La prévention des incendies de forêts
Dimanche 12 Décembre 2010Environnement
Suite à la dernière visite de la secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, il paraît important de faire un point sur la prévention des incendies de forêt dans les hauts boisés de notre île.
Contre les incendies de forêts, la rapidité des interventions est extrêmement importante :
• anticipation et pré-positionnement des forces en fonction du degré de risque (Dash 8 en l'occurrence);
• maitrise des éclosions au stade initial par l'attaque des feux naissants ;
• limitation des développements catastrophiques et protection des zones sensibles.
Il est ainsi possible de gagner au moins 5 jours et préserver ainsi des centaines d'hectares. Il y a eu visiblement une sous-estimation de la gravité du risque pendant les premiers jours.
• anticipation et pré-positionnement des forces en fonction du degré de risque (Dash 8 en l'occurrence);
• maitrise des éclosions au stade initial par l'attaque des feux naissants ;
• limitation des développements catastrophiques et protection des zones sensibles.
Il est ainsi possible de gagner au moins 5 jours et préserver ainsi des centaines d'hectares. Il y a eu visiblement une sous-estimation de la gravité du risque pendant les premiers jours.
Vincent Defaud
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Les perspectives du développement de l’agriculture biologique à La Réunion
Dimanche 5 Décembre 2010Agriculture
A l’occasion de la journée de présentation de l’agriculture biologique aux Aloès à la Rivière Saint-Louis. L’occasion est donnée de présenter les enjeux du développement de l’agriculture biologique à La Réunion.
L'agriculture biologique est encore au stade de balbutiement dans notre île : seulement une quarantaine d'agriculteurs pour 0,3 % des surfaces agricoles. Pourtant cette agriculture correspond à une nouvelle façon de consommer, les citoyens souhaitent manger des produits plus sains. Mais à La Réunion, l'agriculture biologique pratiquement dans l’incapacité de répondre à la demande des consommateurs. Le Grenelle de l'environnement, par ailleurs, prévoit que l’agriculture biologique doit progressivement s’imposer dans la restauration collective (cantines scolaires, maisons de retraite). Des objectifs ont été fixés par le Grennelle de l’environnement : 20 % de bio en 2010, 50 % en 2005, 100 % en 2020. Il est clair que La Réunion n'arrivera pas à atteindre ces objectifs, à moins d'importer les produits issus de l’agriculture biologique, ce qui n'est pas une bonne solution pour notre bilan carbone.
Vincent Defaud
Grand Anse : nout patrimoine
Samedi 27 Novembre 2010Environnement
Du nouveau dans le dossier de l’aménagement de Grand Anse : une délibération du conseil municipal de Petite-Ile prévoyant le défrichage des remparts sème le trouble.
La SEMAC (Société d'Economie Mixte et de Construction) va lancer des travaux dans la zone de Grande Anse. Elle a demandé et obtenu du Conseil Municipal de Petite-Île le mardi 09 novembre 2010 qu'il sollicite une dérogation pour défricher 4 hectares de forêt dans les remparts de la zone de Grand Anse. Les choses ne semblent pas très claires. On peut se demander si ce n'est pas une façon de relancer, sous la pression de quelques opérateurs économiques, le projet d'aménagement touristique de 2007. La délibération du conseil municipal demande à l'Office National des Forêts (ONF) l'autorisation de défricher pour la réalisation des travaux de la Zone d'Aménagement Liée à la Mer (ZALM) de Grand Anse.
Vincent Defaud
Les risques liés à l’option « incinération »
Samedi 20 Novembre 2010Déchets
Dans le cadre de l’examen du Plan Départemant d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés (PDEDMA), les réunionnais ne peuvent que saluer l’abandon du projet d’incinérateur. D’ailleurs, de tout temps, les défenseurs de l’environnement ont toujours dénoncé l'option « incinération ».
Le choix de l’incinérateur est une mauvaise solution pour de nombreuses raisons :
- Premièrement, un incinérateur coûte très (trop) cher : un incinérateur capable de « traiter »100 000 tonnes de déchets par an coûte environ 100 millions d’euros. L’achat de tel équipement impacte fortement les finances communales et intercommunales sur des décennies. Il empêche la collectivité de réaliser d’autres investissements plus « verts ».
- Deuxièmement, le principe de l'incinération des ordures ménagères est en totale contradiction avec le tri-recyclage et la réduction des déchets : une fois que l'incinérateur est mis en service, il est impératif de l'alimenter de manière continuelle pour le rentabiliser.
- Troisièmement, l’incinération continue de produire des déchets. En effet, 1 tonne de déchets incinérés produit aux alentours de 300 kg de machefers toxiques qu’il faut stocker.
