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Courrier des lecteurs

​Des voies du devenir de nos libertés !


Oui, l’émotion est vive, la tristesse est grande, l’effroi est puissant, lorsque nous assistons, avec impuissance, à ce que le macabre, dans sa toute son horreur, vient saccager « la paix sociale ». Lorsque l’insoutenable caractère des atrocités commises sur un enseignant interpelle nos consciences, nous ne pouvons que refuser, récuser et rejeter, avec force, de tels agissements condamnables à l’évidence et nous en sommes que plus retournés devant le déchaînement d’une violence sans nom.

Par Youssouf Omarjee - Publié le Mercredi 21 Octobre 2020 à 10:49 | Lu 704 fois

​Des voies du devenir de nos libertés !
Cependant, après le temps du recueillement, et, en dépit du renforcement de l’arsenal législatif qui ne manquera pas de se produire afin de prévenir des dérives inadmissibles et sournoises, afin d’endiguer les risques sectaires manifestes, afin d’éviter l’inflation des phénomènes de rupture d’avec le « corps social », il nous faudra faire preuve d’audace dans la réflexion, de courage dans l’action, et, de discernement quant à l’identification de toutes les sources de production de la marginalisation des individus livrés à eux-mêmes.

Avant toute chose, si condamner est un impératif incontournable, si regretter que l’irréparable soit commis par une minorité au nom d’une majorité tranquille à laquelle on dit appartenir est chose évidente en soi, si rejoindre des démarches et initiatives qui récusent la confrontation belliqueuse et l’atteinte à la vie, sont des actes fondateurs et marqueurs du rappel de notre commune appartenance à la Nation. Et si tout cela s’inscrit, certes, dans un mouvement unanime de réprobation n’appelant aucune réserve, nous devons, nonobstant, aller encore plus loin que ce qui est louable en mettant toute notre énergie dans des actions à la portée de chacun, dans le débat d’idées à la croisée des chemins du religieux et de l’idéal démocratique, et, dans tout ce qu’on peut faire quotidiennement en tant que citoyens investis professionnellement, culturellement, sportivement et dans le champ associatif. 

C’est ainsi que refonder le pacte des citoyens avec la République passera inéluctablement par la mise en œuvre d’une réflexion approfondie, méthodique et pertinente sur le triptyque républicain, sur sa portée, sur ce qui fait sens et sur la cohérence entre nos pensées et nos actes dans les choix qui sont les nôtres, et, dans la recherche inlassable du compromis.

De même, bien que nous ayons l’expérience à La Réunion d’un dialogue inter-religieux efficace et productif, que notre « vivre-ensemble » a toujours su faire preuve d’exemplarité, que notre esprit de sursaut a toujours su l’emporter sur le défaitisme ambiant et sur le délitement des rapports sociaux, nous devons faire preuve, plus que jamais, d’intelligence collaborative. Pour ce faire, nous devons faire vivre la terre de nos relations sociales de ce sel dont elle a toujours su tirer le meilleur parti pour garder la vigueur de rapports féconds, heureux et pacifiques.

La liberté est une grande, belle et noble idée, elle ne peut être réduite à une seule forme d’expression et ne peut être, en aucune façon, limitée à une vision exclusive, attentatoire et utilitariste. Parce que la liberté est un droit, il n’en sera que mieux garanti. Parce qu’elle appelle à un devoir, celui de « l’esprit de responsabilité », elle n’en sera que mieux utilisée. D’une certaine façon, nous aspirons tous à cette liberté de conscience, cette liberté qui nous empêche le fait d’être jugé comme celui de juger l’autre. En notre âme et conscience, l’exercice de la liberté doit nous garantir la sécurité tout comme son usage, sous le sceau de la modération et dans le cadre du respect de la déontologie propre à chaque métier. Aussi, son exercice, pour qu’il soit porteur d’effet et générateur de résultats, ne doit pas venir heurter la conscience de nos concitoyens sur d’éventuels points de désaccord ou de divergence. 

De tout temps, la liberté fut et reste le matériau de prédilection des philosophes, un véritable champ de confrontation des idées, un champ qui reste, malgré tout, inachevé. De la même façon, c’est un casse-tête indiscutable pour les juristes constamment interpellés qui, sur la fabrique doctrinale du droit en vue de mieux réguler les multiples déclinaisons de la liberté, qui, sur l’interprétation prétorienne des règles afin de participer à l’émergence d’un compromis acceptable socialement aussi bien que fondé juridiquement.     
Enfin, le politique est intéressé, au premier chef, puisque la liberté est à la base de la démocratie là où l’interdiction fait exception. Mais, elle ne peut demeurer l’apanage de quelques initiés, et, sa discussion ne saurait être confinée à quelques cercles que ce soit. 

La liberté et son appréhension doivent être vécues de l’intérieur de la société, de ses interstices à ses profondeurs, afin de participer à son perfectionnement, à la bonne appropriation de sa valeur et à la correcte perception des responsabilités qui en découleraient.

En tant que citoyens et en tant que croyants (ou pas), nous devons discuter de la liberté, dire ce que nous pensons certes, mais penser surtout ce que l’on doit dire. Il est bien entendu connu que « si ce que j’ai à dire n’est pas plus beau que le silence, je dois me taire » selon un proverbe arabe, mais il est tout aussi impérieux que de prendre le temps de s’exprimer, d’apprendre à s’exprimer, d’accepter le droit à la différence, de participer à l’édification des esprits en acceptant la possibilité de désaccords tout en œuvrant à l’érection des efforts participant de « l’intérêt commun », d’interagir sereinement avec les autres quelque soient les contextes, les époques, les champs sur lesquels nous pouvons être conduits à prendre la parole.

Parce qu’en réalité, nous avons davantage besoin d’écouter les autres que de parler soi-même, parce qu’on ne peut œuvrer utilement que si l’on accepte de dialoguer avec celles et ceux qui ne partagent pas le même point de vue que nous en prenant le soin, toutefois, de respecter le leur, il nous faut réinvestir le champ de nos relations sociales qui ne peuvent pas se mesurer au nombre d’interactions que nous pouvons avoir sur les réseaux sociaux. Parce que nous avons besoin de mieux nous comprendre les uns les autres, pour s’assurer que nous éprouvons une opinion correcte relative à une situation donnée, parce qu’on n’est pas à la merci de charlatans, de manipulateurs et de gourous qui profiteraient de nos états d’âme pour nous distiller un discours en décalage avec nos réalités locales, nous n’avons jamais eu tant besoin de nous accrocher à la culture comme source d’une meilleure compréhension du monde contemporain. En effet, si la culture devenait le ciment de la société, alors nous en sortirions que plus gagnants face à des personnes qui enragent, qui ne vont pas bien et qui vivent sur la foi de connaissances totalement erronées. Ce devoir citoyen est le devoir de chacun, et, il se traduit par les vertus de l’échange, du partage, du dialogue et de la bonté d’âme.

