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Faits-divers

​Cour d’appel : La pharmacienne vendait des médicaments vétérinaires périmés


Mise en vente de médicaments périmés ou sans ordonnance, remise en vente de médicaments rendus et devant être détruits, modification des stocks, escroquerie, travail dissimulé… depuis 2010, la pharmacienne de l’ancienne Pharmacie des Canots à l’Etang-Salé était jugée devant la cour d’appel ce jeudi.

Par - Publié le Jeudi 25 Juin 2020 à 16:42 | Lu 2382 fois

Déjà condamnée pour des faits d’escroquerie commis entre 2010 et 2013, la quadragénaire est accusée d’avoir pratiqué le reste entre 2013 et 2016. Il s’agit de vendre des médicaments vétérinaires à des éleveurs, mettant ainsi les animaux en danger, tout en réalisant des doubles facturations et profiter des remboursements. 
 
Des mauvaises habitudes qu’elle aurait prises de son prédécesseur et dont les proportions retenues par les enquêteurs seraient exagérées. Le bénéfice n’aurait pas été de 94.000 euros, mais de moins de 15.000 euros, selon l’un de ses avocats, Me Normane Omarjee qui s’est exprimé devant la cour d’appel ce jeudi. Jugée, ce sont le bâtonnier Normane Omarjee et Me Djalil Gangate qui ont assuré se défense en son absence. Elle passait en effet un concours. Car, elle avait été condamnée en 2017 (pour les faits datant de 2010 à 2013), une première fois, et une profession commerciale ou industrielle lui est désormais interdite. 
 
Pour la deuxième affaire, elle est à nouveau condamnée par le tribunal correctionnel de Saint-Pierre, cette fois à une amende de 20.000 euros, à verser 5000 euros au Conseil national de l’ordre des pharmaciens ainsi que l’interdiction d’exercer le métier. Une peine insuffisante pour le parquet qui fait appel de la décision. Le procureur avait en effet requis 1 an de prison avec sursis, 70.000 euros d’amende et la confiscation du contenu d’une enveloppe découverte lors de la perquisition, soit environ 2600 euros. Pour l’avocat général ce jeudi, les réquisitions étaient les mêmes. Concernant l’amende, il considère que le patrimoine financier de la prévenue ne justifie pas de tels comportements, empirant ainsi ses actes. 
 
La faute des vétérinaires ?
 
Pour le bâtonnier Normane Omarjee, "une amende est basée sur le préjudice subi dans le dossier et non sur les moyens de la personne". Il rappelle également le contexte de cette pratique illégale : "La pratique des vétérinaires doit être dénoncée. Les éleveurs subissent l’appât du gain des cliniques vétérinaires et doivent aller en pharmacie pour acheter moins cher. C’est trois fois plus cher les vétérinaires". 
 
Mais ce ne sont pour le moment pas eux qui sont jugés devant la cour d’appel. Le délibéré sera rendu le 27 août prochain. 


Soe Hitchon
Journaliste La liberté et la justice pour tous, c'est une utopie en laquelle je crois. Chaque... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par holà le 26/06/2020 05:49

Une réalité de plus à la Réunion,les vétérinaires ce gavent et favorisent ainsi les non vaccinations ou autres traitements essentiels aux animaux d’élevage ou même domestique.Ces produits sont inaccessibles au plus modestes.

2.Posté par mazenbron le 26/06/2020 09:10

Elle passe un concours pour devenir magistrate et briller au PNF ???

3.Posté par MARIE le 26/06/2020 10:10

Elle ne devrait plus avoir le droit d'exercer tout simplement

deux fois de trop

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