- Quatrièmement, un incinérateur qualifié de « propre » rejette toue de même dans l’atmosphère une grande quantité de produits extrêmement toxiques : dioxines, protoxyde d'azote, métaux lourds ou encore acide sulfurique.
- Premièrement, un incinérateur coûte très (trop) cher : un incinérateur capable de « traiter »100 000 tonnes de déchets par an coûte environ 100 millions d’euros. L’achat de tel équipement impacte fortement les finances communales et intercommunales sur des décennies. Il empêche la collectivité de réaliser d’autres investissements plus « verts ».
- Deuxièmement, le principe de l'incinération des ordures ménagères est en totale contradiction avec le tri-recyclage et la réduction des déchets : une fois que l'incinérateur est mis en service, il est impératif de l'alimenter de manière continuelle pour le rentabiliser.
- Troisièmement, l’incinération continue de produire des déchets. En effet, 1 tonne de déchets incinérés produit aux alentours de 300 kg de machefers toxiques qu’il faut stocker.
- Quatrièmement, un incinérateur qualifié de « propre » rejette toue de même dans l’atmosphère une grande quantité de produits extrêmement toxiques : dioxines, protoxyde d'azote, métaux lourds ou encore acide sulfurique.
Vincent Defaud
Enquête publique sur PDEDMA : Réunionnais, exprimez-vous !
Vendredi 12 Novembre 2010Déchets
Depuis le 08 novembre et jusqu’au 08 décembre 2010, les Réunionnais peuvent prendre connaissance du dossier du PDEDMA (Plan Départemental d'Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés) et consigner leurs observations sur les registres de cette enquête -publique - ouverts à cet effet au siège du Conseil Général et dans les 24 mairies de l’île.
Voici ci-dessous quelques éléments de réflexions et propositions :
Premièrement, soyons satisfait de l’abandon du choix de l’incinérateur : l'incinération des ordures ménagères est une mauvaise solution. Les options restent ouvertes pour aller vers une réduction drastique des déchets à stocker. (à mettre en décharge)
Deuxièmement, la réduction de 7 % des déchets manque d'ambitions : La Réunion doit se donner les moyens d'aller beaucoup plus loin.
Troisièmement, il existe dans l’île un gisement important de déchets fermentescibles puisqu'ils représentent près du tiers du total des déchets. Il est nécessaire de réaliser des efforts sur les composteurs individuels avec une meilleure réactivité (près de trois quarts de logements individuels) et organiser le ramassage des fermentescibles dans les habitats collectifs. Cela conduit à refuser le tri mécano-biologique qui coûte cher, a un effet limité et empêche de fabriquer du compost de bonne qualité. Il est possible de mettre rapidement en place des unités de méthanisation de ces déchets en y incorporant les boues des stations. C'est la seule solution acceptable de valorisation énergétique. L'épandage des résidus, alternative aux engrais chimiques peut être ensuite développée.
Premièrement, soyons satisfait de l’abandon du choix de l’incinérateur : l'incinération des ordures ménagères est une mauvaise solution. Les options restent ouvertes pour aller vers une réduction drastique des déchets à stocker. (à mettre en décharge)
Deuxièmement, la réduction de 7 % des déchets manque d'ambitions : La Réunion doit se donner les moyens d'aller beaucoup plus loin.
Troisièmement, il existe dans l’île un gisement important de déchets fermentescibles puisqu'ils représentent près du tiers du total des déchets. Il est nécessaire de réaliser des efforts sur les composteurs individuels avec une meilleure réactivité (près de trois quarts de logements individuels) et organiser le ramassage des fermentescibles dans les habitats collectifs. Cela conduit à refuser le tri mécano-biologique qui coûte cher, a un effet limité et empêche de fabriquer du compost de bonne qualité. Il est possible de mettre rapidement en place des unités de méthanisation de ces déchets en y incorporant les boues des stations. C'est la seule solution acceptable de valorisation énergétique. L'épandage des résidus, alternative aux engrais chimiques peut être ensuite développée.
Vincent Defaud
Boues des stations d’épuration : les pouvoirs publics se mobilisent enfin !
Dimanche 10 Octobre 2010Déchets
Vendredi 08 octobre 2010, sous l’égide de la Préfecture, a été organisée une réunion sur le thème des boues des stations d’épuration. Les acteurs de ce dossier (collectivités territoriales, exploitants des step, filière agricole, services déconcentrés de l’Etat et autres organismes impliqués) ont dressé un état des lieux, étudié la réglementation en vigueur et envisagé les perspectives de valorisation de ces boues.