En second lieu, l’égalité qui n’est pas un vain mot, laquelle demeure une quête perpétuelle, qui ne se résume pas à un temps donné ou à un programme d’actions établies, l’égalité est un idéal qui doit être poursuivi par le déploiement réel et concret de la solidarité, par l’entremise et la promotion d’une culture de la générosité, par la sensibilisation des jeunes et des moins jeunes à des causes humanistes pour fonder leur esprit altruiste,  par l’attention constante que nous devons porter à l’autre, à notre prochain, proche ou éloigné.

L’égalité n’a une chance d’être atteinte que par l’entremise du don de soi, de son temps, de ses connaissances, de son réseau relationnel, et, in fine seulement, de son argent. La philanthropie est certes nécessaire, utile et indispensable, mais elle ne doit pas être vue sous le seul prisme d’un don effectué « par acquit de conscience », d’un don pécuniaire pour dire que l’on s’est acquitté de son devoir ou accompli sa bonne action.                             

Les êtres qui nous côtoient, au plus près, comme ceux que nous connaissons, parfois en ignorant tout de leurs conditions de vie et de leur état d’esprit, ne sont pas forcément inscrits dans une logique d’attente d’un soutien financier tangible et palpable. C’est alors que nous nous devons de donner du sens à notre rapport aux autres, nous devons nous atteler à la construction d’un lien social incarné et authentique,  nous devons produire des rapports sociaux fondés sur une véritable entraide salvatrice qui nous rend plus humains. Bien souvent, nos concitoyens ont besoin de conseils avisés, ils ont parfois juste besoin d’apprendre de notre propre expérience de la vie afin de mieux s’en sortir, ils ont aussi besoin de se sentir épaulés dans les projets qui sont les leurs, ils ont besoin, plus que jamais, de notre carnet d’adresses qui, pour un emploi, qui, pour mieux se structurer, pour mieux réussir leur projet de vie dans sa globalité. Nos concitoyens ont besoin de mieux comprendre la complexité  avec laquelle nous devons composer sans cesse.

Nos concitoyens ont simplement besoin de faire face à la vie et à l’adversité, et, parfois un sourire de notre part peut leur suffire, un mot d’encouragement peut les aider à mieux sortir d’une impasse, un moment d’accompagnement peut leur rendre la joie qu’ils auraient perdue pour plein de raisons. Nous ne serons plus proches, de Dieu, véritablement que si nous nous donnons la peine d’être aux côtés de ceux et celles qui souffrent quotidiennement, aux côtés de ceux et celles qui ont besoin de nous, non pas uniquement parce qu’il est de notre devoir de l’être, mais bel et bien d’être présents pour rendre vivant le lien qui nous lie aux autres.
En troisième lieu, la fraternité est le dernier élément de cette équation de la citoyenneté qui doit nous faire dire que nous devons prendre collectivement part à tout acte qui apporte de la consistance à l’unité de la Nation, du genre humain. Oui, l’unité ne doit pas seulement être considéré comme une vue abstraite de l’esprit, elle est une chose si essentielle à la société que sans le levain de l’unité, aucun partage du pain de la solidarité ne saurait se produire.

L’Etat providentiel a fait sa part, en termes de fraternité, au travers de la mise en place de la Sécurité Sociale, acquis historique fragile et menacé, qui nous est tout aussi envié de par le monde. Proclamer l’unité d’une Nation, ce n’est pas, pour autant, nier sa diversité.

La diversité des êtres, de leurs opinions, de leurs croyances et de leurs approches est essentielle à leur reconnaissance comme préalable à la construction de l’édifice unitaire d’un grand pays comme la France. L’unité est un sentiment qui dit, principalement et avec force, que nous sommes liés au travers d’un « contrat social » au devenir d’une Nation dont nous partageons, avec des millions de citoyens, une communauté de destin. Il ne saurait y avoir de conflit de valeurs, pas plus qu’il ne saurait être question de conflit de loyauté, entre nos pratiques cultuelles, lorsqu’elles existent, notre(nos) appartenance(s) culturelle(s) tant qu’elles subsistent et notre implication citoyenne lorsqu’elle se produit comme lors du vote sur lequel nous sommes de plus en plus en retrait paradoxalement à notre demande collective de plus de démocratie. D’aucuns voudraient voir les germes de la haine s’installer dans le cœur des uns à l’égard des autres, mais, des initiatives maladroites provenant d’êtres emplis de haine peuvent-elles avoir raison de cœurs purs, de cœurs sains, de cœurs vivants en Dieu et/ou habités par la compassion et l’empathie, de cœurs qui se mettent en position d’accueillir la lumière de la sagesse, avec raison, comme pour mieux en extirper les ténèbres de sombres desseins ?

En répondant à cette question, nous saurons aller plus loin que les promesses issues d’une laïcité malmenée ou voire même incomprise, nous pourrons alors dire et être en mesure de proclamer, d’une seule et même voix, que nous aurons réussi, à repousser les frontières de l’ignorance mutuelle autant que nous aurons su nous installer dans une logique de meilleure connaissance de nous-mêmes. La religion n’a de sens, étymologiquement parlant, que si elle incarne la conscience, et, là où l’intelligence se veut être source de discernement, aucun être ne peut se perdre, et, chaque citoyen est en mesure de faire pleinement advenir la paix dans son existence.               

De toutes ces dimensions, en découleront notre bonheur individuel tout comme notre succès collectif dans la construction d’une Nation apaisée, fièrement vivace et définitivement sécurisée.
 




1.Posté par A mon avis le 21/10/2020 13:11

« si ce que j’ai à dire n’est pas plus beau que le silence, je dois me taire » selon un proverbe arabe,


C'est ce que je retiens de votre billet. Très long, trop long pour être "plus beau que le silence" !

Pas facile pour le citoyen musulman (et humaniste comme en témoignent vos écrits et vos prises de position politiques) que vous êtes, de réagir après une telle atrocité.

Je remarque que jamais dans votre billet, vous ne prononcez le terme de "attentat ISLAMISTE". Difficile de prononcer ce terme ?

Liberté, liberté de conscience, liberté d'expression, etc. : c'est auprès de vos coreligionnaire qu'il serait utile de faire vos beaux discours. Car c'est bien sur le terreau de la religion musulmane que se développe le parasitisme islamiste !

