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Faits-divers

​Cour d’appel : Deux ans de sursis pour un "viol"


"Le viol conjugal, personne n’y croit". Ce sont les mots d’une victime ce jeudi devant la cour d’appel. Son ex-compagnon a dû être jugé à nouveau ; le parquet ayant fait appel de la décision en première instance. La peine était jugée trop légère.

Par - Publié le Jeudi 10 Septembre 2020 à 15:58 | Lu 1990 fois

Deux ans de prison avec sursis pour un viol. C’est comme cela que le parquet le perçoit, du moins. Un soir de septembre 2018, une dispute éclate entre un homme et sa femme à leur domicile à Piton Saint-Leu. Pour la première fois, il la violente. Il la tire par les cheveux, puis les jambes et la jette sur le lit. Il lui appuie l’avant-bras sur la bouche pour l’empêcher de crier. Leur enfant dort dans la même pièce. Le lendemain madame porte plainte contre son mari à la gendarmerie pour viol. 
 
Lui reconnaît les violences, mais la relation sexuelle aurait été consentie. Aussi, sa femme retire sa plainte quelques jours plus tard, avouant le consentement. La relation reprendra jusqu’en 2020. Mais c’est trop tard, le parquet s'est saisi de l’affaire. Elle ne passera pas devant les assises, néanmoins, mais sera "correctionnalisée", les faits qualifiés désormais d'agression sexuelle. Monsieur est condamné à deux ans de prison avec sursis devant le tribunal correctionnel de Saint-Pierre. 
 
"Tu n’avais qu’à écarter les jambes, c’est ton mari"
 
Le parquet n’est pas d’accord et fait appel. Ce jeudi, devant la cour, l’avocat général demande 4 ans de prison avec mandat de dépôt. La détention est donc désormais possible. Et c’est l’occasion pour madame de s’expliquer. Oui elle aurait été violée. "Mais c’est difficile de dénoncer son propre mari, le père de ses enfants. Il y avait encore de l’amour et beaucoup d’empathie. On n’oublie pas 10 ans de vie commune, 4 ans de mariage. Et il y a un sentiment de honte aussi, d’avoir à révéler son intimité en public". Elle poursuit : "Lorsqu’on est violée par son mari, les gens ne te croient pas. Le viol conjugal, c’est tabou, personne n’y croit. On m’a même dit : "Tu n’avais qu’à écarter les jambes, c’est ton mari"". 
 
Des mots qui auraient été prononcés du côté de la famille du prévenu. C’est en réponse aux nombreuses questions de l’avocat général qu’elle évoque enfin l’emprise de son mari, émotionnellement et financièrement, la pression de sa famille, le décès de la mère, déjà malade, suite à un malaise "par sa faute". 
 
Mais la présidente de la cour d’appel ne semble pas convaincue. Pourquoi cette reprise de la relation pendant plus d’un an ? Par amour, pour les enfants, par facilité...

La cour d'appel rendra sa décision le 24 septembre prochain. 


Soe Hitchon
Journaliste La liberté et la justice pour tous, c'est une utopie en laquelle je crois. Chaque... En savoir plus sur cet auteur

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