Selon la loi du 13 juillet 1992 relative à l’élimination des déchets ainsi qu’aux Installations Classées pour la Protection de l’Environnement - ICPE -, (art. L 541- 24 du Code de l’Environnement), seuls les déchets ultimes sont admis en Centre d'Enfouissement Technique (CET) de classe II à partir du 1ier juillet 2002. Par cette disposition, et conformément à la réglementation européenne, l’'élimination des boues par enfouissement est donc interdite. Or, La Réunion bénéficie depuis cette date, d’une dérogation. Les boues des stations d’épuration finissent donc aux CET de Sainte-Suzanne ou de la rivière Saint-Etienne. Cette tolérance à l’enfouissement va prendre fin en 2015. Par ailleurs, le volume des boues augmentera sensiblement d’ici 5 ans avec les programmes de construction et de modernisation des stations d’épuration. Alors qu’aujourd’hui les step produisent en moyenne de 1500 à 1700 tonnes par an, ce nombre devrait passer à 15000 tonnes par an en 2015. Avec l’augmentation de la population et des surfaces urbanisées, ce volume ira croissant. Il convient donc de trouver des solutions pour valoriser les boues de stations d’épuration. Les solutions écologistes sont connues. Il s’agit d’une part, du co-compostage, c'est-à-dire d’un mélange déchets verts et de boues, qui est ensuite épandu dans les terres agricoles. Le co-compostage permet de dépasser la barrière psychologique de l’épandage des boues de step dans les champs. Cette pratique, même si elle est strictement contrôlée, a connu pendant longtemps une connotation négative qui semble être en voie de dépassement. Le co-compostage est une bonne alternative économique et écologique à l’épandage d’engrais azotée dont le prix a fortement grimpé ses dernières années.
Vincent Defaud
Le photovoltaïque à La Réunion : une filière d'excellence environnementale à soutenir
Dimanche 3 Octobre 2010Photovoltaïque
Le 29 septembre dernier, le gouvernement a présenté le projet de loi de finances pour 2011. Dans l’objectif de réduire les déficits publics, de nombreux avantages fiscaux sont remis en cause. A ce titre, la filière photovoltaïque à La Réunion est doublement touchée : d'une part, la défiscalisation pour l'installation de panneaux photovoltaïques dans les DOM est supprimée et, d'autre part, le crédit d'impôt pour les particuliers s'équipant de panneaux solaires est abaissé de 50 % à 25 %.
La filière photovoltaïque avait déjà été affectée par la baisse de 12%, décidée en janvier 2010, des tarifs de rachat de l'électricité solaire pour les grosses installations. Par contre, les tarifs applicables aux installations domestiques d’une puissance inférieure à 3 kWc (soit environ 30 m2 de panneaux) restent quant à eux inchangés à 58 c€ par kWh. Le ministère de l'écologie, de l'énergie et du développement durable avait justifié cette mesure pour éviter les effets d’aubaine et suite aux gains de productivité et à la baisse des coûts de fabrication. Pour le ministre, l’essor spectaculaire du photovoltaïque français démontre que la phase d’amorçage de la filière est achevée. Cette décision ministérielle est fondée sur le le rapport de l’inspection générale des mines et du conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies
En novembre-décembre 2009, une bulle spéculative s’est développée dans le secteur de la production d’électricité solaire photovoltaïque, le ministre précité et la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, ont alors chargé, en mars 2010, l'Inspection Générale des Finances d'une mission visant à la régulation et au développement de la filière photovoltaïque en France. Or le rapport de cette mission, publié le 29 juillet 2010, a exclu de son champ d'analyse les problématiques liées au développement du photovoltaïque outre-mer, dont les enjeux spécifiques pourraient justifier des investigations ad hoc.
Par ailleurs, la Commission de Régulation de l'Énergie, dans un avis daté du 1ier septembre 2010, avait estimé, pour l'Outre-Mer que les énergies intermittentes, tel le solaire, sont "porteuses de risques pour la sécurité d'approvisionnement". La CRE propose de "réexaminer l'obligation de rachat de l'électricité solaire par EDF". De plus, la CRE estime aussi que "si elle devait être maintenue, l'éligibilité des projets de dispositifs applicables aux investissements outre-mer ou aux souscriptions au capital d'une PME pourrait être abrogée".
En novembre-décembre 2009, une bulle spéculative s’est développée dans le secteur de la production d’électricité solaire photovoltaïque, le ministre précité et la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, ont alors chargé, en mars 2010, l'Inspection Générale des Finances d'une mission visant à la régulation et au développement de la filière photovoltaïque en France. Or le rapport de cette mission, publié le 29 juillet 2010, a exclu de son champ d'analyse les problématiques liées au développement du photovoltaïque outre-mer, dont les enjeux spécifiques pourraient justifier des investigations ad hoc.