2.Posté par polo974 le 21/10/2020 15:51

gros blabla autour de la liberté avec un gros noyau qui est totalement irrecevable:

"""
Aussi, son exercice, pour qu’il soit porteur d’effet et générateur de résultats, ne doit pas venir heurter la conscience de nos concitoyens sur d’éventuels points de désaccord ou de divergence.
"""

bref, on aurait le droit de s'exprime seulement si ça ne dérange personne ! ! !

donc en un tour de passe-passe, on inverse le sens du mot liberté ! ! !

ce n'est pas en emballant un truc pareil avec une tonne de circonvolutions sucrées que ça devient acceptable. (je me suis arrêté de lire après la phrase sus-citée)

non ! ! !

3.Posté par martin lane le 21/10/2020 17:27

Sur quelle planète ?

4.Posté par Rue la gare le 21/10/2020 18:15

La liberté est pour tous
D autre aussi s amuse à harceler menacer avec toute sorte de circonstance avec la complicité d un autre en croyant qu' ils sont protéger
Par ce qu' il ont été dans tel domaine bien placé et protéger par leur amis
Que se soit la liberté ou le droit est fait pour tous citoyens

5.Posté par C.J. le 21/10/2020 18:15

".........l’identification de toutes les sources de production de la marginalisation des individus livrés à eux-mêmes."
Sérieux ? Ou pour faire diversion et botter en touche le problème de fond.
" la marginalisation des individus " dont vous parlez provient de leur structuration mentale liée à un cause bien définie dans leur tête..c' est clairement défini, on va passer notre vie à ça
Pas vous. Vous êtes trop fort pour ne pas comprendre ça.

6.Posté par Bambino le 21/10/2020 22:53

Ceux qui parlent le moins, ont le plus de choses à dire.

Version simple: un crime atroce fut commis par un fanatique islamiste. Nous risquons d'en voir d'autres. Liberté, égalité et fraternité s'imposent à tous, dans le respect des valeurs qui fondent la République française, valeurs énoncées par la Constitution.

C'était compliqué de faire ainsi ?

Question simple: A quel moment, dans votre artificielle tirade, avez-vous défendu la laïcité ? Votre avant-dernier paragraphe observe de loin cette même laïcité.

*"La religion n’a de sens, étymologiquement parlant, que si elle incarne la conscience":
Çà ne veut rien dire.

Définition:
"re-ligare, relier, qui souligne la relation entre l’homme et son dieu. D’autre part re-legere, qui signifie relire mais aussi recueillir à nouveau, revenir sur une démarche antérieure, reprendre les éléments et les signes dont on dispose en vue d’une nouvelle réflexion. Le mot suggère l’hésitation et le scrupule. Si telle était, comme Benveniste le pense, l’étymologie la plus probable, le mot désignerait un comportement humain qui pour mieux s assurer reviendrait en arrière et chercherait confirmation dans des signes, des textes ou des paroles déjà connus. Une étymologie n’est pas une définition. Mais on peut y voir une indication." (Au sujet d'Emile Benveniste, sur Cairn).

Je ne remplirai pas dix pages à corriger vos broderies sans queue ni tête. Ou, pour vous citer, « si ce que j’ai à dire n’est pas plus beau que le silence, je dois me taire » .

La laïcité n'est pas négociable.

7.Posté par Omarjee Youssouf le 22/10/2020 08:20

Bonjour, chers amis aussi illustres qu'inconnus et/ou masqués,

Effectivement, chacun de vos commentaires plus ou moins respectueux, appellerait à des textes séparés, longs et trop ennuyeux ou pas assez intéressants pour des êtres qui préfèrent soit abandonner la lecture en son milieu, soit le résumer à la phrase frappée de bon sens relative à la beauté du silence justement par rapport à la nécessité de faire oeuvre de réflexion avant de parler, dire, écrire ou livrer son opinion (parmi un florilège d'opinions possibles et envisageables). D'ailleurs, mon silence aurait été bien plus coupable que mes écrits, voire même que j'en serai potentiellement rendu complice de cet acte odieux et terroriste.

Mais, comme me l'a fait remarquer le premier commentateur "A mon avis", ce n'est pas parce qu'il y a des basques ou des corses qui ont commis des actes terroristes que je me devrais de salir la Corse ou le Pays Basque et leurs habitants à ses agissements barbares, ce serait leur manquer d'estime et les emprisonner dans un amalgame dangereux.

La liberté d'expression est encadrée et elle ne peut conduire au terme d'un drame tragique et horrible à renforcer le sentiment de xénophobie d'une part, et, le sentiment de culpabilité collective d'autre part.

Bien entendu, je n'ai cessé de clamer mon attachement à l'exercice de cette liberté, mais vous lisez autre chose, c'est ce qui s'appelle extraire les phrases de leur contexte.

Parler avec douceur par ailleurs serait il un acte coupable au point de vouloir enrober dans des "circonvolutions sucrées" pour rendre acceptable ce qui ne le serait pas, parce que vous sous-estimeriez la lucidité et le discernement des esprits auxquels je m'adresse en toute franchise et simplicité. En effet, rien de ce qui paraît aussi simple qu'on le pense ne nécessite de bien peser sa réflexion et de choisir ces mots pour qu'ils ne soient pas dévoyés de l'intention initiale qu'ils sont censés servir.

Oui, je me réclame de l'humanisme comme le pense "A mon avis", n'en déplaise à "polo974", du courant gnostique, de ceux qui sont attachés à la culture et au débat respectueux des idées et qui sont dans la filiation de ces grands Hommes qui ont fait de la "non violence" leur mode de rapport au monde, mais, chacun dispose de son propre "directeur de conscience". Le mot religion renvoie aussi à la conscience et ne se résume pas à lire une définition de manière partielle et partiale en en faisant le fondement de son propre parti pris, lorsqu'il ne s'agit pas de me prendre à parti, tandis que vous me lisez, que vous m'avez parfaitement compris et que vous faites mine de ne pas me comprendre.

Enfin, je vous invite à lire toutes les études de la Mission Miviludes sur la diversité des modes d'emprise sectaire, pour savoir que ce phénomène est amplifié par une vision déformée de l'information circulant sur les réseaux sociaux.

Bonne journée à vous tous et toutes,

8.Posté par C.J. le 22/10/2020 12:35

@7 Excellente réponse groupée sauf que je n'ai pas trouvé réponse à mon post 5 .
Mais pour moi, "la marginalisation de ces individus " provient de leur "tiroir intellectuel" peu ouvert au monde occidental....alors le délire s' installe.
Pour le reste de leurs conditions humaines, ils sont logés à la même enseigne que bien d' autres, sans pourtant se livrer à des délits.
Le problème se pose alors de ce qu'ils font là...la France n' a pas vocation à les transformer..la transformation de l' être vient de sa démarche personnelle.

9.Posté par Bambino le 22/10/2020 17:49

7 l'auteur

Ce ne sont pas les mots de l'auteur que j'appelais (je les ai lu, déjà), mais ses maux et il a répondu au-delà de mes attentes.

