somme c'est la fonction qui crée l'organe. Le psychologue s'occupe de la fonction et le neuroscientifique du cerveau et les vaches seront bien gardées.

Si vous voulez tout savoir, je travaille actuellement à expliquer ce que sont les émotions.

Par le passé j'ai aussi pas mal travaillé sur les attitudes telles que la vôtre, celles qui consistent à faire des attributions inconsidérées en pensant que ce sont des vérités. Par exemple, je n'ai jamais dit que la psychologie avait tout expliqué. Seulement que les neurosciences n'ont jusqu'à présent rien apporté de nouveau et à la psychologie. Notez bien que je n'exclue pas ce faisant que les neurosciences aient pu faire des contributions valables. Une confirmation, ce n'est pas nouveau mais c'est valable.

Enfin, sachez que l'arrogance est dans l'oeil de celui qui la voit. A bon entendeur...
Salut !

20.Posté par A mon avis le 05/08/2018 17:14

@ 19 Luc-Laurent Salvador
" l'arrogance est dans l’œil de celui qui la voit" : manière ampoulée de dire l'expression bêbête "c'est celui qui dit qui l'est !"
Il n'empêche ! l'arrogance et le dédain pour la presse de vulgarisation scientifique se situe bien dans vos écrits.

Par le passé, vous dites avoir travaillé sur des attitudes "qui consistent à faire des attributions inconsidérées en pensant que ce sont des vérités". : c'était sans doute dans une phase d'autocritique ! 😊😊😊 Parce que dans ce domaine, vos commentaires laissent penser que vous êtes un champion.

Pour ce qui me concerne à votre égard, vous m'avez mal lu : je n'affirme rien, je ne fais que poser des questions et donner mon avis sur le constat, dans vos écrits, de votre aversion pour les neurosciences, et votre volonté de vouloir cloisonner les disciplines scientifiques et d'isoler votre discipline la psychologie.

Et maintenant vous travaillez sur les émotions en ignorant superbement les neurosciences ?
Très étonnant !
Il est vrai que, selon vous, le cerveau, (la cervelle dites vous ironiquement dans un de vos écrits) n'est qu'une pâte à modeler qui ne fait qu'enregistrer les empreintes les signaux extérieurs ; connaître son fonctionnement serait donc sans intérêt pour la psychologie.
Comment penser cela, surtout dans le domaine des émotions ? Mais bon ! C'est votre vision des choses .
Vous semblez pratiquer une psychologie "littéraire" qui rejette le modernisme ! Car en toute logique, si les neurosciences n'apportent rien de nouveau comme vous l'affirmez, vous deviez être satisfait de constater qu'il n'y a pas de contradiction entre leurs découvertes et les connaissances de votre discipline.

En vérité, tout laisse croire que vous êtes largué par l'abondance et l'importance des découvertes scientifiques et que vous vous réfugiez dans votre petite bulle disciplinaire.

Quant à votre raccourci "c'est la fonction qui crée l'organe", c'est très discutable, (et peu dans la pensée darwinienne dont vous vous réclamez) notamment en ce qui concerne les fonctions cognitives, à la lumière des connaissances actuelles en neurosciences comme en génétique ! Vaste sujet ....

Tchao !

21.Posté par Luc-Laurent Salvador le 05/08/2018 19:04

@ A mon avis

Votre dernier commentaire laisse à penser que nous nous sommes à peu près tout dit. Il serait possible de s'accorder là-dessus je crois.

Permettez-moi juste de pointer le fait que vous ne semblez pas avoir compris ce qu'est une attribution. J'ai pourtant donné un exemple. Quand vous dites que j'aurais affirmé que la psychologie avait tout expliqué, vous m'attribuez quelque chose, un acte, que je n'ai pas réalisé. Vous prenez votre assertion pour une vérité et vous croyez que ça fait argument. Ce n'est pas le cas.

Enfin, force m'est de vous rappeler qu'en dépit de vos lectures, de vos convictions et de votre véhémence, vous n'avez pas été en mesure de citer une découverte des neurosciences qui ait été autre chose qu'une confirmation de ce que les psychologues savaient déjà.

22.Posté par A mon avis le 06/08/2018 16:59

@ 21 Luc-Laurent Salvador :
Sachez que la véhémence "est dans l’œil de celui qui la voit" 😊😊😊

A propos d'attribution, vous m'attribuez des propos que je n'ai pas tenus. Je n'ai pas écrit que vous auriez "affirmé que la psychologie avait tout expliqué", j'ai écrit : "vous semblez convaincu que "la psychologie" a déjà tout expliqué." Je ne vous attribue pas un acte, je vous fais part de mon impression à la lecture de vos propos ! Transformer le réel pour en faire une vérité, quel nom ça porte en psychologie ?

Mes modestes connaissances ne me permettent pas de citer une découverte en neurosciences capable de satisfaire votre curiosité. Cela ne signifie pas leur inexistence ; et en cherchant bien, je suis certain que vous trouverez.
Et certainement que ça vous aidera dans votre travail sur les émotions.
Et comme je vous l'ai déjà dit, vous devriez en toute logique apprécier le fait que les neurosciences confirment vos connaissances en psychologie.
Il n'y a bien que vous, ME SEMBLE-T-IL à la lecture de vos commentaires, pour déconnecter psychologie et neurosciences. Et pour refuser l'interdisciplinarité. Une preuve :
"MASTER Biologie - Santé SPÉCIALITÉ Cognition, neurosciences et psychologie"
https://international.univ-tours.fr/offre-de-formation/nos-formations/sciences-technologies-sante/master-biologie-sante-specialite-cognition-neurosciences-et-psychologie-313551.kjsp

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