MENU ZINFOS
Faits-divers

​Cour d’appel : Deux ans de sursis pour un "viol"


"Le viol conjugal, personne n’y croit". Ce sont les mots d’une victime ce jeudi devant la cour d’appel. Son ex-compagnon a dû être jugé à nouveau ; le parquet ayant fait appel de la décision en première instance. La peine était jugée trop légère.

Par - Publié le Jeudi 10 Septembre 2020 à 15:58 | Lu 2267 fois

Deux ans de prison avec sursis pour un viol. C’est comme cela que le parquet le perçoit, du moins. Un soir de septembre 2018, une dispute éclate entre un homme et sa femme à leur domicile à Piton Saint-Leu. Pour la première fois, il la violente. Il la tire par les cheveux, puis les jambes et la jette sur le lit. Il lui appuie l’avant-bras sur la bouche pour l’empêcher de crier. Leur enfant dort dans la même pièce. Le lendemain madame porte plainte contre son mari à la gendarmerie pour viol. 
 
Lui reconnaît les violences, mais la relation sexuelle aurait été consentie. Aussi, sa femme retire sa plainte quelques jours plus tard, avouant le consentement. La relation reprendra jusqu’en 2020. Mais c’est trop tard, le parquet s'est saisi de l’affaire. Elle ne passera pas devant les assises, néanmoins, mais sera "correctionnalisée", les faits qualifiés désormais d'agression sexuelle. Monsieur est condamné à deux ans de prison avec sursis devant le tribunal correctionnel de Saint-Pierre. 
 
"Tu n’avais qu’à écarter les jambes, c’est ton mari"
 
Le parquet n’est pas d’accord et fait appel. Ce jeudi, devant la cour, l’avocat général demande 4 ans de prison avec mandat de dépôt. La détention est donc désormais possible. Et c’est l’occasion pour madame de s’expliquer. Oui elle aurait été violée. "Mais c’est difficile de dénoncer son propre mari, le père de ses enfants. Il y avait encore de l’amour et beaucoup d’empathie. On n’oublie pas 10 ans de vie commune, 4 ans de mariage. Et il y a un sentiment de honte aussi, d’avoir à révéler son intimité en public". Elle poursuit : "Lorsqu’on est violée par son mari, les gens ne te croient pas. Le viol conjugal, c’est tabou, personne n’y croit. On m’a même dit : "Tu n’avais qu’à écarter les jambes, c’est ton mari"". 
 
Des mots qui auraient été prononcés du côté de la famille du prévenu. C’est en réponse aux nombreuses questions de l’avocat général qu’elle évoque enfin l’emprise de son mari, émotionnellement et financièrement, la pression de sa famille, le décès de la mère, déjà malade, suite à un malaise "par sa faute". 
 
Mais la présidente de la cour d’appel ne semble pas convaincue. Pourquoi cette reprise de la relation pendant plus d’un an ? Par amour, pour les enfants, par facilité...

La cour d'appel rendra sa décision le 24 septembre prochain. 


Soe Hitchon
Journaliste La liberté et la justice pour tous, c'est une utopie en laquelle je crois. Chaque... En savoir plus sur cet auteur

Nouveau commentaire :
Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
CHARTE DES COMMENTAIRES

Zinfos 974 vous offre un espace commentaires vous permettant de réagir, discuter, informer. Cet espace est ouvert aux internautes inscrits et non-inscrits au site.

Les intervenants doivent respecter les principes élémentaires du débat.

Sont proscrits :

- Les insultes, les attaques personnelles, les agressions, les propos discriminatoires sous toutes les formes - que ce soit envers les intervenants, les commentateurs ou l'équipe de Zinfos 974.

- Tout contenu contraire à la loi : l'incitation à la violence ou à la haine raciale, la discrimination et la diffamation, les propos homophobes, la négation des crimes contre l'humanité, ou la justification des actes violents et des attentats.

- Les propos pornographiques ou délibérément choquants ne sont pas autorisés.

- Merci d'éviter le hors sujet, les rumeurs infondées et les fausses informations.

- La répétition d'un même commentaire, assimilée à du spam.

- La publicité. Ne soumettez pas des liens commerciaux.

Si le commentaire d'un autre internaute vous paraît contrevenir à cette charte, utilisez la commande "signaler un commentaire abusif" plutôt que d'envenimer le débat.

Pour protéger votre vie privée, ne donnez pas d'indication personnelle (mail, adresse ou numéro de téléphone) dans un commentaire.

En cas de litige, vous pouvez contacter la rédaction de Zinfos 974 via l'adresse contact@zinfos974.com

Vous restez le responsable des commentaires que vous soumettez et en portez la responsabilité. De son côté, la rédaction de Zinfos 974 se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l'estime nécessaire pour la bonne tenue du débat.

Zinfos 974 est seul juge des messages qu'il publie ou modère - y compris pour des raisons qui ne seraient pas répertoriées dans la liste ci-dessus. Vous pouvez demander des explications sur la modération en utilisant l'adresse contact@zinfos974.com, mais toute allusion au travail de modération dans un commentaire sera systématiquement mis hors ligne.

------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie
 

1F Rue de La Martinique

97490 Sainte-Clotilde

06 92 97 75 75
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales

- CGU

- Politique de Confidentialité

- Nos Journalistes