10.Posté par Bambino le 22/10/2020 17:56

7. L'auteur

Pour info, relire mon commentaire déposé dans le sujet qui suit, la veille de la publication de out courrier: "Pierrot Dupuy - Quand Barakacity, l'ONG que Darmanin veut dissoudre, était accueillie à bras ouverts à La Réunion...":

" 61.Posté par Bambino le 20/10/2020 22:32

Malgré tout, i faut pas jeter la pierre à tous les musulmans. Beaucoup i pratique sincèrement et paisiblement zot foi, sans rode désordre avec qui que ce soit. Mi respecte ceux-là. Ces gens-là, comme toute personne pieuse et sensible au respect, i doit pas être victimes du comportement assassin de quelques uns.
Le même problème la posé à l'époque où des hommes de l'autre religion la tué au nom du divin. Tous les chrétiens l'était pas mauvais pour autant.
i faut juste, dans une République laïque, que le religieux i reste confiné dans la sphère privée, sans interférer avec l'expression ou la vie publique. i veut dire que l'épanouissement religieux i doit pas empêche le résident sur le sol français de trouver un équilibre entre l'expression de sa foi et les obligations qui découlent du vivre-ensemble.
Sat la pas compris çà et qui outrepasse, lé un danger d'abord pour sa propre communauté."

Je maintiens, "La laïcité n'est pas négociable".

11.Posté par A mon avis le 22/10/2020 18:03

@ 7.Posté par Omarjee Youssouf :
Je ne vous prends pas à parti. Je ne fais que commenter vos écrits.
Je me permets d'insister sur le fait que vous répugnez à prononcer de terme "d'attentat ISLAMISTE". C'est aussi ce que j'ai observé dans les déclarations de personnalités se réclamant de la religion musulmane.
Je conçois que ce soit difficile d'admettre que les responsables de ces atrocités vénèrent le même prophète que vous.
Mais le problème est bien là. La frontière est poreuse entre la religion musulmane et les dérives islamistes. Force est de constater que le désir de lutter contre la radicalisation n'apparaît pas comme une nécessité impérieuse des organisations de la religion musulmane : il semblerait même qu'on observe souvent le contraire dans de nombreuses mosquées.

Vous faites allusion aux études de la Miviludes, mais toutes les religions (sans exception) sont expertes en matière d'emprise sur la conscience des individus : religion ou secte ce n'est qu'une question de dosage ou de reconnaissance officielle ! L'emprise sur la conscience commence dès le plus jeune âge. C'est bien pourquoi les religions sont si avides de s'occuper de "l'éducation" des enfants.

Quand vous dites que "le mot religion renvoie aussi à la conscience" , vous avez raison. Toutefois, il faut s'entendre sur le mot "conscience".
La conscience c'est le fait que nos actions sont contrôlées par notre cerveau (notre intelligence en quelque sorte) et notre système nerveux en général. Par opposition aux actes inconscients que nous effectuons par réflexe, ou sans "réfléchir".
C'est bien à ce niveau de l'inconscient (et non pas de la conscience) qu'agit la religion : la religion cherche à conditionner l'individu, à le faire agir par réflexe plus que par conscience, à conditionner l'individu. Le plus grand ennemi de la religion c'est l' ESPRIT CRITIQUE.

La religion c'est un anesthésiant de l'intelligence. Comme peuvent le démontrer les études de la Miviludes.

12.Posté par Bambino le 22/10/2020 18:58

11 A mon avis

Alors là, mi tire à ou mon chapeau !
Quand mi lire:

"C'est bien à ce niveau de l'inconscient (et non pas de la conscience) qu'agit la religion : la religion cherche à conditionner l'individu, à le faire agir par réflexe plus que par conscience, à conditionner l'individu. Le plus grand ennemi de la religion c'est l' ESPRIT CRITIQUE.",

nous voit bien que le conditionnement i provoque une anesthésie de la conscience et que, dans la somme de ses réflexes conditionnés par l'endoctrinement (la "ré/flexion" en mon commentaire 6), le gars ou la tantine i fini par trouver normal de tuer nom du divin.

Et moin lé encore d'accord avec ou, au sujet de l'intelligence (mi préciserais "l'intellect") et de "l'esprit critique": quoçà les autres i attende pour lève comme un seul bloc pour regarde la réalité en face et oser la verbaliser, pour éviter le second traumatisme ? (le crime inhumain la première fois, l'auto-victimisation au travers de la peur d'être montré du doigt, la seconde fois).

13.Posté par Youssouf OMARJEE le 22/10/2020 21:29

La laïcité n'est pas une marchandise, donc elle n'est pas négociable en tant que telle. Elle n'est pas non plus à brader à vil prix, et, son auteur n'a pas à payer le prix fort pour ses excès supposés ou réellement commis.

La laïcité, c'est la neutralité. Bambino, le danger c'est le silence. Le danger c'est quand d'autres parlent
en ton nom. Le danger c'est que ceux et celles qui représentent l'islam n'ont absolument aucune autorité ni sur l'esprit des insensés, encore moins sur les cœurs rancuniers, et, je ne parle pas des mains vengeresses qui veulent se faire justice soi-même. Il faut dissoudre non pas les structures qui se reformeront ailleurs, ni s'en prendre à quelques responsables de ci de là pour la symbolique, il faut dissoudre la haine, mettre un terme au cycle de la violence, et, cesser toute hostilité, rejeter toute forme d'appel à la haine, et, dominer les colères, ne pas agir sous le coup des passions.

Et, bien des choses pourront êtres dites à son sujet lorsque nous aurons lu la somme des textes proposés dans le lien suivant :https://www.godf.org/index.php/pages/details/slug/les-livrets-de-la-laicite-enseigner-la-laicite

"Ceux qui parlent le moins, ont le plus de choses à dire.", il faudra alors m'expliquer par quel miracle, ils auraient plus de choses à dire de valables et censées qui soient dignes d'être transmises, comprises et appliquées.

Une autre référence cruciale dans la compréhension du rapport des Hommes à Leur Unique Créateur (indépendamment de leurs croyances, consciences ou opinions) à retrouver ici :http://cohen.raphael.pagesperso-orange.fr/ondees/O15575.htm#:~:text=Isaac%20Newton%20consid%C3%A8re%20que%20la,pharisiens%20du%20temps%20de%20J%C3%A9sus.

Une bible de la science : https://www.science-et-vie.com/archives/de-copernic-a-einstein-et-dire-qu-ils-avaient-la-foi-41448.