Par ailleurs, la Commission de Régulation de l'Énergie, dans un avis daté du 1ier septembre 2010, avait estimé, pour l'Outre-Mer que les énergies intermittentes, tel le solaire, sont "porteuses de risques pour la sécurité d'approvisionnement". La CRE propose de "réexaminer l'obligation de rachat de l'électricité solaire par EDF". De plus, la CRE estime aussi que "si elle devait être maintenue, l'éligibilité des projets de dispositifs applicables aux investissements outre-mer ou aux souscriptions au capital d'une PME pourrait être abrogée".
Vincent Defaud
Référendum sur les déchets : avancée démocratique ou manque de courage politique ?
Samedi 25 Septembre 2010Déchets
Lors de son assemblée plénière du mercredi 22 septembre 2010, le Conseil Général a adopté, à la majorité, le Plan Départemental d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés (PDEDMA). La majorité départementale, appuyée par l’opposition, a également validé l’organisation d’un référendum d’initiative locale sur la question du traitement des déchets ultimes.
Référendum sur les déchets : avancée démocratique ou manque de courage politique ?
A première vue, l’idée d’organiser une consultation populaire sur ce sujet est séduisante. En effet, le peuple souverain doit être capable de prendre les décisions qui s’imposent, fussent-elles techniques et difficiles. Les citoyens pourront enfin faire un choix et décider eux-mêmes démocratiquement de leur avenir. Le temps du débat, sur plusieurs mois, éclairera l’ensemble de la population réunionnaise sur les enjeux de la gestion des déchets dans notre île. Il est certain que les réunionnais, grâce à cette consultation, seront davantage sensibiliser à cette question cruciale. La campagne électorale promet d’être dynamique : les associations écologistes et les divers lobbies vont très certainement susciter des débats contradictoires et éclairer les citoyens sur leur vote. Les électeurs vont suivre les débats dans les médias, chercher l’information et participer à des réunions pour se forger leur propre opinion. L’écologie et le développement durable seront au cœur des discussions pendant de longues semaines et devraient être les véritables vainqueurs de ce référendum !
Vincent Defaud
Bienvenue !
Mercredi 22 Septembre 2010Environnement
Mercredi 22 septembre 2010, mon blog Environnement et Développement Durable est ouvert sur zinfos974.com. Bienvenue à tous ! Ce blog est un lieu d'échanges au sujet des enjeux environnementaux et de développement durable à La Réunion bien sûr. Mais les questions internationales auront aussi tout notre intérêt. N'hésitez pas à laisser vos commentaires pour enrichir le débat.
Vincent Defaud
Pitons, cirques et remparts inscrits au patrimoine mondial de l’humanité… l’heure de la responsabilité
Mercredi 22 Septembre 2010Unesco
Les réunionnais étaient particulièrement fiers d‘apprendre dans la nuit du dimanche 1ier au lundi 2 août 2010, l’inscription du dossier « piton, cirques et remparts » de La Réunion au patrimoine mondial de l’humanité. Mais cette décision du comité de l’UNESCO à Brasilia implique un certain nombre de responsabilités que devront assurer la population réunionnaise et ses institutions.
Toute La Réunion avait été largement mobilisée pour le classement du dossier « Pitons, Cirques et Remparts » au patrimoine mondial de l’Humanité. La pétition lancée par le Parc national de La Réunion à ce sujet avait ainsi connu un franc succès. Nous avons tous vibré quand le Président du Parc National a annoncé sur les chaînes de télévision nationale que La Réunion était retenue. Au-delà d’une mobilisation populaire, il convient de noter le rôle moteur et précurseur, depuis les années 1990, des militants associatifs, des scientifiques, des naturalistes et des botanistes, des historiens et des acteurs culturels, des personnels du Parc National et des structures partenaires (comme le conservatoire botanique de Mascarin) des services déconcentrés de l’Etat et assimilés, la Diren et l'ONF, des collectivités territoriales (le Département et la Région principalement).
Vincent Defaud
Profil
Vincent Defaud
Vincent Defaud est né en décembre 1974 à Saint-Pierre-de-la-Réunion. Après avoir obtenu une maîtrise d’histoire à l’université de Rennes 2, il devient professeur certifié d’histoire-géographie en lycée agricole public. C’est un citoyen engagé pour la protection de l’environnement, en particulier la sauvegarde de la biodiversité, et la préservation des ressources naturelles.
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