Une dernière, parce que vous le valez bien : http://acontretemps.org/IMG/pdf/libre-pensee_arabe_el_khebir_.pdf, avec un paragraphe final qui donne à réfléchir, et, qui prouve, s'il en était besoin que raison et religion se confondent, parce que lorsque ce n'est point le cas, alors l'égo prend le dessus sur tout et advient le péché d'orgueil, celui de l'auto-satisfaction et le sentiment que l'on vient de nulle part et qu'on retourne nulle part. Ce voyage terrestre est le voyage de la connaissance du Vrai Soi, de l'Être Intérieur, pour s'anéantir dans le Divin.

Lisez donc bien cette conclusion d'anthologie (issue du dernier lien) :

Une blague de Joha…

Je donnerai pour conclure la parole à un personnage de conte, très populaire
dans l’aire musulmane (de l’Asie centrale au Maghreb, en passant par la Grèce et la
Sicile, où il a laissé quelques traces...). Il représente l’irrévérence, la gouaille et la
ruse propres aux gens de peu qui se moquent des tyrans, de la religion et de ceux
qui se disent nos maîtres. Il s’agit de Joha, connu aussi en Orient sous le nom de
Nasr Eddin.

« À la fin de l’office du vendredi, l’imam, emporté par un élan mystique, s’écrie d’une voix
forte :
– Ô Tout-Puissant ! Donne-nous la foi ! Donne-nous la force et l’humilité ! Donne-nous le
repentir de nos fautes ! Éloigne de nous les mauvaises pensées !...
À ces mots, Joha se lève et crie encore plus fort :
– Ô Tout-Puissant ! Donne-moi des montagnes d’argent, une belle maison, des femmes, des
baklavas à la pistache !...
– Arrête, mécréant, blasphémateur, fils de chien !
– Tiens ! Mais nous faisons pourtant la même chose l’un et l’autre, s’étonne Joha : chacun
demande ce qu’il n’a pas.
. »
Mohamed El KHEBIR

En bonus :
//www.monde-diplomatique.fr/1965/12/LAZARD/27018

Si après tout cela, vous n'avez pas compris que penser sur la complexité n'interdit pas d'admettre des vérités simples et ordinaires et diffuser avec l'art et la manière des choses et des éléments qui sont trop subtiles pour être assénées dans une dichotomie qui sépare, là où l'unité répare.

Bonne soirée à vous,

14.Posté par Dignité le 23/10/2020 09:14

J'ai lu avec attention et intérêt les propos de Mr OMARJEE.
Sa culture religieuse est à souligner. Néanmoins tout ce qu'il dit n'est pas accessible à ceux qui croient au même dieu que lui et à son prophète. Ceux là, ont une lecture très simpliste du coran qui, qu'on le veuille ou non, a été écrit par des hommes. C'est important de le dire par rapport au rôle de la femme.

A mon sens, le problème vient de l'interprétation du coran par ceux qui le lisent au 1er degré alors qu'une lecture plus subtile peut en être faite par des croyants cultivés.
Comment élever le niveau de ceux qui utilisent le coran pour justifier leurs actes de tuerie?
Les "savants" de la foi islamique ne peuvent-ils pas enseigner aux masses musulmanes incultes la bonne interprétation du coran? Comme leur dire par exemple: dans le coran il n'est nullement écrit que tu dois tuer ton prochain que tu considères comme un mécréant .
Non! ces "savants", préfèrent se terrer dans leurs lieux saints en laissant les pauvres d'esprit qui partagent leur croyance en Mahomet répandre la terreur dans le rang des infidèles en pensant qu'il en sortira bien quelque chose de positif pour faire triompher l'islam sur des terres chrétiennes.
Cela me rappelle une guerre des religions qui n'a pas laissé que des bons souvenirs dans l'histoire de l'humanité.

15.Posté par Bambino le 23/10/2020 09:55

13 Youssouf OMARJEE

Ah, enfin ! Plus qu'une reformulation, mi lire ici une nouvelle expression, une condamnation de Youssouf et non une expression d'auteur policée; c'est pour ça que mi peut enfin appelle a ou par out nom. Mais i manque encore un ti peu de sel dans out cuisine, pour moi qui aime le sucré-salé-pimenté.

Quoça mi sar faire de ce ti kaniki (marmaille la cour) ? Derrière l'humaniste mi voit le stratège, emperlant les déclinaisons successives de ses émotions dans l'écrin d'un hydromel si généreusement partagé, offrant le miel en sachant que la vigne i épargnera pas son adversaire. Lu pèse sur la queue pour voir si la tête i bouge, prenant le risque d'afficher les nuances de ce subterfuge, ce qui montre que lu lé un bon boug. Mais si mi considère que toute prise offerte à son contradicteur lé comme une entrée en matière, une invitation dans un futur à explorer, susceptible de favoriser la cohésion de l'espèce au travers de cette lutte commune pour le triomphe des idéaux socialement acceptables, i serait déraisonnable de renoncer à ce combat. Puisque lu lé musulman, mi sera bouddhiste, hindou, juif et chrétien, juste comme lu, en somme.

La laïcité n'est pas à "brader" tout court. Elle est l'expression d'un art de vivre à la française, garante des libertés individuelles, notamment celle qui nous permet d'afficher ici ce que d'aucuns perçoivent comme des croyances. La laïcité est le cadre impératif républicain fondant les bases du vivre-ensemble, sans compromis ni compromissions. Son auteur ne peut pas être jugé pour l'avoir exprimée. La laïcité n'existe pas afin de protéger les religions, elle les tolère, tant que l'expression - même absolue - de la foi ne vient pas s'immiscer dans le périmètre qu'elle protège.
Le tryptique républicain vient décliner la palette des expressions autorisées par la laïcité. Relisons la Déclaration des droits de l'Homme de 1789: "Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs".
"Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune."
"Art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi."

La liberté ne se conquiert pas, elle est acquise, et afin de se prévaloir de son usage, il appartient à la communauté de constamment la défendre en l'utilisant. La liberté de caricaturer est essentielle à cette expression et elle ne s'use que si on ne s'en sert pas.

Lorsque nous constatons des poches terroristes de résistance à ces valeurs fondamentales, IL EST IMPERATIF de les traquer et de les neutraliser convenablement afin qu'elles ne se reforment pas ailleurs.
L'outil le plus efficace pour dissoudre la haine reste - in fine - l'anéantissement de ces structures au message assassin, en complétant le dispositif par, soit l'expulsion des plus réfractaires à l'ordre républicain, soit leur "reprogrammation" (éducation) si cela est encore possible.

N'appartient-il pas préalablement aux imams d'enseigner à chaque correlegionaire le juste équilibre dans l'interprétation des lois religieuses quelques fois agressives envers leur propre liberté, lois écrites depuis plusieurs centaines d'années dans un contexte différent du-nôtre ? Chaque croyant n'est-il pas, en cas de défaillance du premier, à temporairement devenir imam ? N'appartient-il donc pas à toute cette communauté de veiller à relativiser la portée de ces textes, étant certains que toute interprétation rigoriste s'extirpant, en droit, de la sphère privée conduira systématiquement à une sanction, souvent précédée d'une réaction générale d'effroi et de haine ?

Je prendrai le temps de consulter vos pages, même s'il m'apparaît qu'une structure (GOF) usant de la tolérance de la laicité n'est pas la plus indiquée pour définir cette norme. Mais nous pouvons en discuter.

- "Ceux qui parlent le moins, ont le plus de choses à dire.":

"Le mot que tu retiens entre tes lèvres est ton esclave. Celui que tu prononces est ton maître": proverbe arabe.
Son équivalent indien que j'affectionne:"Celui qui écoute gagne. Celui qui parle trop perd."
Le début de la sagesse n'est ainsi pas dans ce que je dis, mais dans ce que je retiens de dire. C'est ce que j'ai cherché et trouvé en vous (entre-autres).

Retenons-nous d'être meilleurs que nous-mêmes, soyons, puis condamnons fermement avec les mots justes ce qui doit être condamné.

J'ai bien rit devant le "rapport des Hommes à Leur Unique Créateur (indépendamment de leurs croyances, consciences ou opinions)". Je partage l'idée mais si vous en avez d'autres, je suis preneur ;)

Je sais que "je le vaux bien", ne serait-ce que parce que l'estime de soi est la condition indispensable à la juste réflexion de l'égo dans le miroir, l'autre. Je parle ici de l'égo poli et travaillé sur la pierre de la souffrance humaine vécue et partagée, de ce que je suis et non de ce que je veux. C'est ce qu'il convient d'enseigner aux hommes: savoir s'aimer afin de savoir aimer les autres.

Fallait-il vous faire grief du style, du verbe, de l'intention, du chemin proposé ? Pour vous connaître mieux et vous pousser à révéler ce que l'éducation et la pudeur dissimulent, oui ! Mais vous l'aviez évidemment compris.
Le reste est bienvenu.

C'est pas compliqué de parler le Chtimi.
On dit pas "pardonnez-moi je n'ai pas bien saisi le sens le votre question.
On dit "Hein ?"
(Citation du film Bienvenue chez les Ch'tis)

16.Posté par polo974 le 23/10/2020 12:06

je reviens sur mon post qui critiquait vertement la phrase:
"""
Aussi, son exercice, pour qu’il soit porteur d’effet et générateur de résultats, ne doit pas venir heurter la conscience de nos concitoyens sur d’éventuels points de désaccord ou de divergence.
"""

la conscience de certains de nos concitoyens (et pas seulement les concitoyens, d'ailleurs) est dévoyée par certaines sectes extrémistes. donc il y aura toujours quelqu'un qui se sentira heurté.
il est donc inutile voire dangereux d'accepter des limites qu'ils voudraient nous imposer.
dessiner le bon dieu dans un nuage disant des terros "ah les cons!!!" n'a rien de choquant pour une personne équilibrée.

c'est sur ce point que je réagissais.

mon but n'est pas d'aller emmerder les gens dans leur sphère privée (je n'irai pas allez pisser dans les bénitiers par exemple (et je ne l'ai jamais fait)), mais de refuser qu'ils l'étendent à la vie publique et même à la sphère privée des autres.


sinon,
j'aime bien les premiers paragraphes sur la laïcité du post 13 de Youssouf, ainsi que la blague de Joha.
mais je coince sur "... qui prouve, s'il en était besoin que raison et religion se confondent, "...

et même si de grands scientifiques avaient besoin d'un peu de religion pour supporter l'absence de sens de la vie (au sens global, pas individuel), ça ne rend pas pour autant les religions raisonnables...

il n'y a qu'une seule raison, et plusieurs religions, laquelle incarnerait la raison ? ? ?
plusieurs religions qui même si ici, elles (enfin, leurs dignitaires) s'entendent assez bien, elles ne supportent pas que les autres viennent empiéter sur leurs plates-bandes.

17.Posté par A mon avis le 23/10/2020 17:53

Commentaires intéressants
Notamment, échanges intéressants entre Bambino et Monsieur Youssouf OMARJEE.
Rien (ou presque) à rajouter aux réponses de Bambino

A propos de laïcité vous donnez la référence du GODF. Il est bon de rappeler que le principe de laïcité est essentiellement une émanation de la franc-maçonnerie.

Vous donnez aussi des références à Science et vie et à un texte sur Newton : cela permet aussi de rappeler que de célèbres scientifiques tel Newton, ou Pascal, Darwin et autres étaient des croyants. Mais croyants qui se posaient des questions, ce qui va à l'encontre des dogmes religieux.

Les religions ont toujours été hostiles aux progrès de la science qui remettent les dogmes en question. Avicenne a eu une vie assez tourmentée, et ne parlons pas de la religion catholique qui a persécuté de nombreux scientifiques tel Girdano Bruno (moine) mort sur le bûcher après d'horribles supplices !

Actuellement ne voit-on pas les théories de Darwin contestées, voire réfutées, aussi bien pas certains musulmans que par certains évangélistes ? Contestations qui se répercutent même jusque dans des cours de sciences.

La religion n'est qu'un instrument de captation de la conscience, un instrument d'asservissement de l'intelligence, au service d'une institution ou d'une politique.

Monsieur Youssouf OMARJEE. vous écrivez :

"Le danger c'est que ceux et celles qui représentent l'islam n'ont absolument aucune autorité ni sur l'esprit des insensés, encore moins sur les cœurs rancuniers, et, je ne parle pas des mains vengeresses qui veulent se faire justice soi-même. Il faut dissoudre non pas les structures qui se reformeront ailleurs, ni s'en prendre à quelques responsables de ci de là pour la symbolique, il faut dissoudre la haine, mettre un terme au cycle de la violence, et, cesser toute hostilité, rejeter toute forme d'appel à la haine, et, dominer les colères, ne pas agir sous le coup des passions."


Mais questions très simples :
- c'est quoi l'Islam ?
- qui a autorité pour en parler ?

En réalité, aucune réponse simple ne peut être apportée, tant il existe d'interprétations, de courants, de pratiques. Et tant il existe de "théoriciens" se réclamant possesseur de LA vérité !
(il en est de même pour chaque religion, et toutes ces "religions de paix" ou mêmes leurs divers courants se combattent parfois violemment)

Et malheureusement, ceux que se réclament de l'Islam ont une très grande, trop grande autorité et influence sur les consciences, sur l'esprit des insensés des rancuniers, pour reprendre vos termes.

Votre remède à la situation actuelle : " il faut dissoudre la haine, mettre un terme au cycle de la violence,"

Vœu pieux et inaccessible ! Car pour supprimer la haine et la violence, il faut en tarir la source. C'est à dire supprimer la religion. Impensable !

Mais un premier effort serait déjà de respecter le principe de laïcité : séparation nette et effective de l'Etat et DES religions. Que la religion soit exclusivement et strictement réservée au domaine privé

On est bien loin du compte.

18.Posté par martin lane le 24/10/2020 17:02

Que la religion soit exclusivement et strictement réservée au domaine privé.?
Non : que la religion ne soit pas au-dessus de la loi, me parait plus indiqué.

19.Posté par YOUSSOUF OMARJEE le 24/10/2020 20:16

Messieurs, Mesdames,

Sachez que je vous aime pour ce que vous m'avez apporté. Sachez que nous appartenons au même genre humain. Sachez que je suis voisin de "Bobby", l'animateur de Freedom, dont la voix a, pour effet, de calmer la colère de mon épouse. Sachez que la sœur de M. Pierrot DUPUY fut ma Directrice. Sachez que l'encre du savant est plus précieuse que le sang du martyr. Sachez qu'à la patrie je suis reconnaissante. Sachez que je pense mes aïeux qui ont quitté leur terre d'origine pour y trouver l'hospitalité dans cette terre réunionnaise d'essence judéo-chrétienne et de floraison multiconfessionnelle. Sachez que chacun dispose de son libre arbitre. Sachez que nous sommes Un. Je vous remercie et je suis prêt à vous rencontrer pour partager un verre de l'amitié ensemble. Sachez que j'apprends mieux ma religion et l'humanisme avec celles et ceux qui me sont étrangers ou familiers, et, qui ont une religion ou une conscience qui diffère de la mienne propre. Sachez que comme le dit Jean Bodin : "Il n'est de richesse que d'hommes". Je partage cette belle musique avec vous : https://www.youtube.com/watch?v=VLPRQUbhIT0

Bonne nuit à vous tous et toutes !!!!

20.Posté par A mon avis le 24/10/2020 20:19

@ 18.Posté par martin lane
La loi doit respecter le principe constitutionnel de laïcité, c'est à dire la séparation des églises et de l"Etat. C'est à dire que la religion doit se cantonner au domaine privé. Ce qui est loin d'être le cas actuellement.

21.Posté par martin lane le 24/10/2020 22:58

La laîcité est malheureusement en passe de devenir la nouvelle religion.Cette volonté d'effacer tout un pan de culture, ou d'en exacerbe tout autre devient incompréhensible pour le citoyen Lamda : pourquoi fêter noêl dans les écoles, pourquoi accepter le hallal à la cantine ?
Tout est en place et depuis longtemps, donc nous ne pouvons pas tirer un trait de plume sur les pratiques qui nous dérangent, sans froisser la susceptibilité de ceux qui s''y conforment.
Alors, quelle solution ?
L'école, dans son souci de laîcité devrait, selon ce principe, ne pas se mêler de religion, ce qui n'est pas le cas.
Mais comment apprendre aux jeunes à se comporter selon les lois de la république française, si dans le milieu social où ils évoluent, la charia est plus respectée ?
Pourquoi la république française clame sa laîcité, alors que le Président Macron a couru a Rome recevoir son titre de chanoine de Latran ? Il aurait pu décliné, comme l'on fait avant lui Pompidou, Mitterrand et Hollande, ça aurait conforté sa position .
Je sais, je suis loin de vos envolées épistolaires et décorticages d'idéaux, mais j'ai bien les pieds sur terre. Pour moi, aucun délinquant n'a sa religion comme excuse, et je pense que sur ce point-là, au moins, nous sommes tous d'accord.

22.Posté par Bambino le 25/10/2020 04:55

21 martin lane

-"La laîcité est malheureusement en passe de devenir la nouvelle religion.Cette volonté d'effacer tout un pan de culture":

Mi croit que ou parle de l'athéisme (croyance) ou du New Age, cachés derrière la laïcité, et qui DOIT être traités comme les autres croyances: Bana i serve a zot de la laïcité, mais ce principe i appartient à personne car tous peuvent le baffouer. Mi lire souvent ici certains qui dit du mal (pédophilie) toujours sur la même religion (catholicisme), tout en précisant que zot i CROIT en aucun dieu (croyance donc).
Est-ce que zot i connait que le plus gros problème de pédophilie dans le monde en ce moment i vient pas de cette religion, ni des réseaux pizzagate (réalité ! ), mais des fanatiques musulmans qui veut faire comme le prophète et marier avec une fillette ? Que 50 millions de fillettes dans le monde i souffre le martyr ? Néna point trop longtemps, une famille zoreille en France la du appelle la police car zot voisin musulman la été trop insistant en demandant la main de zot toute petite fille de 10 ans !
Ces mariages avec de très jeunes mineures lé organisé par paquets, dans certains pays.

Des fillettes i meurt d'horribles hémorragies après certaines "nuit de noces". Et quand lé mort i fait quoi ? Dans la foulée, i prend une autre.

https://www.ledauphine.com/france-monde/2020/03/07/a-30-ans-il-voulait-epouser-une-fillette-de-10-ans

https://civitas.blog.tdg.ch/tag/p%C3%A9dophilie

Beaucoup de familles musulmanes modernes i prend ce problème au sérieux, conscientes que le message religieux doit être dépoussiéré et correctement présenté à ceux qui arrêtent zot lecture au premier degré et sans recul historique.

Voilà ce que nous peut trouver sur Internet, certains de ces sites lé installés en France, où juste à côté en Afrique du Nord. Quoi i dirait si c'était un site catho qui affirmait çà ? Des gens, en France, le font !!!
https://www.islamweb.net/fr/fatwa/302413/Quel-est-l%C3%A2ge-minimum-pour-le-mariage-



Chacun i veut bien montre a lu tolérant, tant que la manifestation publique de sa croyance lé acceptée ou tolérée. Et puis a chaque fois i prend encore un peu plus sur notre liberté.
D'autres i croit être plus tolérant encore en disant que les cathos i doit pas montrer une crèche dans une école ou un bâtiment public, mais i accepte sans broncher des menus halal dans les cantines. La réciproque existe.


-"L'école, dans son souci de laîcité devrait, selon ce principe, ne pas se mêler de religion,":

Certains i propose actuellement que l'école i discute ouvertement DES croyances dans les cours dédiés (genre éducation civique), ce qui permettrait à l'enfant de se faire un autre jugement de ce que sa famille (quelques fois radicalisée) lui impose.

Out intervention était enrichissante, Martin. ;)


*


19 YOUSSOUF OMARJEE

Cher Monsieur OMARJEE,

Il n'existe personne sur cette île dont l'ancêtre serait "pure souche locale", tous sont le produit d'une importation et d'un métissage.
Je sais que vous ne me tiendrez pas trop rigueur de vous avoir un peu bousculé, je ne le fais pas systématiquement avec mes interlocuteurs. C'est donc, en trouvant les raisons, un présent que je vous ai fait.
Je salue votre courageuse intervention et mesurons pleinement l'étendue de cette tâche qui consiste à civiliser les coeurs afin de ne pas faire de nos vies un enfer.
Sachez de même que les concessions ne peuvent, comme je le dis à Martin Lane, déborder sur l'espace public. Si tel est le cas, c'est le signe que nous créons de futurs conflits.

Nous nous sommes déjà rencontrés, je n'en dirai pas davantage.

*

20 A mon avis

Absolument !

La solution ? Aucune expression d'une quelconque croyance au sein de l'espace public, y compris l'athéisme (et les politiques catastrophistes, genre écologie de la fin du monde, non plus).
Et là, vous verrez les athées, les cathos, les protestants, les musulmans, les "etc.", venir crier à l'atteinte au droit de s'exprimer. En réalité, ce n'est pas "s'exprimer" que chacun veut, mais dominer car nous estimons tous que notre vision est la meilleure.

Comme un enfant, la laïcité a besoin de sortir des jupes de sa mère, pour enfin grandir, s'affranchir et porter du fruit.

23.Posté par A mon avis le 25/10/2020 15:36

@ 22.Posté par Bambino
Etonnant zembrocal que de mettre pèle mêle l'athéisme, l'écologie dans la salade des religions !

@21.Posté par martin lane : votre commentaire montre que vous avez, comme malheureusement beaucoup de monde, une idée fausse du concept de laïcité !

24.Posté par A mon avis le 25/10/2020 16:02

@ 19.Posté par YOUSSOUF OMARJEE :
Votre billet et vos commentaires dans ces échanges, sont la preuve de votre ouverture d'esprit par rapport à votre religion. (avec toutefois la réserve que j'ai déjà formulée : l'observation que vous n'avez jamais prononcé le terme "attentat islamiste").
Vous reconnaissez que vous apprenez mieux i[ " avec celles et ceux qui [vous] sont étrangers ou familiers, et, qui ont une religion ou une conscience qui diffère de la [vôtre] propre.]i

Malheureusement, c'est tout le contraire que cherchent à imposer les religions en prônant le repli sur soi, le repli communautaire (ou communautariste) dans l'application et le respect d'un dogme.

Cette ouverture d'esprit vous la devez sans doute, en grande partie, à l’école de la République. Cette école laïque et républicaine, détestée et dénigrée par les institutions religieuses, et l'ennemie des Islamistes qui lui ont ouvertement déclaré la guerre !

25.Posté par Bambino le 25/10/2020 19:08

23 A mon avis

Il aurait été injuste de faire l'impasse sur ces deux croyances influentes (en se demandant si un dieu existe, seul l'agnostique serait athée, au sens où la majorité l'entend. L'athée classique refuse formellement son existence: combat-on ce qui n'existe pas ? ):

https://www.levif.be/actualite/international/l-atheisme-est-la-quatrieme-religion-dans-le-monde/article-normal-315419.html

https://www.lepoint.fr/debats/repentez-vous-le-chatiment-climatique-est-proche-16-06-2019-2319213_2.php

26.Posté par A mon avis le 25/10/2020 20:03

@ 25.Posté par BambiNO
Vous vous méprenez !
Un athée ne croit pas en l'existence d'un dieu. Point final.
Dans le lien du site belge que vous donnez, il y a un mélange indistinctif de tous les types de non croyance ou non pratique religieuse qui n'ont aucune concordance entre eux.
Dire que l'athéisme est une religion est totalement absurde, surtout que ces non croyants ne sont pas constitués en associations ou autres communautés déclarées athées. Et n'ont aucun programme ou autre dogme à appliquer.

Et aucun athée ne milite contre l'existence de dieu.
En revanche, rien ne les empêche de militer contre une ou des religions, ce qui n'est pas la même chose.

Quant à votre article du Point, on peut constater qu'il y a des illuminés partout qui surfent sur l'actualité ! Les Américains sont de bons clients pour ce genre de choses !

27.Posté par Bambino le 26/10/2020 05:05

26 A mon avis

Non non, mi assure à ou ! L'athée NIE l'existence de Dieu. Ne faut-il pas un effort plus grand pour nier, que celui requis pour être indifférent ?
Je viens de vérifier les définitions du Larousse et de l'Académie.
Des clubs, des dogmes ? la existé, i existe encore, rode bien. C'est quoi l'athéisme scientifique, sinon une vague de fond attachée à démontrer ce que le camp adverse aurait dû faire ?
Mi taquine a ou !
Néna tellement de d'acceptions pour toute chose, que nous trouvera forcément sat i plaît à nous.
Narvu

28.Posté par A mon avis le 26/10/2020 16:18

@ ciao Bambino taquin !

29.Posté par Bambino le 26/10/2020 19:55

28 A mon avis

Lire ça, hier, l'athéisme s'opposait au christianisme, aujourd'hui ce sera à l'islam:
https://www.cairn.info/revue-etudes-2004-9-page-205.htm#

*

Visiblement Youssouf i fait pas le SAV. Son madame la du dire a lu arrête jouer sur l'ordinateur, pour aide à elle un peu...

*

Hasta la vista !
(...heu non, ça c'est Schwarzy)

Arrivederci ragazzi !

30.Posté par maikouai le 27/10/2020 19:17

Merci Mr le député de tenter, dans l’actuel climat d’animosité, de ramener la « balle au centre ».
A la déconstruction engendrée par le nombrilisme annihilant, vous proposez de poursuivre avec les différences de chacun, la construction vers l’Idéal commun à tous sous le triptyque : Liberté, Egalite, Fraternité.
De ce fait, la haine engendrant la haine, il n’est pas nécessaire d’en rajouter. Dans ce contexte il est indispensable réciproquement et dans le strict respect de l’autre cet alter égo, de condamner fermement que : le crime, l’abjection … Pour ce faire il est aussi indispensable d’en rechercher les causes réelles, la perte de repère surtout pour le jeune peut être un des facteurs favorisant ces dérives ?!
Respectons les Symboles, l’intime conviction spirituelle, chacun étant libre de Croire ou pas, dénonçons et luttons contre, les exactions, l’intolérance basée que sur la différence Regardons et bâtissons sereinement et dans un respect réciproque l’avenir, nous le devons au moins pour les futurs générations… Puis que peut-on construire en commun si la « dignité de l’autre » est bafouée ?
Liberté, Egalite, Fraternité, il n’y a pas mieux à respecter.

31.Posté par Bambino le 28/10/2020 05:00

30 maikouai

Youssouf, pas Younous.

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